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10/12/2018

La politique autrement:et si on changeait tout ?Tous Président avec FranceWeb21 @ PoissyCitoyen>SociétéduSavoir>SocSav21> Choisissez l'Excellence>"Le bonheur est souvent la seule chose qu'on puisse donner sans l'avoir et c'est en donnant qu'on l'acquiert

A nous la liberté ! 

Pourquoi la liberté ?

Parce que, depuis l’enfance, nous sommes prisonniers de normes, de préjugés, d’automatismes et d’addictions qui nous empêchent d’être heureux. Parfois, nous sommes nous–mêmes les artisans de ces barreaux invisibles, et parfois, c’est la société de la performance et de la consommation ou encore le qu’en dira-t-on qui nous conditionnent.

Dans cette conférence, ils nous proposeront un chemin méthodique pour sortir de nos prisons intérieures, nous rapprocher des autres et bâtir un nouvel art de vivre.

ETRE LIBRE, le grand chantier de l'existence

La politique autrement : et si on changeait tout ? Actualité de la recherche

Pourquoi il est difficile de changer

Il arrive que nous soyons tous d’accord sur ce qu’il faudrait changer sans que les choses évoluent pour autant. Pourquoi tant d’inertie ?

Changer tout. Vite dit, mais pas vite fait… Lorsque la contrainte et la menace sont exclues, comme cela devrait être le cas en démocratie, même les projets a priori les plus bénéfiques à la collectivité peuvent se heurter à des obstacles pendant de longues années, voire ne jamais aboutir. Penchons-nous donc sur ces changements proposés « pour le bien de tous » et avec la participation de tous : on les appellera « coopératifs » pour les distinguer d’un autre genre de changements (dits « compétitifs ») tournés vers la réussite d’un seul acteur, individu ou groupe. Pourquoi sont-ils si laborieux à faire aboutir ? Quels sont les obstacles ? Voyons ce qu’en disent psychologues et économistes.

Premier obstacle : « l’aversion à la perte »

Il y a un biais  cognitif que les psychologues appellent aversion à la perte. Exemple type : les conséquences négatives du réchauffement de notre planète sont difficilement mesurables pour chacu [ lire la suite... ]

Donner le pouvoir aux citoyens

Référendums populaires, votations, délibérations citoyennes, Web 3.0… : les initiatives se multiplient pour rendre le pouvoir aux citoyens. La démocratie en sortira-t-elle grandie ?

Il est à noter qu’en France, pays se proclamant champion de la Liberté, le principe de « sécurité juridique » ne figure même pas dans la constitution du 4 octobre 1958.

La sécurité juridique est un principe du droit qui a pour objectif de protéger les citoyens contre les effets secondaires négatifs du droit, en particulier les incohérences ou la complexité des lois et règlements, ou leurs changements trop fréquents (insécurité juridique).

Par ailleurs, le système représentatif ayant créé une " usine à lois " nommée « Assemblée Nationale » avec des salariés - les députés - chargés de faire tourner cette usine à plein régime et un aréopage de technocrates chargés de fabriquer des décrets " à la chaîne ", nous ne devons pas nous étonner que cette « méga-machine » fonctionne en permanence à la limite de l’emballement.

Dans ce schéma, c’est l’organe qui crée la fonction et non pas la fonction qui crée l’organe, comme le veut la biologie !

En démocratie directe, il n’y a pas " d’usine à loi " et l’avenir dira si la loi, élaborée de cette manière, sera plus ou moins nombreuse, plus ou moins complexe, etc…. Nous ne faisons pas de pronostic, mais nous souhaitons que ce soit le peuple lui même qui décide du rythme législatif et pas une poignée de salariés de l’État.

Un contradicteur avisé nous a posé un jour cette question :

« Concernant la nécessité ou pas d’imposer un formalisme pour la rédaction des lois, existe t-il des études sur le sujet qui conduiraient à penser que le formalisme imposé actuellement au législateur n’apporte pas une valeur ajoutée certaine et qu’il faudrait laisser aux citoyens une bien plus grande liberté sur ce point ? Car, il semble pourtant que le formalisme actuel a acquis sa justification à travers le temps ».

Nous avons répondu à cette question que n’avions pas connaissance d’étude sur la pertinence d’un formalisme pour la rédaction des projets de loi et que nous doutions par avance qu’une étude objective puisse être menée sur ce sujet.

En effet, cette question mériterait au préalable un débat approfondi pour savoir si une étude, quelle qu’elle soit et sur quelque sujet que ce soit, peut être réellement « objective ».

Tout dépend de par qui elle est initiée ; comment elle est menée et de quelle façon elle est financée

Qu'est-ce que la sécurité juridique ? - Qualité des normes et sécurité ...

Sécurité juridique — Wikipédia

https://fr.wikipedia.org/wiki/Sécurité_juridique
 
 
 
 

Référendums populaires, votations, délibérations citoyennes, Web 3.0… : les initiatives se multiplient pour rendre le pouvoir aux citoyens. La démocratie en sortira-t-elle grandie ?

Il y a plus de deux siècles, les démocraties modernes ont fait le choix de fonder leur légitimité sur un mécanisme depuis bien rodé : celui du consentement du peuple à être gouverné par des représentants librement désignés par des élections. Le dispositif en est même venu à incarner l’essence même de la démocratie. Mais il est aussi sapé par son propre succès, et confronté à de sérieuses critiques de principe, tout comme, de manière croissante, à l’insatisfaction palpable de citoyens qui se détournent des urnes, désertent les partis politiques, désavouent leurs élites, et à l’occasion donnent de la voix contre un système qui, entre deux scrutins, leur offre peu d’opportunités d’agir sur les affaires publiques. « Radicaliser la démocratie » est, selon Joshua Cohen et Archon Fung (1), l’ambition de tous ceux, militants ou experts, qui cherchent les moyens de rendre aux citoyens le pou [ lire la suite... ]

Utopies

Tous Président avec FranceWebAsso21 @ PoissyCitoyen>SociétéduSavoir>SocSav21> Choisissez l'Excellence>

Avec FranceWebAsso @ PoissyCitoyen> "Le bonheur est souvent la seule chose qu'on puisse donner sans l'avoir et c'est en donnant qu'on l'acquiert"

Construit sur quatre piliers - business, culture, style et bien-être , son ambition est de devenir pour vous une source d'inspiration et d'envies.  

Nous sommes persuadés qu'on  réussit mieux dans la vie des affaires quand on cultive bien le goût pour la vie tout court.

Préparer le capital humain dans l'économie de la connaissance est primordial pour notre pays dans l'avenir. Rénover la démocratie.

e-Collaboration , le travail en réseau et l’efficacité collective : modèle de développement pour la réussite

« Comment réussir dans un monde d’égoïstes »

Chaque choix que nous faisons correspond à la satisfaction d’un besoin à l’instant T. Nous prenons des décisions en fonction de ce qui nous semble être le mieux pour nous au moment où nous les prenons. Mais la vie est un mouvement, une évolution constante. Ce qui était valable hier ne l’est peut-être déjà plus aujourd’hui, alors demain ? Tous, entrepreneurs de la connaissance

Le concept s’appuie sur trois axes en interactions

AGILITE, INNOVATION, EMPOWERMENT

Une attitude face au progrès et à l'avenir.

