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06/09/2018

Comment on arrive à détecter l’activité cérébrale,Le comportement des neurones miroirs,Le rôle des neurones miroirs,Les limites de la fonction miroir

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Les neurones miroirs : une révolution dans notre conception de la psyché !

Carolle Anne Dessureault Aucun commentaire , ,

 CAROLLE ANNE DESSUREAULT :

Voici le cinquième article sur les richesses incommensurables du cerveau!

L’article s’inspire du livre Votre cerveau n’a pas fini de vous étonner de Patrice Van Eersel, rédacteur en chef du magazine Clés. Le présent article traite de l’entrevue réalisée par M. Van Eersel avec Pierre Bustany, neurophysiologue et neuropharmacologue, médecin et ingénieur et spécialiste des nouvelles techniques d’imagerie du cerveau.

Pierre Bustany s’intéresse depuis le début de sa pratique à l’imagerie des systèmes de neurones miroirs, au stress et aux troubles relationnels, au choc amoureux ainsi qu’aux traumatismes psychiques dans la petite enfance.

D’après lui, un vieux cerveau est plus entraîné qu’un jeune, car il reconnaît les raccourcis neuronaux et fonctionne à l’économie. Voilà une affirmation qui brasse les préjugés ou croyances que la plupart d’entre nous entretenions sur les performances d’un vieux cerveau comparativement à un jeune !

Des liens entre fonctionnement cérébral et cognition (stress traumatique)

Pierre Bustany s’est concentré ces dernières années sur les liens entre fonctionnement cérébral et cognition lors d’un stress traumatique avec l’objectif de cerner les causes de la résilience.

Avec un groupe de scientifiques, il a cherché à identifier les liens entre neurones et pensée, dans l’ouverture d’esprit la plus large entre science et philosophie. Pierre Bustany a travaillé avec le PET-scan (la première caméra à positons). Plus qu’une radiographie ou un scanner classique qui donne des renseignements anatomiques immobiles du cerveau, le PET-scan montre le cerveau en action.

En suivant les radioéléments à vie courte utilisés en médecine nucléaire, donc à radioactivité légère, que l’on a injectés dans le sang du sujet le PET-scan repère ce qui, dans le cerveau, est en action.

Aujourd’hui, c’est chose courante de regarder fonctionner le cerveau, à observer en détail comment il s’active en réponse à telle ou telle stimulation. Le PET-scan ne voit que ce qui est actif, car la molécule de glucose ou d’oxygène (marquée radioactivement avant d’être injectée) n’est absorbée que par les neurones en train de travailler dans le cerveau de la personne au moment où on l’enregistre. Si on lui tape sur les doigts, l’image va s’allumer au niveau du cortex sensitif de la douleur de l’index frappé. Si elle a peur du choc avant la tape, ce seront des noyaux profonds du cerveau qui s’allumeront, responsables de l’émotion de la peur, etc.

Comment on arrive à détecter l’activité cérébrale

En français, le PET-scan devrait être identifié comme «TEP-scan». TEP pour «tomographie par émission de positons.» Un positon est un électron positif, c’est-à-dire un électron d’antimatière. Quand il s’échappe du radioélément qu’on a injecté au patient – par exemple une molécule de glucose légèrement radioactive, dont les neurones ont besoin pour agir – ce positon ne tarde pas à rencontrer un électron et, dans le choc matière/antimatière, les deux s’annihilent, émettant deux rayons de lumière gamma exactement à l’opposé l’une de l’autre. En ayant installé des détecteurs tout autour de la tête du patient, on peut savoir sur quelle ligne se trouvait le produit radioactif, et ainsi, en rassemblant un grand nombre de détections de rayons gamma, dresser une carte de l’activité cérébrale.

De nos jours, l’imagerie par résonance magnétique nucléaire fonctionnelle (IRMf) montre l’activation de nos neurones plus rapidement et avec une précision beaucoup plus grande que le PET-scan. L’IRMf fait produire aux noyaux atomiques de l’organisme un champ magnétique qu’un détecteur circulaire peut capter et traduire en une image en trois dimensions – et donne une résolution de l’ordre d’un millimètre et demi (alors que le PET-scan est de l’ordre du centimètre). De plus, il évite l’irradiation puisqu’on travaille avec un champ magnétique et non plus avec des isotopes radioactifs.

