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29/05/2019

Comment se profile l'Art de demain ?...se plonger dans l’Histoire de notre monde en l'admirant de façon virtuelle

Comment se profile l'Art de demain ? Les nouvelles technologies au service de l’Art, Entre réalité augmentée et réplique 3D.

Les nouvelles technologies au service de l’Art

Résumé : Les nouvelles technologies changent notre approche de l’Art, c’est un fait. Mais en est-il pour autant dénaturé ? Comment les avancées technologiques ont-elles fait évoluer notre rapport à l’Art ?

Sommaire :

  1. Les musées à l'ère du digital
  2. Quand l'Art en lui-même ne suffit plus
  3. Comment se profile l'Art de demain ?

Les avancées technologiques des dernières décennies ont profondément changé les bases mêmes de notre mode de vie, dans différents domaines : informatique, sécurité, confort, loisirs… mais aussi culture et, ce qui nous intéresse ici, l’art. Qu’elles soient construites, peintes, dessinées ou projetées sur grand écran, les œuvres d’Art résonnent en chacun de nous à travers un sentiment, un souvenir ou tout simplement une passion. En quoi la technologie dont on bénéficie aujourd’hui change-t-elle cette approche ?

Un enjeu de conservation et de démocratisation de l’Art

La numérisation de livres, peintures ou autres œuvres d’Art est un enjeu majeur de notre siècle. Conserver un patrimoine culturel passera forcément par des rénovations nécessaires afin de garder l’essence même de ce qui rend l’oeuvre en question artistique.

S’il est indéniable que la numérisation de l’Art part d’une intention louable – bien que limitée aux peintures et autres documents sur toile ou papier – certains pointent du doigt la démocratisation de ces œuvres à travers le numérique. En effet, numériser, c’est aussi rendre plus accessible, et ainsi démocratiser un Art qui apparaîtrait comme poussiéreux aux plus jeunes d’entre nous. De là à dire que cela dénature l’oeuvre en question, il n’y a qu’un pas, que les amateurs d’Art réfractaires à l’idée de voir un Van Gogh sur une tablette n’hésitent pas à franchir.

De ce fait, si l’Art 2.0 s’admire désormais sur des écrans, cela profite surtout à nous autres amateur d’œuvres. Les musées l’ont bien compris, et mettent désormais en place différents moyens de « consommer » l’Art. Au risque de le dénaturer ?

Entre réalité augmentée et réplique 3D

réalité augmentée muséeDémocratiser l’Art passera inévitablement par chercher à attirer des consommateurs dans un domaine qui ne les intéressaient pas outre mesure. On pense bien évidemment aux plus jeunes d’entre nous, qui passent plus de temps devant leur écran de téléphone qu’à admirer les tableaux exposés lors d’une visite au musée. Pourtant, ils pourraient être en avance sur leur temps !

La réalité augmentée et la réalité virtuelle ont déjà conquis le monde du cinéma et du jeu vidéo : c’est donc sans surprise que l’immersion qu’elles proposent se met désormais au service des musées. Leur but ? Dépoussiérer les musées en les rendant vivants !

La technologie de la réalité augmentée a déjà fait ses preuves en Europe comme aux États-Unis : en proposant des informations relatives aux œuvres visitées et en ajoutant un aspect ludique à sa visite, les applications des musées surfent sur la vague de la téléphonie mobile à outrance pour nous donner une bonne raison de sortir nos smartphones en passant devant une galerie de tableaux.

Mettre en contexte l’oeuvre exposée, comparer le passé et le présent de l’endroit visité, sensibiliser les plus jeunes à l’Art à travers une technologie qu’ils maîtrisent déjà ou encore expérimenter à travers les réactions de spectateurs devenant acteurs, tels sont les moyens mis en place par certains musées, qui ont bien compris qu’adopter la réalité augmentée, c’était se faire adopter par tous.

Des musées dans leur temps

Le British Museum, le Royal Ontario Museum ou encore le Musée des Beaux-Arts de Rennes, tous ont adopté la réalité augmentée via une application sur smartphone, ou l’utilisation de casques VR comme le Samsung Gear. 