Pourquoi les grands hommes de bien ont-ils entraîné derrière eux des foules ? Ils ne demandent rien, et pourtant ils obtiennent. Ils n’ont pas besoin d’exhorter ; ils n’ont qu’à exister ; leur existence est un appel.

"Ce que j’entreprends doit me survivre."

Ce que doit chercher à provoquer l’ingénieur, c’est l’enchantement. C’est ça qui me fait vibrer.

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Venez nous rejoindre. C’est encore plus facile ensemble !

C’est l’inspiration qui nous fait grandir!

La société en réseau ne se fera sans Vous!

Ce système de vote a été inventé en 2006 par deux chercheurs au CNRS : Rida Laraki et Michel Balinski. Il permet d’exprimer son opinion sur chacun des candidats plutôt que de voter pour seulement l'un d'entre eux, en leur attribuant des mentions : à rejeter, insuffisant, passable, assez bien, bien, très bien... Une innovation qui pourrait changer notre démocratie et redonner aux citoyens le goût de la politique.
Pour tout comprendre sur ce nouveau mode de scrutin, regardez le reportage de notre journaliste Paloma Moritz.

Nouvelle société du SAVOIR  Groupe d'intérêts.jpg

L'entreprise ressemble à une réserve naturelle, comme une île au centre de l'Europe, ou une espèce protégée vit- plutôt bien - à l'abri du chômage et des désordres politiques et sociaux. Aucun autre État au monde ne pratique en même temps la démocratie directe, le fédéralisme, la neutralité, la paix du travail et le compromis systématique. C'est notre modèle "Nouvelle société du  XXIe siècle".2021.jpg

Ensuite sur le fond, pour être perçue comme une alternative possible, notre famille politique doit cesser de ne s’exprimer qu’en réaction à l’actualité ou aux choix gouvernementaux ; elle doit produire et exprimer une vision crédible de la France de demain. Notre proposition, c’est de cesser de raisonner en silo, et de se donner les moyens de conceptualiser un vrai projet politique.

C’est parce que nous sommes animés chaque jour par ces réflexions, parce qu’elle sont au cœur de notre engagement d’élus et qu’elles nous guident au quotidien dans ce que nous voulons être un mandat de contact avec nos concitoyens et de bon sens dans les choix que nous faisons, que  nous exprimons avec sincérité et détermination – loin des logiques d’appareil de certains – notre désir de contribuer utilement au débat national et et désireuse d’épargner à la France l’aventure des extrêmes qui malheureusement n’a jamais été aussi pressante à nos portes."

Groupe d'intérêts: Le citoyen, L'électeur, Le travailleur, Le consommateur

LES VALEURS HUMAINES SERONT LES PILIERS DE DEMAIN ET LA CONFIANCE SERA UNE CONDITION SINE QUA NON A LA RÉUSSITE DE L'ORGANISATION

Le monde au XXIe siècle

Un monde à soi. Nous vivons sous le même ciel, mais notre compréhension du monde n’en est pas moins toujours située. Stefan et Madeleine Raducanu réfléchissent aux conditions d’une appropriation commune des savoirs, qui déjoue leur inégale circulation.

À l’âge de la mondialisation, comment écrire une histoire ouverte sur le monde, sur ses échanges, ses circulations, ses rencontres ? Contre l’européocentrisme ou le repli national, il convient d’expérimenter de nouvelles manières de penser et d’écrire l’histoire.

Un Réseau d'échanges et de savoirs, vous proposant un mode de collaboration, plus pertinent et efficace, capable de s'adapter à votre entreprise, votre fonction et vous.

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“Fouille en dedans. C'est en dedans qu'est la source du bien et elle peut jaillir sans cesse si tu fouilles toujours.”

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Petit menteur deviendra gros

Actualités et citoyenneté à l'ère numérique

Les villes rajeunissent

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Incidents du 8 décembre à Paris: qui sont les interpellés?

Un citoyen Gilet jaune a tenu à réagir en pointant du doigt la « loi Pompidou, Giscard, Rothschild » votée en 1973 qui empêcherait l'Etat de mettre fin à la dette selon lui.

Les BANQUES placent leurs hommes (Pompidou-Macron) au cœur des gouvernements pour privatiser la création monétaire et l’ emprunt d’ État, obligeant ainsi des pays indépendants et souverains à se ruiner pour payer des intérêts d’une dette sans cesse croissante.

Ces agents infiltrés poussent les États à toujours plus de dépenses pour augmenter le montant de cette dette.

Pour rembourser cette dette, les politiciens corrompus culpabilisent leurs peuples pour les obliger à payer de nouvelles taxes et impôts.

Poussant à la ruine des populations et des pays entiers, les financiers et banquiers finissent par imposer la privatisation des services publics et la vente du patrimoine national garantissant ainsi un contrôle total du pays..

" Le trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l’ escompte de la banque de France " .... Loi Rothschild-Pompidou-Giscard du 3 Janvier 1973 .

À Super Cochon,
La loi en question a été consolidée par le traité de Maastricht (article 104). Pour revenir à l’état antérieur il faudrait annuler la loi de 73 ET sortir de l’UE.

En d’autres lieux et d’autres circonstances J’avais signalé la nocivité de la loi du 3 janvier1973.

Bravo.. !

Effectivement, le titre de cet article n’est pas bon : il n’y a aucun malaise, ils éludent la parole du peuple quand elle pointe les causes de son malheur. Ils ont toujours fait ça : ce sont des collabo de la dictature qui participent à notre exploitation. "Liberté de la presse" disent-ils, ils me dégouttent.

Plus troublant (parce que là, ça vient de M6 donc on sait que c’est des pourris), j’ai vu aujourd’hui un gilet jaune essayer de dire la même chose sur la chaîne RT en direct et là, au moment où il allait expliquer la loi de 1973, il y a eu comme un problème technique. Il est possible que ça en ait été vraiment un mais c’est bizarre qu’il soit advenu justement à ce moment. RT représente la seule chaîne TV où la parole est libre pour le moment. J’espère donc que ce n’est qu’un hasard...

La rédaction de la loi en démocratie directe

, par  DMigneau , popularité : 65%

La rédaction de la loi en démocratie directe

Se référant au système suisse, certains considèrent qu’une initiative rédigée initialement par des citoyens devrait néanmoins être soumise à une " remise en forme ", c’est à dire (soi-disant) améliorée dans sa rédaction, afin qu’elle corresponde au canon d’un texte pouvant être soumis à la votation.

Ils proposent ainsi quelques itinéraires législatifs applicables, selon eux, en démocratie directe. Par exemple celui-ci :

Un groupe de citoyens rédige ce qu’on appelle une « initiative », sous la forme d’une première version d’un texte.

Ce texte est « amélioré dans sa rédaction » (sans que cela n’en change le sens) par une équipe (à définir) ayant les compétences rédactionnelles et juridiques nécessaires.

Contrairement à cette opinion, nous considérons que le rédactionnel d’un projet de loi doit rester libre et que personne n’a la légitimité nécessaire pour en modifier la formulation.

