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26/04/2019

Briser nos chaînes ne nous aidera pas, il faut les fondre pour en façonner un pouvoir utile à tous.

UE>EU>Si l'union tient a réussir a travers le temps, il parait clair que la confédèration helvetique est le meilleur modèle existant.

Centralisme politique, culturel et économique, formatage institutionnel, roman national, dogmes républicains... Sommes-nous vraiment en démocratie ? Comparons avec nos voisins Suisses. Fédéralisme, État décentralisé ; Suisse = territoire harmonieux

L’imposture républicaine en France, le pragmatisme démocratique en Suisse

Samedi 19 janvier 2019 a eu lieu à Toulouse un colloque sur le modèle institutionnel Suisse.

 Cet exposé apporte un éclairage intéressant : il montre qu’une autre voie est possible, et qu’il est tout-à-fait pertinent d’imputer le dysfonctionnement de la République française au centralisme Parisien. 

 Un bref historique en préambule est nécessaire pour expliquer l’origine fondamentale de la profonde différence socioculturelle entre la Suisse et la France.

  Pour faire simple, ces deux États européens voisins se sont construits de manière complètement opposée, ce qui explique déjà en amont beaucoup de choses.

 Tout commence par le « Pacte Fédéral » : en 1291, trois cantons montagneux alpins (dont celui de Schwytz qui donnera le nom au pays) font alliance et proclament leur indépendance de l’Autriche. Cette indépendance devient effective en battant Léopold Ier d’Autriche à la bataille de Morgarten. Par la suite, d’autres citoyens épris de liberté s’émanciperont eux aussi du système féodal : beaucoup d’autres cantons viendront alors se greffer sur cette Suisse originelle pour aboutir à la Confédération Suisse que nous connaissons aujourd’hui.

La Suisse

Bien comprendre dès le départ le mode de fonctionnement du système confédéral : ce sont des cantons, soit de toutes petites entités territoriales, qui s’allient par nécessité, et qui confient à un échelon supérieur ce qui n’est pas pertinent de gérer à un niveau local. Autrefois, le « Pacte Fédéral » a eu pour vocation de constituer une armée commune capable de tenir tête militairement à la puissante Autriche. De nos jours, à part l’armée, les cantons délèguent également entre autres à l’échelon supérieur la gestion des autoroutes et des infrastructures ferroviaires.

  Ce mode de fonctionnement dès l’origine de la Suisse en 1291 explique que la démocratie directe soit pour ainsi dire dans les gènes des citoyens de ce pays : c’est « la base » qui décide, la commune ou le canton, et qui par pragmatisme, délègue à l’échelon supérieur, le conseil fédéral (l’État), ce qui n’est pas pertinent de gérer à un niveau local. Des garde-fous institutionnels veillent à ce que ledit échelon supérieur n’empiète pas sur les libertés individuelles, avec une séparation verticale des pouvoirs : Le pouvoir de l'État fédéral suisse est limité par les « principes de subsidiarité », ce qui signifie qu'une instance étatique d'un niveau donné ne doit intervenir que lorsque les autorités situées hiérarchiquement en dessous ne sont pas en mesure d'agir pour l'objet concerné (exemples évoqués précédemment des autoroutes ou de l’armée).

 Ceci explique bien des choses, à commencer par la tradition de démocratie participative solidement ancrée dans les mœurs (référendums et « initiatives citoyennes »). Au passage, il n’existe que trois échelons en Suisse : la commune, le canton, l’État (le conseil fédéral).

  La France, au contraire de la Suisse, s’est construite de la manière inverse. Le Royaume de France est né d’une série de conquêtes brutales et annexions diverses.

  Implanté en Île-de-France (d’où le nom), la dynastie des Capétiens (les Comtes de Paris) a écrasé militairement la concurrence (dynastie des Plantagenêts) et progressivement envahi à partir de l’an 987 toutes les principautés, tous les duchés et comtés voisins (fiefs), voire au-delà (colonies).

 Le royaume d'Hugues Capet vers 995

 Pour ne citer que les principaux conquérants, Philippe Auguste (Normandie, Champagne, Auvergne et Flandres entre 1180-1223), Saint-Louis et son fils Philippe III le Hardi (Comté de Toulouse, Rouergue, Gévaudan et Poitou entre 1229 et 1271), Charles VII et son fils Louis XI (Guyenne, Armagnac, Provence, Bourgogne, Maine, Anjou et Bretagne entre 1453 et 1483), Louis XIV (Artois, Alsace, Roussillon, Guyane entre 1643 et 1715), Louis XV (Lorraine, 1766 ; Corse 1768).

 Limites du royaume de France en 1483 à la mort de Louis XI

 Acquisitions territoriales de Louis XIV

À noter que la dynastie Bonaparte poursuivra cette politique expansionniste au 19ème siècle, et si l’Empire de Napoléon Ier n’a été qu’un feu-de-paille, son neveu Napoléon III, lui, annexera la Nouvelle-Calédonie (1853), Nice et la Savoie (1860).

 Ici, point de démocratie, les monarques siégeant en région parisienne (Capétiens-Valois-Bourbons, puis Bonapartes) n’ont eu de cesse d’asseoir une autorité de plus en plus écrasante sur les territoires annexés, réprimant sans état d’âme rébellions (la Bretagne tentant de récupérer son indépendance de temps à autre) et jacqueries (« croquants » Occitans du Limousin, Périgord, Guyenne et Quercy fin 16ème – début 17ème siècle).

 De fait, sous l’Ancien Régime, l’autoritarisme exacerbé de l’aristocratie française, la recherche du contrôle total du territoire a détourné au 17ème siècle le traditionnel système féodal vers ce modèle assez particulier de « monarchie absolue », modèle le plus tyrannique, le plus anti-démocratique qui soit, système pyramidal ultra-centralisé autour d’une seule et unique personne, le roi.

 Carte des traites

Durant l’Ancien Régime, la fiscalité abusive dans les « Provinces réputées étrangères » du Midi (Occitanie, en vert sur la carte) engendrera de nombreuses « jacqueries » (révoltes).

 On acte donc par l’analyse de leur histoire que la Suisse et la France illustrent deux cas diamétralement opposés : pas de verticalité de l’État en Suisse (fédéralisme). En France : autoritarisme et contrôle depuis le sommet de l’État, concentration des pouvoirs par un seul homme, en un seul lieu (le roi, en région parisienne).

 Entre les deux en Europe, les autres empires, royaumes, principautés, duchés et comtés fonctionnant sur la base du modèle intermédiaire « féodal », pas le moins du monde démocratique, mais avec un certain équilibre : la complexité du système féodal fait que l’aristocratie doit composer avec de nombreux contre-pouvoirs (villes libres, fiefs mouvants, rôle prépondérant du clergé etc).

 Europe, 17ème siècle

L’Europe au 17e siècle : la structure féodale complexe du Saint-Empire romain en Europe centrale s’oppose nettement à celle plus monolithique de royaumes centralisés et tyranniques comme la France, l’Espagne voire l’Angleterre.

 Le pouvoir absolu des rois de France à partir de Louis XIII et Louis XIV est un cas de figure assez rare, même pour l’époque. C’est déjà un début d’explication : culturellement formaté pour être contrôlé par Paris et avoir à sa tête un monarque, le peuple de France n’a peut-être même pas conscience aujourd’hui de la nature profondément anti-démocratique de sa soi-disant « République » !

 De fait, à quelques nuances près, la République française s’inscrit dans la filiation de l’absolutisme et du bonapartisme : peu importe les régimes et le mille-feuille territorial, in fine, en France, le grand patron, ça reste l’État. L’individu lambda n’a pas grand-chose à dire, tout au plus a-t-il le droit en tant qu’électeur de porter au pouvoir via le suffrage universel un individu de la classe dominante tiré d’une liste pour ainsi dire pré-établie : les dés sont pipés ! peu importe les étiquettes, de toute façon, c’est quelqu’un garant du système (aujourd’hui républicain « jacobin ») qui sera élu, avec pour le soutenir un parlement œuvrant selon ses principes ! car même avec une majorité d’opposition (cohabitation), l’Assemblée ne se tirera pas une balle dans le pied et ira toujours dans le sens du centralisme d’État, conservant jalousement ce système dans lequel les électeurs leur signent « un chèque en blanc ».

 Ce qui paraîtrait absolument inconcevable, insupportable, inacceptable par un citoyen Suisse, est perçu comme cohérent, naturel, logique et normal par le citoyen Français !

 Complètements formatés, nationalistes béats « Bleu-Blanc-Rouge », les révoltés, les « croquants » des temps modernes n’ont même pas conscience que s’ils sont les « oubliés de la croissance », c’est en partie parce-qu’ils sont « plumés » par un État centraliste pro-parisien (disons, dans la nuance, un État dévoyée à la cause de la bourgeoisie urbaine des grands centres urbains prospères). D’où cet étonnant paradoxe de voir parfois dans la rue des manifestants anti-système défiant l’autorité… aux couleurs dudit système !

 En fait, ces « patriotes » qui défilent dans la rue ne se révoltent pas contre l’État « jacobin » héritier de l’absolutisme et du bonapartisme : c’est juste son représentant actuel qui semble leur poser problème. Celui en place n’est sans doute pas celui qu’ils ont porté aux dernières présidentielles, « on ne remet pas en cause l’État, la preuve, on porte ses couleurs, on chante la Marseillaise… Par contre, quitte à se faire plumer, on préfère que ce soit par celui qu’on voulait ». En caressant l’espoir évidemment qu’un autre serait plus magnanime… On peut comprendre le raisonnement. Mais l’analyse qui n’est que trop rarement faite (on peut quand même apercevoir çà et là quelques drapeaux bretons ou occitans), c’est que le problème est structurel en France : c’est d’abord le centralisme d’État qui engendre les inégalités et la fracture sociale.

 Gilets Jaunes, Toulouse (Occitanie), 8 décembre 2018

Décembre 2018 : des manifestants « Gilets Jaunes » avec des drapeaux occitans à Toulouse.

 De fait, la fracture est d’abord territoriale, la province est la vache-à-lait de Paris (en nuançant : des grands centres urbains) ; en règle générale, à la place de dénoncer cette situation, le populo provincial se contente de rêver à l’ascenseur social, espérant pouvoir un jour « monter à Paris » , et donc dans sa logique « avoir une vie meilleure » ; à défaut, ou en attendant, que l’État-providence, magnanime, soit plus généreux en miettes.