Le PET-scan est pertinent en médecine pour tout ce qui relève de l’étude réelle du métabolisme, notamment du typage et de l’extension des tumeurs, fonction essentielle. On peut aussi suivre le trajet d’un médicament avec le PET-scan (alors que c’est compliqué avec l’IRM) parce que les molécules des médicaments sont énormes et que la résonance magnétique change leur comportement.

En revanche, pour l’observation du fonctionnement du cerveau, les résultats sont plus rapides avec l’IRM fonctionnelle.

Le comportement des neurones miroirs

Chez le singe, le système des neurones miroirs est beaucoup plus simple que chez l’homme. Il sert essentiellement à préparer le cerveau à lancer une action tendue vers un but significatif, par exemple, tendre la main pour se saisir d’une banane.

Chez l’homme, on grimpe de plusieurs degrés dans la complexité. D’abord, le geste d’un autre peut être imité par nos neurones même si ce geste est « abstrait » et ne conduit à rien d’autre qu’à lui-même.

Le modèle des neurones miroirs a ainsi permis de montrer qu’en regardant quelqu’un sauter en l’air, servir au tennis ou shooter dans un ballon, nous activons, sans en exprimer le geste, les neurones correspondants de notre cortex prémoteur. Nous pouvons faire de la gymnastique sans bouger. Les grands sportifs le savent ! Ils utilisent des méthodes de « visualisation de la victoire » pour entraîner leur système nerveux à mieux atteindre celle-ci. Sans les nouvelles techniques d’imagerie, tout cela serait resté hypothétique et obscur.

Le rôle des neurones miroirs

Principalement, les neurones miroirs servent à nous préparer à l’action, en renforçant les voies neuronales de notre cerveau moteur. Plus nous répétons l’activation d’une voie, même par simple imagination, plus cette voie se renforce et plus le geste auquel elle correspond va devenir facile, automatique. Si nous entraînons classiquement les muscles de nos doigts tous les jours pendant plusieurs heures, au bout d’une semaine nous pourrons les bouger environ 50 % plus vite.

Ce que la neuro-imagerie nous montre de génial, c’est que si nous avons visualisé en pensée l’action de bouger nos doigts, ou même simplement regardé quelqu’un d’autre le faire, nous pouvons améliorer notre vitesse d’exécution de 20 % ou de 30 %. TOUT CELA GRÂCE AU SYSTÈME MIROIR. C’est donc un processus qui économise l’énergie en préparant l’action en amont. En voyant quelqu’un faire un geste qui nous intéresse, ou en nous imaginant le faire nous-mêmes, nous nous en facilitons l’éventuelle exécution.

Les chercheurs confirment l’hypothèse selon laquelle un musicien pourrait entraîner sa dextérité, donc son cerveau moteur, simplement en lisant ses partitions dans sa tête, ou même en s’imaginant jouer, les yeux fermés.

D’autre part, l’activité neuronale d’un néophyte est moins intense que celle d’un expert, d’un amoureux de l’art ou de ce à quoi il porte son intérêt.

Si les chercheurs scannent le cerveau d’un peintre ou d’un grand amateur de peinture regardant un tableau, on y trouvera une activité neuronale intense. Cette activité sera moindre chez le néophyte. Un musicien écoutant jouer un autre musicien va spontanément analyser si celui-ci joue juste ou pas, de combien il est décalé par rapport au diapason, à quel rythme il joue, avec quel style, quelle tonalité, sans compter le jugement qu’il portera sur le choix du morceau, l’histoire de ce dernier … bref, une infinité de données que nous ignorons si nous n’avons pas nous-mêmes étudié la musique pendant des années. Le système VISE L’EFFICACITÉ ET L’ÉCONOMIE.

Les neurones miroirs existent-ils dans toutes les parties du cerveau?

Il semblerait qu’on les retrouve un peu partout dans le cerveau. Il faut surtout parler du « fonctionnement en miroir » de nombreux systèmes de neurones.

Le mimétisme neuronal passe par la fonction visuelle. Exemple : si une personne voit une autre personne donner un grand coup de marteau sur ses doigts, sa réaction en miroir fera qu’elle saisira (inconsciemment) sa propre main d’un geste vif, tout en pensant : « Ouf, il a dû se faire mal ! »

Souvent, la fonction miroir est synesthésique, passant par plusieurs sens à la fois. Si, par exemple, vous voyez quelqu’un adopter la mimique du dégoût, vous aurez facilement tendance à l’imiter, avec l’impression de sentir, dans vos narines, une odeur putride. Il s’agit d’un réflexe quasiment « câblé » génétiquement dans nos circuits neuronaux olfactifs et moteurs. Notre espèce sait depuis des centaines de milliers d’années que ce qui sent mauvais est généralement pourri et ne doit pas être consommé.