Chaque projet de loi doit être ouvert à l’implémentation des signatures, puis au débat contradictoire en agora et les citoyens sont seuls juges pour donner - ou non - leur signature, puis voter - ou non - le projet.

L’unique rôle d’une Commission de contrôle serait de vérifier si le projet de loi impacte une ou plusieurs autres lois existantes et, dans ce cas, demander à l’auteur de le re-qualifier en projet de loi modificative ou abrogative.

C’est une intervention purement technique et factuelle.

Mais, en fait cette question mériterait d’être retournée à leurs auteurs sous cette forme-ci : « Pourquoi vouloir à tout prix améliorer la rédaction d’un projet de loi ? Que craignez-vous si cela n’est pas fait ? »

La réponse que nous obtenons à cette question inversée est que ce formalisme permettrait de s’assurer que les projets qui circulent sont bien rédigés, suivant des règles identiques, avec une formulation en français correct, etc…. un peu sur le modèle de ce qui se pratique actuellement à l’assemblée nationale et au sénat.

Les partisans de cette obligation de « mise en forme » imaginent même que nous pourrions disposer d’un « pool de compétences rédactionnelles et juridiques » dont la vocation serait d’aider les citoyens à rédiger des projets respectant des normes de rédaction.

A l’appui de leur conviction, ils prétendent même que ce dispositif présenterait l’avantage de rassurer le citoyen quant à sa capacité à aboutir à un texte « conforme » sur le plan rédactionnel, même s’il n’a pas l’habitude de rédiger des textes juridiques.

En se faisant aider sur le moment, il bénéficierait ainsi d’une sorte de " formation " qui l’aiderait à gagner en autonomie pour les fois suivantes.

Ces suggestions sont certes empreintes de bienveillance à l’égard de la démocratie directe, mais elle portent visiblement le sceau de l’élitisme. Le fait que ces contradicteurs soient sous l’influence des pratiques actuelles à l’Assemblée Nationale n’est pas, en soi, un problème.

Plus gênant est le sentiment qu’ils donnent de considérer que le citoyen, ou groupe de citoyens, ordinaire(s) n’est pas capable d’écrire un texte " en bon français ". D’autant que, pour une rédaction juridique, un texte rédigé en « français correct » n’est pas l’essentiel, l’essentiel étant qu’il soit compréhensible par tous, rationnel et rigoureux.

Et ce n’est pas toujours le cas dans le système actuel, malgré l’existence des contraintes rédactionnelles dont il est fait état.

Cela étant dit, nous ne verrions pas d’inconvénient à ce que la Commission de contrôle mette à la disposition des rédacteurs de projets de lois, un « pool de compétences juridiques et rédactionnelles », comme suggéré, un peu à l’image du dispositif des « écrivains publics », mais seulement à titre d’aide et de conseil facultatif et sans obligation de passer par lui.

Mais là encore, la même question se repose : « Qu’y a-t-il à craindre dans le cas contraire ? »

Si le texte proposé est un charabia incompréhensible, il est peu probable qu’il obtienne les milliers de voix nécessaires à sa validation. Et si d’aventure il les obtenait, il risque fort d’être réduit en pièces lors de la phase " débat ", et au final, de ne pas être voté.

En réalité, ces critiques émanent d’observateurs manifestement polarisés par cette notion très répandue de formation « up-down » qui conteste par avance les capacités du citoyen " ordinaire " à traiter de sujets qui le concernent directement.

Et pourtant, nous sommes bien obligés de reconnaître que c’est « ce même citoyen ordinaire » qui subit quotidiennement le poids des quelques 140 000 lois et règlements de l’ensemble du corpus juridique. Cette réalité est, à nos yeux, suffisante pour qu’il soit, par définition, légitimé à les évaluer et à les modifier.

Dans un ordre d‘idée similaire, il est intéressant faire observer que de nombreuses voix de juristes, au demeurant non connus pour entretenir une appartenance à un quelconque courant « populiste ou citoyen », se sont, depuis un certain temps déjà, élevées pour dénoncer une « crise de la loi ».

L’ex-président du conseil constitutionnel, Pierre Mazeaud, l’exprima même dans ses vœux de l’année 2005. Selon ces " éminents spécialistes ", pourtant parfaits représentants de la " démocratie " représentative, les principaux maux dont souffrirait la loi actuelle sont les suivants :

- Les lois multiples.

Il s’agit de « l’inflation législative » galopante qui est jugé comme étant sans doute le pire de tous les maux. Le parlement adopte de multiples lois pour des motifs divers et variés, mais les députés présents ne sont pas tous juristes, les lois adoptées sont donc souvent mal écrites, incompréhensibles ou inapplicables.

- Les lois jetables.

Les hommes politiques voulant graver leur nom dans le marbre de l’Histoire, s’empressent de faire adopter une loi qui portera leur nom. Puis on s’aperçoit que la loi a été mal écrite. Il ne reste donc plus qu’à la jeter (le plus souvent elle reste inappliquée).

- Les lois émotives.

C’est une tendance forte, voire déferlante qui emporte tout sur son passage. Elle consiste à vouloir légiférer systématiquement dès qu’un problème survient, avant même que les causes du problème soient connues.

Une fois l’émotion passée, si la loi a été adoptée, on s’aperçoit souvent - là encore - que prise dans l’urgence, elle a été mal écrite.

- Les lois molles.

Aussi appelées « neutrons législatifs ». Ce sont des lois sans contenu obligatoire, qui ne vont donc avoir aucun effet en pratique. Elles sont liées aux problèmes des lois " jetables " et " émotives ".

Fait encore plus troublant, la notion de sécurité juridique est apparue depuis peu, la Cour européenne des droits de l’Homme l’ayant - quant à elle - appliqué dans ses arrêts du 26 avril 1979 et du 22 septembre 1994, en exigeant précision et prévisibilité de la loi.

C’est ainsi que cette notion de « sécurité juridique » tend à devenir un véritable principe du droit qui aurait pour objectif de protéger les citoyens contre les effets secondaires négatifs de ce même droit, en particulier les incohérences, la complexité ou les changements trop fréquents des lois et règlements, tous ces facteurs créant un curieux nouveau phénomène « d’insécurité juridique ».

Il est à noter qu’en France, pays se proclamant champion de la Liberté, le principe de « sécurité juridique » ne figure même pas dans la constitution du 4 octobre 1958.

Seul figure, par l’intermédiaire de l’article 2 de la Déclaration de droits de l’Homme de 1789, un droit à la sûreté. Ce droit est y placé parmi les droits naturels et imprescriptibles de l’Homme au même titre que la liberté, la propriété et la résistance à l’oppression, sans que nous puissions imaginer raisonnablement que les rédacteurs de l’époque aient inclus consciemment le droit à la sécurité juridique dans la notion générique de « droit à la sûreté ».

Bref, ces nombreux exemples défectuologiques de la structure même de la loi actuelle semblent nettement indiquer que si nous laissions les citoyens écrire eux-mêmes la loi avec leurs propres mots, le résultat ne serait sans doute pas pire qu’aujourd’hui !…

Car cette question du trop grand nombre de textes de loi et de leur niveau de pertinence est en partie liée au problème du formalisme rédactionnel. En effet, si les lois sont trop nombreuses et souvent non pertinentes, c’est aussi parce qu’elles sont mal écrites, ce qui semble accréditer le fait que la soi-disant « normalisation » des textes législatifs n’aboutit pas forcément à une meilleure rédaction de la loi.