 Quoi qu’il en soit, il n’y a pas vraiment de remise en cause de l’écrasante domination politique, économique, identitaire et sociale de la capitale : c’est quelque-chose qui paraît tellement évident que revenir là-dessus est presque perçu comme une déviance ! Il est culturellement acté que le modèle français est celui de la réussite sociale parisienne (au sens large, réussite sociale « urbaine ») et de l’État-providence (un peu fantasmé) en guise de plan B pour les « loosers », les classes populaires provinciales ou banlieusardes (« la France périphérique »).

 Le formatage républicain « jacobin » engendre ce fantasme d’une supériorité économique et intellectuelle urbaine-parisienne intrinsèque, et d’un État-providence sans doute l’un des meilleurs au Monde, avec l’idée un peu fausse que la France est l’un des pays ayant l’administration la plus développée qui soit.

 La Suisse passe pour un État beaucoup plus libéral que la France, sans doute à cause de son image de « tirelire de l’Europe ». En réalité, ce que l'on ignore souvent, c'est que la Suisse est au contraire un pays très étatique ! l'administration est même beaucoup plus ancrée dans la vie quotidienne des citoyens Suisses qu'en France !

 Effectivement, les chiffres sont trompeurs, dans ce petit pays qu’est la Suisse, il y a moins de 40 employés de l'État pour 1000 habitants... Tandis qu'en France, il y a 80 fonctionnaires pour 1000 habitants. Toutes proportions gardées, il y a deux fois moins d'agents de l'État en Suisse que de fonctionnaires en France. Pourtant, en Suisse, la performance et l’efficacité des services publics (éducation, santé, voirie etc) est notoire, les salaires et la protection sociale (retraites, remboursements des soins médicaux, allocations chômage) sont d’un niveau inégalé.

 La première des explications est la taille du pays : le gigantisme complexifie la situation. A priori, c’est logique. Mais c’est une logique qui échappe manifestement à ceux qui raisonnent selon le principe qui dit que « plus un pays est grand et a une gestion centralisée, plus il est prospère » : c’est faux.

 C'est exactement la même erreur commise lorsque des entreprises fusionnent : certes, cela donne globalement davantage de puissance pour une société commerciale si elle s’agrandit, et de la même manière, un grand État pèse davantage d’un point de vue géopolitique qu’un petit pays… Ceci étant, la gestion par un seul organe central devient proportionnellement confuse à la juxtaposition d’échelles et ce, qu’il s’agisse d’un trust ou d’un grand État. Plus c’est grand, plus c’est complexe, plus c’est coûteux, moins c’est gérable : c'est la fameuse problématique de l’inertie générée en France par le mille-feuille territorial. Dans l’espoir de tout contrôler, tout centraliser sur Paris, l’État se sent obligé de multiplier de façon exponentielle une bureaucratie pesante et onéreuse.

 En Suisse, l’État est décentralisé au plus bas niveau : La Suisse, avec son modèle fédéral, a une gestion raisonnée au plus près du territoire. C’est valable aussi pour la fiscalité. La Suisse ne s’encombre pas d’un mille-feuille territorial, de doublons inutiles. Ce faisant, cela réduit considérablement les besoins en agents de l'État : ne sont employés que ceux dont on a réellement besoin sur le terrain, au plus près des citoyens, il n’y a quasiment pas de bureaucratie additionnelle pour relier les échelons les uns avec les autres jusqu’au plus haut sommet de l’État. Efficacité + économies. Voilà en quoi le modèle fédéral Suisse est avantageux.

 Ce qui échappe à bon nombre de Français, c’est que l’absence de système pyramidal, de « contrôle-en-haut » (équivalent de l’absolutisme du temps des rois ou du bonapartisme) génère non seulement des économies par l’absence de fonctionnaires dévoyés aux ordres de l’État, mais en plus est un extraordinaire garant de démocratie ! Les agents de l’administration en Suisse n’ont qu’un seul et unique rôle : celui de « service public », qui prend ici tout son sens.

 En France, c’est différent, l’État parisien fonctionne en mode « Big Brother » : toute une armée coûteuse de bureaucrates à ses ordres lui paraît nécessaire pour optimiser le contrôle de la populace.

 La bureaucratie

Voilà ce qui explique que les services publics soient moins coûteux et beaucoup plus efficaces en Suisse qu’en France : ce qu’on oublie bien souvent de dire, c’est que le centralisme d’État du modèle français coûte cher parce-qu’il a à ses ordres de très nombreux fonctionnaires employés pour asseoir une écrasante domination de l’État sur l’individu, de l’élite bourgeoise, technocrate et médiatique parisienne sur le reste de la population. La « dictature jacobine » a un prix !

 C’est chose connue : en renversant l’ancien régime aristocrate (« les Blancs »), la Révolution française a engendré avec la « République » non pas une véritable démocratie, mais plutôt, avec l’aval imprudent du peuple (« les Rouges »), une oligarchie bourgeoise (« les Bleus »).

 La Révolution française
Rien d’autre : après 1789, la caste montante, la bourgeoisie, a pris le pouvoir sur une autre, l’aristocratie décadente. Seuls les nantis ont changé.

 En définitive, la République française n’est qu’un ersatz de démocratie, une République clairement dévolue aux intérêts de la bourgeoise parisienne, avec un contrôle verrouillé de l’État par ladite bourgeoisie.

 République

Pourtant, et le modèle Suisse en témoigne, contrairement à ce qu’affirment une majorité de résignés fatalistes, le système républicain « jacobin » français n’est pas le meilleur modèle qui soit. Loin s’en faut.

 Autre paramètre éloquent : le centralisme économique. Celui-ci est évidemment lié au centralisme politique (d'État). En Suisse, le fédéralisme permet aux cantons les moins développés de légiférer du niveau du taux d'imposition des entreprises, ce qui se traduit par le fait qu'il y ait des sièges sociaux répartis de façon homogène sur l'ensemble du territoire.

 Évolution de l'emploi entre 2002 et 2012

 Évolution de l’emploi entre 2002 et 2012.

 En France, on peut noter qu'il n'y a que DEUX grosses entreprises qui n'ont pas leur siège social à Paris : c'est Michelin et Airbus. Michelin à Clermont-Ferrand et, uniquement parce que c’était une volonté des cadres allemands du groupe, Airbus à Toulouse ! Faute de quoi, Airbus lui aussi aurait eu son siège à Paris.

 Tandis qu’en Suisse, on peut trouver des sièges sociaux de multinationales dans des villages d’à peine 2000 habitants, et répartis de manière harmonieuse un peu partout sur le territoire ! l'intérêt pour les multinationales est d'avoir la fiscalité la moins élevée possible, en bénéficiant toutefois des infrastructures nécessaires. Malgré un taux d’imposition relativement bas, ça reste une manne financière énorme pour la commune d’accueil du siège de l’entreprise ! chose impensable en France puisque il n'est pas possible d'adapter territorialement la fiscalité. Du coup, phénomène boule-de-neige oblige, à fiscalité égale voire plus avantageuse, les grandes entreprises ont plutôt intérêt en France d’implanter leur siège social à Paris, avec les meilleures infrastructures du pays, infrastructures qui soit dit en passant sont financées par l'intégralité des contribuables du territoire ! Les impôts prélevés au fond de la Bretagne ou de l'Occitanie servent à l’entretien des infrastructures parisiennes ! La réciproque n’est pas vraie : c’est ce qui rend Paris évidemment plus attractif que la province (Bretagne, Occitanie etc) ! Double peine : les Occitans, les Bretons etc financent finalement l’attractivité économique de Paris, mais sans renvoi d’ascenseur (ou si peu) : C’est quasiment à sens unique !

 Combien savent que le "jacobinisme" est à l’origine de la fracture territoriale ? Combien sont-ils à faire l’analyse que la République a mis en place dès 1793 un centralisme institutionnel en faveur de la région Parisienne (politique poursuivie sous la Restauration et les deux Empires), qui fait que TOUS les Français doivent par l'impôt participer au développement des infrastructures Parisiennes, que par exemple une partie de la fiscalité du paysan du fin fond de l’Occitanie sert à financer le RER à Paris, mais qu’il n’y a pas réciprocité, le contribuable Parisien ne verse pas un seul centime par exemple pour Tisseo à Toulouse ?

 Le réseau ferroviaire français en 1856

Le réseau ferroviaire français en 1856, entièrement tourné vers Paris .

 De fait, depuis la Révolution française, l'État (aujourd’hui la Vème République) a dans ses gènes une vision profondément inégalitaire : c’est est une « pompe-à-fric » qui enrichit la région parisienne et appauvrit la province. Voilà la vérité.

 Paris nous pompe

C’est une thématique plus que jamais d’actualité : ça explique que les révoltés, les « oubliés de la croissance » d’aujourd’hui soient encore et toujours d’abord des provinciaux, des « Français de la périphérie ».

 Peu importe le régime, qu’il s’agisse de la monarchie Française à son apogée, du bonapartisme ou de la République, c’est le centralisme d’État qui est la cause directe du malaise tangible par exemple avec le phénomène « Gilets Jaunes » d’aujourd’hui, phénomène assez comparable finalement aux jacqueries sous l’absolutisme.

 C’est aussi ce centralisme d’État couplé à la Révolution industrielle qui a provoqué par le principe des vases communicants l’exode rural et l’explosion démographique des villes (Paris plus particulièrement) au 19ème et 20ème siècle.

 Que les révoltés et les exilés comprennent l’origine du mal, ça, c’est une autre histoire. Le citoyen lambda n’analyse que rarement objectivement les causes réelles à l’origine de la précarité de sa situation.

 L'Auvergnat de Paris

Un journal de la diaspora occitane (Auvergnats) de Paris.

De la Révolution industrielle vers le milieu du 19ème siècle jusque dans les années 1980, attirés comme des papillons de nuit par la « Ville Lumière », les Occitans de Creuse, d’Auvergne ou de Lozère ont simplement acté qu’ils auraient une vie meilleure en s’exilant dans la capitale prospère plutôt que de rester chez eux, dans une ruralité à l’économie agonisante. 

 
Hameau provençal abandonné

Exode rural en Occitanie : hameau provençal abandonné.

