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05/05/2019

Ing.StefanV.Raducanu veile pour Vous avec MyNewsCenterNavigator,FranceWebAsso,SRU-Electronics & PoissySmartCity.Tesla Model 3 : déjà en tête des ventes des véhicules électriques européens

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L'essentiel de l'actualité

Amazon et Google font la paix (Android TV, Chromecast, Fire TV, Prime Video et YouTube)
Des hackers piratent des trottinettes Lime
Windows 10 version 1903 demande au moins 32 Go de stockage
Simplify Gmail : l'interface de Gmail dans le style Inbox
Bon plan Samsung : Galaxy S10+ à 742€, S10 à 649€, S10e à 549€, A30 à 175 €, M20 à 239€, A50 à 279€,...
YouTube : une chaine 100% Death Metal produit par une IA
Playstation 5 : encore des détails sur les caractéristiques
Galaxy Note 10 Pro : écran plus large, batterie plus grande
Ulefone : l'Armor 6E disponible en mai
L'écran du OnePlus 7 Pro obtient la note maximale chez DisplayMate
P30 Pro : polémique autour du mode photo "Lune"
Bon plan : les forfaits mobiles et internet en promotion chez Red et SFR
Bon plan : forfaits mobiles et internet en promo chez Bouygues et B&You (40 Go à 9,99€, Bbox Fit Fibre 15€,..)
Oculus Rift S et Quest : des dates et prix pour les deux nouveaux casques de réalité virtuelle
iPhone X : le smartphone le plus vendu de 2018
Télécoms : la guerre des prix se tasse un peu avant les enchères 5G
Tesla Model 3 : déjà en tête des ventes des véhicules électriques européens
Netflix améliore le son de ses contenus
OnePlus 7 et 7 Pro : les fiches techniques en fuite
Valve présente son casque de réalité virtuelle Index et lance les précommandes
Tesla : la conduite autonome va décupler la valorisation, promet Elon Musk
Honor View 20 Pro : un smartphone avec trou dans l'écran ?
Rumeur : qu'attendre du smartphone Huawei Mate 30 Pro ?

Téléchargements

Kamzy FTP : transférer ses données vers un serveur FTP Facilitez la gestion de vos échanges de fichiers, entre votre PC et votre serveur, avec le logiciel Kamzy FTP.
musicjacker pour MySpace : enregistrer les chansons du site MySpace sur son PC Conservez des copies personnelles des fichiers audios disponibles sur le site musicjacker pour MySpace.
Extreme Picture Finder : télécharger n'importe quels fichiers du web facilement L'utilitaire Extreme Picture Finder sera un outil de choix pour récupérer des fichiers partout sur internet.

Astuces

Paramétrer les notifications de Windows 10 Cette astuce va vous montrer comment il est possible de limiter les notifications diffusées par Windows 10.
Surveiller sa consommation data sous Windows 10 Cette astuce va vous montrer comment faire pour surveiller la consommation data d'un ordinateur équipé du système d'exploitation Windows 10.
Éviter les amis sortis de nulle part sur Facebook Cette astuce va vous montrer comment éviter les amis sortis de nulle part sur le réseau social Facebook.

Vidéos de la semaine

Surface Hub 2S Présentation du Surface Hub 2S
APEX DRONE Cathédrale Notre Dame de Paris par E Phulpin HD DJI F550 et DJI Inspire Pro + Zeppelin à la cathédrale Notre Dame de Paris
Galaxy View 2 AT&T dévoile la tablette Galaxy View 2

 

01/05/2019

DiffuserVision 21,Un nouveau grand défi>Comment connecter plus de personnes avec un accès à Internet et à la technologie, quels que soient leur âge, leur emplacement, leur formation ou leurs capacités?

0GR3TXHD_400x400SR.jpgLearn, Meet, Discover, Exchange, Collaborate, Connect, Anywhere, Anytime, Any device, the people..by the people, everything

Vision 21, making a difference to lives, through learning & work placements.

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"Ensemble tout est possible"

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Pour Vous et avec Vous.

Un univers de possibilités : 1n

 

FranceWebAsso: C'est Moi, C'est Vous, C'est Nous !

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Encourager le partage de savoirs, une nouvelle manière d'être au monde et de le voir.

Mutualisons nos connaissances pour imaginer, créer et innover

« Donnant-donnant »

Parce qu’une économie de la connaissance est une économie de l’innovation, elle se place en rupture par rapport aux anciens schémas pour proposer un modèle de société créative, responsable et solidaire. Une économie de polarisation des savoirs et des liens sociaux pour cultiver tous les maillages possibles au développement d’un écosystème harmonieux et durable.

Préparer le capital humain dans l'économie de la connaissance est primordial pour notre pays dans l'avenir. Rénover la démocratie.

e-Collaboration , le travail en réseau et l’efficacité collective : modèle de développement pour la réussite

2 maini.jpg« Comment réussir dans un monde d’égoïstes »

Chaque choix que nous faisons correspond à la satisfaction d’un besoin à l’instant T. Nous prenons des décisions en fonction de ce qui nous semble être le mieux pour nous au moment où nous les prenons. Mais la vie est un mouvement, une évolution constante. Ce qui était valable hier ne l’est peut-être déjà plus aujourd’hui, alors demain ?Tous, entrepreneurs de la connaissance

Le concept s’appuie sur trois axes en interactions

AGILITE, INNOVATION, EMPOWERMENT

Knowledge Sharing for a more agile, innovative and engaged organisation.

FRANCEWEB un instrument d’intelligence collective ! 

Une attitude face à Internet, aux bases de données, à l'accès à l'information.

Une attitude face au progrès et à l'avenir.

FRANCEWEB n'est pas seulement un portail, un annuaire, un moteur de recherche, une communauté virtuelle, un forum, un site de marques, simple interface, ou un magnifique outil de marketing personnalisé...C’est tout en un. C’est un état d’esprit…Réussir l’impossible.

Le pisciacais Dipl.Ing.StefanV.Raducanu,L'Humain demain,La nouvelle société du savoir !Pour Vous et avec Vous. Société contributive, projet architectural majeur du 21ème siècle

Avec le n°1 mondial de la collaboration en ligne

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Stefan V.Raducanu et son temps -> créateur du nouveau monde..

Je forme une entreprise qui n'a jamais eu d'exemple, et dont l'exécution n'aura point d'imitateur. Je veux montrer à mes semblables un homme dans tout la vérité de la nature; et cet homme, c'est moi.

L'entreprise ressemble à une réserve naturelle, comme une île au centre de l'Europe, ou une espèce protégée vit- plutôt bien - à l'abri du chômage et des désordres politiques et sociaux. Aucun autre Etat au monde ne pratique en même temps la démocratie directe, le fédéralisme, la neutralité, la paix du travail et le compromis systématique. C'est le modèle "Nouvelle société du savoir, société du XXIe siècle"

0GR3TXHD_400x400SR.jpg20150119_111926.jpgLa planète est mon village !

Building Global Community

The World is our Workplace. Let's work togheter.

Collaborate, Communicate, Connect...24/7/365.

The Infinite Archive. Storing bits for 100 years.

myarchive21century,today's headlines,francewebasso*,mynewscenternavigator,breaking news from around the world,economie,technologie,sciences,sports,loisirs,politics...better access to all sources... FRENCHY ASSOCIATION FRANCE WEB

Social Media Management Platforms, The Intelligent Social Workflow, Competitive Analytics Platforms.

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N'attendez pas votre place, créez-la!

Beau, Bien, Bon, programmez votre cerveau pour le bonheur

Mobiliser l’intelligence collective 

Je souhaite que FranceWeb soit une communauté virtuelle ouverte et tournée vers l'avenir et à ce titre , qu'elle s'enrichisse de l'apport d'autres cultures, d'autres expériences. Dans une société mondialisée, ou la communication est plus que jamais facilitée par les TIC, vous avez à votre disposition tous les moyens pour établir des contacts à l'autre bout de la planète.

StefanV.Raducanu,Président FranceWeb

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La Gestion des Connaissances

Le Travail au XXI siècle.jpgEt si, plutôt que d'être la source de tous nos maux, les nouvelles technologies de l'information et de la communication créaient des emplois et annonçaient des évolutions favorables pour les travailleurs? C'est la thèse de ce blog qui ouvre des perspectives optimistes mais réalistes sur l'avenir du monde du travail, bientôt composé d'entreprises virtuelles dont les employés se retrouveront sur réseau. -- Idées clés, par Business Digest

Nous identifions les signaux faibles et les tendances de fond en matière de leadership et de conduite d’affaire dans le monde ; Avec notre comité scientifique et notre réseau d’experts nous sélectionnons les meilleures idées.

Un observatoire, dénicheur d’idées et tendances

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Nous sommes au bord d'une révolution technologique qui modifiera fondamentalement notre façon de vivre, de travailler et de tisser des liens les uns avec les autres. De par son ampleur, sa portée et sa complexité, la transformation sera différente de tout ce que l’humanité a connu auparavant. Nous ne savons pas encore comment cela va se dérouler, mais une chose est claire: la réponse doit être intégrée et globale et impliquer toutes les parties prenantes du système politique mondial, des secteurs public et privé aux universités et à la société civile.

La première révolution industrielle utilisait de l'eau et de la vapeur pour mécaniser la production. La deuxième utilisait l'énergie électrique pour créer une production de masse. La troisième utilisait l’électronique et les technologies de l’information pour automatiser la production. Maintenant, une quatrième révolution industrielle s'appuie sur la troisième, la révolution numérique en cours depuis le milieu du siècle dernier. Il se caractérise par une fusion de technologies qui brouille les frontières entre les sphères physique, numérique et biologique.

Il y a trois raisons pour lesquelles les transformations d'aujourd'hui ne représentent pas simplement un prolongement de la troisième révolution industrielle, mais plutôt l'arrivée d'une quatrième et distincte: l'impact sur la vitesse, la portée et les systèmes. La vitesse des percées actuelles n'a pas de précédent historique. Comparée aux révolutions industrielles précédentes, la quatrième évolue à un rythme exponentiel plutôt que linéaire. En outre, cela perturbe presque toutes les industries dans tous les pays. Et l'ampleur et la profondeur de ces changements annoncent la transformation de systèmes entiers de production, de gestion et de gouvernance.

Les possibilités offertes à des milliards de personnes connectées via des appareils mobiles, avec une puissance de traitement, une capacité de stockage et un accès au savoir sans précédent, sont illimitées. Et ces possibilités seront multipliées par les percées technologiques émergentes dans des domaines tels que l'intelligence artificielle, la robotique, l'Internet des objets, les véhicules autonomes, l'impression 3D, la nanotechnologie, la biotechnologie, la science des matériaux, le stockage de l'énergie et l'informatique quantique.

Déjà, l’intelligence artificielle nous entoure, des voitures et drones autonomes aux assistants virtuels, en passant par les logiciels qui traduisent ou investissent. L'intelligence artificielle a considérablement progressé ces dernières années, grâce à l'augmentation exponentielle de la puissance de calcul et à la disponibilité de vastes quantités de données, des logiciels utilisés pour découvrir de nouveaux médicaments aux algorithmes servant à prédire nos intérêts culturels. Les technologies de fabrication numérique, quant à elles, interagissent quotidiennement avec le monde biologique. Des ingénieurs, des concepteurs et des architectes associent conception informatique, fabrication additive, ingénierie des matériaux et biologie synthétique pour créer une symbiose entre les microorganismes, notre corps, les produits que nous consommons et même les bâtiments que nous habitons.

Défis et opportunités

À l'instar des révolutions qui l'ont précédée, la quatrième révolution industrielle a le potentiel d'augmenter les niveaux de revenus mondiaux et d'améliorer la qualité de vie des populations du monde entier. À ce jour, ceux qui en ont le plus profité sont les consommateurs qui ont les moyens d’acheter le monde numérique et d’y accéder; La technologie a rendu possibles de nouveaux produits et services qui augmentent l'efficacité et le plaisir de nos vies personnelles. Commander un taxi, réserver un vol, acheter un produit, payer, écouter de la musique, regarder un film ou jouer à un jeu - tout cela peut maintenant être fait à distance.