C’est si puissant, que lorsque nous regardons un visage exprimant le dégoût, notre système miroir peut très bien provoquer chez nous des réactions de dégoût réel, avec haut-le-cœur, sueur, peur et autres réactions psychosomatiques (pensons un peu à quelqu’un qui mangerait des vers vivants devant nous …. Hum !)

Les limites de la fonction miroir

Un professeur de danse, qui s’entraîne depuis trente ans et exécute à la perfection un certain enchaînement, et si ses élèves le regardent et usent de leurs neurones miroirs et tentent de l’imiter, malgré tout, ils n’y parviennent pas. Parce que trente ans de travail ont fait intégrer au maître une coordination neuronale complexe inaccessible à des débutants.

Il n’est donc jamais trop tard. Il s’agit d’utiliser cette capacité extraordinaire de notre cerveau et de l’entraîner, par la visualisation, comme ci-dessus mentionné, par l’imitation, par la rigueur, dans le but d’élargir nos horizons et réaliser nos objectifs.

L’effet miroir commence dès la naissance

Un bébé n’a aucune inhibition : on tire la langue, il tire la sienne ; on sourit, il sourit ; on pleure, il pleure ; Le nouveau-né est hypersensible et développe étonnamment vite des méthodes d’analyse du regard de sa mère. Il relie très bien telle expression du regard de celle-ci au fait qu’elle est contente ou pas. Au bout de quelques mois, il suffit de froncer les sourcils pour qu’il se mette à pleurer – parce qu’il sent intérieurement une altération du bien-être de sa mère. Tout cela passe intégralement par les neurones miroirs.

Au début, seul le système visuel est concerné, puis, peu à peu, le système auditif s’intègre au processus, même si la parole n’est pas encore au programme. L’enfant entend quelque chose, son cerveau analyse les sons et les mémorise, se constituant une grammaire acoustique, par étude statistique des groupes de phonèmes dans les paroles que son entourage déverse sur lui.

Le petit enfant n’utilise son système miroir que pour imiter, pas pour comprendre le but des actions vues. Vers quatre ou cinq ans, il commence à mentir et s’amuse à « faire comme si ». Il comprend qu’il peut imagjner des choses, appréhender ce qui se passe dans la tête des autres, jouer en groupe et manipuler sciemment autrui, sa dépendance totale à son système miroir se relâche alors petit à petit. Il découvre qu’il peut jouer dans ce système miroir pour mimer des sentiments et faire croire à autrui quelque chose qu’il ne ressent pas.

En conclusion, les neurones miroirs constituent une révolution dans notre conception de la psyché et de la condition humaine.

À suivre.

 

Carolle Anne Dessureault

Née au Québec, Carolle Anne Dessureault a occupé plusieurs postes en administration, dont celui de vice-présidente dans un parc technologique de la province. Elle est auteure de plusieurs ouvrages. Médaillée d'argent en art oratoire chez Toast Masters, elle a donné des centaines de conférences sur le bien-être intérieur. Elle a voyagé dans une trentaine de pays. Elle croit profondément dans l'épanouissement de la personne par la pratique de l'attention vigilante : la pleine conscience.

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30/08/2018

PoissyWeb,MyNewsCenter,Votre cerveau n’a pas fini de vous étonner, Comment nos neurones « attrapent » les émotions des autres, Voici le quatrième article sur les richesses incommensurables du cerveau!Qui construit la ville? Quel lien avec notre travail?

Comment nos neurones « attrapent » les émotions des autres

CAROLLE ANNE DESSUREAULT :

Voici le quatrième article sur les richesses incommensurables du cerveau!

L’article s’inspire du livre Votre cerveau n’a pas fini de vous étonner de Patrice Van Eersel, rédacteur en chef du magazine Clés. M. Van Eersel poursuit ici les découvertes sur la neuroscience. Il met aussi en scène les recherches de Daniel Goleman, auteur du livre L’intelligence émotionnelle, et d’un nouveau livre L’intelligence relationnelle.