Combien sont-ils parmi eux à avoir compris que derrière la paupérisation des territoires, de l’Occitanie, de la Bretagne, de la « province profonde » au sens large, il y a en réalité un choix politique assumé ? Que la prospérité de Paris n’est pas due au hasard ou à des conditions géographiques voire climatiques particulièrement favorables ? Ils sont peu nombreux, sans doute, à faire ce constat, la plupart ne se posent pas vraiment ce genre de questions.

 Une rue Parisienne

Une rue Parisienne.

 Et au-delà de ça, ils sont certainement encore moins nombreux à comprendre que les enjeux économiques, politiques et sociaux impactent directement sur l’enjeu culturel et identitaire : la francophilie est étroitement liée à la prospérité de la France parisienne. L’identité française étant associée à l’idée de « réussite sociale », la province bretonne ou occitane décadente est forcément ringardisée, pour ne pas dire stigmatisée.

Quelques messieurs trop tranquilles

« Quelques messieurs trop tranquilles », film de 1973 tourné en Occitanie. Le comique de situation est supposé naître du décalage socioculturel entre les « péquenots » du terroir (Michel Galabru, Paul Préboist) et des Parisiens fraîchement débarqués, hippies prônant le retour à la nature (Miou-Miou) ou truands « titis » banlieusards (André Pousse) venus « se mettre au vert ».

 Donc, il faut bien comprendre que la situation dans laquelle nous sommes, la prospérité outrageuse de Paris intra-muros au détriment de « la périphérie » (la province, voire les banlieues péri-urbaines) n'est pas une fatalité, un aléa de l’histoire, mais bel et bien la conséquence d'une volonté politique qui ne date pas d’hier. Et c’est bien là où le bât blesse : la situation est tellement ancienne (on retrouve son origine dans la Monarchie Absolue) qu’elle est perçue comme structurelle, « c’est comme ça, il n’y a rien à faire ».

 La Suisse et la France sont donc très différentes.

 Pour simplifier :

 - En France : Centralisme d'État ; France = UNE mégapole prospère, Paris vs "le reste", la France périphérique "des oubliés de la croissance"

 - En Suisse : Fédéralisme, État décentralisé ; Suisse = territoire harmonieux politiquement, économiquement et démographiquement, pas de mégapole écrasante, Zurich et Berne, les deux plus grandes villes, sont comparables respectivement à Toulouse et Montpellier.

 Bien entendu, l'écrasante domination politique et économique en France s’accompagne d’une volonté hégémonique culturelle parisienne, d'où la politique de monolinguisme francophone et la stigmatisation des identités trop marquées, en particulier le rejet sociétal en France des langues de la périphérie dites pudiquement régionales, l'occitan, le breton, le corse, le catalan, le basque, l’alsacien, le flamand etc.

 Carte des langues régionales

Les langues régionales de France : français et franco-provençal, occitan, catalan, breton, alsacien et francique mosellan, corse, basque, flamand, langues d’outre-mer : seul le français est officiel.

 En Suisse au contraire, l'officialisation et la politique linguistique se gère au canton près, voire à la commune près. Les quatre langues autochtones (romanche, allemand, italien, français) sont officielles dans leurs aires d'usage ; dans les cantons linguistiquement homogènes, seule la langue locale est obligatoire, en deuxième langue, il n'est même pas indispensable d'apprendre une autre langue du territoire Suisse.

Les quatre langues nationales de Suisse

Les langues nationales de Suisse : allemand, français, italien et romanche, toutes sont officielles.

 Ainsi, en Romandie (Suisse française), à l'école le français est la première langue apprise, et depuis quelques temps, la deuxième langue enseignée... c'est désormais l'anglais ! Même cas de figure en zone germanophone homogène, allemand (suisse alémanique en fait) première langue, anglais souvent en deuxième langue ! le français n'est généralement enseigné qu’en troisième langue.

 Bref, la Suisse, un pays plus petit que la région Occitanie (et à peine un peu plus peuplé), possède quatre langues officielles ! chacune ne l’étant que dans leur aire d’usage naturel.

 Pour les cas particuliers comme les zones linguistiques de transition, les deux langues sont co-officielles. Exemple éloquent du canton de Fribourg, en zone bilingue franco-allemande. À Fribourg, le français et l’allemand sont les deux langues officielles. Dans ce cas précis, à l’école, l’une est enseignée en première langue, et l’autre en deuxième langue, selon la langue majoritaire de la commune : ce qui fait en fin de compte que dans les communes germanophones, les élèves apprennent en première langue le suisse alémanique, et en deuxième, le français. Inversement, dans les communes majoritairement francophones, les élèves apprennent d’abord le français, puis l’allemand en deuxième langue. L’anglais n’arrive qu’en troisième langue dans ce cas particulier des communes et cantons bilingues.

 Ce qui est très surprenant en comparaison du modèle « jacobin » français où l’officialisation de la langue (le français) est une compétence au plus haut niveau (État), en Suisse, au contraire, non seulement l’officialisation de la langue est une compétence de la base, du canton, ou plutôt de de la commune (en liaison avec la langue la plus employée sur ladite commune), mais en outre, les citoyens Suisses n'ont même pas de langue véhiculaire en commun ! Et ils ne s'en portent pas plus mal !

 La Suisse montre que l’absence d’une langue véhiculaire commune à tous les citoyens du pays n’est pas une nécessité : aucune des quatre langues nationales de Suisse n’est officielle sur l’intégralité du territoire, et pourtant, ça se passe admirablement bien.

 Le fait est que, parmi les conditions nécessaires pour obtenir la nationalité suisse, il est juste exigé de maîtriser LA LANGUE qui est officielle sur LA COMMUNE de résidence. Il peut s’agir de l’italien dans les cantons de la Suisse italienne, de l’allemand en Suisse alémanique etc. Il n’y a donc pas de « langue Suisse confédérale », la langue de l’administration est la langue nationale qui est reconnue d’usage majoritaire dans le canton, voire la commune !

 Les Suisses sont coutumiers de cette situation polyglotte qui finalement n'est palpable que dans les quelques grandes villes un peu cosmopolites (Zurich, Berne), où des Suisses de tout le pays peuvent être amenés à se croiser : le cas échéant, un Suisse monolingue français (ce qui est déjà assez rare en soi, même appris en troisième langue, les francophones Romands ont tous plus ou moins quelques notions d'allemand) accidentellement égaré à Zurich (Suisse alémanique) trouvera de toute façon très facilement une âme charitable, un bilingue français-allemand pour le renseigner.

 Contrairement à une idée largement répandue en France par le « lavage de cerveau » des institutions républicaines, l’absence de langue d’État commune à tous les citoyens et la pluralité linguistique n'est absolument pas un handicap.

 En Suisse, la langue officielle est la langue du village : c'est culturel, c'est acté "c'est comme ça", il serait inadmissible pour un Suisse alémanique ou un Romand qu’on lui impose en première langue une langue véhiculaire « nationale » commune, l’italien par exemple. De fait, pragmatisme oblige, les Suisses germanophones de toute façon apprennent généralement le français en deuxième ou troisième langue après l’anglais, et réciproquement les francophones, même s’ils ont désormais majoritairement l’anglais en deuxième langue, prennent aussi l’allemand troisième langue. La maîtrise de plusieurs langues est de toute façon la règle générale en Suisse, à commencer par les deux principales (français et suisse alémanique), ce qui fait que, même dans les villes multiculturelles, les citoyens Suisses n’ont absolument aucun problème à communiquer entre eux et ce, quelle que soit leur appartenance ethnique, Français, Allemands, Italiens ou Romanches.

 Au delà de l’enseignement prioritaire de la langue maternelle locale à l’école, il est à noter que chaque communauté a une ou plusieurs chaînes de la télévision publique qui émet dans sa langue : en plus des chaînes des pays voisins (France, Allemagne, Autriche, Italie), il y a donc des chaînes suisses de télévision qui sont francophones, germanophones, italophones, et même une chaîne en langue romanche (Radio e Televisiun Rumantscha), avec moins de 100 000 locuteurs, la communauté autochtone Romanche étant l’ethnie minoritaire de Suisse.

 Culturellement, c'est donc une mentalité très différente de celle de la République française, où ne serait-ce que quelqu'un qui, en public, ne parle pas français, fusse dans la langue régionale locale, sera regardé de travers ! La glottophobie est structurelle en République française, les citoyens sont formatés dès leur plus jeune âge, convertis au culte du monolinguisme, au dogme de la francophonie unitaire fantasmée (le fameux mythe de « l’égalité par l’uniformité »).

L'exemple Suisse montre sur plusieurs points (politique, économie, langue, identité) qu'il y a un vrai malaise en France, et que ledit malaise trouve son origine sociale dans la solide domination institutionnelle de la région parisienne.

 Tout est lié ! en fait, et la plupart des citoyens de la République française ne s’en sont pas rendu compte à l’époque, la généralisation de l’usage de la langue française au 20ème siècle n’avait qu’un seul but : asseoir la domination politique (et donc économique) de Paris.

 Il est défendu de parler breton

En Occitanie, en Bretagne et ailleurs, l'accepation de l'assimilation via l'harmonisation linguistique (français = langue unique) s'explique facilement : la promesse de l’ascension sociale via la maîtrise du français a été la carotte qui a convaincu les Occitans, les Bretons et les autres de se convertir au monolinguisme français. L'État central a cependant souvent omis de préciser que, pour que promotion sociale il y ait, l’apprentissage de la langue française devait, de préférence, être suivi d’un déménagement en région parisienne.

 Rien d’humaniste là-dedans : la promotion du français par la IIIème République s'inscrivait dans le cadre d’un simple processus assimilationniste, « l’intégration par la langue » (méthode bien rodée : d’autres États font de même), intégration qui a été parachevée bien souvent par une "immersion" dans la "vraie" France, en région parisienne (exode rural).

 Pensionnat pour amérindiens au Canada, vers 1883

Assimilation par la langue : pensionnat pour autochtones amérindiens au Canada vers 1883. Les cours sont donnés en français et en anglais. A aucun moment de la journée les enfants n’ont le droit de parler leur langue sous peine d’être battus.

