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01/06/2017

Pluralisme : de quoi parle-t-on ?fast-thinker>je suis un webpiculteur, je contribue plus que tout autre avec MyBookmarks>Les informations diffusées par les médias sont très souvent des informations produites par d’autres médias. « circulation circulaire

Par Hocine − Mai 2017

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Dans un système collectiviste, la coercition s’exerce au nom du bien. On peut comprendre la dictature du bien en lisant Aldous Huxley et son roman dystopique, Le meilleur des mondes.

Dans un système libéral, la coercition s’exerce au nom d’accords (contrats) librement consentis, ce qui est nettement préférable si l’on considère que la liberté est préférable à l’esclavage. Cependant, il existe un moyen d’extorquer le consentement à un accord, c’est la dette. Le corollaire de la dette c’est l’usure, qui est la mise en esclavage. Ce n’est pas pour rien que l’usure est interdite dans les trois religions du Livre. Les moyens classiques de créer une dette à grande échelle sont l’État providence et la guerre.

Journalisme En Marche arrière

Quiconque a suivi une fois dans sa vie grands et un peu moins grands de ce monde savent que l’essentiel de ces déplacements sont rarement d’un intérêt éditorial himalayen. Normal puisque le propos est surtout de resserrer la focale sur des candidats qui, même lorsqu’ils prennent l’avion, cherchent systématiquement à vous mener en bateau.

Soyons honnêtes : une prise de conscience, même tardive, vaut mieux qu’un aveuglement éternel. Bienvenue donc à ces nouveaux membres du club des grincheux qui semblent conclure à l’impossibilité d’un terrain d’entente entre journalisme et communication.

Un bon conseil la prochaine fois à ces confrères : restez à la maison ou au bureau. Et parlez-nous des programmes élaborés par ces responsables politiques, des lois qu’ils font voter, pointez du doigt leurs contradictions, leurs silences sur des sujets pourtant graves et « concernants » comme disent les apôtres de la comm’, dénoncez les atteintes à la démocratie qu’entraînent leurs actes.

Non seulement vous n’aurez plus à subir les effets négatifs des voyages de presse : décalage horaire, promiscuité avec des confrères dont la grosse tête ne pourrait même plus entrer dans un écran 16/9 de télévision... Ne vous faites pas les vecteurs de ce populisme dont on ne cessera de répéter le but visé : établir un contact direct avec le bon peuple. Autrement dit, en passant outre ces intermédiaires superflus que sont les journalistes. Les quoi ?

William Irigoyen

1agld1r.gifPluralisme : de quoi parle-t-on ?

par Henri Maler,

En d‘autres termes, pour peu qu’on ne confonde pas le pluralisme avec la multiplicité toujours souhaitable des médias et de leurs opérateurs, le pluralisme dans les médias, entendu de façon élargie et dans toutes ses dimensions, englobe ou devrait englober, en prenant soin de les distinguer, la pluralité des opinions, la diversité des informations, la variété des goûts et des cultures.

Lire : Pour une socioanalyse du journalisme, d’Alain Accardo

« Du journalisme considéré comme une fraction emblématique de la nouvelle petite bourgeoisie intellectuelle. »

Cadeau; ACRIMED MEDIACRITIQUE Misère du journalisme politique!!!

Citation du jour

Lorsque l’on tente, comme ce fut le cas récemment en France, d’obliger une femme à quitter la Burqa plutôt que de créer les conditions où elle aurait le choix, ce n’est pas une question de libération mais de déshabillage. Cela devient un acte d’humiliation et d’impérialisme culturel. Ce n’est pas une question de Burqa. C’est une question de coercition. Contraindre une femme à quitter une Burqa est autant un acte de coercition que l’obliger à la porter. Considérer le genre sous cet angle, débarrassé de tout contexte social, politique ou économique, c’est le transformer en une question d’identité, une bataille d’accessoires et de costumes. C’est ce qui a permis au gouvernement des Etats-Unis de faire appel à des groupes féministes pour servir de caution morale à l’invasion de l’Afghanistan en 2001. Sous les Talibans, les femmes afghanes étaient (et sont) dans une situation très difficile. Mais larguer des "faucheuses de marguerites" (bombes particulièrement meurtrières) n’allait pas résoudre leurs problèmes.