À l'avenir, l'innovation technologique conduira également à un miracle de l'offre, avec des gains d'efficacité et de productivité à long terme. Les coûts de transport et de communication diminueront, la logistique et les chaînes d'approvisionnement mondiales deviendront plus efficaces et le coût du commerce diminuera, ce qui ouvrira de nouveaux marchés et stimulera la croissance économique.

Dans le même temps, comme l'ont souligné les économistes Erik Brynjolfsson et Andrew McAfee, la révolution pourrait générer une plus grande inégalité, notamment en ce qu'elle pourrait perturber les marchés du travail. Alors que l’automatisation remplace le travail dans l’ensemble de l’économie, le déplacement net de travailleurs par des machines pourrait exacerber l’écart entre les rendements du capital et les rendements du travail. D'autre part, il est également possible que le déplacement de travailleurs par la technologie se traduise, globalement, par une augmentation nette du nombre d'emplois sûrs et enrichissants.

À ce stade, nous ne pouvons prédire quel scénario est susceptible d’apparaître, et l’histoire suggère que le résultat sera probablement une combinaison des deux. Cependant, je suis convaincu d'une chose: à l'avenir, le talent, plus que le capital, représentera le facteur critique de la production. Cela créera un marché du travail de plus en plus séparé en segments «faiblement qualifiés / faiblement rémunérés» et «hautement qualifiés / hautement rémunérés», ce qui entraînera une augmentation des tensions sociales.

En plus d'être une préoccupation économique clé, les inégalités représentent la plus grande préoccupation sociétale associée à la quatrième révolution industrielle. Les principaux bénéficiaires de l'innovation ont tendance à être les fournisseurs de capital intellectuel et physique - les innovateurs, les actionnaires et les investisseurs -, ce qui explique l'écart de plus en plus grand entre les personnes dépendantes du capital et du travail. La technologie est donc l’une des principales raisons pour lesquelles les revenus ont stagné, voire diminué, pour la majorité de la population des pays à revenu élevé: la demande de travailleurs hautement qualifiés a augmenté tandis que la demande de travailleurs moins scolarisés et moins qualifiés a diminué . Le résultat est un marché du travail avec une forte demande dans les hauts et les bas, mais un creux du milieu.

Cela aide à comprendre pourquoi tant de travailleurs sont déçus et craignent que leurs revenus réels et ceux de leurs enfants continuent de stagner. Cela aide également à expliquer pourquoi les classes moyennes du monde entier éprouvent de plus en plus un sentiment d'insatisfaction et d'injustice omniprésent. Une économie gagnante qui n'offre qu'un accès limité à la classe moyenne est la recette du malaise démocratique et de la négligence.

Le mécontentement peut également être alimenté par l'omniprésence des technologies numériques et la dynamique de partage de l'information caractérisée par les médias sociaux. Plus de 30% de la population mondiale utilise désormais des plateformes de médias sociaux pour se connecter, apprendre et partager des informations. Dans un monde idéal, ces interactions fourniraient une opportunité pour la compréhension et la cohésion interculturelles. Cependant, ils peuvent également créer et propager des attentes irréalistes quant à ce qui constitue le succès d'un individu ou d'un groupe, et offrir des opportunités de diffusion d'idées et d'idéologies extrêmes.

L'impact sur les affaires

Un thème sous-jacent dans mes conversations avec les chefs de la direction et les dirigeants d’entreprise du monde entier est que l’accélération de l’innovation et la vitesse de perturbation sont difficiles à comprendre ou à anticiper et que ces facteurs constituent une source de surprise constante, même pour les mieux connectés et les mieux informés. . En effet, dans tous les secteurs, il apparaît clairement que les technologies qui sous-tendent la quatrième révolution industrielle ont un impact majeur sur les entreprises.

Du côté de l'offre, de nombreuses industries voient l'introduction de nouvelles technologies qui créent de toutes nouvelles manières de répondre aux besoins existants et perturbent considérablement les chaînes de valeur de l'industrie existante. Les perturbations proviennent également de concurrents agiles et novateurs qui, grâce à l'accès à des plateformes numériques mondiales de recherche, développement, marketing, vente et distribution, peuvent se débarrasser plus rapidement que jamais de fournisseurs déjà établis en améliorant la qualité, la vitesse ou le prix auxquels la valeur est livrée.

Des changements importants se produisent également du côté de la demande, alors que la transparence croissante, l'engagement des consommateurs et les nouveaux modes de comportement des consommateurs (de plus en plus fondés sur l'accès aux réseaux mobiles et aux données) forcent les entreprises à adapter leur manière de concevoir, de commercialiser et de fournir des produits et services. .

Une tendance clé est le développement de plates-formes basées sur la technologie qui combinent à la fois la demande et l’offre pour perturber les structures industrielles existantes, telles que celles que nous voyons dans l’économie du «partage» ou «à la demande». Ces plates-formes technologiques, rendues faciles à utiliser par le smartphone, rassemblent des personnes, des actifs et des données, créant ainsi de toutes nouvelles façons de consommer des biens et des services. En outre, ils permettent aux entreprises et aux particuliers de créer des richesses, modifiant ainsi l’environnement personnel et professionnel des travailleurs. Ces nouvelles entreprises de plate-forme se multiplient rapidement pour inclure de nombreux nouveaux services, allant de la lessive au shopping, des tâches ménagères au parking, des massages aux voyages.

Globalement, la quatrième révolution industrielle a quatre effets principaux sur les affaires: sur les attentes des clients, sur l'amélioration des produits, sur l'innovation collaborative et sur les formes organisationnelles. Qu'il s'agisse de consommateurs ou d'entreprises, les clients sont de plus en plus au centre de l'économie, ce qui consiste à améliorer les services fournis aux clients. De plus, les produits et services physiques peuvent maintenant être améliorés avec des fonctionnalités numériques qui augmentent leur valeur. Les nouvelles technologies rendent les actifs plus durables et résilients, tandis que les données et les analyses transforment la manière dont elles sont gérées. Un monde d’expériences client, de services basés sur des données et de performance des actifs grâce à l’analyse requiert de nouvelles formes de collaboration, en particulier compte tenu de la rapidité avec laquelle l’innovation et les bouleversements se produisent. Enfin, l’émergence de plates-formes mondiales et d’autres nouveaux modèles commerciaux signifie que le talent, la culture et les formes d’organisation devront être repensés.

Globalement, le passage inexorable de la numérisation simple (troisième révolution industrielle) à une innovation reposant sur une combinaison de technologies (la quatrième révolution industrielle) oblige les entreprises à réexaminer leur manière de faire des affaires. Toutefois, l’essentiel est le même: les dirigeants d’entreprise et les cadres supérieurs doivent comprendre l’évolution de leur environnement, remettre en question les hypothèses de leurs équipes opérationnelles et innover sans cesse et sans cesse.

L'impact sur le gouvernement

Alors que les mondes physique, numérique et biologique continuent de converger, les nouvelles technologies et plateformes permettront de plus en plus aux citoyens de dialoguer avec les gouvernements, d'exprimer leurs opinions, de coordonner leurs efforts et même de contourner le contrôle des autorités publiques. Simultanément, les gouvernements disposeront de nouveaux pouvoirs technologiques pour renforcer leur contrôle sur les populations, grâce à des systèmes de surveillance omniprésents et à la capacité de contrôler les infrastructures numériques. Dans l'ensemble, toutefois, les gouvernements seront de plus en plus confrontés à la nécessité de modifier leur approche actuelle en matière d'engagement du public et d'élaboration des politiques, à mesure que leur rôle central dans la conduite de la politique diminue en raison de nouvelles sources de concurrence, de la redistribution et de la décentralisation du pouvoir que les nouvelles technologies permettent.

En fin de compte, la capacité d'adaptation des systèmes gouvernementaux et des autorités publiques déterminera leur survie. S'ils s'avèrent capables de s'adapter à un monde de changements perturbateurs, en soumettant leurs structures aux niveaux de transparence et d'efficacité qui leur permettront de conserver leur avantage concurrentiel, ils persisteront. S'ils ne peuvent pas évoluer, ils devront faire face à des problèmes croissants.

Cela sera particulièrement vrai dans le domaine de la réglementation. Les systèmes actuels de politique publique et de prise de décision ont évolué parallèlement à la deuxième révolution industrielle, lorsque les décideurs ont eu le temps d'étudier un problème spécifique et d'élaborer la réponse nécessaire ou le cadre réglementaire approprié. L'ensemble du processus a été conçu pour être linéaire et mécaniste, en suivant une approche stricte «du haut vers le bas».

Mais une telle approche n'est plus réalisable. Compte tenu de la rapidité avec laquelle la quatrième révolution industrielle évolue et de ses vastes répercussions, les législateurs et les régulateurs sont confrontés à un défi sans précédent et se révèlent, dans la plupart des cas, incapables de faire face.

Comment, alors, peuvent-ils préserver l'intérêt des consommateurs et du grand public tout en continuant à soutenir l'innovation et le développement technologique? En adoptant une gouvernance «agile», tout comme le secteur privé a de plus en plus adopté des réponses agiles au développement de logiciels et aux opérations commerciales en général. Cela signifie que les régulateurs doivent continuellement s'adapter à un nouvel environnement en mutation rapide, se réinventer pour pouvoir vraiment comprendre ce qu'ils réglementent. Pour ce faire, les gouvernements et les organismes de réglementation devront collaborer étroitement avec les entreprises et la société civile.

La quatrième révolution industrielle aura également un impact profond sur la nature de la sécurité nationale et internationale, affectant à la fois la probabilité et la nature du conflit. L’histoire de la guerre et de la sécurité internationale est l’histoire de l’innovation technologique, et aujourd’hui ne fait pas exception. Les conflits modernes impliquant des États sont de plus en plus «hybrides», combinant des techniques de champ de bataille traditionnelles et des éléments précédemment associés à des acteurs non étatiques. La distinction entre guerre et paix, combattant et non combattant, et même violence et non-violence (pensez cyber guerre) devient de plus en plus floue.

Au fur et à mesure que ce processus se déroulera et que les nouvelles technologies telles que les armes autonomes ou biologiques deviendront plus faciles à utiliser, les individus et les petits groupes se joindront de plus en plus à la capacité des États de causer des dommages massifs. Cette nouvelle vulnérabilité entraînera de nouvelles craintes. Parallèlement, toutefois, les progrès technologiques permettront de réduire l’ampleur ou l’impact de la violence, par le développement de nouveaux modes de protection, par exemple, ou par une précision accrue du ciblage.

L'impact sur les gens

La quatrième révolution industrielle, enfin, changera non seulement ce que nous faisons mais aussi qui nous sommes. Cela affectera notre identité et tous les problèmes qui y sont associés: notre sens de la vie privée, nos notions de propriété, nos habitudes de consommation, le temps que nous consacrons au travail et aux loisirs, et comment nous développons notre carrière, cultivons nos compétences, rencontrons des gens, et entretenir des relations. Cela change déjà notre santé et conduit à un soi «quantifié», et plus tôt que nous ne le pensons, cela peut conduire à une augmentation humaine. La liste est interminable car elle n’est liée que par notre imagination.

Je suis un grand enthousiaste et un adepte précoce de la technologie, mais je me demande parfois si l'intégration inexorable de la technologie dans nos vies pourrait réduire certaines de nos capacités humaines par excellence, telles que la compassion et la coopération. Notre relation avec nos smartphones en est un exemple. Une connexion constante peut nous priver de l’un des atouts les plus importants de la vie: le temps de faire une pause, de réfléchir et d’engager une conversation enrichissante.

La protection de la vie privée est l’un des plus grands défis des nouvelles technologies de l’information. Nous comprenons instinctivement pourquoi c'est si essentiel. Pourtant, le suivi et le partage des informations nous concernant sont un élément crucial de la nouvelle connectivité. Les débats sur des questions fondamentales telles que l'impact sur nos vies intérieures de la perte de contrôle sur nos données ne feront que s'intensifier dans les années à venir. De même, les révolutions en cours dans la biotechnologie et l'IA, qui redéfinissent ce que signifie être humain en repoussant les seuils actuels de durée de vie, de santé, de cognition et de capacités, nous obligeront à redéfinir nos limites morales et éthiques.