La neuroscience sociale

Grâce au perfectionnement des techniques d’imagerie corticale, en particulier le scanner à résonance magnétique nucléaire fonctionnelle (IRMf), qui permet de visualiser avec une précision de plus en plus fine les zones actives de notre cerveau lorsque nous agissons, pensons, parlons, rêvons, et surtout, quand nous entrons en contact avec une personne, une nouvelle discipline a pris naissance dans les années 1990 : la neuroscience sociale.

Nos neurones ont absolument besoin de la présence physique des autres et d’une mise en résonance empathique avec eux. Les relations cybernétiques, SMS, Internet, ou autres contacts virtuels ne leur suffisent pas.

Comment nos neurones «attrapent» les émotions des autres ?

Au moindre échange émotionnel avec autrui, a lieu un incroyable faisceau de réactions en cascade dans notre système nerveux central. Ce qui lui fait dire que nous « attrapons » les émotions des autres, comme on attrape des virus, en positif comme en négatif.

Sitôt que nous entrons en relation avec quelqu’un, des millions de nos neurones cherchent, littéralement, à se connecter à ceux de l’autre. Notre cerveau n’est pas le même selon que nous trouvons notre interlocuteur plus ou moins sympathique, intéressant, drôle, excitant, ou stupide, mou, rigide, dangereux.

Études faites sur les couples qui s’embrassent : effets positifs sur leur santé

Des neuropsychiatres américains ont étudié beaucoup de couples – depuis l’amour fou jusqu’aux pires scènes de ménage.

Sous le scanner IRMf, la neuro-anatomie d’un baiser révèle que c’est la totalité des aires orbito-frontales des cortex préfrontaux (COF) des deux amoureux qui se mettent en boucle. Le COF est une structure fondamentale du cerveau qui assure la jonction entre les centres émotionnels et les centres pensants, et qu’elle relie, neurone par neurone, le néocortex au bulbe rachidien : la mise en résonance provoquée par un baiser amoureux a des effets positifs profonds, soit une baisse de cortisol, indicateur du stress, une montée en flèche des anticorps.

Les mêmes effets se produisent quand les amants se regardent dans les yeux, même sans s’embrasser.

Les couples qui se disputent : effets négatifs sur leur santé

Une dispute conjugale si elle met les cerveaux des personnes en «phase» a des effets négatifs : la fonction cardiovasculaire entre en souffrance et les taux immunitaires baissent. Si les disputes se répètent pendant des années, les dommages deviennent cumulatifs.

Les neurones des femmes et des hommes

Les neurones des femmes ont tendance à systématiquement passer en revue, ruminer, ressasser les derniers échanges relationnels (amoureux ou pas). En revanche, les hommes le font aussi, mais avec beaucoup moins d’énergie et de détails.

De l’avis des chercheurs, le cerveau de la femme est plus « social » que celui de l’homme, et conséquemment, plus dépendant de la qualité relationnelle de l’existence.

Cette notion nous permet de comprendre un peu mieux les différences de comportement entre les hommes et les femmes, et peut aider à améliorer nos échanges.

L’intelligence relationnelle

Daniel Goleman compare les neurones miroirs à une « wifi neuronale ». Il s’agit d’un mécanisme qui fait que notre cerveau, dès la naissance, «mime» les actions qu’il voit accomplir par d’autres comme si c’était lui qui agissait. Ou bien il se mime lui-même en imaginant une sensation ou une action, provoquant la même activité neuronale que s’il sentait ou agissait pour de bon.

Vus de l’extérieur, nous pouvons être immobiles et silencieux alors qu’à l’intérieur nos neurones « dansent » ou «jouent du piano».

L’intelligence relationnelle repose sur un processus très rapide. En moins de vingt millièmes de seconde, notre cerveau peut capter, simultanément, que la personne en face de nous a tel ou tel air, est plus ou moins sympathique, plus ou moins franche, qu’elle sent telle ou telle odeur, qu’elle est physiquement plus forte ou plus faible que nous, qu’elle est pacifique ou menaçante, qu’on peut lui parler ou pas, qu’elle nous plaît ou pas.

La mise en résonance des systèmes nerveux vaut pour tous les humains qui entrent en relation, qu’ils soient deux ou au-delà. Au travail, entre amis, en famille. Une foule baignant dans la même émotion représente une myriade de cerveaux se mettant au diapason – incarnation neuronale de la « passion unique ».

Les neurones en fuseau (seuls quelques animaux en possèdent)

Les cellules nerveuses, très grosses, qui permettent une grande rapidité de réaction sur un grand nombre de plans simultanément s’appellent les « neurones en fuseau. »

En situation de survie, en fonction de la réponse de l’organisme, on pourra sourire à une personne ou lui envoyer un coup de poing ou se sauver à toutes jambes.