Arundhati Roy - Capitalism : A Ghost Story (2014), p. 37

La provocation est une façon de remettre la réalité sur ses pieds.

Bertolt Brecht

FranceWebSharing >webpiculture, je contribue plus que tout autre>Pour paraphraser l'ineffable Rumsfeld et ses "known knowns", il y a les gens "Système système", les "Système antisystème", les "Antisystème système" et les "Antisystème antisystème" !

fast-thinker>je suis un webpiculteur, je contribue plus que tout autre avec MyBookmarks>Les informations diffusées par les médias sont très souvent des informations produites par d’autres médias. « circulation circulaire de l’information »

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1agld1r.gifCirculation circulaire et transnationale de l’information

par Roger Raemy,

Les informations diffusées par les médias sont très souvent des informations produites par d’autres médias. Cette « circulation circulaire de l’information » - pour reprendre, l’expression de Pierre Bourdieu [1] - est l’un des mécanismes qui contribuent à l’uniformisation de l’information elle-même. Cette circulation est de plus en plus transnationale. Présentation d’un exemple qui invite à poursuivre l’observation des médias de manière transnationale elle aussi.

Le phénomène de republication d’articles déjà parus dans un autre quotidien prend de l’ampleur. Le Temps (Suisse) republie Le Monde (France), le Guardian (Grande-Bretagne) recopie La Tribune (Belgique) ...

Et parmi les effets de la concentration des médias, celui-ci mérite une attention particulière : la nécessité pour certains petits journaux d’user de stratégies pour tenir dans cet univers hautement concurrentiel.

La Liberté, quotidien suisse qui n’appartient à aucun des deux principaux groupes du pays (Edipresse et Ringier) s’est associé à d’autres quotidiens régionaux suisses de même statut pour republier des articles sur des sujets régionaux. Ces accords régionaux ou internationaux pose le problème de la raréfaction des sources pour le lecteur et son corollaire : l’homogénéisation de l’information destine aux lecteurs. Bien entendu, la réduction des coûts invoquée tant par les entreprises privées et publiques que par les Etats donne à penser que ce phénomène ira encore en s’amplifiant.

Le vendredi 30 avril 2004, La Liberté, quotidien de langue française édité en Suisse à Fribourg, publie une interview de Colin Powell. La signature placée au début précise que l’entretien a été réalisé par Véronique Soulé à Berlin. Il faut porter son attention à la fin de l’entretien pour apprendre que ce dernier émane en fait du quotidien français Libération.

Cet entretien de Powell avec Soulé met en lumière un autre aspect du phénomène de circulation circulaire de l’information : les hommes d’influence n’ont plus qu’à s’adresser à une seule source pour obtenir une diffusion large, voire très large, de leurs propos. L’introduction de l’entretien est éclairante : « Le secrétaire d’Etat américain Colin Powell, (...), est revenu sur la situation en Irak lors d’une rencontre avec six journaux européens (Libération, Frankfurter Allgeneine, La Stampa, ABC, The Times et Interfax).  » Un journaliste par langue d’écriture suffit pour relayer le message de Powell.

Quant aux questions, il suffit de les citer dans l’ordre pour comprendre qu’elles n’ont pas d’autre fonction que de favoriser la communication sans risques du puissant interlocuteur :

- « Dans la nouvelle phase qui s’ouvre en Irak avec la mise en place d’un gouvernement souverain le 30 juin, qu’attendez vous de pays comme la France ? »
- « Le futur Gouvernement irakien aura-t-il la pleine responsabilité ou devra-t-il partager avec vous ? »
- « Pourquoi avoir tant attendu pour revenir à l’ONU et mettre en place une solution politique ? »
- « Voyez-vous un rôle aujourd’hui pour l’OTAN ? »
- « Attendez-vous des renforts britanniques ? »
- « Combien de temps encore les Américains vont-ils supporter les images des cercueils rentrant d’Irak ? »
- « Avez-vous des regrets sur votre présentation sur les ADM en Irak devant l’ONU en février 2003 ? »

Si les réponses vous intéressent, elles se trouvent dans Liberté. Liberté : exactement le mot qui manque dans les questions de la journaliste. Circulez gens de l’information. Circulez, il en restera sûrement quelque chose.