Entrevoir l'avenir

Ni la technologie ni la perturbation qui en découle ne constituent une force exogène sur laquelle les humains n’ont aucun contrôle. Nous sommes tous responsables de guider son évolution, dans les décisions que nous prenons quotidiennement en tant que citoyens, consommateurs et investisseurs. Nous devrions donc saisir l’opportunité et le pouvoir dont nous disposons pour façonner la quatrième révolution industrielle et la diriger vers un avenir qui reflète nos objectifs et nos valeurs communes.

Pour ce faire, cependant, nous devons développer une vision globale et partagée de la manière dont la technologie affecte notre vie et restructure notre environnement économique, social, culturel et humain. Il n’ya jamais eu de période aussi prometteuse ni de péril potentiel plus grand. Cependant, les décideurs d'aujourd'hui sont trop souvent pris au piège de la pensée linéaire traditionnelle ou trop absorbés par les multiples crises qui exigent leur attention, pour penser de manière stratégique aux forces de rupture et d'innovation qui façonnent notre avenir.

En fin de compte, tout se résume aux personnes et aux valeurs. Nous devons façonner un avenir qui fonctionne pour nous tous en donnant la priorité aux gens et en leur donnant les moyens d'agir. Sous sa forme la plus pessimiste et la plus déshumanisée, la quatrième révolution industrielle pourrait bien avoir le potentiel de «robotiser» l’humanité et donc de nous priver de notre cœur et de notre âme. Mais, en complément des meilleurs éléments de la nature humaine - créativité, empathie, intendance -, elle peut également élever l'humanité dans une nouvelle conscience collective et morale fondée sur un sens partagé du destin. Il nous incombe à tous de faire en sorte que ce dernier l'emporte.

Cet article a été publié pour la première fois dans Foreign Affairs

Auteur: Klaus Schwab est fondateur et président exécutif du Forum économique mondial

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Un nouveau grand défi

Voici une partie de la réponse: Définissons l'objectif et offrons un million de dollars en prix. Créons un nouveau grand défi.

À l'initiative MIT sur l'économie numérique, que j'ai co-fondée avec Andy McAfee, nous avons eu l'idée du défi de l'innovation inclusive . Il existe déjà de nombreux prix pour motiver les ingénieurs à créer des technologies étonnantes. C'est génial. Mais pourquoi ne pas créer un prix pour inciter les chefs d’entreprise et les spécialistes des sciences sociales à réfléchir à de meilleurs moyens d’utiliser ces technologies étonnantes?

Nous avons défini quatre domaines dans lesquels nous pensons que le leadership du secteur privé aidera à utiliser la technologie au profit des nombreux et non des quelques-uns.

1. Comment permettons-nous aux gens de réussir et d'accéder aux opportunités de travail du futur?

2. Comment connecter plus de personnes avec un accès à Internet et à la technologie, quels que soient leur âge, leur emplacement, leur formation ou leurs capacités?

3. Comment assurons-nous la sécurité et la stabilité financières pour davantage de personnes? Comment permettre à plus de gens d'accéder aux avantages des services financiers?

4. Comment faire en sorte que les travailleurs gagnent des revenus suffisants et croissants pour atteindre une qualité de vie et un niveau de vie satisfaisants? Comment réinventons-nous les industries en difficulté et créons-nous de nouvelles opportunités de travail?

Nous avons recueilli des fonds en récompensant des personnes telles que Eric et Wendy Schmidt, Brad Feld et Amy Batchelor et Joe Eastin, de The Joyce Foundation et The Rockefeller Foundation, de la NASDAQ Foundation et d'Accenture Digital, entre autres. Nous avons recruté un panel de juges experts. Nous avons reçu plus de 250 entrées. Les applications étaient incroyablement impressionnantes. Il y a quelques mois, nous avons annoncé les gagnants de la première année.

Ils incluaient une société appelée 99Degrees Custom, qui ramène des emplois dans le secteur manufacturier à Lowell, dans le Massachusetts. Cela ne se trouve qu'à environ 30 miles du campus du MIT, mais c'est un endroit très différent - une ville construite sur l'industrie du textile, où la classe ouvrière a été durement touchée par les emplois automatisés et délocalisés.

Ces vieux emplois ne reviennent jamais. Mais nous pouvons créer de nouveaux emplois dans le secteur de la fabrication grâce aux technologies de pointe telles que celles utilisées par les employés de 99Degrees Custom pour fabriquer des produits textiles hautement personnalisés. Ces emplois sont meilleurs que les anciens emplois en usine - plus intéressants et mieux rémunérés - et ils offrent aux travailleurs des compétences de fabrication de pointe transférables.

Iora Health est un autre gagnant. Ils emploient des coachs de santé et les mettent en contact avec des patients pour travailler sur des choses simples, comme aider le patient à suivre le régime recommandé par son médecin, ou à suivre un programme d'exercices, ou juste de ne pas oublier de prendre ses médicaments. Des études montrent que cette approche peut améliorer les résultats et réduire les coûts de 15 à 20%, faisant ainsi la différence entre un patient en convalescence ou les frais d'un autre séjour à l'hôpital.

Diffuser les avantages de la technologie

Ces entraîneurs ne sont pas du personnel médical qualifié et se situent au bas de l'échelle des revenus. Mais ils ajoutent une valeur réelle en utilisant le type de compétences humaines que les robots ne vont pas acquérir de si tôt, si jamais - empathie, compétences de motivation, intelligence émotionnelle.

Bien entendu, pour que les avantages de la technologie se répandent, il faut que les gouvernements fassent preuve de leadership - dans des domaines tels que l'éducation, les infrastructures, les réglementations, les impôts et la protection sociale - ainsi que les individus qui assument la responsabilité de développer leurs compétences. Mais ce sont là d'excellents exemples de la façon dont le leadership dans le secteur privé peut aider à façonner la manière dont la technologie redéfinit la société.

Les changements ne se feront pas du jour au lendemain. Lors de la première révolution industrielle, plusieurs décennies après l’invention de la machine à vapeur, des changements sociétaux se sont produits. Après la généralisation de l’électricité, il a fallu encore environ trois décennies aux industriels pour repenser complètement leurs usines, leurs modèles commerciaux et leurs structures organisationnelles.

De même, il faudra probablement plusieurs décennies pour que les impacts sociaux de nombreuses technologies émergentes actuelles disparaissent - des voitures autonomes aux soins de santé, en passant par la fabrication et les services financiers. Dans de nombreux secteurs, nous sommes maintenant à un point de levier pour repenser notre façon de faire. Les choix que nous faisons maintenant vont, dans un sens très littéral, façonner l'avenir.

Je souhaite donc encourager tous les lecteurs de cet article à réfléchir au type de monde dans lequel vous souhaitez que la technologie soit créée. Sachez que votre vision ne se produira pas automatiquement. Que pouvez-vous faire? Pourquoi ne pas nous rejoindre pour créer une prospérité largement partagée? Peut-être participez-vous à la prochaine étape du défi de l'innovation inclusive. Ou définissez votre grand défi personnel.

As-tu lu?

Les applications développées pour l'utilisation de l'intelligence artificielle, de la robotique, du Big Data et de l'Internet of Everything ont des conséquences extrêmement importantes. Pourtant, les effets perturbateurs de l'innovation ne sont pas nouveaux: l'ouvrier agricole, transporté dans une usine industrielle dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, aurait connu des niveaux de dévastation dans leur vie et dans la société qui rendent les changements actuels moins importants en comparaison. Ces changements, qui se sont poursuivis pendant plus d'un siècle, ont provoqué des réactions négatives chez les Luddites, ferment révolutionnaire de Karl Marx, et ont inspiré la plainte de Benjamin Disraeli selon laquelle la Grande-Bretagne était devenue «deux nations» presque irrémédiablement divisées.

Destruction créative - ou piège de la pauvreté?

Alors que la société a fait des transitions dans le passé, la réalité contemporaine est extrêmement gênante. Selon une étude de l'Université d'Oxford , 47% des emplois aux États-Unis sont menacés par l'informatisation. Les contrats occasionnels ou à zéro heure constituent une menace pour beaucoup. Une grande partie des chômeurs ont entre 40 et 50 ans, et il faudra attendre des décennies avant de pouvoir prétendre à une pension. Un nouveau piège à la pauvreté est peut-être en train de s'ouvrir. Le gouverneur de la Banque d'Angleterre, Mark Carney, met en garde contre la "première décennie perdue" en matière de croissance des salaires "depuis les années 1860", lorsque "Karl Marx écrivait dans la British Library".

Comme Joseph Schumpeter l'a expliqué il y a 75 ans, l'innovation est un processus de destruction créatrice. Le défi social et politique est d’accentuer les créatifs et d’atténuer les destructeurs.

Nous devons équilibrer le débat qui célèbre les vertus du changement rapide, de l'agilité et de l'entrepreneuriat; en tenant compte de la manière dont les sociétés et leurs citoyens font face aux turbulences considérables engendrées par les changements technologiques et en tirent parti. Le trumpisme et le Brexit sont à l'origine de la répercussion politique de ce manque de préoccupation comparé. La mondialisation, la productivité et l’innovation sont peut-être la devise de leurs bénéficiaires, mais pour beaucoup d’entre eux, ils se traduisent par des pertes d’emplois, des efforts plus importants et une incertitude croissante au travail.

Image: Forum économique mondial, analyse Accenture

Les défis sont immenses. Prenons l’industrie automobile: elle est responsable de plus de 50 millions d’emplois et peut-être d’avantages économiques plus vastes et incalculables. Pourtant, ses produits polluent et plus d'un million de personnes meurent chaque année sur les routes.

Nous pouvons avoir une solution: voitures électriques et sans conducteur. Mais le plus grand groupe d’emploi aux États-Unis est constitué de chauffeurs de camions, de fourgonnettes et de taxis, dont beaucoup perdraient leur emploi.

Si vous possédez une voiture Tesla nécessitant un entretien, le problème est souvent résolu par une mise à jour logicielle du jour au lieu de l'emmener au garage voisin. La société taïwanaise d'électronique contractuelle Foxconn, fabricant de l'iPhone, a remplacé la moitié de ses effectifs par des robots depuis le lancement de l'iPhone 6. Accentuer le créateur et atténuer le destructeur dans de telles circonstances est extrêmement confrontant.

Il existe de nombreux points de vue pessimistes sur les assauts de la technologie, certains suggérant que seuls les emplois les plus créatifs et les plus habiles sont menacés - bien que les ordinateurs soient formés pour assumer des fonctions créatives et même artistiques, comme l'explique Martin Ford dans The Rise of les robots .

Les emplois peuvent être protégés temporairement et coûteux du progrès technologique, mais au final, ce qui compte, c’est l’ajustement social. La technologie est un artefact de la société qui la crée et l'utilise, et son impact résulte de sa coévolution avec les citoyens et les institutions. Les algorithmes ne sont pas impartiaux, mais des produits de la culture, de la politique et de la société - les mêmes choses qui façonnent les humains qui les conçoivent et les utilisent.

Les étudiants en innovation montrent comment les effets perturbateurs des vastes vagues de mutations technologiques intervenues depuis la révolution industrielle sont accompagnés de mutations sociales, notamment de nouvelles compétences, de relations professionnelles et de réglementations. À la différence de ces perturbations passées, la conjoncture actuelle se caractérise par une prospérité sans précédent dans de nombreuses régions du monde.

La vision de Keynes d'une semaine de 15 heures

Il convient de rappeler ici John Maynard Keynes: en 1930, lorsqu’il écrivait sur les «possibilités économiques pour nos petits-enfants», il reconnaissait la nécessité d’une réadaptation douloureuse au chômage technologique. Il parle de la peur et de la "dépression nerveuse" dans la société, alors que les gens en subissent les conséquences néfastes, et explique qu'il s'agit «d'un problème effrayant pour un citoyen ordinaire, sans talent particulier».

Keynes évoque également les défis d'une période de prospérité: la confrontation, pour la première fois, de la libération des soucis économiques; et des quarts de travail de trois heures et des semaines de 15 heures. Pour y parvenir, il faut «honorer ceux qui peuvent nous apprendre à cueillir l’heure et le jour avec vertu» et «à occuper le loisir (…) de vivre sagement et agréablement bien».