 Pour ceux qui s’obstinent à rester en province (« il faut bien quelques ploucs »), les médias parisiens et la télévision en particulier se chargent du travail de formatage culturel, qui fait que, souverainistes Franco-Français convaincus (à quelques exception près en Bretagne, en Occitanie, en Alsace, en Catalogne et au Pays Basque), les révoltés « de la périphérie » ne comprennent même pas même que la question identitaire est centrale !

 De son côté, la Suisse, État pluriethnique et polyglotte décomplexé, témoigne pour sa part de l'hypocrisie de la "nécessité pour tous de parler la même langue pour se comprendre"...

 Derrière la domination linguistique parisienne via la généralisation du français, il y a évidemment l’objectif d’une domination culturelle et sociale. Le 19ème siècle témoigne que lorsque des « régions » aux identités fortes ont pris conscience « de se faire plumer », cela a évolué naturellement vers le nationalisme et l’indépendantisme dans les cas de figure où il n’y avait pas de lien culturel fusionnel avec l’État central.

 Si les « jacobins » conçoivent « le français comme le ciment de l’unité nationale », c’est bien dans cette optique-là, dans le but d’entretenir un lien fusionnel, quasi-familial, entre tous les citoyens de la République, quelle que soit « la région » (l’ethnie) d’origine. Derrière le discours progressiste universaliste se cache en réalité une volonté assimilationniste, un objectif géopolitique et économique.

 L’impérialisme économique (sous réserve qu’il soit viable) ne paraît acceptable que si l’individu a conscience que le "dominant" est de la famille... La présence d'une langue vernaculaire différente entre le dominant et le dominé engendre souvent un ressentiment collectif, suivi d’une prise de conscience nationale, d’où la naissance alors de mouvements indépendantistes (Grèce, Bulgarie, Serbie, Pologne, Roumanie) ou unionistes (Italie, Allemagne).

Carte des Balkans au XIXème siècle

L’Europe nationaliste romantique du XIXe siècle « une langue, un peuple, une nation » ébranle le vieux système féodal et fait reculer l’impérialisme : unification de l’Italie, indépendance dans les Balkans de la Grèce, de la Serbie, la Bulgarie, la Roumanie etc.

 Un exemple éloquent est celui de l’Irlande : Au Royaume Uni, la domination anglaise est devenue tellement invivable qu’elle a engendrée un fort nationalisme Irlandais qui a abouti par la sécession de l’Irlande en 1921, et ce, malgré l’assimilation linguistique poussée, la langue irlandaise (gaélique) étant déjà résiduelle sous l’anglais au moment de la proclamation de l’indépendance. La langue n’étant facteur d’assimilation que par le monolinguisme absolu (le cas irlandais en témoigne), on comprend que les institutions française soient si intolérantes rapport à l’usage des langues dites pudiquement « régionales » : même résiduelles, les francophiles pro-Parisiens les perçoivent comme « dangereuses » pour l’unité nationale.

Gaélique

Carte de l’Irlande. En vert, les zones de langue irlandaise (gaélique). L'anglais est la langue maternelle de la majorité des Irlandais depuis le 19ème siècle.  

Pourtant, en Suisse, la question de l’unité nationale ne se pose pas ! pour la bonne et simple raison que, en Suisse, modèle exemplaire de démocratie et de partage équitable des ressources, personne ne plume personne ! pas même une mégapole au détriment de sa province ! partant de là, les quatre ethnies de Suisse (Romanches, Français, Italiens et Allemands) vivent en totale harmonie, pas d'irrédentisme : les Suisses alémaniques n'ont absolument pas envie de devenir un länder allemand, les Français de Suisse n'ont pas envie que leur Romandie devienne un département français ! « Pour se faire plumer par Paris ??? NON MERCI ! ».

 Suisse Romande

La Suisse française, dite « Romandie » depuis 1914.

 On voit bien ici la relation entre la question linguistique (indirectement, identitaire) et économique : la domination politique et économique reste « acceptable » tant que la question identitaire ne s’en mêle pas. Dans le cas contraire…

 Québec

Manifestation des indépendantistes français du Québec.

 C’est une explication à ce qui se passe ces dernières années au Québec, en Écosse et en Catalogne… Bien qu’étant déjà des États partiellement fédéraux (beaucoup moins centralisés que la République française), les rapports de force économiques et politiques inter-ethniques au Canada, au Royaume-Uni et surtout en Espagne restent tendus à cause du fait que les institutions ne sont pas autant décentralisées qu’en Suisse : les maladresses voire les agressions directes de l’État central jettent de l’huile sur le feu (cas d’école du gouvernement Rajoy à Madrid qui, en cherchant à recentraliser l’Espagne, s’est brutalement attaqué au statut d’autonomie de la Catalogne et a obtenu l’effet inverse de celui escompté, provoquant par retour de balancier une poussée de fièvre indépendantiste).

 Manifestation indépendantiste des Catalans à Barcelone

Manifestation indépendantiste des Catalans à Barcelone.

Dans un système fédéral abouti comme la Suisse, la verticalité n’est pas de mise, l’État central n’intervient pas dans la gestion locale, il a pour seul rôle celui dont veulent bien se décharger les strates inférieures (cantons et communes).

 La pérennité de la Confédération Suisse (elle existe depuis 1291) joue incontestablement en faveur de ce système, qui prouve que, contrairement à une idée largement répandue, le centralisme d’État n’est en rien un garant de stabilité, une Confédération complètement décentralisée pouvant s’avérer viable sur le très long terme.

 Enfin, l’originalité de leur modèle explique peut-être aussi pourquoi les Suisses ont rejeté par référendum l'idée de l'entrée dans l'UE : sans doute de peur de devoir harmoniser leur société sur les autres membres de l'UE ! Le fédéralisme Allemand ayant quelques points communs avec la Suisse, ça paraît évident que c’est le modèle républicain "jacobin" français qui a fait dû faire office de repoussoir. :

 

 

  • (7 votes)
    (Raymond75|attribut_html) Raymond75 30 janvier 14:48

    A plusieurs reprises, et bien avant les gilets jaunes, j’avais évoqué la Suisse et suggérer que l’on s’inspire de son système ... sans résultat bien sur, y compris sur un site qui prônait une constituante pour créer une nouvelle république !

    La France est un pays qui ne fonctionne que par des affrontements stériles, par oppositions, et qui est incapable de se gérer par recherche de consensus dans l’intérêt général. De plus, quand une décision est prise, elle est aussitôt contestée.

    Au lieu d’inventer l’eau tiède, on devrait s’inspirer de ce qui fonctionne bien ailleurs, mais sans doute est-ce considéré comme une démarche humiliante pour un grand peuple comme les Français !!!


    • (5 votes)
      (Sozenz|attribut_html) Sozenz 30 janvier 16:22

      @Raymond75
      alors à la difference de la suisse ; la france fait partie de l UE.
      La France s est mise sous tutelle de l UE en quelque sorte ; elle n est plus décisionnaire des lois donnant les grandes directions de son pays .
       c est la raison pour laquelle les euopéistes ne veulent surtout pas entndre parler du RIC , ils seraient obligé d avouer que notre président ne fait qu ’ appliquer les directives de bruxelle et ne sert a rien sauf qu’ à avoir qu’ un titre et de prononcer les discours qu on lui inscrit et apprendre bien ses dossiers pour pouvoir donner la replique . un fait , de président nous n avons que le nom car il ne repecte meme pas la constitution et fait meme tout l inverse .

       Donc le Ric ne pourra jamais etre réellement mis en place temps que nous resterons dans l UE . c est aussi simple que cela .


    • (5 votes)
      (Sozenz|attribut_html) Sozenz 30 janvier 16:31

      @Sozenz

      sinon , ceux qui veulent le RIC ne peuvent donc être que nationaliste. et au dernière nouvelle , la chasse est ouverte contre les nationalistes
      c est incroyable qu’ aujourd’hui , les Français n’ ait plus le droit d aimer leur pays .
      notre constitution est fondée sur des bases nationaliste puisqu’ elle demande au président de préserver les intérêts de la nation ( ici la France ) 
       


    • (1 vote)
      Alren Alren 30 janvier 18:27

      @Sozenz

      « alors à la différence de la Suisse ; la France fait partie de l’UE. »

       

      Différence essentielle en effet.

      Si la Suisse était dans l’UE les citoyens seraient en permanence ou presque en opposition avec les directives des non-élus de Bruxelles et multiplieraient les référendums de rejet de ces directives.

       

      L’unité nationale offre de nombreux avantages que l’auteur ne prends pas en compte. (Je reconnais cependant ne pas avoir le temps de lire un aussi long article mais l’ai survolé).

      Parmi ceux-ci, par rapport à des provinces autonomes, qui font saliver les ennemis de classe de notre pays, il y a l’homogénéité des institutions et des services publics. Lesquels sont actuellement volontairement asphyxiés financièrement mais peuvent retrouver toute leur bénéfique place avec un changement de cap radical de la politique française.

      Il y a aussi le poids à l’international dans les grandes négociations même si actuellement Macron trahit les intérêts du peuple qui lui a fait chichement confiance.

      Mais surtout il y a le sentiment d’être membre d’une communauté extraordinaire si on réalise que sur 100 habitants du monde, un seul est Français !

      Clairement, la France compte plus qu’un centième parmi les nations et sa langue aussi parmi les autres langues !

       

      Lire la suite ▼

    • (1 vote)
      Jiròni Jiròni 30 janvier 21:41

      @Alren
      Oui, vous avez raison au sujet du poids à l’international dans les grandes négociations (et j’en parle dans l’article), sauf que justement, c’est plutôt un argument impérialiste.

      Idem pour la puissance de la francophonie (et du poids démographique de la communauté francophone), la langue utilisée comme « arme » commerciale voire coloniale, c’est un argument impérialiste : or, c’est précisément ce que je dénonce dans cet article ! C’est ça l’imposture dont je parle : contrairement à ce que les Français affirment la République française n’est pas une démocratie mais bel et bien (encore) un Empire : grand État qui a du poids à l’international, le français qui fait partie du club très fermé de 5 ou 6 langues « tueuses » de ce vaste Monde (selon l’expression du linguiste Claude Hagège)...

      C’est culturel, historique même puisque ça date de la monarchie capétienne. D’où l’ironie de la situation de certains révoltés (GJ) d’aujourd’hui, attestant d’un système qui n’a rien de démocratique (ou si peu), ni d’égalitaire, qui défilent avec les couleurs (bleu-blanc-rouge) de « l’Empire » qui les écrase !