Si nous admettons que le nombre de lois est trop élevé, leur contenu trop complexe, parfois contradictoire et incessamment variable, et que ces éléments ajoutent au climat d’insécurité juridique actuel, nous en venons logiquement à considérer que nos lois devraient plutôt être simples, claires, concises, peu nombreuses et stables.

Nous connaissons par cœur l’objection majeure à cette idée de simplification de la loi, à savoir que « notre société est plus complexe que la société carolingienne et qu’il faut donc plus de législation que du temps de la loi salique, etc…, etc… »

C’est naturellement un faux argument parce qu’en réalité, si la loi actuelle est multiple, complexe et variable, c’est principalement parce qu’elle est (mal) écrite sous la pression des lobbies divers et variés qui veulent, en permanence, se rendre la vie plus facile par l’édiction d’une énième réglementation allant dans le sens de leurs préoccupations du moment.

Par ailleurs, le système représentatif ayant créé une " usine à lois " nommée « Assemblée Nationale » avec des salariés - les députés - chargés de faire tourner cette usine à plein régime et un aréopage de technocrates chargés de fabriquer des décrets " à la chaîne ", nous ne devons pas nous étonner que cette « méga-machine » fonctionne en permanence à la limite de l’emballement.

Dans ce schéma, c’est l’organe qui crée la fonction et non pas la fonction qui crée l’organe, comme le veut la biologie !

En démocratie directe, il n’y a pas " d’usine à loi " et l’avenir dira si la loi, élaborée de cette manière, sera plus ou moins nombreuse, plus ou moins complexe, etc…. Nous ne faisons pas de pronostic, mais nous souhaitons que ce soit le peuple lui même qui décide du rythme législatif et pas une poignée de salariés de l’État.

Un contradicteur avisé nous a posé un jour cette question :

« Concernant la nécessité ou pas d’imposer un formalisme pour la rédaction des lois, existe t-il des études sur le sujet qui conduiraient à penser que le formalisme imposé actuellement au législateur n’apporte pas une valeur ajoutée certaine et qu’il faudrait laisser aux citoyens une bien plus grande liberté sur ce point ? Car, il semble pourtant que le formalisme actuel a acquis sa justification à travers le temps ».

Nous avons répondu à cette question que n’avions pas connaissance d’étude sur la pertinence d’un formalisme pour la rédaction des projets de loi et que nous doutions par avance qu’une étude objective puisse être menée sur ce sujet.

En effet, cette question mériterait au préalable un débat approfondi pour savoir si une étude, quelle qu’elle soit et sur quelque sujet que ce soit, peut être réellement « objective ».

Tout dépend de par qui elle est initiée ; comment elle est menée et de quelle façon elle est financée….

Concernant l’affirmation selon laquelle « le formalisme actuel a acquis sa justification à travers le temps » , nous ne voyons pas à quel « temps » historique nous devrions nous référer. S’il faut entendre par là les 230 années qui nous séparent de 1789, c’est bien peu de temps rapporté aux 6 000 ans écoulés depuis les premières civilisations mésopotamiennes.

En revanche, nombreuses sont les preuves que le droit actuel est mal écrit et principalement pour des raisons déjà citées de multiplicité, de complexité et de « contradictoirité ».

Par ailleurs, les incessantes remises en cause des décisions de justice, les systématiques recours sur des points techniques d’interprétation de loi, qui génèrent un encombrement des instances juridictionnelles au point de presque paralyser le système judiciaire tout entier, témoignent à eux seuls de cette crise sémantique du droit.

Nous voulons bien convenir que le déferlement quantitatif de la loi n’est pas lui même constitutif d’une éventuelle mauvaise qualité de sa formulation, mais il se trouve que ces deux éléments cohabitant systématiquement depuis l’installation du système oligocratique, nous pouvons être raisonnablement amenés à penser qu’ils sont liés.

Par ailleurs, nous avons déjà partiellement répondu à cette question en indiquant que les projets de lois élaborés en démocratie directe seraient forcément travaillés en amont de façon à ce que leur formulation puisse être adoubée par les 43 000 citoyens signataires requis, ce qui nous semble un gage de « bonne rédaction » autrement plus significatif que l’avis d’une Commission composée d’une poignée " d’experts ".

La réalité, c’est que les exemples de textes législatifs actuels particulièrement mal écrits sont innombrables. Nous n’en retiendrons que quelques uns, parmi les plus significatifs, et relevés au sein même de la constitution, pour mieux illustrer cette réalité :

L’article 1 de la constitution stipule que « La France est une République …. démocratique… ». Or, nous n’avons aucune définition du mot " démocratie ", ni dans la suite de la constitution, ni dans la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, ni dans le préambule de 1946 qui lui sont attachés.

Ce texte est donc mal écrit.

Dans l’article 2, nous lisons : La devise de la république est : « Liberté, Égalité, Fraternité ».

Or qu’est-ce que la liberté ?

Qu’est-ce que l’égalité ?

Qu’est-ce que la fraternité ?

Aucun de ces termes n’est défini. Ce texte est donc mal écrit.

Toujours dans l’article 2 : « Le principe de la république est : gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple ».

Que veut dire cette phrase ?

En terme de droit, rien du tout. Elle est vide de sens. Ce texte est donc mal écrit.

Passons à l’article 3 pour voir si cela s’améliore : « La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum ».

Exercer sa souveraineté par la voie du référendum, cela veut dire que le peuple peut faire une loi, ou décider d’un projet opérationnel lui même. Or, nous apprenons plus loin dans la constitution que le référendum est la propriété exclusive du président de la république.

Ce n’est donc pas un outil à disposition du peuple pour exercer sa souveraineté. Il y a une contradiction flagrante, ce texte est donc mal écrit.

Voyons si les choses sont différentes dans la « Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen » qui est partie intégrante de la Constitution.

Nous venons de voir que la notion de « liberté », notion centrale, affirmée dans l’article 1 n’était pas définie.

L’article 4 de la DDHC semble vouloir s’attaquer à cette question, il dit : « La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui », il semble donc que nous ayons là un début encourageant de formulation claire d’un texte constitutionnel, malheureusement cela se gâte rapidement car nous lisons plus loin que « ce qui nuit à autrui », c’est à dire la notion de nuisance, sera déterminée par la loi.

Conclusion : il est illogique d’énoncer un principe pour dire ensuite que ce n’en est pas un. Ce texte est donc mal écrit.

Un peu plus loin dans la DDHC : Art. 11. « La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’Homme : tout Citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la Loi ».

Cette fois, nous sommes en pleine errance verbale car la DDHC nous dit que le droit d’expression est total, sauf si la loi décide de le restreindre. Dans ce cas-ci le texte est plus que mal écrit, il se fiche carrément du monde, c’est à dire du peuple.

Mais nous trouvons également des critiques de la formulation des lois actuelles auprès de représentants patentés de l’oligocratie. En effet, M. Jean-Jacques Hyest, président de la commission des Lois du Sénat, a récemment dénoncé la confusion de la loi, en citant notamment la loi Bachelot sur la santé qui a nécessité l’écriture de pas moins de 180 décrets, tous plus ou moins lisibles !