La vraie question est de savoir comment nous ajustons à un monde avec beaucoup moins de ce que nous appelons le travail. Les entreprises ont le devoir d'utiliser leur expertise en matière de perturbations pour faire face à cet énorme bouleversement social.

Les bouleversements technologiques exacerbent les inégalités sociales et nous devons parler sérieusement des vertus d'un salaire social. Nous devons financer les personnes qui travaillent sans avoir nécessairement un emploi, de manière à leur permettre d’aider les autres ou de mettre en pratique leurs compétences de manière significative et enrichissante.

À cette fin, l'éducation doit cesser de préparer les gens à occuper un emploi (probablement inexistant) pour les préparer à créer un travail défini par eux-mêmes.

Intégrer le codage dans le programme d’études est une bonne chose, mais il ne nous mène que jusqu’à présent. Les systèmes éducatifs doivent rejeter la barbarie incarnée par le programme scolaire national du Royaume-Uni, qui n'inclut plus l'étude de l'histoire de l'art, de la civilisation classique ou de l'archéologie. Compte tenu de l’influence culturelle du Royaume-Uni sur la scène internationale, ces initiatives sont remarquablement à courte vue.

Dans un monde où les emplois classiques disparaissent, mais où nous avons davantage de possibilités de «vivre sagement», cite le dicton de TS Eliot, selon lequel la culture est ce qui fait que la vie vaut la peine d'être vécue, est un guide important.

26/04/2019

Briser nos chaînes ne nous aidera pas, il faut les fondre pour en façonner un pouvoir utile à tous.

UE>EU>Si l'union tient a réussir a travers le temps, il parait clair que la confédèration helvetique est le meilleur modèle existant.

Centralisme politique, culturel et économique, formatage institutionnel, roman national, dogmes républicains... Sommes-nous vraiment en démocratie ? Comparons avec nos voisins Suisses. Fédéralisme, État décentralisé ; Suisse = territoire harmonieux

L’imposture républicaine en France, le pragmatisme démocratique en Suisse

Samedi 19 janvier 2019 a eu lieu à Toulouse un colloque sur le modèle institutionnel Suisse.

 Cet exposé apporte un éclairage intéressant : il montre qu’une autre voie est possible, et qu’il est tout-à-fait pertinent d’imputer le dysfonctionnement de la République française au centralisme Parisien. 

 Un bref historique en préambule est nécessaire pour expliquer l’origine fondamentale de la profonde différence socioculturelle entre la Suisse et la France.

  Pour faire simple, ces deux États européens voisins se sont construits de manière complètement opposée, ce qui explique déjà en amont beaucoup de choses.

 Tout commence par le « Pacte Fédéral » : en 1291, trois cantons montagneux alpins (dont celui de Schwytz qui donnera le nom au pays) font alliance et proclament leur indépendance de l’Autriche. Cette indépendance devient effective en battant Léopold Ier d’Autriche à la bataille de Morgarten. Par la suite, d’autres citoyens épris de liberté s’émanciperont eux aussi du système féodal : beaucoup d’autres cantons viendront alors se greffer sur cette Suisse originelle pour aboutir à la Confédération Suisse que nous connaissons aujourd’hui.

La Suisse

Bien comprendre dès le départ le mode de fonctionnement du système confédéral : ce sont des cantons, soit de toutes petites entités territoriales, qui s’allient par nécessité, et qui confient à un échelon supérieur ce qui n’est pas pertinent de gérer à un niveau local. Autrefois, le « Pacte Fédéral » a eu pour vocation de constituer une armée commune capable de tenir tête militairement à la puissante Autriche. De nos jours, à part l’armée, les cantons délèguent également entre autres à l’échelon supérieur la gestion des autoroutes et des infrastructures ferroviaires.

  Ce mode de fonctionnement dès l’origine de la Suisse en 1291 explique que la démocratie directe soit pour ainsi dire dans les gènes des citoyens de ce pays : c’est « la base » qui décide, la commune ou le canton, et qui par pragmatisme, délègue à l’échelon supérieur, le conseil fédéral (l’État), ce qui n’est pas pertinent de gérer à un niveau local. Des garde-fous institutionnels veillent à ce que ledit échelon supérieur n’empiète pas sur les libertés individuelles, avec une séparation verticale des pouvoirs : Le pouvoir de l'État fédéral suisse est limité par les « principes de subsidiarité », ce qui signifie qu'une instance étatique d'un niveau donné ne doit intervenir que lorsque les autorités situées hiérarchiquement en dessous ne sont pas en mesure d'agir pour l'objet concerné (exemples évoqués précédemment des autoroutes ou de l’armée).

 Ceci explique bien des choses, à commencer par la tradition de démocratie participative solidement ancrée dans les mœurs (référendums et « initiatives citoyennes »). Au passage, il n’existe que trois échelons en Suisse : la commune, le canton, l’État (le conseil fédéral).

  La France, au contraire de la Suisse, s’est construite de la manière inverse. Le Royaume de France est né d’une série de conquêtes brutales et annexions diverses.

  Implanté en Île-de-France (d’où le nom), la dynastie des Capétiens (les Comtes de Paris) a écrasé militairement la concurrence (dynastie des Plantagenêts) et progressivement envahi à partir de l’an 987 toutes les principautés, tous les duchés et comtés voisins (fiefs), voire au-delà (colonies).

 Le royaume d'Hugues Capet vers 995

 Pour ne citer que les principaux conquérants, Philippe Auguste (Normandie, Champagne, Auvergne et Flandres entre 1180-1223), Saint-Louis et son fils Philippe III le Hardi (Comté de Toulouse, Rouergue, Gévaudan et Poitou entre 1229 et 1271), Charles VII et son fils Louis XI (Guyenne, Armagnac, Provence, Bourgogne, Maine, Anjou et Bretagne entre 1453 et 1483), Louis XIV (Artois, Alsace, Roussillon, Guyane entre 1643 et 1715), Louis XV (Lorraine, 1766 ; Corse 1768).

 Limites du royaume de France en 1483 à la mort de Louis XI

 Acquisitions territoriales de Louis XIV

À noter que la dynastie Bonaparte poursuivra cette politique expansionniste au 19ème siècle, et si l’Empire de Napoléon Ier n’a été qu’un feu-de-paille, son neveu Napoléon III, lui, annexera la Nouvelle-Calédonie (1853), Nice et la Savoie (1860).

 Ici, point de démocratie, les monarques siégeant en région parisienne (Capétiens-Valois-Bourbons, puis Bonapartes) n’ont eu de cesse d’asseoir une autorité de plus en plus écrasante sur les territoires annexés, réprimant sans état d’âme rébellions (la Bretagne tentant de récupérer son indépendance de temps à autre) et jacqueries (« croquants » Occitans du Limousin, Périgord, Guyenne et Quercy fin 16ème – début 17ème siècle).

 De fait, sous l’Ancien Régime, l’autoritarisme exacerbé de l’aristocratie française, la recherche du contrôle total du territoire a détourné au 17ème siècle le traditionnel système féodal vers ce modèle assez particulier de « monarchie absolue », modèle le plus tyrannique, le plus anti-démocratique qui soit, système pyramidal ultra-centralisé autour d’une seule et unique personne, le roi.

 Carte des traites

Durant l’Ancien Régime, la fiscalité abusive dans les « Provinces réputées étrangères » du Midi (Occitanie, en vert sur la carte) engendrera de nombreuses « jacqueries » (révoltes).

 On acte donc par l’analyse de leur histoire que la Suisse et la France illustrent deux cas diamétralement opposés : pas de verticalité de l’État en Suisse (fédéralisme). En France : autoritarisme et contrôle depuis le sommet de l’État, concentration des pouvoirs par un seul homme, en un seul lieu (le roi, en région parisienne).

 Entre les deux en Europe, les autres empires, royaumes, principautés, duchés et comtés fonctionnant sur la base du modèle intermédiaire « féodal », pas le moins du monde démocratique, mais avec un certain équilibre : la complexité du système féodal fait que l’aristocratie doit composer avec de nombreux contre-pouvoirs (villes libres, fiefs mouvants, rôle prépondérant du clergé etc).

 Europe, 17ème siècle

L’Europe au 17e siècle : la structure féodale complexe du Saint-Empire romain en Europe centrale s’oppose nettement à celle plus monolithique de royaumes centralisés et tyranniques comme la France, l’Espagne voire l’Angleterre.

 Le pouvoir absolu des rois de France à partir de Louis XIII et Louis XIV est un cas de figure assez rare, même pour l’époque. C’est déjà un début d’explication : culturellement formaté pour être contrôlé par Paris et avoir à sa tête un monarque, le peuple de France n’a peut-être même pas conscience aujourd’hui de la nature profondément anti-démocratique de sa soi-disant « République » !

 De fait, à quelques nuances près, la République française s’inscrit dans la filiation de l’absolutisme et du bonapartisme : peu importe les régimes et le mille-feuille territorial, in fine, en France, le grand patron, ça reste l’État. L’individu lambda n’a pas grand-chose à dire, tout au plus a-t-il le droit en tant qu’électeur de porter au pouvoir via le suffrage universel un individu de la classe dominante tiré d’une liste pour ainsi dire pré-établie : les dés sont pipés ! peu importe les étiquettes, de toute façon, c’est quelqu’un garant du système (aujourd’hui républicain « jacobin ») qui sera élu, avec pour le soutenir un parlement œuvrant selon ses principes ! car même avec une majorité d’opposition (cohabitation), l’Assemblée ne se tirera pas une balle dans le pied et ira toujours dans le sens du centralisme d’État, conservant jalousement ce système dans lequel les électeurs leur signent « un chèque en blanc ».

 Ce qui paraîtrait absolument inconcevable, insupportable, inacceptable par un citoyen Suisse, est perçu comme cohérent, naturel, logique et normal par le citoyen Français !

 Complètements formatés, nationalistes béats « Bleu-Blanc-Rouge », les révoltés, les « croquants » des temps modernes n’ont même pas conscience que s’ils sont les « oubliés de la croissance », c’est en partie parce-qu’ils sont « plumés » par un État centraliste pro-parisien (disons, dans la nuance, un État dévoyée à la cause de la bourgeoisie urbaine des grands centres urbains prospères). D’où cet étonnant paradoxe de voir parfois dans la rue des manifestants anti-système défiant l’autorité… aux couleurs dudit système !

 En fait, ces « patriotes » qui défilent dans la rue ne se révoltent pas contre l’État « jacobin » héritier de l’absolutisme et du bonapartisme : c’est juste son représentant actuel qui semble leur poser problème. Celui en place n’est sans doute pas celui qu’ils ont porté aux dernières présidentielles, « on ne remet pas en cause l’État, la preuve, on porte ses couleurs, on chante la Marseillaise… Par contre, quitte à se faire plumer, on préfère que ce soit par celui qu’on voulait ». En caressant l’espoir évidemment qu’un autre serait plus magnanime… On peut comprendre le raisonnement. Mais l’analyse qui n’est que trop rarement faite (on peut quand même apercevoir çà et là quelques drapeaux bretons ou occitans), c’est que le problème est structurel en France : c’est d’abord le centralisme d’État qui engendre les inégalités et la fracture sociale.

 Gilets Jaunes, Toulouse (Occitanie), 8 décembre 2018

Décembre 2018 : des manifestants « Gilets Jaunes » avec des drapeaux occitans à Toulouse.

 De fait, la fracture est d’abord territoriale, la province est la vache-à-lait de Paris (en nuançant : des grands centres urbains) ; en règle générale, à la place de dénoncer cette situation, le populo provincial se contente de rêver à l’ascenseur social, espérant pouvoir un jour « monter à Paris » , et donc dans sa logique « avoir une vie meilleure » ; à défaut, ou en attendant, que l’État-providence, magnanime, soit plus généreux en miettes.

 Quoi qu’il en soit, il n’y a pas vraiment de remise en cause de l’écrasante domination politique, économique, identitaire et sociale de la capitale : c’est quelque-chose qui paraît tellement évident que revenir là-dessus est presque perçu comme une déviance ! Il est culturellement acté que le modèle français est celui de la réussite sociale parisienne (au sens large, réussite sociale « urbaine ») et de l’État-providence (un peu fantasmé) en guise de plan B pour les « loosers », les classes populaires provinciales ou banlieusardes (« la France périphérique »).