      Une question qui pourrait être pertinente : est-qu’une démocratie (comme la Suisse) peut vraiment avoir du poids à l’international ? ou plutôt, d’où cet article, est-que le modèle démocratique Suisse peut s’appliquer à un État de la taille de la France (qui, objectivement, pour l’instant n’est pas une démocratie) ?

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    • (1 vote)
      (Ardisson|attribut_html) Ardisson 31 janvier 11:01

      @Jiròni
       
      La Constitution fédérale suisse de 1848 s’est fortement inspirée de la Constitution américaine de 1787. Certains Etats américains connaissent le système de démocratie directe. Toutefois, les USA ne connaissent pas la démocratie directe au niveau fédéral. Le problème de la Suisse est justement que l’Etat fédéral suisse est très faible, car tout ce qu’il décide peut être remis en cause par le parlement et/ou le peuple. Une démocratie directe à tous les échelons ne permet pas à mon sens de constituer un Etat fort (au sens français du terme) qui parle d’une seule voix sur les grands dossiers internationaux et qui est écouté sur la scène mondiale, même avec une économie puissante et des forces armées importantes.


    • (4 votes)
      La Voix De Ton Maître La Voix De Ton Maître 30 janvier 15:30

      Il y aurait un tas de choses à dire. C’est trop simpliste à mon avis

      En premier lieu, ce n’est pas une imposture. C’est comme vous dites, un résultat de siècles d’évènements. Vous ne pouvez pas prendre un cliché aujourd’hui et dire : voyez, cela ne marche pas on vous a toujours menti (enfin si vous pouvez le dire si vous êtes un technocrate de Bruxelles)

      — Il y a moyen de décentraliser le pouvoir sans passer par une atomisation géographique : nous vivons à l’heure de l’IA et de l’internet. Je vois pas le problème de garder les subdivisions : les régions, les départements, les communes

      — Si vous divisez, vous allez perdre beaucoup : les économies d’échelles, le poids du pays dans le contexte mondial (dissuasion nucléaire, diplomatie, siège à l’Onu...)

      — La structure démocratique n’explique pas seule le succès de la Suisse d’aujourd’hui. L’éducation par exemple, en Suisse les entreprises supportent le coût de la formation tandis que les nôtres se plaignent qu’elles ne trouvent l’employé idéal. Critère totalement indépendant qui n’émergera pas après un saucissonnage de la France.

      — Nous vivons en pleine période de décentralisation (Paiement RSA, hôpitaux...) et rien n’a l’air de s’arranger

      — Enfin la santé coûte un bras en Suisse et le vin est dégeu.


      • (3 votes)
        amiaplacidus amiaplacidus 30 janvier 18:36

        @La Voix De Ton Maître qui nous dit : « — Nous vivons en pleine période de décentralisation (Paiement RSA, hôpitaux...) et rien n’a l’air de s’arranger ».

        Il s’agit de décentralisation administrative, la Suisse est décentralisée du point de vue législatif, il y a 26 constitutions cantonales et 1 constitution fédérale. Les cantons sont compétents dans tous les domaines sauf ceux clairement spécifiés dans la constitution fédérale et pour réviser la constitution fédérale, il faut obligatoirement un référendum et obtenir à la fois, la majorité populaire et la majorité des cantons.

        Avez-vous vu en France un département ou une région qui légifère sur le taux d’imposition directe ou sur le taux de TVA ?


      • (0 vote)
        La Voix De Ton Maître La Voix De Ton Maître 30 janvier 19:12

        @amiaplacidus

        Oui je suis pour une décentralisation du pouvoir (le RIC c’est un bon début) Oui je connais bien la Suisse (Le clos des dauphins est à 6F à la Migros)


      • (1 vote)
        La Voix De Ton Maître La Voix De Ton Maître 30 janvier 19:24

        @amiaplacidus

        Devenir une copie carbone de la Suisse n’a aucun sens pour la France. Il n’y a pas de solution miracle.

        D’ailleurs le parfait contre exemple c’est le choix des nouveaux avions de chasse pour la confédération : n’est ce pas un parfait exemple d’un cafouillage suisse typiquement à la française ?


      • (2 votes)
        amiaplacidus amiaplacidus 31 janvier 09:10

        @La Voix De Ton Maître
        Je suis bien d’accord avec vous, devenir une copie carbone n’a aucun sens pour la France, et l’article, surtout sa partie historique le démontre. Mais rien n’empêche de s’en inspirer et de trouver une solution conforme au génie* français.
        .
        En revanche, je ne vois pas en quoi l’achat d’avions de combat est un cafouillage.
        — Parce que le peuple a décidé (par un RIC) de n’en pas acheter ?
        — Parce que le peuple a décidé (par un RIC) qu’il valait mieux, dans le monde moderne et pour la sécurité investir dans le renseignement et la cybersécurité ?
        — Parce que le peuple a décidé (toujours par un RIC) de ne pas acheter des rafales (entre autres avions) ;
        — Parce que le peuple ne veut pas acheter des joujoux coûteux qui en 2-3 minutes seraient hors de l’espace aérien suisse ?
        .
        On serait bien heureux que le peuple français ait l’occasion de prendre de telles décisions. Mais, au contraire, le gouvernement français s’est engagé à prendre toute la production de rafales qui ne seraient pas vendus à l’étranger et cela, quel que soit les besoin de la défense aérienne de la France.
        Dassault, le plus grand assisté français.
        .
        .
        * Génie au sens de l’acception « caractère propre et distinctif », je ne veux pas passer pour un chauvin à tout crin.

        Lire la suite ▼

      • (0 vote)
        La Voix De Ton Maître La Voix De Ton Maître 31 janvier 09:53

        @amiaplacidus

        Et bien si l’on vante la cohérence et l’efficacité helvète par un ensemble d’entités très autonomes, on voit bien que sur des sujets communs, ils se retrouvent avec les mêmes problèmes que la France.

        Je suis tout à fait d’accord sur l’intérêt d’une démocratie participative, vous prêchez un convaincu. Par contre je ne crois pas qu’il soit nécessaire de découper la France pour en arriver là.

        La vallée du Rhône est un ensemble cohérent économique et géographique, pourquoi la diviser en dur en Occitanie et autres ? On pourrait penser à une nouvelle région virtuelle, telle un calque, avec un périmètre précis de responsabilité et de souveraineté. 
        Avec ces calques précis il n’y aurait pas de Moutier qui tente de faire cession avec Berne pour rejoindre le canton du Jura.

        Génie français ? Génie rhônalpin, je suis modeste smiley


      • (0 vote)
        amiaplacidus amiaplacidus 31 janvier 10:05

        @La Voix De Ton Maître
        « La vallée du Rhône est un ensemble cohérent économique et géographique, pourquoi la diviser en dur en Occitanie et autres ? »

        Ne serait-ce que parce que les climats au nord et au sud de Valence (grosso-modo) ne sont pas les mêmes.


      • (0 vote)
        La Voix De Ton Maître La Voix De Ton Maître 31 janvier 21:17

        @amiaplacidus

        Diviser des territoires uniquement en fonction des nuages n’est pas le but recherché.

        PS : je vend ma maison pour une bouchée de pain dans votre coin : si vous connaissez des acheteurs


      • (3 votes)
        Jeekes Jeekes 30 janvier 15:46

        1 — J’adore la photo : ’’une rue de Paris’’

        Elle fait très carte postale à destination d’une agence de tourisme.

        L’auteur devrait chercher un peu, l’ensemble des rues de Paris est très loin de ressembler à ça !

         

        2 — J’ai bien rigolé en regardant la ’’carte des langues régionales’’

        J’y ai vu une compilation de régions dans lesquelles les gens parlent (parlaient) patois. C’est une énorme erreur de nommer ça des langues régionales !

         

        Bref, je ne retiens de cet article que deux choses :

         

        1 — la Suisse c’est très très bien

        2 — la France c’est très très mal

         

        Bon, what else ?

         


        • (5 votes)
          Jiròni Jiròni 30 janvier 18:35

          @Jeekes
          Une langue à l’état naturel est une mosaïque de « patois » compréhensibles entre eux (plus exactement, avec un continuum dialectal) ; au passage, on identifie les gens sectaires à leur sémantique, par exemple, ceux qui emploient le terme péjoratif de « patois » à la place du terme exact de « dialectes »... On ne peut pas vous blâmer, le contexte sociétal s’y prête : même les institutions sont sectaires en établissant un ordre de hiérarchie entre LA langue NATIONALE (le français standard) et « les autres », dites péjorativement « langues régionales ».

          Mais soit ! jouons à ce jeu là : Donc, du coup, la langue régionale dite « français », c’est juste le patois de Paris. What else ?


        • (0 vote)
          Jeekes Jeekes 30 janvier 18:48

          @Jiròni
           
          Ben voila, ça y est, j’ai mal à la tête.
           
          J’avoue, j’peux pas lutter devant un tel étalage de science infuse.
          Merde alors, dire que j’imaginais même pas que ’’patois = dialecte’’
          Dommage que ma pauvre mère (morvandiau de naissance) ne soit plus de ce monde, j’aurais pu lui apprendre quelque chose.
          Et je suis sûr que ça l’aurait toute ’’ébouriffée’’ de découvrir qu’elle parlait un dialecte et, du coup, qu’elle était bilingue.
           
          Trèfle de plaisanterie, le ’’patois’’ de Paris, c’est de l’argot.
          Vous voyez, moi aussi je peux affirmer des trucs et étaler ma grande culture !
           
          Mouarfff !
           


        • (3 votes)
          Jiròni Jiròni 30 janvier 21:17

          @Jeekes

          Si elle parlait le dialecte du Morvan, elle était juste monolingue francophone, pas bilingue.

          Le morvandiau est un dialecte du français, pas une langue.

          Quand bien même elle parlait à la fois le morvandiau et le français académique (celui que nous écrivons ici), ce ne sont que deux nuances de LA langue française, et non pas deux langues différente. Donc, même en maîtrisant deux de ses formes, elle était juste monolingue francophone.

          Le mépris des personnes sectaires est de qualifier de « patois » par exemple l’occitan ou le breton, qui sont clairement deux langues distinctes du français, en insinuant fielleusement que l’occitan ou le breton ne seraient au fond que, comme le morvandiau, deux formes vernaculaires ou dégénérées du français « académique » standard.

