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21/12/2015

«La Russie n'a pas pour objectif de recréer l'URSS», a assuré le président russe Vladimir Poutine dans un documentaire diffusé dimanche par la télévision publique russe, regrettant que «personne ne veuille (le) croire»

1agld1r.gifUn rideau de fer ne tombera pas sur l'Europe.

«La Russie n'a pas pour objectif de recréer l'URSS», a assuré le président russe Vladimir Poutine dans un documentaire diffusé dimanche par la télévision publique russe, regrettant que «personne ne veuille (le) croire». «Concernant l'Ukraine et l'espace post-soviétique, je suis convaincu que la position de nos partenaires occidentaux n'est pas liée aux intérêts de l'Ukraine: elle est liée à leurs tentatives d'empêcher le rétablissement de l'URSS», a-t-il déclaré dans ce documentaire intitulé «L'Ordre mondial».

«Mais personne ne veut nous croire, ne veut croire que nous n'avons pas comme objectif de recréer l'Union soviétique», a poursuivi Vladimir Poutine, dont l'interview pour ce documentaire a été tournée jeudi, après sa conférence de presse annuelle.

Depuis le début de la crise ukrainienne, qui a vu le président pro-russe Viktor Ianoukovitch être chassé du pouvoir après plusieurs mois de manifestations pro-européennes sur la place Maïdan à Kiev, la diplomatie russe reproche aux Occidentaux de poursuivre la «politique d'endiguement» mise en place par les Etats-Unis contre l'URSS pendant la Guerre froide.

Dans ce contexte, Vladimir Poutine s'est inquiété de la présence et de la «modernisation (...) dangereuse» des armes nucléaires américaines installées en Europe. «C'est bien sûr dangereux. Pourquoi? Parce que nos armes nucléaires tactiques n'ont pas de caractère stratégique pour les Etats-Unis, elles n'atteignent pas leur territoire. Mais les armes américaines en Europe peuvent atteindre notre territoire», a poursuivi le président russe.

«Quand il faut prendre ses responsabilités, il n'y a plus personne».

«En ce sens, elles représentent pour nous un caractère stratégique et un grand danger», a-t-il ajouté. «La Russie, qui fait partie des grandes puissances nucléaires du monde, doit essayer de moderniser cette arme», a-t-il insisté. Evoquant les opérations militaires menées au cours de la dernière décennie par des armées occidentales en Afghanistan, en Irak ou en Libye, Vladimir Poutine a également dénoncé l'attitude de l'Occident, qui se croit «infaillible» tandis que lui a toujours «eu pour position d'agir soigneusement».

«Il ne faut pas mettre en avant, de façon automatique ou mécanique, ses propres représentations de la démocratie, du bien et du mal, à d'autres pays et d'autres peuples qui ont d'autres cultures, religions ou traditions», a-t-il assuré.

Mais selon le président russe, personne ne l'a jamais écouté car, « quand il faut prendre ses responsabilités, il n'y a plus personne».

Tourné par la chaîne de télévision publique Rossiya 1, ce film documentaire qui fait aussi intervenir l'ancien patron du FMI Dominique Strauss-Kahn ou l'ex-président pakistanais Pervez Musharraf, a été diffusé dimanche soir à Moscou, après l'avoir été plus tôt dans la journée dans l'est de la Russie.

Poutine rend hommage à Jacques Chirac dans un documentaire

Jacques Chirac possède un «savoir encyclopédique» et avait prévu la situation actuelle au Moyen-Orient, a assuré dimanche le président russe Vladimir Poutine dans un documentaire diffusé dimanche par la télévision publique russe. Evoquant la guerre en Irak menée par les Etats-Unis, et le refus de l'Allemagne, de la France et de la Russie d'y prendre part, Vladimir Poutine explique avoir eu des contacts appuyés avec ses homologues de l'époque, Jacques Chirac et le chancelier allemand Gerhard Schröder.

«Chirac, qui a des relations proches, intimes avec la partie sunnite du Moyen-Orient --d'ailleurs, il possède un savoir encyclopédique--, avait déjà prévu ce que provoquerait» cette guerre, a assuré le président russe, dont l'interview pour ce documentaire a été tournée jeudi, après sa conférence de presse annuelle. «Il avait prévu la destruction de ces Etats (la Libye et la Syrie, ndlr), que le terrorisme prospérerait, des attentats comme on en a vu à Paris. Chirac pensait à tout ça à l'époque, et il avait raison», a-t-il poursuivi.

Chef de l'Etat de 1995 à 2007, Jacques Chirac avait été le chef de file du «camp de la paix» contre la guerre en Irak en 2003, déclenchée par le président américain George W. Bush. L'ex-président a été hospitalisé le 9 décembre dernier «afin de faire un contrôle général de son état de santé», selon sa fille cadette Claude Chirac.

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