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01/10/2018

Il y a des livres qui frappent par leur pertinence dès les premières pages. Rules for radicals est de ceux-là. Écrit par Saul Alinsky dans les années 70, c'est la bible des radicaux.

Trois règles pour les radicaux qui veulent transformer leur organisation

par Philippe Silberzahn

Il y a des livres qui frappent par leur pertinence dès les premières pages. Rules for radicals est de ceux-là. Écrit par Saul Alinsky dans les années 70, c'est la bible des radicaux. Alinsky écrit avec un seul objectif: fournir un ensemble de règles pratiques pour éviter que son camp politique (la gauche) ne se […]

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Connectés mais protégés: le pari des réseaux sociaux décentralisés

L'éclatant succès actuel des réseaux sociaux a un revers: il s'appuie sur le captage, réalisé avec leur consentement mais à des fins marketing, des données personnelles de leurs utilisateurs. Conséquence: les problèmes liés à la protection de la vie privée et des informations personnelles sont aujourd'hui en pleine lumière. Cet article s'intéresse aux développements récents dans le domaine des réseaux sociaux décentralisés, qui permettent de dépasser le dilemme entre préservation de la vie privée et présence sur les réseaux sociaux. Ces outils pourraient même être les premiers à tirer pleinement parti du potentiel social des outils de réseaux virtuels.

Vendredi
4
février 2011
5 septembre 2018

En Europe, l’invocation démocratique porte sur deux registres différents. Le premier est dans l’esprit de son projet fondateur et a été suivi depuis ses origines, avec sa part de succès et d’échecs. Il s’agit de créer des lieux et des projets où s’exprime, aujourd'hui si possible, demain plus encore, une volonté collective, assortie d’un pouvoir d’exécution. Entretemps, on avance. La seconde se fait entendre plus fortement depuis quelques années : il faut que le projet européen soit accepté par les peuples, et s’il ne l’est pas, il faut arrêter. En clair, en l’absence d’un demos européen, la légitimité démocratique ne vaut qu’au niveau des nations qui composent l’Union. Menacer la souveraineté de chaque nation est dangereux.

Hubert Védrine est bien sur ce second registre et demande la pause, oubliant au passage que le projet européen est déjà passablement arrêté. À un niveau plus extrême, les populistes aussi, qu’on n’a jamais vu aussi démocrates ces temps-ci, réclamant référendums et votes nationaux pour le moindre projet européen, sauf quand ils craignent de les perdre.

On veut faire écho ici à un remarquable texte de 2005 du philosophe Thomas Nagel, portant sur la possibilité d’une justice à un niveau mondial[1]. Plus précisément, sur ce qu’il appelle sa « spéculation », à savoir que souveraineté précède démocratie. Pour le citer (ma traduction) :

« Si l’on considère le développement historique des conceptions de la justice et de la légitimité de l’État-nation, il semble que la souveraineté précède généralement la légitimité. Il y a d'abord la concentration du pouvoir ; puis, peu à peu, il y a une demande pour la prise en compte des intérêts des gouvernés et pour leur donner une plus grande voix dans l'exercice du pouvoir. La demande peut être réformiste, ou révolutionnaire ; ou encore une demande de réforme rendue crédible par la menace de la révolution, mais l'existence d'un pouvoir souverain concentré suscite la demande et fait de la légitimité un problème. La guerre peut entraîner la destruction d'un pouvoir souverain, conduisant à des reconfigurations de la souveraineté en réponse à des revendications de légitimité ; mais même dans ce cas les conquérants qui exercent le pouvoir deviennent la cible de ces revendications. »....

Il prend le cas de la démocratie américaine où l’Union s’est bâtie sur le compromis douteux d’oublier la démocratie pour les esclaves noirs, une bonne partie de la population de l’époque. Un oubli qui s’est révélé coûteux quelques décennies après, même s’il n’a fait peut-être que transformer en guerre civile ce qui aurait été sinon une guerre entre États indépendants. Mais l’intégration démocratique de la population noire a suivi. On pourrait chez nous penser que les citoyens alsaciens se seraient à la longue tout autant épanouis démocratiquement au sein d’une Alsace restée allemande après 1918. (Les intellectuels français, dont Ernest Renan, ont fait valoir le critère démocratique, via une consultation populaire, pour s’opposer, sans succès, à l’annexion en 1871 ; mais ont oublié ce beau principe en 1918 lors du retour dans le giron national.)

Le projet européen fait forcément l’objet de non-dits. On est ici dans un long processus de construction d’une entité qui doit prouver à chaque pas les bénéfices des projets retenus pour faire progresser la légitimité. C’est moins tranché que le passage idéal-typique d’une affirmation directe de souveraineté qui trouve ensuite sa sanction démocratique, comme l’ont connu les nations créées en Europe au 19ème siècle. D’autant que le bout de la route ne sera vraisemblablement pas une union sur le modèle des nations actuelles, fédérales ou pas, mais un objet politique nouveau.

C’est toute l’astuce historique de la « méthode des petits pas » des Pères fondateurs et qu’on peut appeler « méthode du déséquilibre démocratique ». Elle ressemble au marcheur dont chaque pas met une jambe en déséquilibre, pour se rattraper au pas suivant. Les difficultés nées d’une décision nécessairement imparfaite permettent, normalement, d’aller de l’avant en forçant à les résoudre. Et une difficulté d’ordre économique est suivie parfois, pour son règlement, d’une réponse institutionnelle, comme l’ont été au fil du temps les avancées dans l’organisation de la démocratie. Ce sont les vertus de cette méthode qu’il faut tant et plus rappeler. Il n’est pas réaliste politiquement – et dangereux à la longue, comme on le mesure aujourd'hui – d’incriminer ces technocrates bruxellois irresponsables démocratiquement. C’est cette irresponsabilité, par les emboîtements créés entre les peuples, qui a su créer de la démocratie. Après tout, ce n’est rien d’autre que la transposition, si on peut employer ce mot, du principe d’organisation démocratique acceptée depuis longtemps au niveau national, qu’on appelle la démocratie indirecte. Les référendums et autres instruments de démocratie directe sont ici l’exutoire des passions tristes. L’Europe aujourd'hui souffre plus d’une exigence démocratique mal placée que d’une absence démocratique.

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SocSav21,Emmanuel Macron est assurément l’un des dirigeants français qui aura porté l’Europe au plus haut point.

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Critique du discours européen d'Emmanuel Macron

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