Roger Raemy

Lire : Pour une socioanalyse du journalisme, d’Alain Accardo

« Du journalisme considéré comme une fraction emblématique de la nouvelle petite bourgeoisie intellectuelle. »

Cadeau; ACRIMED MEDIACRITIQUE Misère du journalisme politique!!!

pourquoi fait-on la guerre aujourd’hui, et qui la fait ?

Harald Welzer : Les Guerres du climat. Pourquoi on tue au XXIe siècle


Lire : Pour une socioanalyse du journalisme, d’Alain Accardo

Publié par les éditions Agone, Pour une socioanalyse du journalisme est l’introduction remaniée d’un précédent ouvrage publié en 2007, Journalistes précaires, journalistes au quotidien [1].

Le sous-titre de l’ouvrage – « Du journalisme considéré comme une fraction emblématique de la nouvelle petite bourgeoisie intellectuelle » – en définit la problématique qui prolonge un précédent travail de recherche de l’auteur portant sur les classes moyennes [2].

En une centaine de pages (en petit format), Alain Accardo propose une analyse très dense qu’il est difficile de résumer sans la mutiler. On n’en retiendra ici que les aspects les plus saillants, en soulignant la question qui traverse cet ouvrage : dans quelle mesure les journalistes sont-ils individuellement et collectivement responsables de l’état de l’information et des médias ? Dit autrement : le déficit de pluralité, la course aux scoops et la pêche aux buzzs sont-ils imputables à des journalistes qui cavaleraient derrière les desiderata des chefferies, servant diligemment les intérêts et les volontés des puissants au sein du champ, ou bien aux structures économiques, juridiques, sociales et politiques de la production de l’information ? La question interpelle directement les militants politiques eux-mêmes, parfois prompts d’un côté à dénoncer certains comportements dont les journalistes seraient responsables, ou au contraire à les présenter comme surdéterminés par l’organisation de la profession et, littéralement, irresponsables de l’état de la presse.

La bonne focale

Cet essai de « socioanalyse du journalisme » s’ouvre par un préalable d’une quarantaine de pages qui, l’auteur le souligne lui-même, n’est pas « une simple digression théorique » (p. 42), mais un ensemble de considérations indispensables à une bonne compréhension de la suite de sa démonstration. En résumé, l’auteur appelle à sortir des fausses oppositions entre une perspective qui met l’accent sur les déterminations structurelles de l’action, et une autre qui exalte l’indépendance et l’autonomie absolues des individus. Ce qui revient à dire que les contraintes objectives qui pèsent sur les journalistes (produire dans l’urgence un article ou un reportage correspondant à la commande du rédacteur en chef, elle-même dictée par le souci de l’audimat et de la rentabilité du média) ne sont pas subjectivement vécues comme telles par les intéressés, mais plutôt comme les ferments d’une saine émulation professionnelle (la recherche acharnée et fiévreuse de l’information, ou mieux, du scoop, c’est-à-dire de l’information obtenue « en exclusivité », avant les concurrents).

