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10/11/2013

L’Allemagne est un site d’études attrayant pour les jeunes du monde entier. Quelque 245 000 étrangers font des études supérieures en Allemagne, soit 70 % de plus qu’en 1995

Une orientation très internationale

L’Allemagne est un site d’études attrayant pour les jeunes du monde entier. Quelque 245 000 étrangers font des études supérieures en Allemagne, soit 70 % de plus qu’en 1995. Aujourd’hui, plus d’un étudiant sur dix vient d’ailleurs, la plupart étant originaires de Russie et de Chine. Pour cette catégorie d’étudiants, l’Allemagne est le pays de prédilection derrière les Etats-Unis et la Grande-Bretagne. En outre, quelque 25000 chercheurs étrangers travaillent dans les universités allemandes et 23000 autres jouissent du soutien d’organismes allemands d’aide à la recherche.

L’internationalisation réussie du paysage scientifique allemand s’explique par les efforts conjoints des universités, des centres de recherche et du monde politique. Les échanges internationaux d’étudiants, de candidats au doctorat et de chercheurs sont promus avec des bourses, des prix de soutien et des projets ciblés. Ces mesures s’accompagnent de programmes spécifiques pour favoriser la réussite des études et l’intégration sociale des étudiants étrangers. Les établissements supérieurs allemands cherchent – avec succès – à attirer des étudiants et des jeunes chercheurs du monde entier. Les Services allemands de l’Education à l’étranger, les partenariats d’universités allemandes avec des universités étrangères – entre autres à Singapour (TU de Munich), au Caire (les universités d’Ulm et de Stuttgart) et à Séoul (Ecole supérieure de musique de Weimar) – ainsi qu’un nombre croissant de filiales d’universités allemandes à l’étranger sont les acteurs de ce succès. Ces initiatives sont souvent coordonnées par le DAAD, l’Office allemand d’échanges universitaires. Il a également participé à la création de centaines de cursus en langues étrangères (très souvent en anglais) dans les universités allemandes. La Fondation Alexander von Humboldt compte aussi parmi les grands promoteurs de la coopération scientifique internationale.

Depuis 2010, les cursus des universités allemandes répondent aux exigences de diplômes internationaux reconnus tels que le Bachelor et le Master, comme le prévoit la Déclaration de Bologne signée par les pays européens. Cette nouvelle structure facilitera les échanges universitaires entre les pays européens et rendra l’Europe encore plus attrayante pour les étudiants d’outremer.

Ce qui se pratique depuis longtemps aux Beaux Arts et dans les Ecoles supérieures de musique devient de plus en plus un standard dans les autres établissements supérieurs. Jusqu’à récemment, seule une petite partie des facultés sélectionnaient leurs étudiants : les étudiants sont répartis entre les universités par un organisme central dans les disciplines prévoyant des restrictions à l’inscription ; il s’agit au niveau fédéral de la médecine, la pharmacie, la psychologie, la médecine vétérinaire et la médecine dentaire. Mais un nombre croissant d’universités appliquent des restrictions pour certains cursus et sélectionnent leurs étudiants avec des tests ou des entretiens.

En 2005, la Cour constitutionnelle fédérale a fait tomber un autre tabou de l’enseignement supérieur : l’exemption de droits pour les études. Jusque là, pratiquement seul l’Etat finançait les études en Allemagne. Actuellement, quelques Länder demandent des droits d’inscription (relativement modérés dans les comparaisons internationales) dès le début des études. Dans les autres Länder, des droits sont demandés aux étudiants prolongeant leurs études ou en entamant de nouvelles.

Les nombreuses activités de recherche dans l’industrie

Alors que les établissements supérieurs sont seuls compétents en matière d’études, la recherche en Allemagne existe aussi bien sûr en dehors de l’Université. Les activités de recherche de l’industrie allemande sont importantes. L’Allemagne se classe au troisième rang derrière les Etats-Unis et le Japon en matière de brevets triades, valides dans le monde entier. Quant aux brevets portant sur les nanotechnologies, les biotechnologies, les nouvelles technologies et les énergies renouvelables, l’Allemagne compte, avec les Etats-Unis et le Japon, parmi les pays les plus actifs. Dans le domaine de la réduction des émissions des véhicules, l’Allemagne est le leader mondial avec environ un tiers des brevets triade déposés.

La recherche extra-universitaire

La recherche de pointe se déroule en outre dans des centaines d’instituts scientifiques réunis au sein d’organismes comme la Communauté Helmholtz, la Société Fraunhofer ou la Communauté Leibniz. Les grands chercheurs trouvent dans ces organismes de recherche d’excellentes conditions de travail que seules quelques rares institutions peuvent offrir dans le monde. Ils accueillent les chercheurs allemands les plus productifs et publient les travaux les plus originaux. Cela vaut particulièrement pour les 77 Instituts Max Planck (MPI). Qu’il s’agisse de rechercher de l’eau sur Mars, de décoder le génome humain ou d’étudier le comportement humain, les Instituts Max Planck sont toujours présents quand la science part à la découverte d’un nouvel univers. Leurs chercheurs ont obtenu nombre de prix Nobel et distinctions internationales depuis la création de la Société en 1948. L’attrait de la Société Max Planck réside dans sa conception de la recherche : ses instituts déterminent eux-mêmes leurs thèmes de recherche, disposent des meilleures conditions de travail et choisissent librement leurs collaborateurs. Nombre de chercheurs considèrent qu’être à la tête d’un MPI constitue l’apogée d’une carrière scientifique.

Ce qui est rare dans les Instituts Max Planck est indispensable dans les instituts de la Société Fraunhofer : une collaboration étroite avec l’industrie. Ses plus de 80 centres font de la recherche appliquée, surtout en ingénierie. Les experts de la Société Fraunhofer partagent leur temps entre le laboratoire et l’usine car leurs missions leur sont très souvent confiées par des entreprises, en général des P.M.E.

Les atouts des 86 instituts de la Communauté Leibniz résident aussi bien dans les sciences de la vie et de la nature que dans les sciences humaines, économiques et sociales. L’Institut d’études économiques ifo, qui publie régulièrement un indice du climat des affaires, fait partie de cet organisme au même titre que le Deutsches Museum à Munich, le Bernhard-Nocht-Institut de médecine tropicale à Hambourg ou l’Institut de la langue allemande à Mannheim qui étudie l’évolution de l’allemand.

La Communauté Helmholtz réunit seize organismes de haute technologie. Ce sont de grandes institutions, souvent extrêmement onéreuses, connues dans le monde entier. Citons pour exemple la Société allemande de recherche sur les ions lourds (GSI), le Centre allemand de recherches sur le cancer (DKFZ), le Synchrotron d’électrons allemand à Hambourg (DESY) ou l’Institut Alfred Wegener de recherches marines et polaires. Chaque année, les centres Helmholtz attirent des milliers de chercheurs étrangers qui souhaitent utiliser leurs installations uniques au monde pour réaliser des essais de physique ou de médecine.

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11:32 Écrit par franceweb dans 21CenturyWebArchive, Education, Germany, International | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | | |

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