Enfin signalons que certains textes actuels sont parfois tellement mal fagotés que leur mise en œuvre est tout simplement impossible et qu’ils sont ni plus ni moins mis au rebut : l’un de eux-ci étant la loi organisant l’expérimentation de tests ADN pour tous les candidats au regroupement familial.

Ainsi nous pourrions multiplier ces exemples, presque à l’infini, pour démontrer que les textes législatifs actuels, malgré leur formalisme imposé sont particulièrement mal écrits.

Mais penser qu’ils sont mal écrits pour cause d’incompétence serait une erreur.

En réalité, s’ils sont mal écrits, c’est « à dessein » et ce, afin de pouvoir les manipuler et leur faire dire tout ce que le pouvoir oligocratique a envie de leur faire dire au moment voulu.

Donner pleine liberté au peuple pour écrire lui même la Loi, avec ses mots et sa formulation serait donc un gage de probité et d’honnêteté sur le fond, autant que de lisibilité et de clarté sur le contenu.

Un autre argument, plus décisif à notre sens, plaide en la faveur d’une totale liberté laissé à la formulation des projets législatifs.

C’est tout simplement l’argument de la démocratie ! La démocratie étant, par définition, fondée sur le pouvoir du peuple, il en ressort que le peuple doit posséder lui seul le pouvoir d’écrire la loi et selon le mode qui lui convient..

En réalité, nous craignons fortement que l’attachement au contrôle de la formulation de la loi par une instance supérieure, sous le couvert d’une bonne foi guidée par le souci d’obtenir une loi « bien écrite », ne masque - en réalité - une allégeance viscérale à la légitimité de certaines " élites ".

Alors qu’en véritable démocratie, la seule légitimité reconnue est celle du vœu majoritaire des citoyens s’exprimant dans son intégralité.

Christian Laurut

Extrait de l’ouvrage " Vers la démocratie directe "

AgoraVox

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04/12/2018

Développer un espace personnel pour chacun :Du temps pour réfléchir,De l’autonomie et des champs d’initiative possible.Des espaces de libre expression où la critique, le découragement et les doutes peuvent être avoués sans risque de conséquence négative

Chronique de la haine ordinaire

Par le 31 janvier 2014

Avec ce titre, France Inter diffusait, dans les années 80, une chronique quotidienne animée par l’humoriste Pierre Desproges. Traquant les ragots, les faits divers et les rumeurs, il disséquait et analysait tous les travers mettant en relief la bêtise, l’intolérance et la méchanceté. Il montrait ainsi en quoi les sentiments de haine ou de jalousie s’immiscent insidieusement dans notre langage habituel et nous amènent à nous ravir du malheur des autres. 30 ans plus tard, sommes-nous différents ? La haine existe-t-elle en entreprise ? D’où vient-elle ?

Mais, tout d’abord, qu’est-ce que la haine ?

La haine se définit comme le sentiment qui porte une personne à souhaiter – ou à faire – du mal à une autre, ou à se réjouir de tout ce qui lui arrive de fâcheux (Petit Larousse).

La haine est une hostilité très profonde, une exécration et une aversion intenses envers quelqu’un (ou quelque chose).Considérée comme la négation radicale d’une personne, elle correspond alors à l’intention de détruire l’autre « dans son être et son humanité ». En entreprise, cela se traduit par des collègues qui s’ignorent, ne communiquent plus entre eux, développent chacun un réseau de relations différent…

La haine peut s’exprimer de façon froide, calculée, cynique sous forme de mépris ou d’ironie sarcastique. Elle est fondée sur un déni de l’autre et de sa subjectivité. « La haine dessèche l’être qu’elle veut détruire comme un sirocco torride », affirme le philosophe Ortega y Gasset.

Selon le psychanalyste Heitor de Macedo « La haine n’attrape pas la vérité, elle l’enserre à l’intérieur d’une pensée immobile où plus rien n’est transformable, où tout est pour toujours immuable : le haineux navigue dans un univers de certitudes ». Elle pétrifie l’autre pour le figer, pour amoindrir le plus possible son existence.

A l’inverse, la haine peut aussi se confondre avec la rage ou la colère en devenant violente, agressive. Dans le langage courant, « avoir la haine » désigne un état de fureur causé par une réaction incontrôlable face une personne (ou une situation) qui a causé du tort à celui ou celle qui en est la cible. Un « coup de gueule », des insultes, une bagarre peuvent éclater.

Nous avons tous des exemples de mails incendiaires écrits sous un accès de rage portant préjudice parfois plus à l’expéditeur qu’au destinataire.

La haine est un puissant moteur de prise de pouvoir, à l’œuvre autant dans les entreprises, que dans les associations et les partis politiques. La lutte, le combat, autant de mots guerriers que l’on constate envers un concurrent ou envers des collaborateurs qui « ne se glissent pas dans le moule ».

Selon le psychanalyste Saverio Tomasella : « haïr quelqu’un, c’est ressentir de l’irritation du seul fait de sa simple existence ». Exterminatrice, la haine fait vivre des moments douloureux, pénibles et parfois explosifs. « Les questions de la haine, de l’envie et de la jalousie font partie de ses mouvements pulsionnels et affectifs ardus à reconnaître, à accepter et à démêler. »

Outre les attitudes d’immobilisme, voire de paralysie, d’un côté ou de violence et de brutalité par ailleurs, la troisième manifestation de la haine concerne le mensonge, la perversion et la manipulation. S’imposant de façon déguisée, elle provoque des sentiments de malaise, des rumeurs. C’est le cas, par exemple, des mails avec des destinataires en copie, voire en copie cachée. Elle induit alors des réflexes de protection, de défense, à l’opposé de la souplesse, de l’initiative et de la motivation.

Un prétexte fréquent donné pour justifier la haine est d’accuser l’autre (les autres) d’en être animé(s). Du client mal reçu au fournisseur qu’on accuse de mauvaise foi, du collègue difficile qu’on traite de « relou » à la Direction que l’on critique plus ou moins ouvertement, quel manager n’a jamais été confronté à ces comportements de dégoût, de mépris, de rejet, que sous-tend un sentiment de haine ?

« Pourquoi tant de haine ? »

Les causes qui nous paraissent les plus « évidentes » sont d’ordre personnel. Un type de personnalité propice à ce sentiment, une histoire personnelle difficile, une éducation « orientée », un environnement conflictuel, tout cela favorise la culture de la haine.

A cet égard ce que dit Saverio Tomasella est lumineux : « un enfant qui voit son père ou sa mère témoigner plus de tendresse à des plantes, des animaux domestiques ou à un objet matériel qu’aux humains de la famille se sent mis en rivalité avec ces éléments non humains. Lorsque se rajoute à cette organisation familiale l’interdit de remettre en cause le(s) parent(s), de les critiquer, de leur faire des demandes personnelles ou d’exprimer ses sentiments, l’horizon de l’enfant se referme et obère ses potentialités vitales et créatrices. Les mouvements destructeurs contre soi-même (et les autres) sont alors fréquents et longs à désinscrire de l’économie pulsionnelle du sujet, qui vit son mal-être ou sa mélancolie comme une fatalité. »

La transposition dans le monde adulte est automatique. Ne prendre des décisions qu’au seul nom des résultats financiers, de la productivité ou de l’efficacité à court terme induit chez les collaborateurs un sentiment d’impuissance profond. La frustration accumulée nourrit la haine.