 Le formatage républicain « jacobin » engendre ce fantasme d’une supériorité économique et intellectuelle urbaine-parisienne intrinsèque, et d’un État-providence sans doute l’un des meilleurs au Monde, avec l’idée un peu fausse que la France est l’un des pays ayant l’administration la plus développée qui soit.

 La Suisse passe pour un État beaucoup plus libéral que la France, sans doute à cause de son image de « tirelire de l’Europe ». En réalité, ce que l'on ignore souvent, c'est que la Suisse est au contraire un pays très étatique ! l'administration est même beaucoup plus ancrée dans la vie quotidienne des citoyens Suisses qu'en France !

 Effectivement, les chiffres sont trompeurs, dans ce petit pays qu’est la Suisse, il y a moins de 40 employés de l'État pour 1000 habitants... Tandis qu'en France, il y a 80 fonctionnaires pour 1000 habitants. Toutes proportions gardées, il y a deux fois moins d'agents de l'État en Suisse que de fonctionnaires en France. Pourtant, en Suisse, la performance et l’efficacité des services publics (éducation, santé, voirie etc) est notoire, les salaires et la protection sociale (retraites, remboursements des soins médicaux, allocations chômage) sont d’un niveau inégalé.

 La première des explications est la taille du pays : le gigantisme complexifie la situation. A priori, c’est logique. Mais c’est une logique qui échappe manifestement à ceux qui raisonnent selon le principe qui dit que « plus un pays est grand et a une gestion centralisée, plus il est prospère » : c’est faux.

 C'est exactement la même erreur commise lorsque des entreprises fusionnent : certes, cela donne globalement davantage de puissance pour une société commerciale si elle s’agrandit, et de la même manière, un grand État pèse davantage d’un point de vue géopolitique qu’un petit pays… Ceci étant, la gestion par un seul organe central devient proportionnellement confuse à la juxtaposition d’échelles et ce, qu’il s’agisse d’un trust ou d’un grand État. Plus c’est grand, plus c’est complexe, plus c’est coûteux, moins c’est gérable : c'est la fameuse problématique de l’inertie générée en France par le mille-feuille territorial. Dans l’espoir de tout contrôler, tout centraliser sur Paris, l’État se sent obligé de multiplier de façon exponentielle une bureaucratie pesante et onéreuse.

 En Suisse, l’État est décentralisé au plus bas niveau : La Suisse, avec son modèle fédéral, a une gestion raisonnée au plus près du territoire. C’est valable aussi pour la fiscalité. La Suisse ne s’encombre pas d’un mille-feuille territorial, de doublons inutiles. Ce faisant, cela réduit considérablement les besoins en agents de l'État : ne sont employés que ceux dont on a réellement besoin sur le terrain, au plus près des citoyens, il n’y a quasiment pas de bureaucratie additionnelle pour relier les échelons les uns avec les autres jusqu’au plus haut sommet de l’État. Efficacité + économies. Voilà en quoi le modèle fédéral Suisse est avantageux.

 Ce qui échappe à bon nombre de Français, c’est que l’absence de système pyramidal, de « contrôle-en-haut » (équivalent de l’absolutisme du temps des rois ou du bonapartisme) génère non seulement des économies par l’absence de fonctionnaires dévoyés aux ordres de l’État, mais en plus est un extraordinaire garant de démocratie ! Les agents de l’administration en Suisse n’ont qu’un seul et unique rôle : celui de « service public », qui prend ici tout son sens.

 En France, c’est différent, l’État parisien fonctionne en mode « Big Brother » : toute une armée coûteuse de bureaucrates à ses ordres lui paraît nécessaire pour optimiser le contrôle de la populace.

 La bureaucratie

Voilà ce qui explique que les services publics soient moins coûteux et beaucoup plus efficaces en Suisse qu’en France : ce qu’on oublie bien souvent de dire, c’est que le centralisme d’État du modèle français coûte cher parce-qu’il a à ses ordres de très nombreux fonctionnaires employés pour asseoir une écrasante domination de l’État sur l’individu, de l’élite bourgeoise, technocrate et médiatique parisienne sur le reste de la population. La « dictature jacobine » a un prix !

 C’est chose connue : en renversant l’ancien régime aristocrate (« les Blancs »), la Révolution française a engendré avec la « République » non pas une véritable démocratie, mais plutôt, avec l’aval imprudent du peuple (« les Rouges »), une oligarchie bourgeoise (« les Bleus »).

 La Révolution française
Rien d’autre : après 1789, la caste montante, la bourgeoisie, a pris le pouvoir sur une autre, l’aristocratie décadente. Seuls les nantis ont changé.

 En définitive, la République française n’est qu’un ersatz de démocratie, une République clairement dévolue aux intérêts de la bourgeoise parisienne, avec un contrôle verrouillé de l’État par ladite bourgeoisie.

 République

Pourtant, et le modèle Suisse en témoigne, contrairement à ce qu’affirment une majorité de résignés fatalistes, le système républicain « jacobin » français n’est pas le meilleur modèle qui soit. Loin s’en faut.

 Autre paramètre éloquent : le centralisme économique. Celui-ci est évidemment lié au centralisme politique (d'État). En Suisse, le fédéralisme permet aux cantons les moins développés de légiférer du niveau du taux d'imposition des entreprises, ce qui se traduit par le fait qu'il y ait des sièges sociaux répartis de façon homogène sur l'ensemble du territoire.

 Évolution de l'emploi entre 2002 et 2012

 Évolution de l’emploi entre 2002 et 2012.

 En France, on peut noter qu'il n'y a que DEUX grosses entreprises qui n'ont pas leur siège social à Paris : c'est Michelin et Airbus. Michelin à Clermont-Ferrand et, uniquement parce que c’était une volonté des cadres allemands du groupe, Airbus à Toulouse ! Faute de quoi, Airbus lui aussi aurait eu son siège à Paris.

 Tandis qu’en Suisse, on peut trouver des sièges sociaux de multinationales dans des villages d’à peine 2000 habitants, et répartis de manière harmonieuse un peu partout sur le territoire ! l'intérêt pour les multinationales est d'avoir la fiscalité la moins élevée possible, en bénéficiant toutefois des infrastructures nécessaires. Malgré un taux d’imposition relativement bas, ça reste une manne financière énorme pour la commune d’accueil du siège de l’entreprise ! chose impensable en France puisque il n'est pas possible d'adapter territorialement la fiscalité. Du coup, phénomène boule-de-neige oblige, à fiscalité égale voire plus avantageuse, les grandes entreprises ont plutôt intérêt en France d’implanter leur siège social à Paris, avec les meilleures infrastructures du pays, infrastructures qui soit dit en passant sont financées par l'intégralité des contribuables du territoire ! Les impôts prélevés au fond de la Bretagne ou de l'Occitanie servent à l’entretien des infrastructures parisiennes ! La réciproque n’est pas vraie : c’est ce qui rend Paris évidemment plus attractif que la province (Bretagne, Occitanie etc) ! Double peine : les Occitans, les Bretons etc financent finalement l’attractivité économique de Paris, mais sans renvoi d’ascenseur (ou si peu) : C’est quasiment à sens unique !

 Combien savent que le "jacobinisme" est à l’origine de la fracture territoriale ? Combien sont-ils à faire l’analyse que la République a mis en place dès 1793 un centralisme institutionnel en faveur de la région Parisienne (politique poursuivie sous la Restauration et les deux Empires), qui fait que TOUS les Français doivent par l'impôt participer au développement des infrastructures Parisiennes, que par exemple une partie de la fiscalité du paysan du fin fond de l’Occitanie sert à financer le RER à Paris, mais qu’il n’y a pas réciprocité, le contribuable Parisien ne verse pas un seul centime par exemple pour Tisseo à Toulouse ?

 Le réseau ferroviaire français en 1856

Le réseau ferroviaire français en 1856, entièrement tourné vers Paris .

 De fait, depuis la Révolution française, l'État (aujourd’hui la Vème République) a dans ses gènes une vision profondément inégalitaire : c’est est une « pompe-à-fric » qui enrichit la région parisienne et appauvrit la province. Voilà la vérité.

 Paris nous pompe

C’est une thématique plus que jamais d’actualité : ça explique que les révoltés, les « oubliés de la croissance » d’aujourd’hui soient encore et toujours d’abord des provinciaux, des « Français de la périphérie ».

 Peu importe le régime, qu’il s’agisse de la monarchie Française à son apogée, du bonapartisme ou de la République, c’est le centralisme d’État qui est la cause directe du malaise tangible par exemple avec le phénomène « Gilets Jaunes » d’aujourd’hui, phénomène assez comparable finalement aux jacqueries sous l’absolutisme.

 C’est aussi ce centralisme d’État couplé à la Révolution industrielle qui a provoqué par le principe des vases communicants l’exode rural et l’explosion démographique des villes (Paris plus particulièrement) au 19ème et 20ème siècle.

 Que les révoltés et les exilés comprennent l’origine du mal, ça, c’est une autre histoire. Le citoyen lambda n’analyse que rarement objectivement les causes réelles à l’origine de la précarité de sa situation.

 L'Auvergnat de Paris

Un journal de la diaspora occitane (Auvergnats) de Paris.

De la Révolution industrielle vers le milieu du 19ème siècle jusque dans les années 1980, attirés comme des papillons de nuit par la « Ville Lumière », les Occitans de Creuse, d’Auvergne ou de Lozère ont simplement acté qu’ils auraient une vie meilleure en s’exilant dans la capitale prospère plutôt que de rester chez eux, dans une ruralité à l’économie agonisante. 

 
Hameau provençal abandonné

Exode rural en Occitanie : hameau provençal abandonné.

Combien sont-ils parmi eux à avoir compris que derrière la paupérisation des territoires, de l’Occitanie, de la Bretagne, de la « province profonde » au sens large, il y a en réalité un choix politique assumé ? Que la prospérité de Paris n’est pas due au hasard ou à des conditions géographiques voire climatiques particulièrement favorables ? Ils sont peu nombreux, sans doute, à faire ce constat, la plupart ne se posent pas vraiment ce genre de questions.

 Une rue Parisienne

Une rue Parisienne.

 Et au-delà de ça, ils sont certainement encore moins nombreux à comprendre que les enjeux économiques, politiques et sociaux impactent directement sur l’enjeu culturel et identitaire : la francophilie est étroitement liée à la prospérité de la France parisienne. L’identité française étant associée à l’idée de « réussite sociale », la province bretonne ou occitane décadente est forcément ringardisée, pour ne pas dire stigmatisée.

Quelques messieurs trop tranquilles

« Quelques messieurs trop tranquilles », film de 1973 tourné en Occitanie. Le comique de situation est supposé naître du décalage socioculturel entre les « péquenots » du terroir (Michel Galabru, Paul Préboist) et des Parisiens fraîchement débarqués, hippies prônant le retour à la nature (Miou-Miou) ou truands « titis » banlieusards (André Pousse) venus « se mettre au vert ».

 Donc, il faut bien comprendre que la situation dans laquelle nous sommes, la prospérité outrageuse de Paris intra-muros au détriment de « la périphérie » (la province, voire les banlieues péri-urbaines) n'est pas une fatalité, un aléa de l’histoire, mais bel et bien la conséquence d'une volonté politique qui ne date pas d’hier. Et c’est bien là où le bât blesse : la situation est tellement ancienne (on retrouve son origine dans la Monarchie Absolue) qu’elle est perçue comme structurelle, « c’est comme ça, il n’y a rien à faire ».

 La Suisse et la France sont donc très différentes.

 Pour simplifier :

 - En France : Centralisme d'État ; France = UNE mégapole prospère, Paris vs "le reste", la France périphérique "des oubliés de la croissance"

 - En Suisse : Fédéralisme, État décentralisé ; Suisse = territoire harmonieux politiquement, économiquement et démographiquement, pas de mégapole écrasante, Zurich et Berne, les deux plus grandes villes, sont comparables respectivement à Toulouse et Montpellier.

 Bien entendu, l'écrasante domination politique et économique en France s’accompagne d’une volonté hégémonique culturelle parisienne, d'où la politique de monolinguisme francophone et la stigmatisation des identités trop marquées, en particulier le rejet sociétal en France des langues de la périphérie dites pudiquement régionales, l'occitan, le breton, le corse, le catalan, le basque, l’alsacien, le flamand etc.