Les neurones en fuseau sont aussi importants que les neurones miroirs. Ils mettent en branle des processus archaïques qui se déroulent hors de toute conscience à la vitesse éclair d’un réflexe.

Cet archaïsme est récent. La plupart des animaux ne possèdent pas de neurones fuseau. Seulement chez les chimpanzés, les gorilles, les orangs-outangs, les bonobos et les baleines … ces dernières en ont d’ailleurs plus que les humains.

On appelle aussi les neurones en fuseau les neurones de l’amour

Aimer quelqu’un c’est s’avérer capable de détecter chez lui d’infimes nuances dans l’expression de ses ressentis et éventuellement y répondre.

On aurait découvert quelques dix-huit façons de sourire. Sourire est l’expression que le cerveau humain décrypte avec le plus de nuances et le plus vite : nos neurones préfèrent les visages heureux. En moins de vingt millions de seconde, nous pouvons tous reconnaître lequel des dix-huit sourires-type nous adresse notre interlocuteur et ainsi décrypter son ressenti et nous y adapter.

Voici une liste des différents sourires :

petit rictus figé de politesse
le sourire gêné
le sourire soulagé-pincé (signifiant « on l’a échappé belle »)
le sourire épuisé (de bonheur)
le sourire sadique
le sourire fatigué
le sourire excédé
le sourire endurant (personne qui prend son mal en patience)
le sourire diplomatique
le sourire extatique
le sourire caricatural (imiter grossièrement la joie)
la façon préoccupée (comme l’inventeur en train de créer)
manière méprisante
manière simulée
manière ravie (devant un bébé qui nous émeut)
manière chaleureuse (pour encourager autrui dans une action)
manière méditative (à la manière de Bouddha)
ou enfin, amoureuse (mélange d’extase, ravissement, chaleur et excitation)
Si on généralise nos formes d’expression et de sensorialité verbale et non-verbale, on aboutit à ce qu’on appelle «l’empathie». Sans cette rapidité et cette subtilité de décodage de l’autre, l’empathie serait impossible.

Sans nos neurones en fuseau, nous ne serions pas humains.

La «voie basse» de l’intelligence relationnelle ne passe pas par la réflexion

Cette communication ultra rapide et multiniveaux constitue ce que les neurologues nomment la « voie basse de l’intelligence relationnelle », c’est peut-être l’intuition et peut-être aussi la télépathie (qui se nourrit de détails infimes entre personnes en relation affective forte).

Cette « voie basse » ne fait pas de compromis ni de diplomatie. Laissée à elle-même, elle peut s’avérer grossière et sauvage (donc, inhumaine), réagissant face à l’autre en « j’aime/je n’aime pas. »

La « voie haute » de l’intelligence relationnelle – cerveau civilisé

La « voie haute », l’autre pilier cortical, (contrairement à la basse qui réagit sans réfléchir) commence par la réflexion consciente. C’est notre cerveau civilisé.

La « voie haute » est beaucoup plus lente, mais plus riche, sophistiquée que la basse, faisant intervenir la mémoire, les valeurs, les croyances, la culture de la personne.

Elle fonctionne à coups d’hésitations, mais elle s’avère flexible et multifonctionnelle.

Une personne équilibrée fait coopérer la lente intelligence réfléchie de sa « voie haute » et les fulgurantes intuitions de sa « voie basse ».

Nous vivons cette coopération en permanence, avec des courts-circuits généralement inconscients (qui sont des refoulements.) Exemple : les neurologues constatent qu’au cinéma notre « voie basse » réagit comme si le film était vrai – avec bonheur et terreur selon le scénario – et que notre « voie haute » doit exercer un contrôle tyrannique pour que nous restions sagement assis dans notre fauteuil au lieu de participer à la scène ou nous sauver.

Suite à l’observation de l’intérieur du cerveau, les chercheurs ont pu constater que les relations harmonieuses (entre conjoints, entre enfants et élèves, entre soignés et soignants) mettent tous les chronomètres neuronaux des personnes en phase, dont il en résulte un meilleur métabolisme, peut-être accru d’un bonheur supérieur.

