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20/11/2018

Correspondante "censurée"?"Merci,Merci Lauriane, On est obligé de couper ce direct, A ce soir, on reviendra bien sûr sur ces informations", "le côté obscure de l'ère de la poste vérité",Les réseaux sont devenus le moyen privilégié pour partager de l’info

Mettons au placard les grandes envolées sur la croissance forte. Partout l’idée devient de rentabiliser mieux le revenu disponible. Le phénomène LowCost s’inscrit dans la perspective historique du développement durable sans le faire rimer avec « décroissance durable ».

De nombreux organes de presse ont aujourd’hui leur rubrique de fact checking (en français vérification des faits), mais la plupart du temps, ils ne ciblent que les personnes qui ne sont pas de leur bord dans une logique de participation active aux combats politiques ou idéologiques. Les journalistes gagneraient à être plus neutres, à ne pas être systématiquement politiquement corrects et à se servir plus de nouvelles technologies de l’information en général, de l’analyse de données en particulier, pour vérifier, filtrer, dénoncer les fausses nouvelles, quel que soit le bord politique des manipulateurs.

Alors que l’open data se développe, et au-delà des bases de données facilement accessibles via internet, il existe de nombreuses technologies d’analyse de données qui permettent de vérifier les informations, les sources, de traquer les manipulations, comme : le text mining, l’analyse des sentiments, la catégorisation automatique, la syntaxe de recherche complète (and, or, not … paragraphe, sentence), le deep Learning (bon sur les images, pas sur les concepts), …

Cependant, force est de constater que le data journaliste reste embryonnaire aujourd’hui, en France particulièrement et qu’au-delà du biais lié à l’engagement politique, le militantisme de nombreux journalistes, le monde de la presse utilise peu les nouvelles technologies pour traquer les manipulateurs et font peu œuvre de pédagogie en matière de désinformation. Finalement ce sont les réseaux sociaux, grands diffuseurs de fausses nouvelles, qui dénoncent le plus de manipulations et amènent souvent les médias traditionnels à traiter des sujets qu’ils avaient volontairement minimisés ou carrément occultés.

Pour aller plus loin sur le sujet des « fakes news », vous pouvez utilement consulter mon autre article : Fausses nouvelles vs Libre expression
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Les réseaux sont devenus le moyen privilégié pour partager de l’information, donc du pouvoir.

Depuis quelques années l’avalanche de données due aux nouvelles technologies de l’information et des communications nous a fait entrer dans l'ère de la post-vérité. C’est particulièrement vrai en politique, où tout fait que l’on tente d’établir est aussitôt contesté avec toute sorte de données qui traitent plus ou moins du même sujet sur des angles différents. Au final, compte tenu de la complexité des multiples dimensions d’un sujet de politique nationale, il est souvent difficile pour le citoyen de se faire une idée de la réalité, et ce contexte favorise l’accusation du mensonge généralisé des élites.

Dans le monde de la post-vérité, il est difficile (impossible ?) d’établir un fait auprès de l’opinion publique, car une part très importante de la population et de la presse ne regarde pas le monde tel qu’il est, mais à travers le filtre de leur conviction politique et est même peu ouverte aux faits mêmes vérifiés par des organismes ou médias sérieux. Dans ce contexte pour qu’un fait « sonne vrai » pour quelqu’un, il faut juste, même si c’est une contre vérité, qu’il corresponde à ses convictions ou aux discours habituels de son camp. Exemple, la mondialisation génère de la pauvreté dans le monde, alors que toutes les études montrent que durant ces trente dernières années 1 milliards de personnes sont sortie de la grande pauvreté.

Les manipulateurs professionnels, les pros de la désinformation ont bien compris l’intérêt de multiplier les communications plus ou moins vraies, mais surtout orientées. Ils sont en cela les dignes successeurs de Goebbels, qui disait, « un mensonge dit une fois est un mensonge, mais répété mille fois il devient une vérité ». Ainsi à l’occasion des primaires de la droite & de la gauche, on a pu voir à l’œuvre des armées de trolls sur tweeter par exemple, déversant les mêmes messages avec les mêmes liens ou les mêmes photos.

Plus grave les tenants de la « French Theory » martèlent qu’il n’y a pas de vérité ou qu’elle n’est pas humainement atteignable, ouvrant la porte à tous les relativismes possibles et autorisant chaque groupe social à définir sa propre version des faits, d’autant plus respectable si elle émane d’une minorité ou d’une communauté qui revendique un statut de victime. C’est dans ce contexte que l’on assiste à l’arrivée du politicien post-réalité qui est totalement hors-sol et ne délivre à ses supporters que les messages qu’ils veulent entendre, sans se soucier de la faisabilité, s'appuyant des experts ou des journalistes encartés. À ce jeu, beaucoup de problèmes réels que beaucoup vivent au quotidien sont soit niés, soit très minimisés, au profit de revendications communautaires, sectaires, de minorités organisées et politisées.