 Carte des langues régionales

Les langues régionales de France : français et franco-provençal, occitan, catalan, breton, alsacien et francique mosellan, corse, basque, flamand, langues d’outre-mer : seul le français est officiel.

 En Suisse au contraire, l'officialisation et la politique linguistique se gère au canton près, voire à la commune près. Les quatre langues autochtones (romanche, allemand, italien, français) sont officielles dans leurs aires d'usage ; dans les cantons linguistiquement homogènes, seule la langue locale est obligatoire, en deuxième langue, il n'est même pas indispensable d'apprendre une autre langue du territoire Suisse.

Les quatre langues nationales de Suisse

Les langues nationales de Suisse : allemand, français, italien et romanche, toutes sont officielles.

 Ainsi, en Romandie (Suisse française), à l'école le français est la première langue apprise, et depuis quelques temps, la deuxième langue enseignée... c'est désormais l'anglais ! Même cas de figure en zone germanophone homogène, allemand (suisse alémanique en fait) première langue, anglais souvent en deuxième langue ! le français n'est généralement enseigné qu’en troisième langue.

 Bref, la Suisse, un pays plus petit que la région Occitanie (et à peine un peu plus peuplé), possède quatre langues officielles ! chacune ne l’étant que dans leur aire d’usage naturel.

 Pour les cas particuliers comme les zones linguistiques de transition, les deux langues sont co-officielles. Exemple éloquent du canton de Fribourg, en zone bilingue franco-allemande. À Fribourg, le français et l’allemand sont les deux langues officielles. Dans ce cas précis, à l’école, l’une est enseignée en première langue, et l’autre en deuxième langue, selon la langue majoritaire de la commune : ce qui fait en fin de compte que dans les communes germanophones, les élèves apprennent en première langue le suisse alémanique, et en deuxième, le français. Inversement, dans les communes majoritairement francophones, les élèves apprennent d’abord le français, puis l’allemand en deuxième langue. L’anglais n’arrive qu’en troisième langue dans ce cas particulier des communes et cantons bilingues.

 Ce qui est très surprenant en comparaison du modèle « jacobin » français où l’officialisation de la langue (le français) est une compétence au plus haut niveau (État), en Suisse, au contraire, non seulement l’officialisation de la langue est une compétence de la base, du canton, ou plutôt de de la commune (en liaison avec la langue la plus employée sur ladite commune), mais en outre, les citoyens Suisses n'ont même pas de langue véhiculaire en commun ! Et ils ne s'en portent pas plus mal !

 La Suisse montre que l’absence d’une langue véhiculaire commune à tous les citoyens du pays n’est pas une nécessité : aucune des quatre langues nationales de Suisse n’est officielle sur l’intégralité du territoire, et pourtant, ça se passe admirablement bien.

 Le fait est que, parmi les conditions nécessaires pour obtenir la nationalité suisse, il est juste exigé de maîtriser LA LANGUE qui est officielle sur LA COMMUNE de résidence. Il peut s’agir de l’italien dans les cantons de la Suisse italienne, de l’allemand en Suisse alémanique etc. Il n’y a donc pas de « langue Suisse confédérale », la langue de l’administration est la langue nationale qui est reconnue d’usage majoritaire dans le canton, voire la commune !

 Les Suisses sont coutumiers de cette situation polyglotte qui finalement n'est palpable que dans les quelques grandes villes un peu cosmopolites (Zurich, Berne), où des Suisses de tout le pays peuvent être amenés à se croiser : le cas échéant, un Suisse monolingue français (ce qui est déjà assez rare en soi, même appris en troisième langue, les francophones Romands ont tous plus ou moins quelques notions d'allemand) accidentellement égaré à Zurich (Suisse alémanique) trouvera de toute façon très facilement une âme charitable, un bilingue français-allemand pour le renseigner.

 Contrairement à une idée largement répandue en France par le « lavage de cerveau » des institutions républicaines, l’absence de langue d’État commune à tous les citoyens et la pluralité linguistique n'est absolument pas un handicap.

 En Suisse, la langue officielle est la langue du village : c'est culturel, c'est acté "c'est comme ça", il serait inadmissible pour un Suisse alémanique ou un Romand qu’on lui impose en première langue une langue véhiculaire « nationale » commune, l’italien par exemple. De fait, pragmatisme oblige, les Suisses germanophones de toute façon apprennent généralement le français en deuxième ou troisième langue après l’anglais, et réciproquement les francophones, même s’ils ont désormais majoritairement l’anglais en deuxième langue, prennent aussi l’allemand troisième langue. La maîtrise de plusieurs langues est de toute façon la règle générale en Suisse, à commencer par les deux principales (français et suisse alémanique), ce qui fait que, même dans les villes multiculturelles, les citoyens Suisses n’ont absolument aucun problème à communiquer entre eux et ce, quelle que soit leur appartenance ethnique, Français, Allemands, Italiens ou Romanches.

 Au delà de l’enseignement prioritaire de la langue maternelle locale à l’école, il est à noter que chaque communauté a une ou plusieurs chaînes de la télévision publique qui émet dans sa langue : en plus des chaînes des pays voisins (France, Allemagne, Autriche, Italie), il y a donc des chaînes suisses de télévision qui sont francophones, germanophones, italophones, et même une chaîne en langue romanche (Radio e Televisiun Rumantscha), avec moins de 100 000 locuteurs, la communauté autochtone Romanche étant l’ethnie minoritaire de Suisse.

 Culturellement, c'est donc une mentalité très différente de celle de la République française, où ne serait-ce que quelqu'un qui, en public, ne parle pas français, fusse dans la langue régionale locale, sera regardé de travers ! La glottophobie est structurelle en République française, les citoyens sont formatés dès leur plus jeune âge, convertis au culte du monolinguisme, au dogme de la francophonie unitaire fantasmée (le fameux mythe de « l’égalité par l’uniformité »).

L'exemple Suisse montre sur plusieurs points (politique, économie, langue, identité) qu'il y a un vrai malaise en France, et que ledit malaise trouve son origine sociale dans la solide domination institutionnelle de la région parisienne.

 Tout est lié ! en fait, et la plupart des citoyens de la République française ne s’en sont pas rendu compte à l’époque, la généralisation de l’usage de la langue française au 20ème siècle n’avait qu’un seul but : asseoir la domination politique (et donc économique) de Paris.

 Il est défendu de parler breton

En Occitanie, en Bretagne et ailleurs, l'accepation de l'assimilation via l'harmonisation linguistique (français = langue unique) s'explique facilement : la promesse de l’ascension sociale via la maîtrise du français a été la carotte qui a convaincu les Occitans, les Bretons et les autres de se convertir au monolinguisme français. L'État central a cependant souvent omis de préciser que, pour que promotion sociale il y ait, l’apprentissage de la langue française devait, de préférence, être suivi d’un déménagement en région parisienne.

 Rien d’humaniste là-dedans : la promotion du français par la IIIème République s'inscrivait dans le cadre d’un simple processus assimilationniste, « l’intégration par la langue » (méthode bien rodée : d’autres États font de même), intégration qui a été parachevée bien souvent par une "immersion" dans la "vraie" France, en région parisienne (exode rural).

 Pensionnat pour amérindiens au Canada, vers 1883

Assimilation par la langue : pensionnat pour autochtones amérindiens au Canada vers 1883. Les cours sont donnés en français et en anglais. A aucun moment de la journée les enfants n’ont le droit de parler leur langue sous peine d’être battus.

 Pour ceux qui s’obstinent à rester en province (« il faut bien quelques ploucs »), les médias parisiens et la télévision en particulier se chargent du travail de formatage culturel, qui fait que, souverainistes Franco-Français convaincus (à quelques exception près en Bretagne, en Occitanie, en Alsace, en Catalogne et au Pays Basque), les révoltés « de la périphérie » ne comprennent même pas même que la question identitaire est centrale !

 De son côté, la Suisse, État pluriethnique et polyglotte décomplexé, témoigne pour sa part de l'hypocrisie de la "nécessité pour tous de parler la même langue pour se comprendre"...

 Derrière la domination linguistique parisienne via la généralisation du français, il y a évidemment l’objectif d’une domination culturelle et sociale. Le 19ème siècle témoigne que lorsque des « régions » aux identités fortes ont pris conscience « de se faire plumer », cela a évolué naturellement vers le nationalisme et l’indépendantisme dans les cas de figure où il n’y avait pas de lien culturel fusionnel avec l’État central.

 Si les « jacobins » conçoivent « le français comme le ciment de l’unité nationale », c’est bien dans cette optique-là, dans le but d’entretenir un lien fusionnel, quasi-familial, entre tous les citoyens de la République, quelle que soit « la région » (l’ethnie) d’origine. Derrière le discours progressiste universaliste se cache en réalité une volonté assimilationniste, un objectif géopolitique et économique.

 L’impérialisme économique (sous réserve qu’il soit viable) ne paraît acceptable que si l’individu a conscience que le "dominant" est de la famille... La présence d'une langue vernaculaire différente entre le dominant et le dominé engendre souvent un ressentiment collectif, suivi d’une prise de conscience nationale, d’où la naissance alors de mouvements indépendantistes (Grèce, Bulgarie, Serbie, Pologne, Roumanie) ou unionistes (Italie, Allemagne).

Carte des Balkans au XIXème siècle

L’Europe nationaliste romantique du XIXe siècle « une langue, un peuple, une nation » ébranle le vieux système féodal et fait reculer l’impérialisme : unification de l’Italie, indépendance dans les Balkans de la Grèce, de la Serbie, la Bulgarie, la Roumanie etc.

 Un exemple éloquent est celui de l’Irlande : Au Royaume Uni, la domination anglaise est devenue tellement invivable qu’elle a engendrée un fort nationalisme Irlandais qui a abouti par la sécession de l’Irlande en 1921, et ce, malgré l’assimilation linguistique poussée, la langue irlandaise (gaélique) étant déjà résiduelle sous l’anglais au moment de la proclamation de l’indépendance. La langue n’étant facteur d’assimilation que par le monolinguisme absolu (le cas irlandais en témoigne), on comprend que les institutions française soient si intolérantes rapport à l’usage des langues dites pudiquement « régionales » : même résiduelles, les francophiles pro-Parisiens les perçoivent comme « dangereuses » pour l’unité nationale.

Gaélique

Carte de l’Irlande. En vert, les zones de langue irlandaise (gaélique). L'anglais est la langue maternelle de la majorité des Irlandais depuis le 19ème siècle.  

Pourtant, en Suisse, la question de l’unité nationale ne se pose pas ! pour la bonne et simple raison que, en Suisse, modèle exemplaire de démocratie et de partage équitable des ressources, personne ne plume personne ! pas même une mégapole au détriment de sa province ! partant de là, les quatre ethnies de Suisse (Romanches, Français, Italiens et Allemands) vivent en totale harmonie, pas d'irrédentisme : les Suisses alémaniques n'ont absolument pas envie de devenir un länder allemand, les Français de Suisse n'ont pas envie que leur Romandie devienne un département français ! « Pour se faire plumer par Paris ??? NON MERCI ! ».

 Suisse Romande

La Suisse française, dite « Romandie » depuis 1914.

 On voit bien ici la relation entre la question linguistique (indirectement, identitaire) et économique : la domination politique et économique reste « acceptable » tant que la question identitaire ne s’en mêle pas. Dans le cas contraire…

 Québec

Manifestation des indépendantistes français du Québec.

 C’est une explication à ce qui se passe ces dernières années au Québec, en Écosse et en Catalogne… Bien qu’étant déjà des États partiellement fédéraux (beaucoup moins centralisés que la République française), les rapports de force économiques et politiques inter-ethniques au Canada, au Royaume-Uni et surtout en Espagne restent tendus à cause du fait que les institutions ne sont pas autant décentralisées qu’en Suisse : les maladresses voire les agressions directes de l’État central jettent de l’huile sur le feu (cas d’école du gouvernement Rajoy à Madrid qui, en cherchant à recentraliser l’Espagne, s’est brutalement attaqué au statut d’autonomie de la Catalogne et a obtenu l’effet inverse de celui escompté, provoquant par retour de balancier une poussée de fièvre indépendantiste).