À l’aune de cette démarche, l’auteur évoque les pratiques des journalistes, à commencer par « la perpétuelle urgence dans laquelle [ils] travaillent ». Celle-ci s’explique par la contrainte objective d’un métier dont l’un des rôles est de traiter de l’ « actualité » quotidienne, formatée par l’emprise quasi hégémonique de l’audiovisuel et de l’information « en continu », mise à jour heure par heure, quand elle n’est pas « en live ». Or l’urgence se traduit par des manquements systématiques aux méthodes que la profession a historiquement constituées pour travailler à la fois vite et bien. Faut-il pour autant considérer les journalistes comme de simples marionnettes, mues par l’urgence imposée par l’exigence d’audimat des actionnaires industriels des médias ? L’existence de (rares) signes de mécontentement voire de contestation au sein de la profession, des « ferments de résistance interne » [3] qu’il ne faut certes pas « minimiser », sans non plus en « surestimer » la portée (p. 62), conduisent l’auteur à se demander « pourquoi dans leur grande masse les journalistes ne s’insurgent pas davantage contre l’adultération de leur travail » (p. 47).

Pour le comprendre, il faut sortir des limites de l’analyse macrosociologique. Les effets des contraintes économiques se doublent de ceux d’une concurrence spécifique pour des enjeux symboliques et non pas économiques : les journalistes, issus de la « petite bourgeoisie » dans laquelle les capitaux économiques sont suffisants pour être moins valorisés que le prestige symbolique, ne sont pas tant disposés à la recherche de rémunérations matérielles qu’à celle de gratifications symboliques et sociales. Ainsi, sont-ils prompts à dénoncer les milieux d’affaires dont ils sont les « rivaux dominés » (p. 91), riches de capitaux économiques mais souvent moins pourvus en capitaux culturels valorisés par les journalistes. Aussi, cette position ambiguë dans les hiérarchies sociales, à la fois dominants culturellement, prompts à produire des images mélioratives d’eux-mêmes (défenseurs de la démocratie, amoureux de la liberté d’expression), mais dominés économiquement et méprisés par les élites politico-financières, les dispose à une attitude tout aussi ambiguë quant à ces élites : s’il est de bon ton de dénoncer les « affaires » du monde politico-économique, il ne s’agit jamais que de jeter l’opprobre sur telle « brebis galeuse » ou tel « patron voyou ». Or ce mode de dénonciation ratifie implicitement la domination collective des bourgeoisies politico-économiques dont il ne faut souligner que les abus – traités comme de simples et exceptionnelles déviances individuelles –, laissant leur position structurelle de domination immaculée – voire même légitimée par la fascination que la vie mondaine des élites opère sur les journalistes.

C’est la même ambivalence que traduit le « caractère spontanément populiste, voire misérabiliste, du rapport avec les classes populaires » (p. 97), réduites dans les reportages à une collection de cas singuliers, tandis que les collectifs sont abordés avec réticence et que les représentants syndicaux sont maltraités : « Bref, tout se passe comme si le “peuple” n’était intéressant pour les médias qu’autant qu’il est inoffensif, désorganisé, souffrant, pitoyable, mûr pour les Restos du cœur, l’intervention caritative et le miracle du loto. » (p. 100)

Pis, cette position dans les processus de production les conduit à céder à des conditions de travail précaires pour accéder aux situations professionnelles les plus enviées et valorisées (au moins dans les milieux sociaux où ils évoluent). Dans un champ où la compétition pour un poste stable, et a fortiori d’influence, est féroce, l’impression (plus ou moins fondée) de faire partie d’un collectif restreint, d’une élite difficile à pénétrer, nourrit des représentations de soi particulièrement gratifiantes. Lesquelles tiennent très largement du fantasme étant donnée la misère de position de la plupart des journalistes, pris entre le marteau des chefferies éditoriales et l’enclume de leurs rêves de liberté d’informer auxquels ils ne peuvent renoncer sans se renier. Aussi les journalistes n’ont-ils généralement pas intérêt à contester l’injonction à la rapidité, sous peine de passer pour de mauvais professionnels. Les chefs de rédaction, devenus de véritables managers, peuvent ainsi affirmer qu’être un bon journaliste, c’est faire un sujet avant son concurrent plutôt que de le faire bien, faisant d’une règle économique (la concurrence et l’impératif de la profitabilité) une règle journalistique sans rencontrer d’opposition conséquente. Avoir un scoop avant la concurrence tend à devenir une règle journalistique aussi importante, voire plus, que la vérification dudit scoop.