Cependant, il n’y a pas de quoi s’inquiéter, car les médias français, nous aident à distinguer la vérité, qu’ils nous répètent sans relâche : la France est le pays le plus visité au monde, nous avons la meilleure cuisine au monde, que l’on peut aller déguster dans un restaurant de la plus belle avenue au monde, en regardant passer les Parisiennes qui sont les femmes les plus chics au monde, nos sportifs sont les meilleurs du monde (judoka, handball, …), notre Rafale est le meilleur avion au monde, nos French Touch et Tech sont enviés par le monde entier, et Paris sera toujours Paris, le Brexit est une erreur, Poutine, Erdogan, Trump sont … etc. Dormez bien les petits enfants !

Pour ceux qui douteraient de l’aide des médias et de leurs dynasties de journalistes, je conseille de lire des essais, comme : Décadence – de Michel Onfray ; La France est-elle finie – de Jean Pierre Chevènement ; Un racisme imaginaire, la querelle de l’islamophobie – de Pascal Bruckner, etc.

Pour aller plus loin sur ce thème plus général des données, des informations et de la démocratie vous pouvez consulter mon blog : [http://www.decideo.fr/bruley/Donnees-informations-open-data-democratie_a123.html]url

Passer de la simple communication à une réelle conversation

La différence entre la conversation et la communication est simple : la conversation est dynamique et bilatérale. Concrètement, l'entreprise doit être prête à répondre aux questions des clients, quel que soit le canal choisi, et les informer en continu. Il sera alors possible d’entrer dans un processus conversationnel et de faire circuler l’information sur l’ensemble des canaux de communication disponibles : du téléphone à la messagerie électronique en passant par les messages instantanés par exemple.

Le rôle des données pour créer une véritable conversation

Les données sont indispensables pour initier une réelle conversation avec les clients. Après tout, comment l'entreprise peut-elle parler avec ses clients si elle ne les comprend pas ? Les données des clients sont par exemple essentielles pour savoir quels canaux utiliser pour contacter chaque client. À titre d’exemple, si un client ne répond jamais aux mails, mais interagit fréquemment sur Twitter, il sera alors utile de privilégier ce canal. Globalement, plus les entreprises comprennent leurs clients, plus elles peuvent personnaliser leurs conversations et donc gagner en pertinence.

Désormais, la qualité et la bonne maitrise des données sont des enjeux centraux pour les entreprises, notamment avec l’entrée en application du RGPD. Perçu par certains comme un obstacle, le RGPD est pourtant une formidable opportunité d’initier une relation et une conversation client de qualité et plus globalement de lui offrir une expérience engageante. Cela passera bien sûr par une gouvernance moderne des données qui permettra de repenser les processus conversationnels avec les clients et donc d’offrir toujours plus de qualité de service, et ce, sur tous les canaux de communication. En donnant toujours plus de pouvoir au client dans l’utilisation de ses données, ce dernier sera donc décisionnaire des échanges qu’il souhaite entretenir avec une entreprise et très attentif à l’expérience qui lui est proposée.

Les données occupent donc un rôle stratégique dans les nouveaux processus conversationnels que les entreprises vont devoir mettre en œuvre.

La correspondante défend des manifestants "menacés" par les CRS: le reportage brusquement interrompu

Correspondante "censurée"?
En effet, alors que le journal touche à sa fin, la présentatrice retourne sur la rocade de Bordeaux, théâtre d'une manifestation des "gilets jaunes", afin de faire un dernier point sur la situation. La correspondante Lauriane de Casanove revient sur les blocages en cours et défend les manifestants contre l'attitude des CRS: 

"Malheureusement, la situation se tend. Ça ne vient pas des manifestants qui sont toujours plutôt bon enfant mais des forces de l'ordre. Les policiers les ont menacés de relever leur plaque d'immatriculation pour leur mettre des amendes. Derrière moi, les CRS sont arrivés avec leurs matraques et leurs boucliers. Ils se sont mis en ligne...", décrit-elle avant d'être brusquement interrompue par Sandrine Valéro, la présentatrice du JT.

"Merci... Merci Lauriane... On est obligé de couper ce direct... A ce soir, on reviendra bien sûr sur ces informations", avant de conclure le 12/13. 

Indignation collective
La séquence a été largement relayée sur les réseaux sociaux (voir-ci-dessous). Tous les observateurs n'y voyaient qu'une manière de passer sous silence les propos "pro-gilets jaunes" de la journaliste présente sur les lieux. D'aucuns dénonçaient sans détour la "main de l'État" sur cette abominable censure, relate Rue 89

Selon les principaux concernés, France 3 Aquitaine, il n'en est rien. Sandrine Valéro devait simplement "refermer ce journal" et rendre l'antenne. Le compte Twitter de la chaine régionale tente d'ailleurs d'en sourire: "Même les meilleurs journaux ont une fin..."

Explications
Confrontée à une polémique inattendue, la chaîne a officiellement réagi: "Samedi midi, il nous restait un peu de temps avant la fin du journal. Le rédacteur en chef a décidé que l'on pouvait refaire un duplex depuis le pont d'Aquitaine de Bordeaux. Elle avait une trentaine de secondes. Vu les conditions, l'ambiance, ça a été un peu chaud pour la journaliste de tenir le temps. Elle n'a pas entendu dans son casque qu'il fallait conclure. Ça a obligé la présentatrice de conclure pour elle un peu sèchement", a détaillé Delphine Vialanet, déléguée au numérique de France 3 Nouvelle-Aquitaine.

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