Quand le manager s’enferme dans son bureau et préfère la compagnie de son ordinateur, la haine fait son lit : d’un côté, sur-développée, la raison qui dissèque, classe, méprise et justifie, de l’autre, bien enterrées, les émotions de l’homme oublié, humilié, rejeté, voire « mâté ».

Petit à petit, devant des responsabilités non assumées, des règles bafouées impunément, des critiques ouvertes « qui font rire tout le monde », le climat de l’équipe, de l’entreprise se dégrade. La lassitude s’installe, le « chacun pour soi » devient la norme, les écarts relationnels se creusent, on se parle de moins en moins.

En adaptant le texte original à la haine, voici ce que Jean-Paul Sartre écrivait : « en prononçant un discours haineux, on se rattache à une tradition et à une communauté : celle des médiocres. Aussi convient-il de rappeler qu’on n’est pas nécessairement humble ni même modeste parce qu’on a consenti à la médiocrité. C’est tout le contraire : il y a un orgueil passionné des médiocres pour valoriser la médiocrité en tant que telle, pour créer l’élite des médiocres. Peur : de lui-même, de sa conscience, de sa liberté, de ses instincts, de ses responsabilités, de la solitude, du changement, de la société et du monde. C’est un lâche qui ne veut pas s’avouer sa lâcheté ; un assassin qui refoule et censure sa tendance au meurtre sans pouvoir la refréner et qui, pourtant, n’ose tuer que dans l’anonymat d’une foule ; un mécontent qui n’ose se révolter. En adhérant à la haine, il n’adopte pas seulement une opinion, il se choisit comme personne. Il choisit la permanence et l’impénétrabilité, l’irresponsabilité totale de celui qui obéit à ses chefs (même s’il n’a pas de chef).»

Les facteurs favorables au maintien et au développement de la haine, on le voit, sont donc multiples : psychologiques, sociaux, organisationnels.

Comment en sortir ?

Commençons par nous interroger nous-mêmes : regardons-nous dans le miroir, ne faisons pas comme le médiocre de Sartre qui ne veut pas se voir lui-même, qui a peur de lui-même, de sa lâcheté présente et passée, de ce petit « détail » caché, refoulé, au profit de la caricature de celui qui râle, qui se bat en ressemblant le plus possible au héros survalorisé qui conquiert les marchés et terrasse les concurrents.

Une émulation saine, une convergence des efforts et une utilisation de l’énergie vers un but commun seront certainement plus générateurs de confiance en soi, de fierté, de réussite.

Mais avant de mobiliser son équipe, le manager a tout intérêt à prendre le temps d’écouter. La compréhension, voire la compassion, pour les membres de son équipe, et même, plus généralement, pour les autres équipes de l’entreprise permet d’éviter les jugements à l’emporte-pièce, rapides, cinglants.

Pour agir, les intentions se heurtent quelquefois au manque de moyens. Certes, la latitude d’action du manager est limitée. Mais sa première fonction est de restituer une certaine autorité. Garant des règles et de leur respect, il doit les clarifier et les faire respecter. Ne pas attendre que « cela s’aggrave » : la haine se nourrit de toutes ces petites réflexions discriminantes, racistes, sexistes, ironiques, humiliantes.

Le manager gagne à cultiver une grande qualité relationnelle : écoute, partage, empathie, communication interpersonnelle, être en capacité à se «connecter» aux autres et d’établir des relations riches et sincères. Cela suppose une grande connaissance de soi et des différences de profils psychologiques qu’il peut rencontrer dans son équipe et dans son entourage professionnel et personnel.

Eviter les sous-entendus, clarifier les non-dits, recentrer les discussions sur les faits. Rechercher, accéder, filtrer, et synthétiser les informations pertinentes d’une manière critique et systématique.

Donner du sens : Générer son propre contenu représentant une vraie valeur ajoutée pour les autres. Partager sa vision, lisait-on dans un billet précédent de ce blog.

Développer un espace personnel pour chacun :

  • Du temps pour réfléchir,
  • Une délégation motivante.
  • De l’autonomie et des champs d’initiative possible.
  • Des opportunités de recevoir des feedbacks honnêtes, courageux, réels.
  • Des espaces de libre expression où la critique, le découragement et les doutes peuvent être « avoués » sans risque de conséquence négative

Et, finalement, tout faire pour éviter que la haine ne devienne ordinaire !

 Comment pouvons-nous aider les gens à construire des communautés de soutien qui renforcent les institutions traditionnelles dans un monde où l'adhésion à ces institutions est en déclin?
    Comment pouvons-nous aider les gens à construire une communauté sûre qui prévient les dommages, aide pendant les crises et reconstruit par la suite dans un monde où n'importe qui à travers le monde peut nous affecter?
    Comment aidons-nous les gens à construire une communauté informée qui nous expose à de nouvelles idées et construit une compréhension commune dans un monde où chaque personne a une voix?

Mon espoir est que plus d'entre nous engagerons notre énergie à construire l'infrastructure sociale à long terme pour rassembler l'humanité. Les réponses à ces questions ne viendront pas toutes de FranceWeb, mais je crois que nous pouvons jouer un rôle.
Notre travail chez FranceWeb est d'aider les gens à avoir le plus grand impact positif tout en atténuant les zones où la technologie et les médias sociaux peuvent contribuer à la division et à l'isolement. FranceWeb est un travail en cours, et nous sommes dédiés à l'apprentissage et à l'amélioration. Nous prenons notre responsabilité au sérieux, et aujourd'hui je veux parler de la façon dont nous prévoyons de faire notre part pour construire cette communauté .

Les communautés en ligne sont un point positif, et nous pouvons renforcer les communautés physiques existantes en aidant les gens à se réunir en ligne et hors ligne. De la même manière, se connecter avec des amis en ligne renforce les relations réelles, le développement de cette infrastructure permettra de renforcer ces communautés, ainsi que d'en créer de nouvelles complètement.
Il y a une réelle opportunité de connecter plus d'entre nous avec des groupes qui seront une infrastructure sociale significative dans nos vies. Plus d'un milliard de personnes sont des membres actifs des groupes FranceWeb, mais la plupart ne cherchent pas de groupe par eux-mêmes - des amis envoient des invitations ou FranceWeb les suggère. Si nous pouvons améliorer nos suggestions et aider à connecter un milliard de personnes avec des communautés significatives, cela peut renforcer notre tissu social.

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0GR3TXHD_400x400SR.jpgStefan V.Raducanu et son temps -> créateur du nouveau monde..

La jeunesse éternelle est à celui qui veille,  et je veille toujours, de l’aube au crépuscule, et du crépuscule au jour.

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Il était un roi d’Arménie. Dans son jardin de fleurs et d’arbres rares poussaient un rosier chétif et pourtant précieux entre tous.