Et si vous désirez admirer les plus belles œuvres sans pour autant vous rendre au musée, le Google Art Project propose des visites numériques des principaux musées du monde en fonction de leur partenariat. Vous l’aurez compris, l’Art se veut désormais plus immersif, en témoigne l’exposition des œuvres de Van Gogh qui s’est tenue à la Villette où les toiles du peintre étaient projetées dans l’intégralité de la pièce, faisant vivre une expérience d’immersion inédite aux visiteurs.

Autre utilisation de la technologie au service de l’Art qui fait débat : l’impression 3D. Si elle permet de rendre l’histoire accessible, et d’assurer une conservation optimale des œuvres d’Art – telles que les sculptures – en proposant une réplique de ces derniers aux visiteurs.

Mais admirer une copie – bien qu’identique à l’original – d’une oeuvre procurerait-elle la même admiration ? S’il est évident que notre rapport à l’Art est personnel, force est de constater qu’une impression 3D de la Vénus de Milo à la chaîne perdrait l’intérêt premier de la sculpture. À ce moment, sommes-nous en train d’admirer une oeuvre ancienne ou les progrès technologiques de notre temps ?

Forcer l’intérêt : une nécessité ?

Que ce soit pour la réalité augmentée et virtuelle, les applications informatives ou encore la scénographie de certaines expositions, le but est de proposer une expérience inédite en alliant une oeuvre de base à une plus-value numérique. Mais est-ce pour autant indispensable ? Au-delà de chercher à démocratiser l’Art en lui-même et pousser les jeunes adolescents à consommer l’Art, ces artifices peuvent apparaître comme des moyens de forcer l’intérêt des spectateurs.

Doit-on désormais voir un tableau en réalité augmentée avec un contexte et des notifications apparaissant à l’écran pour l’apprécier ? Bien évidemment la réponse est négative, chacun est libre de se rapprocher de l’Art de la façon qu’il souhaite. Mais à force d’habituer les millénnials à garder leurs yeux rivés sur leurs écrans, on pourrait bien assister à la fin de l’Art tel qu’on le connaît.

Quand l’Art en lui-même ne suffit plus

Aujourd’hui les œuvres d’Art peuvent être numérisées puis cataloguées, répliquées et même améliorées grâce aux nouvelles technologies que propose notre époque. Si le cinéma et les jeux vidéo ont bien évidemment bénéficié de l’apport de la réalité virtuelle notamment, qu’en est-il de l’Art ?

Difficile de donner une réponse concrète pour le moment : repousser les limites de notre perception a toujours été – dans un sens – le but ultime de l’Art, au même titre que de faire éprouver un sentiment à son spectateur, quel qu’il soit. Avec un tel clivage entre les œuvres que l’on considère classiques datant des siècles ou millénaires passés et les nouvelles formes d’Art démocratisées aujourd’hui telles que la bande dessinée ou le jeu vidéo, il devient difficile de catégoriser et de donner la définition même de l’Art.

L’Art tel qu’on le perçoit inconsciemment est généralement affilié aux peintures de Léonard De Vinci, aux sculptures de Rodin et aux musiques composées par Mozart. Autrement dit, l’Art est ancien dans notre imaginaire commun. C’est pourquoi on cherche désormais à le dépoussiérer.

futur de l'art

Bien que ces nouvelles technologies apportent aussi bien une plus-value informative qu’un réel changement du rapport à une oeuvre, force est de constater que les tableaux, sculptures, constructions, poèmes et autres compositions musicales considérées comme des œuvres d’Art n’ont pas besoin de tels artifices pour imposer leur grandeur et susciter l’admiration.

C’est donc vers une nouvelle forme d’Art que l’on pourrait se diriger. Un Art prenant pour base la technologie présente dans notre ère et proposant une nouvelle approche. Pourquoi modifier des œuvres pensées pour être admirées à nu plutôt que d’en créer de nouvelles ?

Comment se profile l’Art de demain ?