          Ledit français « parisien » standard est issu du dialecte médiéval de la région Parisienne, et

          a dégénéré effectivement depuis en argot.

          Vous auriez pu vous éviter la peine de publier un tel commentaire, sans grand intérêt, nous enfonçons ici vous et moi des portes ouvertes...


        • (2 votes)
          (brazik|attribut_html) brazik 31 janvier 08:19

          @Jeekes
          Patois ? Faut sortir un dico, Jeekes. Et sortir de Paris de temps en temps.


        • (0 vote)
          (baldis30|attribut_html) baldis30 31 janvier 13:09

          @Jeekes

          bonjour,
           et que dire du patois nîmois illustré par les fables de Bigot .... non seulement une langue mais toute une philosophie que ne possède ni les suisses ni les parisien et encore moins les montpelliérains ...


        • (1 vote)
          (Ardisson|attribut_html) Ardisson 30 janvier 16:23

          Article très intéressant !!! Juste quelques petits rectificatifs. Les villes les plus peuplées de Suisse sont dans l’ordre : Zurich, Genève, Bâle, Lausanne et Berne. La plupart de ces villes sont très cosmopolites, à l’instar de Genève dont 61% de ses habitants sont issus de la migration.

          Cordialement

          A.


          • (1 vote)
            Aristide Aristide 30 janvier 16:30

            « On devrait construire les villes à la campagne car l’air y est plus pur ! » , à l’aune d’Alphonse Allais(*), il serait bon que les Français soient suisses.

            (*) attribution contestée.


            • (0 vote)
              (dominique|attribut_html) dominique 31 janvier 07:47

              Et dire que sous le règne de Hollande une délégation de sénateurs français est allé à Berne pour donner une leçon d’économie aux Suisses smiley

              https://24heuresactu.com/2013/06/09/lecon-de-gestion-des-...


              • (0 vote)
                amiaplacidus amiaplacidus 31 janvier 09:14

                @dominique
                C’est vrai que cela ne manque pas de piquant.
                Étonnez-vous après ceci que les Français ne soient pas toujours bien vus en Suisse (pour moi, vieux frontalier, pas de problème).


              • (2 votes)
                (dominique|attribut_html) dominique 31 janvier 07:48

                En France nous vivons toujours encore dans un système féodal.....


                • (0 vote)
                  michalac michalac 1er février 14:45

                  @dominique

                  Qui sont les inféodés ? Qui sont les inféodants ? Merci de préciser.


                • (2 votes)
                  (brazik|attribut_html) brazik 31 janvier 08:22

                  Excellent article. Tout y est, impérialisme français et cécité vis-à-vis des réalités « régionales ».


                  • (0 vote)
                    michalac michalac 1er février 14:43

                    @brazik

                    Impérialisme français ! Où ça ?


                  • (0 vote)
                    (bob de lyon|attribut_html) bob de lyon 31 janvier 08:47

                    La Suisse ! Elle ne fait pas partie de l’UE ! C’est pour cela que tout y va mieux… et leurs référendums signifient que c’est un véritable pays démocratique…

                    Vous vous appelez Christoph Blöcher, vous êtes un dur, du genre retenez-moi-ou-je’fais-un-malheur et vous proposez un référendum pour contingenter ces travailleurs frontaliers – notamment gaulois – qui empuantissent le climat helvète…

                    C’est alors que vos voisins UE – bien entendu le gaulois honni est de la partie – vous énumèrent toutes les calamités qui vont s’abattre sur votre État… et vous renvoi à votre statut de citoyen de pseudo-principauté d’opérette.

                    Courageux donc, vous laissez tomber.


                    • (0 vote)
                      amiaplacidus amiaplacidus 31 janvier 09:23

                      @bob de lyon
                      Si la Suisse ne fait pas partie de l’UE, c’est que son peuple a refusé (par un RIC dont le résultat a été respecté) d’en faire partie, et je pense qu’il s’en trouve bien.
                      .
                      Concernant les frontaliers, la situation est très différenciée, aucun problème avec les frontaliers « traditionnels » (pour Genève, 74 et 01) qui connaissent et comprennent la Suisse.
                      En revanche, les « frontaliers » venant de l’autre bout de la France et croyant, parce qu’en Suisse romande on parle français, que tout se passe comme en France, croyant avoir à faire à des bouseux (cela vise particulièrement ceux venant d’Île de France) ils se comportent comme en France. Ceux-là ont alors affaire à un phénomène de rejet.
                      En fait, un rejet de même nature, pour les même causes, les attend en province française (je dis province pour ne pas dire le très à la mode parigote « région »).


                    • (0 vote)
                      (bob de lyon|attribut_html) bob de lyon 31 janvier 10:20

                      @amiaplacidus
                      Concernant les frontaliers, la situation est très différenciée, aucun problème avec les frontaliers « traditionnels » (pour Genève, 74 et 01) qui connaissent et comprennent la Suisse.

                       

                       

                      Sans vouloir envenimer le débat, je connais personnellement de nombreux frontaliers (dans ma famille) Ain, Savoie et Doubs qui pourraient narrer d’innombrables histoires de problèmes ubuesques avec nos voisins helvètes…

                      L’herbe est toujours plus verte dans la prairie d’à côté.

                       

                       

                       


                    • (2 votes)
                      amiaplacidus amiaplacidus 31 janvier 11:27

                      @bob de lyon

                      Ingénieur, j’ai fait mes études à Lausanne et passé l’essentiel de ma carrière professionnelle en Suisse.
                      Mon dernier salaire avant la retraite, plus ou moins11.000 CHF (env. 9800 €) mensuel. Ma retraite, très exactement 6877,25 CHF (env 6100 €).
                      La France aurait été totalement incapable de m’offrir de telles conditions. Alors, je ne crache pas dans la soupe et je ne salis pas la main qui m’a et me nourrit.
                      .
                      Au surplus, ce n’est pas parce que j’ai de bons revenus que j’oublie d’où je viens (fils d’un ouvrier et d’une femme de ménage), c’est pourquoi je tente de lutter pour plus d’égalité et pour que chacun puisse vivre dignement, quel que soit ses qualités et qualifications.


                    • (0 vote)
                      zygzornifle zygzornifle 31 janvier 13:18

                      Moi j’ai été frontalier avec pole-emploi pendant pas mal de temps ....


                      • (0 vote)
                        DantonQ DantonQ 31 janvier 13:22

                        Les Suisses ont eu bien raison de refuser l’entrée dans l’UERSS : tous les problèmes de la France viennent de notre abandon de souveraineté à l’UERSS et à ses commissaires politiques staliniens jamais élus par le peuple et qu’on ne peut pas virer ! 

                        Le jour où la France aura réalisé le Frexit, on aura résolu au moins 90% de nos problèmes ( pouvoir d’achat, services publics, fonctionnement des institutions etc.) Oui, il nous faut la démocratie directe, il faut que le démos ( le peuple) retrouve le cratos ( le pouvoir) c’est ce que suggère de faire Etienne Chouard. 


                        • (0 vote)
                          michalac michalac 1er février 14:40

                          @DantonQ

                          Etienne Chouard a-t-il pris le temps de vous expliquer comment une sortie de l’Union résoudrait le problème du pouvoir d’achat, celui des services publics et du fonctionnement des institutions ?
                          Malgré tout ce qu’il est possible d’en entendre, le polémiste n’a toujours pas répondu à ces complexes et douloureuses questions...


                        • (0 vote)
                          (Reiki|attribut_html) Reiki 31 janvier 14:41

                          La Suisse n est pas un modele pour la France mais pour l Union....

                          On vois clairement dans son histoire qu elle a attiré des communauté grace a son idéologie et non des guerres. 

                          L union européene se veux du même accabi... 

                          Si l union tiens à reussi a travers le temps, il parait claire que la confederation helvetique es le meilleur modeles existant. 

                          Du coup le RIC dois etre imposé par l élite européene sous peine d un affrontement croissant.

                          Illusoire ? Oui j en convient mais même les Etas Unis considere l union européene comme un simple pacte tous juste du niveau de celui de Marrakech. 

                          Mdr L union n est rien face au monde auxquelles on fais face.

                          D ou l incompréhension ambiante et sa volatilité perceptible en l espace de 20ans.

                          Brisé nos chaine ne nous aidera pas, il faut les fondre pour en façonne un pouvoir utile a tous.


                          • (0 vote)
                            michalac michalac 1er février 14:33

                            @Reiki

                            « On vois clairement dans son histoire qu elle a attiré des communauté grace a son idéologie et non des guerres. »

                            Seriez-vous en train de nous dire que l’Union européenne, quant à elle, a attiré des communautés par des guerres et non par son « idéologie » ?


15/04/2019

WebSRU,MySelTab.la sagesse... En principe, avec l'âge vient la sagesse et chacun développe, au gré de ses expériences et de ses lectures, certaines convictions qui s'affirment et se renforcent et au travers desquelles on comprend mieux le monde

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La pire version de Windows 10 ? La catastrophique mise à jour d'Octobre

60 000 empreintes digitales à vendre sur le web

Un pirate propose à la vente les empreintes digitales numérisées et l'identité de plus 60 000 personnes dans le monde. C'est ce que viennent de révéler les chercheurs en sécurité du Kaspersky Lab.

Les informations d'identification de connexion à des portails de paiement en ligne, des banque en ligne, ou encore des réseaux sociaux sont également disponibles. Une vraie mine d'or disponible sur le site Genesis store. On peut y acheter l’identité numérique complète d’un utilisateur pour 5 à 200 dollars.

Les experts recommandent aux utilisateurs de services numériques d'activer l'authentification à plusieurs facteurs pour chaque compte en ligne qu’ils fréquentent.

Partager ce que vous voulez avec qui vous voulez. Solid, l'idée de Tim Berners-Lee pour reprendre le contrôle des données.Le financement par la publicité n'est pas la solution

StefanV.Raducanu,MyNewsCenterNavigator&FranceWebAsso> > La Vie, La Vie!

“C'est la personne humaine, libre et créatrice qui façonne le beau et le sublime, alors que les masses restent entraînées dans une ronde infernale d'imbécillité et d'abrutissement.”

