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13/07/2015

Grexit, "Une Europe qui recule", La puissante Allemagne veut éliminée la Grèce sans joue le match, (en coulisse, avec quelque supporters comme spectateurs? Finlande, Autriche, Slovaquie, Lettonie...)

La France refuse d'entendre de parler de "Grexit", "L'attitude de Schäuble a été indescriptible", "Ne me prends pas pour un imbécile!", Quand Angela Merkel snobe Alexis Tsipras

"Il est évident qu'il y a un manque de démocratie. Nous ne traitons pas avec des partenaires mais avec des gens qui ne se soucient que du profit et qui ne sont pas intéressés par les gens"

Grèce et psychodrame européen: "La mauvaise foi a changé de camp"

 

"Il y a des moments où il faut choisir entre vivre sa propre vie pleinement, ou trainer l'existence dégradante, creuse et fausse que le monde , dans son hypocrisie, nous impose."témoigne une Athénienne

 "Avec un pistolet sur la tempe, n'importe qui serait d'accord"

Selon nos confrères britanniques du Guardian, l'Allemande Angela Merkel aurait mis Alexis Tsipras face à une brutale alternative. Soit la Grèce se plie aux lourdes mesures avancées par l'Eurogroupe, en les mettant en oeuvre dans les prochains jours, c'est l'hypothèse de la tutelle, soit elle sort, temporairement ou pas, de la zone euro, et voit ses systèmes bancaire, économique et social s'effondrer. C'est l'hypothèse du Grexit.

"Ne me prends pas pour un imbécile!". L'avertissement a fusé au cours d'un week-end d'une intensité rare où la zone euro s'est déchirée sur le sort de la Grèce, certains préférant en finir en expulsant le pays plutôt qu'en le renflouant une nouvelle fois.

L'invective a été lancée par l'homme de fer de la zone euro, l'Allemand Wolfgang Schäuble, au patron de la BCE, Mario Draghi, dont l'institution tient à bout de bras les banques grecques et l'économie du pays. "A un moment donné, les choses ont été dites avec un rare degré d'intensité, de vérité", confirme un responsable européen. "L'attitude de Schäuble a été indescriptible", accuse de son côté une source grecque.

Au départ, la réunion samedi de l'Eurogroupe devait être l'occasion pour les ministres des Finances de donner leur avis sur les propositions de réformes de la Grèce, mises sur la table pour obtenir un troisième plan d'aide et éviter une sortie de l'euro, le fameux "Grexit".

Ces propositions avaient été approuvées, dans les grandes lignes, quelques heures auparavant par la Commission européenne, la BCE et le FMI, les "institutions" qui gardent un oeil sur Athènes.

"On doit maintenant voir si le gâteau est comestible"

Mais après des mois de négociations acrimonieuses, d'annonces prenant tout le monde par surprise, dont le référendum du 5 juillet en Grèce, les faucons de la zone euro n'y croient plus, évoquant en boucle un "manque de confiance" envers leur partenaire grec.

"Ils ont cuisiné un gâteau, on doit maintenant voir s'il est comestible", lance le très sceptique Slovaque Peter Kazimir, spécialiste de piques à l'encontre des Grecs.

Les efforts de la France, qui joue volontiers le rôle de "trait d'union" depuis deux semaines, ne suffisent pas à calmer les esprits. D'autant plus qu'en pleine réunion, un journal allemand annonce que Berlin propose une "sortie temporaire" de la zone euro, d'une durée de cinq ans. Jamais jusqu'ici personne n'avait envisagé aussi précisément un tel scénario. Les démentis pleuvent avant qu'un député allemand (groupe des Verts) n'exhume le document.

"La mauvaise foi a changé de camp", souligne un observateur.

Après neuf heures de discussions, la réunion est suspendue dans une ambiance lourde. Elle reprend dimanche matin, quelques heures avant un sommet des 28 chefs d'Etat de l'Union, qui devra lui être annulé en raison de l'impasse.

Quand Angela Merkel snobe Alexis Tsipras

"Nous avons trois Eurogroupes trois jours de suite, c'est inédit. Mais il pleut. Qu'avons-nous de mieux à faire un dimanche ?" ironise un diplomate, alors que va commencer la 8e réunion de ce type en un mois. "Ca va être long", promet un autre diplomate.

Les ministres planchent et finissent par accoucher d'une liste de demandes à Athènes avec de nombreux points sur lesquels les dirigeants doivent trancher.

"Maintenant aux chefs de décider", résume un participant. Mais les divisions restent énormes entre ceux qui ne veulent "pas d'un accord à tout prix" et ceux qui refusent une sortie de la Grèce de l'union monétaire.

"La valeur la plus importante, à savoir la confiance et la fiabilité, a été perdue" avec Athènes, annonce d'emblée la chancelière allemande Angela Merkel, qui va ostensiblement snober Alexis Tsipras, le Premier ministre grec, en se mettant à la table des négociations.

En face, la France refuse d'entendre de parler de "Grexit", même provisoire. "Pour parler simplement en français, il y a la Grèce dans la zone euro ou plus la Grèce dans la zone euro, mais à ce moment-là c'est une Europe qui recule", plaide François Hollande.

Ce lundi matin, les dirigeants européens discutent encore du cas d'Athènes. Un compromis a été proposé ce lundi par la France, l'Allemagne, la Grèce et le président du Conseil Donald Tusk.

 

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