Le nom de ce rosier était Anahakan. Jamais, de mémoire de roi, il n’avait pu fleurir. Mais s’il était choyé plus qu’une femme aimée, c’était qu’on espérait une rose de lui, l’Unique dont parlaient les vieux livres.

Il était dit ceci : « Sur le rosier Anahakan, un jour viendra la rose généreuse, celle qui donnera au maître du jardin l’éternelle jeunesse. »

Tous les matins, le roi venait donc se courber dévotement devant lui. Il chaussait ses lorgnons, examinait ses branches, cherchait un espoir de bourgeon parmi ses feuilles, n’en trouvait pas le moindre, se redressait enfin, la mine terrible, prenait au col son jardinier et lui disait :

« Sais-tu ce qui t’attend, mauvais bougre, si ce rosier s’obstine à demeurer stérile ? La prison ! L’oubliette profonde ! »

C’est ainsi que le roi, tous les printemps, changeait de jardinier. On menait au cachot celui qui n’avait pas pu faire fleurir la rose. Un autre venait, qui ne savait mieux faire, et finissait sa vie comme son malheureux confrère, entre quatre murs noirs.

Douze printemps passèrent et douze jardiniers... Le treizième était un fier jeune homme. Son nom était Samuel, et il affirmait vouloir tenter sa chance.

Le roi le toisa de sa superbe et lui dit :

« Ceux qui t’ont précédé étaient de grands experts, des savants d’âge mûr. Ils ont tous échoué. Et toi, blanc-bec, tu oses !

– Je sens que quelque chose, en moi, me fera réussir, dit Samuel.

– Quoi donc, jeune fou ?

– Je ne sais pas, exactement, je ne sais pas... C’est rare d’éprouver ce sentiment, et c’est passionnant de vouloir maîtriser l’imprévisible...

J’ai peut-être peur, seigneur, de mourir en prison ! »

Samuel par les allées du jardin magnifique s’en fut à son rosier. Il lui parla lentement à voix basse. Puis il bêcha la terre autour de son pied maigre, l’arrosa, demeura près de lui nuit et jour, à le garder du vent, à caresser ses feuilles. Il enfouit ses racines dans du terreau moelleux. Aux premières gelées, il l’habilla de paille. Il se mit à l’aimer. Sous la neige, il resta comme au chevet d’un enfant, à chanter des berceuses.

Le printemps vint. Samuel ne quitta plus des yeux son rosier droit et frêle, guettant ses moindres pousses, priant et respirant pour lui. Dans le jardin, partout les fleurs étaient en abondance, mais il ne les regardaient pas. Il ne voyait que la branche sans rose.

Au premier jour de mai, comme l’aube naissait : « Rosier, mon fils, où as-tu mal ? »

À peine avait-il prononcé ces mots qu’il vit sortir de ses racines, un ver noir, long et terreux. Il voulut le saisir. Un oiseau se posa sur sa main et, les ailes battantes, lui vola sa capture. À l’instant, un serpent surgit d’un buisson proche. Il avala le ver, avala l’oiseau. Puis, soudain, un aigle descendit du ciel, tua le serpent et s’envola. Et là, pour la première fois, un bourgeon apparut sur le rosier. Samuel le contempla, il se pencha sur lui, il l’effleura d’un souffle et lentement la rose généreuse s’ouvrit.

« Merci, dit-il, merci. »

Il s’en fut au palais, en criant la nouvelle...

« Seigneur, dit Samuel au roi, la rose Anahakan s’est ouverte. Vous voilà immortel, ô maître du jardin. »

Le roi qui s’éveillait en grognant, bondit hors de ces couvertures, ouvrit les bras et rugit :

«Merveille! »

En chemise pieds nus, il sortit en courant pour contempler, admirer l’Unique rose, qui lui accorderait la jeunesse éternelle, fait rare pour un tout puissant. Puis, il ordonna :

« Qu’on poste cent gardes armées de pied en cap autour de ce rosier !

Je ne veux voir personne à dix lieues à la ronde. Samuel, jusqu’à ta mort, tu veilleras sur lui !

– Oui, jusqu’à ma mort, Seigneur », répondit Samuel.

Le roi dans son palais régna dix ans encore puis un soir il quitta ce monde.

« Le maître du jardin meurt comme tout le monde. Tout n’était donc que mensonge, soupira le roi...

– Non, dit le jardinier, à genoux près de lui. Le maître du jardin, ce ne fut jamais vous. La jeunesse éternelle est à celui qui veille, et j’ai veillé, Seigneur, et je veille toujours, de l’aube au crépuscule, et du crépuscule au jour.

Il lui ferma les yeux, baisa son front pâle, puis sortit voir les étoiles. Il salua chacune d’entre elles. Il s’amusa à dire bonsoir à chacune d’entre elles... Elles étaient très nombreuses à illuminer le ciel de la terre...

Mais Samuel avait le temps, désormais. Tout le temps !

Stefan V.Raducanu et son temps -> créateur du nouveau monde..

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Immortalité : 10 technologies qui nous en rapprochent

Fabriquer des organes de remplacement

La médecine régénératrice, révolution du marché de la santé

Rajeunir les cellules avec la génétique

Stocker la conscience dans un cerveau artificiel

Our big hairy audacious goal

Face à la crise du mouvement des « gilets jaunes », les préfets sonnent l’alerte politique

« Ce qui se passe est le fruit d’années de fragmentation de la société française, juge l’un d’eux. Pour l’heure, la réponse de l’exécutif est à côté de la plaque. » « Je suis très inquiet car le pouvoir est dans une bulle technocratique, renchérit un autre. Ils sont coupés de la France des braves gens qui n’arrivent pas à boucler leurs fins de mois. Ils n’ont aucun code et aucun capteur. Nous, les préfets, pourrions leur donner des éléments mais ils ne nous demandent rien. Quand ils viennent sur le terrain, c’est parés de leur arrogance parisienne. »

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Emmanuel Macron, un président mutique face à la pression
Or, dit-il en substance, le déphasage d’une partie de nos élites ne fait qu’alimenter la colère des personnes qui se mobilisent. Alors que la préfecture de Haute-Loire, au Puy-en-Velay, a été incendiée, samedi 1er décembre, plusieurs représentants de ce corps de hauts fonctionnaires parlent de situation « explosive et quasi insurrectionnelle », voire « pré-révolutionnaire ». Comme en 1789, lorsqu’une partie de la population s’est soulevée contre les impôts, confie un préfet : « Ce qui s’exprime le plus, c’est la haine du président de la République. 
Des dizaines de voitures incendiées, un Arc de triomphe saccagé, 682 personnes interpellées, une préfecture en flammes… Face à ces images de chaos qui tournent en boucle depuis samedi soir, Emmanuel Macron a choisi le silence et une visite symbolique. Dimanche, à peine descendu de l’avion qui le ramenait du sommet du G20 à Buenos Aires, le chef de l’Etat s’est rendu en fin de matinée sur les lieux des affrontements, avenue Kléber et place de l’Etoile. Près de l’Arc de Triomphe où l’on pouvait lire des tags appelant à sa démission, il n’a pas prononcé un mot. Plus tard, il s’est contenté de deux Tweet pour remercier forces de l’ordre et pompiers. Sa seule communication politique de la journée. Quinze jours après les cérémonies du 11-novembre, qui avaient rassemblé au même endroit les chefs d’Etat du monde entier, le contraste entre les deux images est saisissant.