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Bonheur de construire, Avec ce blog entre les mains, c'est déjà être serein!, Tout a sa beauté, mais pas tout le monde le voit

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« Nos structures doivent évoluer sinon elle seront brutalement bouleversées par la transversalité chaotique du numérique »

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Définir le périmètre stratégique de la performance globale de la France 

Les trois verrous à dépasser pour les territoires:

La montée des incertitudes

Les silos métiers de plus en plus fermés

Les freins à l’évolution des comportements

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prend acte du changement de contexte et aide les acteurs de la ville à répondre aux multiples enjeux que doivent relever les territoires du XXIe siècle pour être attractifs et responsables.

 
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E-mail marketing – Excuses

Nous sommes tous humains et cela signifie beaucoup de choses, mais surtout que nous ne sommes pas parfaits. Être une espèce imparfaite signifie que parfois… nous faisons des erreurs. Les dispositions de chacun déterminent la manière dont on fait face aux erreurs. Certains analyseront l’erreur afin de comprendre pourquoi elle s’est produite, d’autres l’attribueront au […]

Publicis a officialisé ce weekend l’acquisition pour 4,4 milliards de dollars d’Epsilon, filiale de l’américain Alliance Data Systems (ADS) spécialisée dans le marketing numérique et l’analytique. Un mouvement stratégique majeur face à la puissance des plateformes publicitaires des grands acteurs du Web tels que Google et Facebook.

Bonjour,

veuillez trouver ci-dessous notre sélection d'actualités, de dossiers et de tests, d'astuces et de téléchargements pour la semaine écoulée.

Bon week end à tous.

L'équipe GNT.

L'essentiel de l'actualité

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Bon plan Samsung : Galaxy S10+ à 769€ (vs 1009€), S10 à 675€ (909€), S10e à 568€ (759€), Note9 à 564€,...
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Fibre optique : SFR s'est converti au FTTH

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Téléchargements

Look4tag : trier rapidement tous ses emails Adoptez Look4tag pour une meilleure organisation de vos messages.
MediaPortal : visionner ou écouter des fichiers multimédias MediaPortal est un pack d'utilitaires prévus pour exploiter sereinement n'importe quel type de fichier multimédia.
Light Alloy : un lecteur multimédia pour configurer ses lectures Light Alloy est un véritable gestionnaire pour toutes les actions liées à vos fichiers multimédias.

Astuces

Rouvrir les onglets fermés dans Edge Cette astuce va vous montrer comment il est possible de rouvrir les onglets fermés dans le navigateur Web de Microsoft.
Garder facilement une musique en mémoire Cette astuce va vous montrer comment garder simplement une musique en mémoire pour la retrouver facilement plus tard.
4 conseils pour réaliser un sondage en ligne pertinent Réaliser un sondage en ligne peut s'avérer très utile pour une association ou une entreprise, à condition qu'il soit réalisé selon une méthodologie bien spécifique. Pour qu'il soit pertinent, il est en effet nécessaire de le réaliser selon une démarche précise que nous vous expliquons ci-dessous.

Vidéos de la semaine

PlayStation Plus Avril 2019 Présentation des jeux du PlayStation Plus Avril 2019
Oppo Reno : un bien étrange mécanisme coulissant La marque Oppo prépare une série Oppo dont l'un des modèles au moins disposera d'un mécanisme inédit pour dévoiler le capteur photo avant.
Galaxy A80 Présentation du triple module photo rotatif du Galaxy A80
Nintendo Labo : kit VR - bande-annonce de lancement Le kit VR de Nintendo Labo propose une première expérience inédite de réalité virtuelle à construire soi-même, destinée aux enfants et aux familles.rnUne console Nintendo Switch est nécessaire pour utiliser Nintendo Labo
Pearltrees
 
  StefanRaducanu,

Voici les collections les plus populaires dans Pearltrees cette semaine.
 
ue95 "Création de ... Présentation génér... Équipe Hidden figu...
Vidéos Queen 3) Cours Algorithm...
Pédagogie orientation reforme lycee 2019...
 
  Découvrez et ajoutez les collections qui vous intéressent pour suivre leur activité et continuer d'enrichir vos intérêts.

A bientôt.

L'équipe Pearltrees
Dijon intègre le club très fermé des "villes intelligentes"
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L’open-innovation est-elle un tremplin vers l’entrepreneuriat ?
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Finance

#MaddyMoney

Devialet, Qare, IpaidThat... les startups françaises frôlent les 100 millions d'euros cette semaine
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Le chiffre de la semaine : Orange champion de la 4G

 
Les Français donnent moins aux associations
Cette générosité en baisse s'explique par deux facteurs principaux : la hausse de la CSG et la transformation de l'ISF en impôt sur la fortune ...
 
Maladie de Lyme: les associations dénoncent «l'échec» du plan national
Plusieurs associations de patients ont dénoncé aujourd'hui «l'enlisement» dans lequel se trouve selon eux le plan national de lutte contre la maladie ...
 
 
 
 
La rue Charles-de-Gaulle témoigne des services disparus
Les services de proximité disparaissent dans le monde rural. Boulay a payé son tribut dans ce domaine, et la rue Charles-de-Gaulle, autrefois rue de 
 
Appel à projets "Soutien au commerce de proximité dans les quartiers populaires"
Il vise les commerces, artisans ou services de proximité pour les inciter à investir, ou se maintenir, dans les quartiers populaires. La Ville de Paris ..
 
De nouveaux services de proximité à Saint-André-de-l'Eure
À l'écoute de nos communes, nous avons choisi de le renforcer, de le développer, et donc d'améliorer les services de proximité à Saint-André, cette ...
 
Services de proximité : les villages ne lâchent pas Comment Ascros a sauvé son école Le combat ...
Services de proximité : les villages ne lâchent pas Comment Ascros a sauvé son école Le combat des vallées Guillaumes Bonjour là-haut pour le lien ..

19/03/2019

RESET,PoissySmartCity&SocSav21,Sortir du fatalisme et élaborer des horizons souhaitables en mobilisant une large communauté,en engageant des alliances,l’investissement public et privé,en y ajoutant une dimension internationale (Europe, Nord-Sud).

francewebeglobal-avec-vous3.jpgCollaborer ! Anticiper ! Innover !

SocSav21,Questionner et construire le numérique de demain.Pour Vous et avec Vous!Un projet ambitieux, humain, imaginatif, hors normes, réunit 3 pôles est sera tourné vers une approche de bien-être collectif et individuel

Sortir du fatalisme numérique : quel numérique voulons-nous ?

Les potentiels du numérique nous fascinent, ses dégâts nous effraient, nombreux sont ceux qui aspirent à (re)trouver du sens à la transformation numérique, des repentis des GAFAM aux défenseurs de la privacy, des penseurs critiques aux acteurs du développement durable, de l’inclusion ou de la RSE.

Mais les bons sentiments ne suffiront pas à faire face aux défis que nous souhaitons formuler et explorer, et qui se caractérisent par leur difficulté... Les discours ne suffisent pas à formuler une vision partagée et des chemins : ce cycle de Questions Numériques cherche à tirer parti de la prospective pour donner corps à un numérique qui proposerait du « mieux » plutôt que du « plus ».

La transformation numérique est porteuse de promesses stimulantes, pourtant elle est vécue par une grande part de la société comme un nouveau dogme auquel il faut se plier. Nous subissons chaque jour les slogans et les injonctions liés à «l’impact du numérique sur » nos métiers et nos emplois, nos villes et territoires, l’information, l’éducation, etc. Il est grand temps d’affirmer des intentions, de formuler les impacts souhaités de la société sur le numérique, de trouver des espaces de choix politiques, économiques et sociaux.

Changer le cours du numérique ? RESET, un ensemble de défis à relever

Mi-2018, Tim Berners-Lee, le concepteur du web, tire le bilan des 30 ans écoulés : le web a échoué à de nombreux égards, sa centralisation croissante aboutit à un phénomène « anti-humain » de grande ampleur. Pour lui comme pour beaucoup d’autres acteurs majeurs, un « RESET » est nécessaire. Les défis ne manquent pas. Certains sont d’ordre technique, d’autres sont sociétaux, d’autres sont entremêlés. Il s’agit de libertés, de partage de la valeur, de respect de l’environnement, de conditions d’innovation ouverte, de maîtrise de l’IA et des algorithmes, de développement humain, d’équilibres Nord-Sud.

La puissance transformatrice de la petite échelle

Se transformer à la petite échelle

Calendrier

Phase 1 - Exploration (septembre-décembre 2018)

Veille, recherche documentaire, interviews, échanges en ligne, cartographie des défis. Focalisation sur un choix de défis mobilisateurs.

Phase 2 - Contribution (janvier-avril 2019)

Ateliers créatifs, intelligence collective en ligne, apports de prospective, formulation d’écueils, de chemins possibles, d’horizons souhaitables.

Phase 3 - Publication et mise en débats (avril-septembre 2019)

Rédaction du cahier d’enjeux RESET, événement de restitution public, séminaires de restitution partenaires.

Ce que vous pouvez y faire

Confronter les tendances et les tensions aux intentions :

  • un numérique amplificateur d’inégalités,
  • une empreinte écologique croissante,
  • des systèmes peu respectueux des humains,
  • un numérique peu gouvernable par la société.

Formuler et répondre à un ensemble de défis :

  • techniques, mais aussi sociétaux,
  • en qualifiant ce qui les rend difficiles et importants à relever,
  • en explorant les enjeux, les impasses, les pistes. 

Sortir du fatalisme et élaborer des horizons souhaitables

  • en mobilisant une large communauté,
  • en engageant des alliances (acteurs de l’innovation publique, sociale, technologique ; acteurs territoriaux, de l’investissement public et privé ; ...),
  • en y ajoutant une dimension internationale (Europe, Nord-Sud).

Lien vers la veille du projet : 

Groupe Diigo : https://groups.diigo.com/group/qn2019

Ressources au hasard

SocSav21,Questionner et construire le numérique de demain.Pour Vous et avec Vous!Un projet ambitieux, humain, imaginatif, hors normes, réunit 3 pôles est sera tourné vers une approche de bien-être collectif et individuel

Pour Vous et avec Vous!

Un projet ambitieux, humain, imaginatif, hors normes, réunit 3 pôles est sera tourné vers une approche de bien-être collectif et individuel, grâce à son architecture, à l'intégration de la nature et aux services proposés. Laisser les groupements d'opérateurs faire preuve d'imagination. Même s'il s'agit d'un exercice difficile, nous invitons les groupements à laisser libre cours à leur imagination tout en leur demandant d'intégrer ce modèle de société.