Il est ainsi légitime de se questionner quant à l’apparence que prendra l’Art de demain. Ou plutôt les apparences, puisque les possibilités n’ont probablement jamais été aussi nombreuses. Une chose semble être certaine : nous nous dirigeons lentement mais sûrement vers un Art « perfectionné » grâce à la technologie. Une affirmation illustrée par la vente d’un tableau peint par… une intelligence artificielle. Un ordinateur peut-il créer une oeuvre qui trouvera sa place aux côtés de Mona Lisa ? Probablement pas. Il n’empêche que le tableau en question a été vendu aux enchères pour la somme de 432.500 dollars.

Entre cet exemple et d’autres intelligences artificielles composant des symphonies, il est certain qu’un jour où l’autre, nous visiterons des expositions d’œuvres créées entièrement numériquement. Resterons-nous pour autant bouche bée devant ? À force de trop chercher la perfection, ne nous dirigeons-nous pas vers la production d’œuvres d’Art certes parfaites, mais complètement lisses ? Les défenseurs de l’Art moderne répliqueront sans doute que chaque artiste a utilisé les moyens de son époque pour produire leurs œuvres, et qu’il est dans la logique des choses de suivre le même modèle.

réalité augmentée musée

Sauf que jusqu’à maintenant, nous autres Hommes étions les créateurs, tandis que l’Art de demain sera probablement le fruit d’une technologie qui rendra peinture, sculpture et littérature aussi banale qu’un dessin d’enfant. Le côté unique de certaines œuvres, déjà mis en péril par la reproduction via impression 3D, pourrait complètement disparaître à terme.

Ce n’est pas pour autant que la technologie et l’Art ne font, et ne feront jamais, bon ménage, loin de là ! Chacun de ces deux domaines peut et doit apprendre de l’autre. Ainsi, il peut sembler risible de se rendre à une exposition d’ordinateurs vintage, et pourtant c’est une forme d’Art pour certains dans le sens où cela peut évoquer des souvenirs, de l’admiration ou du simple intérêt pour la culture générale.

La tragédie de l’incendie de la cathédrale de Notre Dame de Paris en est un autre exemple, puisqu’il a été annoncé que les travaux de rénovation s’aideront en partie du jeu vidéo Assassin’s Creed : Unity, se déroulant dans le Paris de la Révolution Française où notre chère cathédrale a été modélisée à la perfection. Certaines œuvres ne sont malheureusement pas immortelles, et les technologies de notre temps peuvent ainsi permettre de se plonger dans l’Histoire de notre monde en les admirant de façon virtuelle. Pour plus de renseignements sur ce sujet, rendez-vous sur ce site.

Les jeux vidéo, le cinéma, la bande dessinée : ils sont considérés comme les nouveaux arts des récentes décennies, et pourtant force est de constater qu’ils s’apprêtent à se faire dépasser par la réalité virtuelle et autre intelligence artificielle. Mais au final, n’est-il pas mieux de laisser le passé et ses œuvres tels quels pour regarder vers l’avenir ? Un avenir où artistes et numérique seront probablement étroitement liés, et où l’Art s’écrira en binaire.

Commentaires

L'enfer c'est les autres (et leurs smartphones). Le smartphone, ce mouchard...analyse nos comportements en récoltant nos données pour nous proposer des publicités ciblées, et nous suggérer des comportements »,

On a rencontré les « digital natives » qui refusent le smartphone

En France, plus de 90 % des 25-39 ans utilisent un smartphone. Mais une petite poignée d'entre eux résiste encore et toujours. Entre pragmatisme, peur de l’addiction, militantisme et crainte d’être un jour discriminé, ils nous expliquent pourquoi.

Dans le métro, en marchant, au bureau, à table, pour commander une pizza, faire des rencontres, acheter un billet de train, lire la presse, emprunter une trottinette… Les smartphones ont envahi notre vie quotidienne. 75 % des Français en utilisent un selon un baromètre publié fin 2018 par l'Autorité de régulation des communications électroniques (Arcep). Et la part grimpe à 92 % pour les 25-39 ans. Mais certains font de la résistance.