L’altruisme est un instinct

La plupart des chercheurs et praticiens qui travaillent actuellement sur ces questions aboutissent au constat que l’altruisme est un instinct. Pourquoi? Schématiquement, parce que nous ressentons, en nous-mêmes, la souffrance de l’autre, et qu’en le secourant, nous cherchons fondamentalement à nous soulager nous-mêmes.

Daniel Goleman cite ces mots du poète W.H. Auden : « Il faut nous aimer les uns les autres, ou mourir. »

Ce ne serait pas un souhait moral, mais plutôt une observation neuronale!

Malheureusement, de nos jours, nous vivons dans des conditions qui bloquent notre altruisme ou le détournent. Dans notre cerveau, les « neurones » qui ressentent l’autre côtoient les neurones moteurs, qui permettent d’agir; ainsi, lorsque nous ressentons de la compassion pour quelqu’un, notre sollicitude devrait tout de suite pouvoir se traduire par une action.

Or, cette mise en action est aujourd’hui bloquée de plusieurs façons. Premièrement, nous sommes bombardés d’informations négatives et tragiques par les médias qui ne nous permettent pas d’agir, sinon de façon détournée, comme envoyer un chèque à une ONG ou en signant une pétition. La plupart d’entre nous vivent dans des grandes villes, où la densité des contacts est telle qu’il faudrait être un saint pour répondre à toutes les invitations à la compassion que nous recevons en permanence. De plus, même avec nos amis et nos proches, nous sommes de plus en plus en relation par l’intermédiaire de machines, qui ne permettent pas l’expression physique immédiate d’une compassion. Or, nos neurones ont besoin de contacts directs, physiques et sensoriels.

Dans un prochain article, un entretien entre Patrice Van Eersel et Pierre Bustany, neurophysiologue et neuropharmacologue au CHU de Caen, un expert en neuro-imagerie, qui depuis les dernières années, s’est concentré sur les liens entre fonctionnement cérébral et cognition lors du stress traumatique, avec l’objectif de cerner les causes de la résilience, ainsi que les liens entre neurones et pensée.

Notre cerveau n’a pas fini de nous étonner!

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28/08/2018

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Vos pensées aujourd'hui sont tout à fait claires. Ca tombe bien, car certaines personnes ont sans doute besoin de connaître votre avis sur différents sujets qui les tracassent. Comme les gens savent qu'ils peuvent compter sur vos réponses directes et franches, ils viendront spontanément vous voir. Ne les décevez pas ! Renseignez-vous bien sur chaque cas avant d'émettre un avis. Il n'est jamais inutile d'être bien informé, même si la question porte sur les mœurs des belles-mères !

 Mon ambition, PoissySmartCityWebCitoyen,Collaborer. Anticiper. Innover,Venez nous rejoindre, la société en réseau ne se fera pas sans Vous! Rencontrer, découvrir, dialoguer, échanger, entreprendre, éduquer, administrer, préparer l’avenir

"Les héros, ou simplement les gens bien, sont à la fois un modèle et un encouragement. Nous en avons besoin !"

Ambition

- Développer la connaissance par le partage
- Développer l'intelligence collective dans les organisations
- Développer le sentiment d'appartenance par la compréhension de l'environnement

La prise en compte du Big Data est un enjeu majeur pour les entreprises du 21ème siècle qui doivent en permanence optimiser leurs offres et leurs processus pour atteindre leurs objectifs de rentabilité.  


Dipl.Ing.StefanV.Raducanu,FranceWeb21,SocSav21,WTMW,Why Do You Love the Web?Getting Started With Workplace Communication Governance,Start With Strategy,Talk About Your Toolset,Remember the Audience,Set Criteria for New Functionality,Create, Listen,Publish

Dipl.Ing.Stefan V.Raducanu,WelcomeToMyWorld,IMMORTALITY,StefanWebCollection, Conçu pour les geans pas pour le profits, EGLOBALNETWORK,Tous Président avec FranceWebAsso@ PoissyWebCitoyen>Société du Savoir>MyNewsCenterNavigator, Capture, collect, and share

Une discussion avec des amis pourra vous apporter des informations de premier ordre ! A l'occasion d'une réunion, où des sujets de toutes natures seront abordés, vous récolterez de quoi mieux gérer l'un de vos projets personnels. Mais attention aussi à ne pas trop vous laisser influencer ensuite par tous ces avis qui finalement ne sont bons à prendre qu'en partie... Piochez ce qu'il y a d'intéressant, et faites clairement le tri

20130720_160102.jpgWelcome To My World

Bringing People Closer

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