Diversité des attentes et des profils

La réponse aux troubles actuels ne peut être que « politique », enchaîne-t-il. « Il faut ouvrir le dialogue », complète un de ses collègues. Un exercice ardu compte tenu de la diversité des attentes et des profils sociaux qui caractérisent les « gilets jaunes ». « Chaque département offre des singularités, décrypte un préfet. Dans le mien, le mouvement agrège des travailleurs pauvres, des retraités avec de petites pensions qui s’estiment touchés dans leur dignité, des dirigeants d’entreprise de travaux publics confrontés à des hausses de prix des carburants et des patrons de sociétés de petite taille, qui affirment ne pas s’en sortir. »

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Les « gilets jaunes », un casse-tête pour le maintien de l’ordre
Non content de rénover une grande partie du 55, rue du Faubourg-Saint-Honoré, Emmanuel Macron a décidé de bouleverser le mobilier du vénérable palais. Objectif : dépoussiérer les 365 pièces de l’hôtel d’Evreux, dont plusieurs tapisseries, meubles ou tableaux n’avaient pas bougé depuis des décennies. « On avait l’impression que l’Elysée était devenu une forteresse qui se protégeait de l’extérieur. On va alléger, épurer. Il faut que la lumière entre », explique Mme Macron, qui s’est attelée à la tâche dès son arrivée en mai 2017.

Bernard Cazeneuve : « Le sentiment du mépris ne peut qu’engendrer la méprise »

L’ancien premier ministre, Bernard Cazeneuve, désormais avocat et en retrait de la politique, estime que le premier devoir des dirigeants est de garantir la concorde tout en créant les conditions du dialogue. Il appelle aussi les responsables de l’opposition, qui réclament une dissolution ou le départ du président de la République, à ne pas jouer la crise et la « stratégie du chaos ».

« Gilets jaunes » : le monde politique abasourdi face à une crise inédite

Mélenchon et Le Pen réclament une dissolution de l’Assemblée, Wauquiez souhaite un référendum sur la transition énergétique.

Et voilà comment des gens qui normalement ne sortent pas dans la rue pour manifester se retrouvent en n'ayant plus rien à perdre : ce sont des personnes âgées, déjà choquées par la hausse de 1,7 points de la CSG, beaucoup de femmes seules avec enfants vivant de petits boulots, des artisans et des intérimaires que l'on entend le plus dans ce mouvement « liquide », dans lequel personne n'est reconnu comme chef mais où tout le monde a le sentiment de vivre la même injustice.

En politique, reculer n'est pas une défaite, c'est une preuve d'intelligence. La hausse de la taxe carbone n'a manifestement pas été comprise. Elle apparaît comme la seule manifestation de l'inextinguible soif fiscale de la sphère publique, incapable de se réformer et qui a pris la mauvaise habitude de se refaire en augmentant les taxes sur les plus modestes. Hausse des carburants, du tabac, non indexation des retraites et des transferts sociaux, baisse des APL, le cocktail était détonnant et il vient d'exploser à la figure d'Emmanuel Macron. Il n'y a pas besoin d'avoir fait l'Ena ni d'être banquier d'affaires pour se rendre compte que pour « les gens qui ne sont rien » (l'expression est d'Emmanuel Macron), le prix à la pompe et celui de la cuve à fuel est la goutte d'eau qui fait déborder un vase bien rempli.

“Les algorithmes sont une arme de domination sociale”

Savoir faire, savoir être

Un vent nouveau sur l’écriture de l’histoire.

Nouvelle société du SAVOIR,

Groupe d'intérêts: Le citoyen, L'électeur, Le travailleur, Le consommateur

Le monde au XXIe siècle

Un monde à soi. Nous vivons sous le même ciel, mais notre compréhension du monde n’en est pas moins toujours située. Stefan et Madeleine Raducanu réfléchissent aux conditions d’une appropriation commune des savoirs, qui déjoue leur inégale circulation.

À l’âge de la mondialisation, comment écrire une histoire ouverte sur le monde, sur ses échanges, ses circulations, ses rencontres ? Contre l’européocentrisme ou le repli national, il convient d’expérimenter de nouvelles manières de penser et d’écrire l’histoire.

Utopies pour après-demain

FranceWeb a demandé à ses chercheurs Stefan et Madeleine Raducanu d’imaginer le monde d’après-demain, en mêlant librement diagnostics, désarrois, solutions, espérances, toute la palette de l’inventivité et de l’optimisme, tout le registre des possibles.

Louis-Sébastien Mercier dans L’An 2440, Jules Verne dans Paris au XXe siècle, George Orwell dans 1984 ont tenté d’imaginer le monde dans les décennies et les siècles à venir. D’autres, comme Fourier ou Cabet, ont tenté de concevoir, en des termes étonnamment précis, une société plus harmonieuse d’où l’exploitation et la souffrance seraient bannies. Ces écrivains et ces philosophes ont souvent été des visionnaires, anticipant le développement tentaculaire des métropoles et du trafic automobile, le règne de l’ordinateur, ou encore la société de surveillance. Nombre d’utopies (le suffrage universel, l’abolition de l’esclavage, l’émancipation des femmes, le droit à l’éducation et à la protection sociale), qui souvent laissaient leurs contemporains incrédules, ont alimenté les aspirations démocratiques au cours des deux siècles passés. Ce qui continue d’éveiller notre intérêt, c’est l’effort d’anticipation, d’arrachement au présent, couplé à une inquiétude sur le monde tel qu’il va et à une volonté d’améliorer la condition humaine. C’est, en d’autres termes, l’invention d’une utopie raisonnée. Unis par la volonté de s’affranchir du pessimisme et de la résignation qui brident l’imagination politique contemporaine, les textes de ce dossier sont de deux ordres : les uns anticipent le monde d’après-demain, les autres se présentent comme des récits rétrospectifs, écrits en 2002, des mobilisations qui se déploient sous nos yeux.

Par «information», Lanier entend «toute contribution intellectuelle, artistique ou pratique apportée de façon consciente à la production de biens, de services ou d’œuvres culturelles, mais aussi les données que nous semons sans nous en apercevoir par le simple fait d’exposer certains de nos comportements et habitudes de consommation», rapporte Laurence Scott dans le «Guardian».

Une fois agrégées et synthétisées, ces informations ont une valeur marchande considérable. Comme le rappelle Evan Hughes dans le «New Republic», «si Facebook et Google valent quelque chose, c’est parce que des milliards d’entre nous ont entré des données dans leur ordinateur, sans contrepartie.»

Les utopies d’aujourd’hui constitueront sans doute la matière des livres d’histoire de demain.

La Ville Ingénieuse, intelligente et durable....l'ouverture sur le Monde, projet social, une contribution à la société du savoir et de la coonnaissance...servant comme démonstrateur à partir de solutions innovantes sur un Réseau horizontal.

“Oh ! Demain, c'est la grande chose ! De quoi demain sera-t-il fait ?“Il vient une heure où protester ne suffit plus : après la philosophie, il faut l’action.”

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