Au départ, c’est plutôt le pragmatisme qui les pousse à ne pas passer au smartphone. « Mon premier téléphone était un Nokia 3310. Je l’utilisais pour passer des appels et envoyer des SMS. Et pour avoir accès à internet, je me connectais à un ordinateur, raconte Gauthier, 32 ans, ex plombier en reconversion. Chaque tâche avait son équipement dédié et quand les smartphones sont arrivés, je ne voyais pas trop l’utilité d’utiliser le même appareil pour tout. »

Petits mais costauds

C’est aussi par habitude que Marie-Anna, 31 ans cheffe cuisinière à Paris, a gardé son « p’tit portable », comme elle l’appelle. Le coût des smartphones l’a aussi dissuadée. « Lorsque les téléphones intelligents ont commencé à inonder le marché je trouvais les prix ridicules, je ne me sentais pas vraiment concernée par un tel produit », explique-t-elle.

C’est sûr, les prix des téléphones non intelligents battent toute concurrence : environ 40 euros pour l’appareil et entre 3 et 5 euros pour un abonnement sans internet. Moins cher et… plus résistant. Nastasia, 29 ans, journaliste, montre son petit Samsung noir sur lequel est collé un gros sticker smiley. « Il est impérissable. Ça fait quatre ans que je l’ai et il a vécu beaucoup d’aventures. Il est tombé plein de fois et a même fait un passage dans la machine à laver », se félicite-t-elle.

Fanch, 30 ans, professeur de SVT dans une petite ville près de Quimper, a lui aussi vécu de belles expériences avec son téléphone, un Samsung B2100. « Je fais pas mal d’activités en plein air, comme de la pêche. J'ai choisi celui-là parce qu’il est étanche. Il me correspond bien. Il peut aussi tenir 4 jours voire une semaine sans être rechargé », explique le trentenaire qui reste fidèle à ce modèle depuis dix ans.

L'enfer c'est les autres (et leurs smartphones)

Observer les autres personnes adopter le smartphone en masse ne le convainc pas franchement de sauter le pas. L’addiction et l’hyper-connexion que provoque leur utilisation l’effraient. « Je suis choqué d’assister à certaines situations aberrantes comme ces couples en tête à tête dans un resto sympa qui ne décrochent pas un mot parce qu’ils sont chacun sur leur téléphone "intelligent", témoigne-t-il. Ou les alertes incessantes parce que Jean-Michel a deux trois trucs pas très importants à dire sur un groupe Facebook… »

Ne pas céder à l’addiction, c’est aussi ce qui a convaincu Nastasia. « J’ai eu assez vite l’intuition que je pourrai devenir esclave des nouveaux usages créés par le smartphone, car j’ai tendance à être compulsive, explique-t-elle. Je le voyais comme un danger potentiel. »

L’intuition de Nastasia s’est vite confirmée. Les études se multiplient pour mettre en garde sur l’utilisation excessive de ces appareils. Et pour certains, réduire son temps d’écran est devenu aussi difficile que d’arrêter l’alcool, le sucre ou la cigarette pour d’autres. 

Le smartphone, ce mouchard

Il y a 3 ans, Nastasia prend conscience d’un second aspect, plus politique, qui la gêne dans l’utilisation du smartphone : la récolte des données personnelles et le capitalisme de surveillance qui en résulte. « Un smartphone c’est un mouchard », tranche-t-elle.

Un avis partagé par Flore, architecte parisienne de 30 ans. « Je ne suis pas anti-technologie. Au contraire, je pense que les humains se sont construits avec le développement de nouveaux outils et techniques. Ce qui me dérange c’est la mainmise des firmes privées sur les technologies, comme les smartphones et les applications. Et le fait que ces sociétés analysent nos comportements en récoltant nos données pour nous proposer des publicités ciblées, et nous suggérer des comportements », expose-t-elle.