Pluralisme et uniformité sociale

Partant du constat que la pluralité d’opinions des journalistes, mise en scène à grands renforts de débats contradictoires, ne peut occulter le fort consensus au sein de la profession à propos, notamment, de ce que doivent être les médias, l’auteur explique la faiblesse des contestations internes de l’ordre médiatique établi par un recrutement social très homogène.

Il émet en effet « l’hypothèse d’un habitus de classe », c’est-à-dire d’un ensemble de dispositions sociales communes liées à une même classe de conditions objectives d’existence dont chaque habitus personnel (n’) est (qu’)une variante individuelle. Si les expériences individuelles des journalistes ne sont certes pas strictement identiques, leurs comportements sont comparables.

Alain Accardo ne réfute pas les liens individuels entre certains journalistes et personnalités du monde des affaires et/ou politique. Au contraire, ceci confirme selon lui « l’hypothèse de l’habitus de classe  » : les mondes politiques, médiatiques et les milieux d’affaires partagent ainsi des références, des comportements, des codes communs, les foyers sociaux de recrutement de ces différents domaines étant perméables voire quasi similaires.

Certes, l’on pourrait souligner des cas de « transfuges » sociaux, issus des classes populaires et parvenant à intégrer la profession, pour montrer l’ouverture sociale des milieux médiatiques. Le sociologue rappelle cependant qu’en plus d’être numériquement marginaux, les transfuges ne parviennent à pénétrer un champ auquel ils n’étaient pas a priori disposés qu’au prix d’un sur-effort d’abandon des codes des classes populaires qui pouvaient être les leurs et d’adhésion redoublée aux codes de la petite bourgeoisie intellectuelle à laquelle ils doivent donner des gages d’appartenance. Un renoncement pouvant provoquer une divergence entre l’habitus primaire de l’individu et les codes auxquels il est sommé d’adhérer dans les salles de rédaction, et être à l’origine de situations d’inconfort, voire de souffrance, prédisposant les transfuges à la critique de leur milieu.

D’autres médias sont-ils possibles ?

Dès lors, quelle liberté peut-on reconnaître aux journalistes ? Quand ils revendiquent leur liberté, les journalistes, en général, manifestent en réalité la concordance des structures organisant la profession et leurs propres aspirations subjectives, aspirations résultant largement de l’état desdites structures. Bref, « ils font librement ce qu’ils sont socialement programmés à faire » (p. 108) Celles et ceux qui se disent les plus libres sont bien souvent les journalistes qui, précisément, sont en position de domination, et peuvent justement influer sur l’organisation de la profession. Or cette influence se résume bien souvent à verrouiller l’ordre social organisant la profession.

« Quelle thérapie pour les médias dominants ? » : telle est la question à laquelle Alain Accardo apporte une double réponse à la fin de son ouvrage.

« Les grands médias », dit-il, « sont partie intégrante des moyens de défense et de reproduction de l’ordre capitaliste et on ne saurait donc les changer en profondeur sans s’attaquer à ce qui est la racine de leur fonctionnement : la logique de marché et la recherche de la rentabilité et du profit maximum  ». La « libération des médias » supposerait donc de « casser les reins aux empires de presse ». Et cela de deux façons : par l’expropriation de groupes industriels et financiers et par la création d’un grand service public de l’information.

Mais cela ne suffirait pas. Il conviendrait encore de « changer le type de journalisme et donc de journalistes que les structures actuelles ont façonné », en modifiant leur recrutement et en créant « un réseau d’écoles du journalisme » ajusté aux besoins d’un service public de l’information, à la différence des médiocres écoles actuelles.

Ce n’est qu’au prix de ce double changement conjointement mené que le journalisme, « métier de la production symbolique » (p. 123) et donc puissant générateur d’affects, cesserait de contribuer à produire des sujets « dévoués corps et âmes » à l’ordre capitaliste établi (p. 125).

Vincent Bollenot (avec Henri Maler)

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