 Manifestation indépendantiste des Catalans à Barcelone

Manifestation indépendantiste des Catalans à Barcelone.

Dans un système fédéral abouti comme la Suisse, la verticalité n’est pas de mise, l’État central n’intervient pas dans la gestion locale, il a pour seul rôle celui dont veulent bien se décharger les strates inférieures (cantons et communes).

 La pérennité de la Confédération Suisse (elle existe depuis 1291) joue incontestablement en faveur de ce système, qui prouve que, contrairement à une idée largement répandue, le centralisme d’État n’est en rien un garant de stabilité, une Confédération complètement décentralisée pouvant s’avérer viable sur le très long terme.

 Enfin, l’originalité de leur modèle explique peut-être aussi pourquoi les Suisses ont rejeté par référendum l'idée de l'entrée dans l'UE : sans doute de peur de devoir harmoniser leur société sur les autres membres de l'UE ! Le fédéralisme Allemand ayant quelques points communs avec la Suisse, ça paraît évident que c’est le modèle républicain "jacobin" français qui a fait dû faire office de repoussoir. :

 

 

  • (7 votes)
    (Raymond75|attribut_html) Raymond75 30 janvier 14:48

    A plusieurs reprises, et bien avant les gilets jaunes, j’avais évoqué la Suisse et suggérer que l’on s’inspire de son système ... sans résultat bien sur, y compris sur un site qui prônait une constituante pour créer une nouvelle république !

    La France est un pays qui ne fonctionne que par des affrontements stériles, par oppositions, et qui est incapable de se gérer par recherche de consensus dans l’intérêt général. De plus, quand une décision est prise, elle est aussitôt contestée.

    Au lieu d’inventer l’eau tiède, on devrait s’inspirer de ce qui fonctionne bien ailleurs, mais sans doute est-ce considéré comme une démarche humiliante pour un grand peuple comme les Français !!!


    • (5 votes)
      (Sozenz|attribut_html) Sozenz 30 janvier 16:22

      @Raymond75
      alors à la difference de la suisse ; la france fait partie de l UE.
      La France s est mise sous tutelle de l UE en quelque sorte ; elle n est plus décisionnaire des lois donnant les grandes directions de son pays .
       c est la raison pour laquelle les euopéistes ne veulent surtout pas entndre parler du RIC , ils seraient obligé d avouer que notre président ne fait qu ’ appliquer les directives de bruxelle et ne sert a rien sauf qu’ à avoir qu’ un titre et de prononcer les discours qu on lui inscrit et apprendre bien ses dossiers pour pouvoir donner la replique . un fait , de président nous n avons que le nom car il ne repecte meme pas la constitution et fait meme tout l inverse .

       Donc le Ric ne pourra jamais etre réellement mis en place temps que nous resterons dans l UE . c est aussi simple que cela .


    • (5 votes)
      (Sozenz|attribut_html) Sozenz 30 janvier 16:31

      @Sozenz

      sinon , ceux qui veulent le RIC ne peuvent donc être que nationaliste. et au dernière nouvelle , la chasse est ouverte contre les nationalistes
      c est incroyable qu’ aujourd’hui , les Français n’ ait plus le droit d aimer leur pays .
      notre constitution est fondée sur des bases nationaliste puisqu’ elle demande au président de préserver les intérêts de la nation ( ici la France ) 
       


    • (1 vote)
      Alren Alren 30 janvier 18:27

      @Sozenz

      « alors à la différence de la Suisse ; la France fait partie de l’UE. »

       

      Différence essentielle en effet.

      Si la Suisse était dans l’UE les citoyens seraient en permanence ou presque en opposition avec les directives des non-élus de Bruxelles et multiplieraient les référendums de rejet de ces directives.

       

      L’unité nationale offre de nombreux avantages que l’auteur ne prends pas en compte. (Je reconnais cependant ne pas avoir le temps de lire un aussi long article mais l’ai survolé).

      Parmi ceux-ci, par rapport à des provinces autonomes, qui font saliver les ennemis de classe de notre pays, il y a l’homogénéité des institutions et des services publics. Lesquels sont actuellement volontairement asphyxiés financièrement mais peuvent retrouver toute leur bénéfique place avec un changement de cap radical de la politique française.

      Il y a aussi le poids à l’international dans les grandes négociations même si actuellement Macron trahit les intérêts du peuple qui lui a fait chichement confiance.

      Mais surtout il y a le sentiment d’être membre d’une communauté extraordinaire si on réalise que sur 100 habitants du monde, un seul est Français !

      Clairement, la France compte plus qu’un centième parmi les nations et sa langue aussi parmi les autres langues !

       

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    • (1 vote)
      Jiròni Jiròni 30 janvier 21:41

      @Alren
      Oui, vous avez raison au sujet du poids à l’international dans les grandes négociations (et j’en parle dans l’article), sauf que justement, c’est plutôt un argument impérialiste.

      Idem pour la puissance de la francophonie (et du poids démographique de la communauté francophone), la langue utilisée comme « arme » commerciale voire coloniale, c’est un argument impérialiste : or, c’est précisément ce que je dénonce dans cet article ! C’est ça l’imposture dont je parle : contrairement à ce que les Français affirment la République française n’est pas une démocratie mais bel et bien (encore) un Empire : grand État qui a du poids à l’international, le français qui fait partie du club très fermé de 5 ou 6 langues « tueuses » de ce vaste Monde (selon l’expression du linguiste Claude Hagège)...

      C’est culturel, historique même puisque ça date de la monarchie capétienne. D’où l’ironie de la situation de certains révoltés (GJ) d’aujourd’hui, attestant d’un système qui n’a rien de démocratique (ou si peu), ni d’égalitaire, qui défilent avec les couleurs (bleu-blanc-rouge) de « l’Empire » qui les écrase !

      Une question qui pourrait être pertinente : est-qu’une démocratie (comme la Suisse) peut vraiment avoir du poids à l’international ? ou plutôt, d’où cet article, est-que le modèle démocratique Suisse peut s’appliquer à un État de la taille de la France (qui, objectivement, pour l’instant n’est pas une démocratie) ?

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    • (1 vote)
      (Ardisson|attribut_html) Ardisson 31 janvier 11:01

      @Jiròni
       
      La Constitution fédérale suisse de 1848 s’est fortement inspirée de la Constitution américaine de 1787. Certains Etats américains connaissent le système de démocratie directe. Toutefois, les USA ne connaissent pas la démocratie directe au niveau fédéral. Le problème de la Suisse est justement que l’Etat fédéral suisse est très faible, car tout ce qu’il décide peut être remis en cause par le parlement et/ou le peuple. Une démocratie directe à tous les échelons ne permet pas à mon sens de constituer un Etat fort (au sens français du terme) qui parle d’une seule voix sur les grands dossiers internationaux et qui est écouté sur la scène mondiale, même avec une économie puissante et des forces armées importantes.


    • (4 votes)
      La Voix De Ton Maître La Voix De Ton Maître 30 janvier 15:30

      Il y aurait un tas de choses à dire. C’est trop simpliste à mon avis

      En premier lieu, ce n’est pas une imposture. C’est comme vous dites, un résultat de siècles d’évènements. Vous ne pouvez pas prendre un cliché aujourd’hui et dire : voyez, cela ne marche pas on vous a toujours menti (enfin si vous pouvez le dire si vous êtes un technocrate de Bruxelles)

      — Il y a moyen de décentraliser le pouvoir sans passer par une atomisation géographique : nous vivons à l’heure de l’IA et de l’internet. Je vois pas le problème de garder les subdivisions : les régions, les départements, les communes

      — Si vous divisez, vous allez perdre beaucoup : les économies d’échelles, le poids du pays dans le contexte mondial (dissuasion nucléaire, diplomatie, siège à l’Onu...)

      — La structure démocratique n’explique pas seule le succès de la Suisse d’aujourd’hui. L’éducation par exemple, en Suisse les entreprises supportent le coût de la formation tandis que les nôtres se plaignent qu’elles ne trouvent l’employé idéal. Critère totalement indépendant qui n’émergera pas après un saucissonnage de la France.

      — Nous vivons en pleine période de décentralisation (Paiement RSA, hôpitaux...) et rien n’a l’air de s’arranger

      — Enfin la santé coûte un bras en Suisse et le vin est dégeu.


      • (3 votes)
        amiaplacidus amiaplacidus 30 janvier 18:36

        @La Voix De Ton Maître qui nous dit : « — Nous vivons en pleine période de décentralisation (Paiement RSA, hôpitaux...) et rien n’a l’air de s’arranger ».

        Il s’agit de décentralisation administrative, la Suisse est décentralisée du point de vue législatif, il y a 26 constitutions cantonales et 1 constitution fédérale. Les cantons sont compétents dans tous les domaines sauf ceux clairement spécifiés dans la constitution fédérale et pour réviser la constitution fédérale, il faut obligatoirement un référendum et obtenir à la fois, la majorité populaire et la majorité des cantons.

        Avez-vous vu en France un département ou une région qui légifère sur le taux d’imposition directe ou sur le taux de TVA ?


      • (0 vote)
        La Voix De Ton Maître La Voix De Ton Maître 30 janvier 19:12

        @amiaplacidus

        Oui je suis pour une décentralisation du pouvoir (le RIC c’est un bon début) Oui je connais bien la Suisse (Le clos des dauphins est à 6F à la Migros)


      • (1 vote)
        La Voix De Ton Maître La Voix De Ton Maître 30 janvier 19:24

        @amiaplacidus

        Devenir une copie carbone de la Suisse n’a aucun sens pour la France. Il n’y a pas de solution miracle.

        D’ailleurs le parfait contre exemple c’est le choix des nouveaux avions de chasse pour la confédération : n’est ce pas un parfait exemple d’un cafouillage suisse typiquement à la française ?


      • (2 votes)
        amiaplacidus amiaplacidus 31 janvier 09:10

        @La Voix De Ton Maître
        Je suis bien d’accord avec vous, devenir une copie carbone n’a aucun sens pour la France, et l’article, surtout sa partie historique le démontre. Mais rien n’empêche de s’en inspirer et de trouver une solution conforme au génie* français.
        .
        En revanche, je ne vois pas en quoi l’achat d’avions de combat est un cafouillage.
        — Parce que le peuple a décidé (par un RIC) de n’en pas acheter ?
        — Parce que le peuple a décidé (par un RIC) qu’il valait mieux, dans le monde moderne et pour la sécurité investir dans le renseignement et la cybersécurité ?
        — Parce que le peuple a décidé (toujours par un RIC) de ne pas acheter des rafales (entre autres avions) ;
        — Parce que le peuple ne veut pas acheter des joujoux coûteux qui en 2-3 minutes seraient hors de l’espace aérien suisse ?
        .
        On serait bien heureux que le peuple français ait l’occasion de prendre de telles décisions. Mais, au contraire, le gouvernement français s’est engagé à prendre toute la production de rafales qui ne seraient pas vendus à l’étranger et cela, quel que soit les besoin de la défense aérienne de la France.
        Dassault, le plus grand assisté français.
        .
        .
        * Génie au sens de l’acception « caractère propre et distinctif », je ne veux pas passer pour un chauvin à tout crin.

        Lire la suite ▼

      • (0 vote)
        La Voix De Ton Maître La Voix De Ton Maître 31 janvier 09:53

        @amiaplacidus

        Et bien si l’on vante la cohérence et l’efficacité helvète par un ensemble d’entités très autonomes, on voit bien que sur des sujets communs, ils se retrouvent avec les mêmes problèmes que la France.

        Je suis tout à fait d’accord sur l’intérêt d’une démocratie participative, vous prêchez un convaincu. Par contre je ne crois pas qu’il soit nécessaire de découper la France pour en arriver là.

        La vallée du Rhône est un ensemble cohérent économique et géographique, pourquoi la diviser en dur en Occitanie et autres ? On pourrait penser à une nouvelle région virtuelle, telle un calque, avec un périmètre précis de responsabilité et de souveraineté. 
        Avec ces calques précis il n’y aurait pas de Moutier qui tente de faire cession avec Berne pour rejoindre le canton du Jura.