Ne pas avoir de smartphone est, à ses yeux, un moyen de conserver son libre-arbitre, son indépendance. « Utiliser en permanence Google Maps, c’est se laisser guider d’une certaine manière », note-t-elle. « J’aime aussi l’idée d’avoir à ouvrir mon ordinateur pour me connecter à internet, de ne pas tout avoir d’un claquement de doigt. Le fait qu’il y ait une forme de complexité me permet de rester consciente de ce que je suis en train de faire. »

« Conserver mon cerveau pré-Google Maps »

C’est aussi ce que ressent Nastasia. « Je dis souvent que j’ai envie de conserver mon cerveau pré-Google Maps, d’être capable de cartographier mes déplacements de manière intuitive et de faire attention à là où je vais. À l'inverse, certaines personnes de mon entourage qui utilisent le GPS de leur smartphone, ne font jamais attention à leur environnement », explique-t-elle.

Il n'y a pas grand-chose qui pourrait faire changer d'avis ces anti-smartphones, si ce n’est la qualité des photos ou peut-être Tinder pour Fanch, célibataire depuis peu. Et WhatsApp et Messenger, devenus des moyens de communication privilégiés des familles et groupes d’amis ? « Je ne m’en sens pas du tout exclue, je suis connectée et même active sur la toile quand je le veux. J'utilise Instagram et WhatsApp avec ma tablette et ça me suffit », estime Marie-Anna.

« Wahou, le portable de dealer »

Mais la norme sociale peut parfois peser. « Dans mon cercle proche je suis plutôt vue comme une hypocrite réactionnaire ! regrette Marie-Anna. Ce qui est drôle c'est qu'un portable comme le mien suscite toujours la même réaction : "wahou le portable de dealer !". Les gens associent systématiquement ça au fait de vouloir cacher son activité. Comme si le fait d'avoir un téléphone comme celui-là par choix était improbable. » À ses yeux, ne pas avoir de smartphone relève presque du militantisme. « Il y a une idée de résister à l'injonction d'être constamment connecté », estime-t-elle.

Fanch a récemment entamé une relation avec une personne qui lui a demandé de changer de téléphone car elle aimait communiquer par MMS. « Je lui ai dit non évidemment ! », rigole-t-il. Flore, elle, n’a quasiment pas eu le choix. Pour ses 28 ans, sa famille lui a offert un smartphone (qu’elle a perdu six mois plus tard). « Ils m’ont expliqué qu’il serait bien, à presque 30 ans, avec un travail, de suivre la marche technologique, de ne pas être à la traîne… », raconte-t-elle.

Pas de smartphone, pas de trottinette 

Outre l’injonction sociale, certains craignent de devoir un jour passer au smartphone car il ne sera juste plus possible de faire autrement. De petites discriminations quotidiennes existent déjà. Certains services sont uniquement accessibles aux détenteurs de smartphones. Pour emprunter une trottinette électrique, la plupart des opérateurs exigent de télécharger une application, par exemple.

« C’est le cas de pas mal de services de mobilité, remarque Flore. Les VTC, les scooters… Pour certains types de billets de train comme Ouigo, il n’est plus possible de les imprimer en gare. Il faut présenter le billet sur son téléphone. Je peux encore me débrouiller en prenant la photo de mon e-billet sur l’écran de mon ordinateur, mais cela rajoute une étape supplémentaire ». Et ces différences de service devraient s’accroître. « Beaucoup d’architectes réfléchissent aux smart cities, à la nécessité de tout connecter, de tout dématérialiser », regrette Flore. De quoi creuser les inégalités entre les détenteurs de smartphones et ceux qui n’en ont pas, par choix ou par manque de moyens.

Fanch estime qu’en zone rurale il est moins confronté à ces différences de services. Il note quand même que « chez Decathlon, il n’y a plus de carte de fidélité. Le système est dématérialisé, il faut montrer un code sur son smartphone. Je peux encore utiliser mon compte en donnant mon nom, mais il faut que je passe à une caisse spéciale, non-automatique. Mais bon, ça ne me gêne pas vraiment, c’est même plus agréable de parler à une vraie personne », conclut-t-il.

POUR ALLER PLUS LOIN : 

> Vous n'arrivez pas à vous déconnecter des GAFA ? Embrouillez-les !

> « Au lieu de rendre la planète plus intelligente, Internet développe une sous-culture de la médiocrité. »

> No Fake : les millennials sont nostalgiques d'une période qu'ils n'ont pas connue

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