        Génie français ? Génie rhônalpin, je suis modeste smiley


      • (0 vote)
        amiaplacidus amiaplacidus 31 janvier 10:05

        @La Voix De Ton Maître
        « La vallée du Rhône est un ensemble cohérent économique et géographique, pourquoi la diviser en dur en Occitanie et autres ? »

        Ne serait-ce que parce que les climats au nord et au sud de Valence (grosso-modo) ne sont pas les mêmes.


      • (0 vote)
        La Voix De Ton Maître La Voix De Ton Maître 31 janvier 21:17

        @amiaplacidus

        Diviser des territoires uniquement en fonction des nuages n’est pas le but recherché.

        PS : je vend ma maison pour une bouchée de pain dans votre coin : si vous connaissez des acheteurs


      • (3 votes)
        Jeekes Jeekes 30 janvier 15:46

        1 — J’adore la photo : ’’une rue de Paris’’

        Elle fait très carte postale à destination d’une agence de tourisme.

        L’auteur devrait chercher un peu, l’ensemble des rues de Paris est très loin de ressembler à ça !

         

        2 — J’ai bien rigolé en regardant la ’’carte des langues régionales’’

        J’y ai vu une compilation de régions dans lesquelles les gens parlent (parlaient) patois. C’est une énorme erreur de nommer ça des langues régionales !

         

        Bref, je ne retiens de cet article que deux choses :

         

        1 — la Suisse c’est très très bien

        2 — la France c’est très très mal

         

        Bon, what else ?

         


        • (5 votes)
          Jiròni Jiròni 30 janvier 18:35

          @Jeekes
          Une langue à l’état naturel est une mosaïque de « patois » compréhensibles entre eux (plus exactement, avec un continuum dialectal) ; au passage, on identifie les gens sectaires à leur sémantique, par exemple, ceux qui emploient le terme péjoratif de « patois » à la place du terme exact de « dialectes »... On ne peut pas vous blâmer, le contexte sociétal s’y prête : même les institutions sont sectaires en établissant un ordre de hiérarchie entre LA langue NATIONALE (le français standard) et « les autres », dites péjorativement « langues régionales ».

          Mais soit ! jouons à ce jeu là : Donc, du coup, la langue régionale dite « français », c’est juste le patois de Paris. What else ?


        • (0 vote)
          Jeekes Jeekes 30 janvier 18:48

          @Jiròni
           
          Ben voila, ça y est, j’ai mal à la tête.
           
          J’avoue, j’peux pas lutter devant un tel étalage de science infuse.
          Merde alors, dire que j’imaginais même pas que ’’patois = dialecte’’
          Dommage que ma pauvre mère (morvandiau de naissance) ne soit plus de ce monde, j’aurais pu lui apprendre quelque chose.
          Et je suis sûr que ça l’aurait toute ’’ébouriffée’’ de découvrir qu’elle parlait un dialecte et, du coup, qu’elle était bilingue.
           
          Trèfle de plaisanterie, le ’’patois’’ de Paris, c’est de l’argot.
          Vous voyez, moi aussi je peux affirmer des trucs et étaler ma grande culture !
           
          Mouarfff !
           


        • (3 votes)
          Jiròni Jiròni 30 janvier 21:17

          @Jeekes

          Si elle parlait le dialecte du Morvan, elle était juste monolingue francophone, pas bilingue.

          Le morvandiau est un dialecte du français, pas une langue.

          Quand bien même elle parlait à la fois le morvandiau et le français académique (celui que nous écrivons ici), ce ne sont que deux nuances de LA langue française, et non pas deux langues différente. Donc, même en maîtrisant deux de ses formes, elle était juste monolingue francophone.

          Le mépris des personnes sectaires est de qualifier de « patois » par exemple l’occitan ou le breton, qui sont clairement deux langues distinctes du français, en insinuant fielleusement que l’occitan ou le breton ne seraient au fond que, comme le morvandiau, deux formes vernaculaires ou dégénérées du français « académique » standard.

          Ledit français « parisien » standard est issu du dialecte médiéval de la région Parisienne, et

          a dégénéré effectivement depuis en argot.

          Vous auriez pu vous éviter la peine de publier un tel commentaire, sans grand intérêt, nous enfonçons ici vous et moi des portes ouvertes...


        • (2 votes)
          (brazik|attribut_html) brazik 31 janvier 08:19

          @Jeekes
          Patois ? Faut sortir un dico, Jeekes. Et sortir de Paris de temps en temps.


        • (0 vote)
          (baldis30|attribut_html) baldis30 31 janvier 13:09

          @Jeekes

          bonjour,
           et que dire du patois nîmois illustré par les fables de Bigot .... non seulement une langue mais toute une philosophie que ne possède ni les suisses ni les parisien et encore moins les montpelliérains ...


        • (1 vote)
          (Ardisson|attribut_html) Ardisson 30 janvier 16:23

          Article très intéressant !!! Juste quelques petits rectificatifs. Les villes les plus peuplées de Suisse sont dans l’ordre : Zurich, Genève, Bâle, Lausanne et Berne. La plupart de ces villes sont très cosmopolites, à l’instar de Genève dont 61% de ses habitants sont issus de la migration.

          Cordialement

          A.


          • (1 vote)
            Aristide Aristide 30 janvier 16:30

            « On devrait construire les villes à la campagne car l’air y est plus pur ! » , à l’aune d’Alphonse Allais(*), il serait bon que les Français soient suisses.

            (*) attribution contestée.


            • (0 vote)
              (dominique|attribut_html) dominique 31 janvier 07:47

              Et dire que sous le règne de Hollande une délégation de sénateurs français est allé à Berne pour donner une leçon d’économie aux Suisses smiley

              https://24heuresactu.com/2013/06/09/lecon-de-gestion-des-...


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                amiaplacidus amiaplacidus 31 janvier 09:14

                @dominique
                C’est vrai que cela ne manque pas de piquant.
                Étonnez-vous après ceci que les Français ne soient pas toujours bien vus en Suisse (pour moi, vieux frontalier, pas de problème).


              • (2 votes)
                (dominique|attribut_html) dominique 31 janvier 07:48

                En France nous vivons toujours encore dans un système féodal.....


                • (0 vote)
                  michalac michalac 1er février 14:45

                  @dominique

                  Qui sont les inféodés ? Qui sont les inféodants ? Merci de préciser.


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                  (brazik|attribut_html) brazik 31 janvier 08:22

                  Excellent article. Tout y est, impérialisme français et cécité vis-à-vis des réalités « régionales ».


                  • (0 vote)
                    michalac michalac 1er février 14:43

                    @brazik

                    Impérialisme français ! Où ça ?


                  • (0 vote)
                    (bob de lyon|attribut_html) bob de lyon 31 janvier 08:47

                    La Suisse ! Elle ne fait pas partie de l’UE ! C’est pour cela que tout y va mieux… et leurs référendums signifient que c’est un véritable pays démocratique…

                    Vous vous appelez Christoph Blöcher, vous êtes un dur, du genre retenez-moi-ou-je’fais-un-malheur et vous proposez un référendum pour contingenter ces travailleurs frontaliers – notamment gaulois – qui empuantissent le climat helvète…

                    C’est alors que vos voisins UE – bien entendu le gaulois honni est de la partie – vous énumèrent toutes les calamités qui vont s’abattre sur votre État… et vous renvoi à votre statut de citoyen de pseudo-principauté d’opérette.

                    Courageux donc, vous laissez tomber.


                    • (0 vote)
                      amiaplacidus amiaplacidus 31 janvier 09:23

                      @bob de lyon
                      Si la Suisse ne fait pas partie de l’UE, c’est que son peuple a refusé (par un RIC dont le résultat a été respecté) d’en faire partie, et je pense qu’il s’en trouve bien.
                      .
                      Concernant les frontaliers, la situation est très différenciée, aucun problème avec les frontaliers « traditionnels » (pour Genève, 74 et 01) qui connaissent et comprennent la Suisse.
                      En revanche, les « frontaliers » venant de l’autre bout de la France et croyant, parce qu’en Suisse romande on parle français, que tout se passe comme en France, croyant avoir à faire à des bouseux (cela vise particulièrement ceux venant d’Île de France) ils se comportent comme en France. Ceux-là ont alors affaire à un phénomène de rejet.
                      En fait, un rejet de même nature, pour les même causes, les attend en province française (je dis province pour ne pas dire le très à la mode parigote « région »).


                    • (0 vote)
                      (bob de lyon|attribut_html) bob de lyon 31 janvier 10:20

                      @amiaplacidus
                      Concernant les frontaliers, la situation est très différenciée, aucun problème avec les frontaliers « traditionnels » (pour Genève, 74 et 01) qui connaissent et comprennent la Suisse.

                       

                       

                      Sans vouloir envenimer le débat, je connais personnellement de nombreux frontaliers (dans ma famille) Ain, Savoie et Doubs qui pourraient narrer d’innombrables histoires de problèmes ubuesques avec nos voisins helvètes…

                      L’herbe est toujours plus verte dans la prairie d’à côté.

                       

                       

                       


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                      amiaplacidus amiaplacidus 31 janvier 11:27

                      @bob de lyon

                      Ingénieur, j’ai fait mes études à Lausanne et passé l’essentiel de ma carrière professionnelle en Suisse.
                      Mon dernier salaire avant la retraite, plus ou moins11.000 CHF (env. 9800 €) mensuel. Ma retraite, très exactement 6877,25 CHF (env 6100 €).
                      La France aurait été totalement incapable de m’offrir de telles conditions. Alors, je ne crache pas dans la soupe et je ne salis pas la main qui m’a et me nourrit.
                      .
                      Au surplus, ce n’est pas parce que j’ai de bons revenus que j’oublie d’où je viens (fils d’un ouvrier et d’une femme de ménage), c’est pourquoi je tente de lutter pour plus d’égalité et pour que chacun puisse vivre dignement, quel que soit ses qualités et qualifications.


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                      zygzornifle zygzornifle 31 janvier 13:18

                      Moi j’ai été frontalier avec pole-emploi pendant pas mal de temps ....


                      • (0 vote)
                        DantonQ DantonQ 31 janvier 13:22

                        Les Suisses ont eu bien raison de refuser l’entrée dans l’UERSS : tous les problèmes de la France viennent de notre abandon de souveraineté à l’UERSS et à ses commissaires politiques staliniens jamais élus par le peuple et qu’on ne peut pas virer ! 

                        Le jour où la France aura réalisé le Frexit, on aura résolu au moins 90% de nos problèmes ( pouvoir d’achat, services publics, fonctionnement des institutions etc.) Oui, il nous faut la démocratie directe, il faut que le démos ( le peuple) retrouve le cratos ( le pouvoir) c’est ce que suggère de faire Etienne Chouard. 


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                          michalac michalac 1er février 14:40

                          @DantonQ

                          Etienne Chouard a-t-il pris le temps de vous expliquer comment une sortie de l’Union résoudrait le problème du pouvoir d’achat, celui des services publics et du fonctionnement des institutions ?
                          Malgré tout ce qu’il est possible d’en entendre, le polémiste n’a toujours pas répondu à ces complexes et douloureuses questions...


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                          (Reiki|attribut_html) Reiki 31 janvier 14:41

                          La Suisse n est pas un modele pour la France mais pour l Union....

                          On vois clairement dans son histoire qu elle a attiré des communauté grace a son idéologie et non des guerres. 

                          L union européene se veux du même accabi... 

                          Si l union tiens à reussi a travers le temps, il parait claire que la confederation helvetique es le meilleur modeles existant. 

                          Du coup le RIC dois etre imposé par l élite européene sous peine d un affrontement croissant.

                          Illusoire ? Oui j en convient mais même les Etas Unis considere l union européene comme un simple pacte tous juste du niveau de celui de Marrakech. 

                          Mdr L union n est rien face au monde auxquelles on fais face.

                          D ou l incompréhension ambiante et sa volatilité perceptible en l espace de 20ans.

                          Brisé nos chaine ne nous aidera pas, il faut les fondre pour en façonne un pouvoir utile a tous.


                          • (0 vote)
                            michalac michalac 1er février 14:33

                            @Reiki

                            « On vois clairement dans son histoire qu elle a attiré des communauté grace a son idéologie et non des guerres. »

                            Seriez-vous en train de nous dire que l’Union européenne, quant à elle, a attiré des communautés par des guerres et non par son « idéologie » ?


 
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