Un projet collaboratif

“Fouille en dedans. C'est en dedans qu'est la source du bien et elle peut jaillir sans cesse si tu fouilles toujours.”

FranceWebAsso,Inventons la ville de demain, "PoissyNumérique"Vous, Votre Ville, Région,PLUS POUR VOUS ACCOMPAGNER. Evénement - Edition - Médias - Web, Local, Régional, National, International, avec e-GlobalNetWork, l’objectif commun est prioritaire.

StefanV.Raducanu,Webpiculteur...Le triangle de FranceWeb, integrateur de portail passe par une triple compétence: éditoriale, technologique, humaine. Une stratégie de partenariats. Entreprendre au Féminin

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"Un pour Tous".."Tous pour Un".."Chacun pour Soi"

Pour vous, nous avons conçu un Réseau d'échanges et de savoirs, vous proposant un mode de collaboration, plus pertinent et efficace, capable de s'adapter à votre entreprise, votre fonction et vous.

POUR LA CONTRIBUTION AU MIEUX-ETRE COLLECTIF ET GLOBAL,

POUR L’HUMAIN, L’ORGANISATION ET LA VIE

 Sa devise « Pour Vous et avec Vous» est un projet de développement durable conçu à l’échelle des territoires ou des régions, chaque membre mettant son expérience, ses connaissances au profit de l’ensemble, afin d’augmenter la richesse de chacun. SocSav21 portera sur les moyens mobilisés par les acteurs de la société civile pour participer au débat et à la décision publics, ainsi que sur les dispositifs de concertation mis en œuvre par les pouvoirs publics.

Seront ainsi successivement abordées les causes environnementales, familiales, consuméristes, humanitaires, générationnelles, scolaires, sanitaires, féministes et la défense des libertés. 

Enrichir les compétences de chacun, susciter le goût d'entreprendre. Préparer le capital humain dans l'économie de la connaissance est primordial au siècle des réseaux.

Stimuler le plein emploi de l'intelligence générale des individus faisant appel à la connaissance du monde. L'engagement de chacun, condition d'une stratégie pour tous.

Le développement durable FRANCE WEB est avant tout un apprentissage du partage des savoirs et des pouvoirs. Les TIC permettent de faire communiquer entre elles des disciplines, des associations, des organismes qui ont du mal à connecter, dans une même toile de sens "développement durable", des initiatives qui nous semblent naturellement devoir se rencontrer dans une même vision d’interdépendance.

1946 : naissance du modèle social français, Il est inspiré à la fois du programme économique du Conseil national de la résistance, et des idées socialistes et communistes d’après-guerre.

Questionner et construire le numérique de demain.

La Fing s’est créée dans le contexte d’un numérique émergent. Elle agit aujourd’hui dans un monde traversé par le numérique. Ses premiers complices ont été, et sont toujours, les défricheurs du numérique : ceux qui voient dans ces dispositifs un ensemble de chances et de potentiels. Son prisme est d’abord celui des usages, et plus précisément de la négociation entre les usagers et les propositions techniques, économiques, organisationnelles ou politiques que le numérique leur propose. Ainsi avons-nous emmené dans nos travaux de nombreux chercheurs, des investisseurs publics et privés, des acteurs associatifs, territoriaux, des entreprises porteuses d’innovation mais aussi d’usages. Dans le contexte actuel, plutôt qu’un numérique aveuglément dominateur, nous continuons d’insister sur la proximité, les liens sociaux, la confiance, la maîtrise collective.

COUV

Dans un numérique massifié, il est nécessaire de questionner les promesses non tenues et les difficultés rencontrées : la Fing propose une exploration critique de la transition numérique dans tous ses aspects, et jusqu’à un RESET, une réinvention. Ce grand chantier de 2019 mobilise beaucoup d’acteurs avec nous, mais aussi tous nos travaux communs de ces dernières années - et la richesse de notre média InternetActu. Il s’agit de transition écologique, de mutations du travail et des organisations, d’inclusion, de démocratie ; mais aussi de nos relations aux systèmes techniques, aux algorithmes et aux IA, aux données, aux plateformes, à la dématérialisation, à la smart city.

Ces questionnements ne sont pas hors sol, ils sont utiles à la conception et à l’innovation : la Fing porte et accompagne en 2019 un ensemble de travaux pour et avec les innovateurs, leurs commanditaires, leurs financeurs, leurs écosystèmes. Le self data territorial creuse la piste fertile des données personnelles territorialisées au service d’objectifs communs et personnels. Le référentiel innovation facteur 4 nourrit les riches perspectives des projets à fort impact environnemental. L’expédition Interlabs engage un travail prospectif avec les responsables de labs publics et privés, sur leur proposition de valeur pour les années qui viennent. L’expédition Hypervoix se confronte à la puissance des nouvelles interfaces, notamment vocales, et à ses potentiels indésirables ou très souhaitables. Le CapacityLab traduit nos travaux de recherche sur l’inclusion en travaux appliqués sur la conception d’un numérique capacitant.

Nos complices et partenaires d’aujourd’hui sont, aussi, ceux qui cherchent à introduire du sens dans la transformation numérique de leurs métiers et de leurs organisations. Avec eux nous produisons des ressources, des kits, des méthodes d’appropriation, des principes d’action.

Anticipation et appropriation : nos travaux sont collectifs, ils produisent des communs, ils cherchent et trouvent des coproducteurs, des contributeurs, des cofinanceurs. Adhérez à la Fing, participez à nos projets, imaginez avec nous un numérique adapté aux générations futures, au monde de demain.

Téléchargez le plan d’action

Depuis des décennies, les entreprises et les administrations se sont dotées de moyens sans cesse plus performants de capturer, retenir et exploiter les données relatives à leurs clients et usagers. Objectifs : concilier massification et personnalisation de la relation, mieux analyser la relation (risque, rentabilité…), optimiser stocks et tarifs, prévoir, faire évoluer les offres, fidéliser… En revanche, les individus ne retirent rien de vraiment perceptible de cette industrialisation de la relation et supportent mal cette asymétrie. Les pouvoirs publics la contestent également. Les technologies la fragilisent.

Il est temps d’explorer une autre voie : celle du partage des données personnelles !

Depuis quelques années, des entrepreneurs et des chercheurs, soutenus depuis peu par quelques gouvernements et grandes entreprises, s’engagent dans une voie radicalement neuve : celle du partage des données entre les organisations et leurs clients, et de l’outillage des individus (customer empowerment). Outiller les individus, c’est les doter d’informations, d’outils, de compétences et de moyens d’échange pour rééquilibrer leur relation avec les organisations. Partager les données personnelles avec les individus qu’elles concernent, c’est fixer un principe simple : "Si j’ai une information sur vous, vous l’avez aussi. Et vous en faites ce que vous voulez."

Un véritable retournement de la relation client s’engage. Un marché entièrement nouveau s’ouvre. Ferez-vous partie des pionniers ?

Un projet multi-partenaires

Dès janvier 2012, la Fing a rassemblé entreprises (banque, assurance, commerce, transport, télécom…), start-up (VRM, coffre-forts électronique, …), acteurs publics, chercheurs, juristes, designers… pour explorer, ensemble, les opportunités offertes par le partage des données personnelles entre les individus et les organisation.

Le projet s’organise en plusieurs "saisons" successives :

  • Saison 1 : l’exploration (2012-2013) Une étape d’étude, de préparation et de co-construction de l’expérimentation, afin de tirer profit des réflexions et expériences existantes dans le monde, d’identifier les enjeux et les questions-clés pour tous les acteurs, de préparer en commun l’expérimentation.
  • Saison 2 : l’expérimentation (Nov 2013- Juin 2014) C’est pour valider certaines des hypothèses et mieux cerner le potentiel comme les risques d’un projet tel que MesInfos, que cette expérimentation “grandeur nature” s’est engagée. Une expérimentation unique au monde : 8 très grandes entreprises ont fait l’expérience de restituer à 300 testeurs volontaires les données dont elles disposent sur eux. Le Concours MesInfos, ouvert du 15 novembre 2013 au 31 mars 2014 visait à récompenser les meilleures applications autour de ces données.
  • Saison 3 : les défis (Juillet 2013 - Janvier 2015) L’expérimentation et le concours ont permis d’ouvrir des questionnements sur les défis Self Data, la saison 3 a donc pour objectif de dégager et de décrire les opportunités du Self Data.
  • Saison 4 : les chantiers (2015) Trois axes de travail pour cette nouvelle année : les grands défis du Self Data, des réalisations concrètes à mener à terme, l’animation des différentes communautés du Self Data. Ce sont notamment 2 projets thématiques qui sont menés en 2015 : MesInfos Energies et MesInfos Santé.
  • Saison 5 : le pilote et MesInfos Santé
  • Entre 2016 et 2018, MesInfos se décline en deux projets :
    • Il devient un véritable pilote : rassemblant organisations détentrices de données, des plateformes, un territoire et tout un écosystème d’innovation afin d’engager concrètement le potentiel du Self Data pour les individus et les organisations et restituer de manière pérenne leurs données à leurs clients. Le pilote MesInfos se connecte aux réflexions menées en Europe et dans le monde sur le sujet.
    • Le projet MesInfos Santé prend également une nouvelle ampleur avec pour objectif de décrire et réunir les conditions d’une expérimentation de restitution des données personnelles de santé aux individus qu’elles concernent pour 2017.
  • Saison 6 : Self Data Territorial Entre septembre 2018 et juin 2019, trois territoires, habités chacun par l’ambition d’implémenter concrètement le Self Data localement, sont partenaires du projet. Et si les villes prenaient un rôle central pour animer, coordonner, faciliter, impulser le Self Data avec les acteurs privés, publics et la société civile ?

MyData, le réseau international

Le réseau MyData, prenant bientôt la forme d’une association, réunit tous les acteurs européens et internationaux travaillant à rééquilibrer l’économie générale des données personnelles au bénéfice des personnes. La Fing est l’un des fondateurs de ce réseau.

  • Une conférence annuelle (2016-2017-2018 à Helsinki)
  • Un réseau pour échanger, produire, créer et innover ensemble

En savoir plus, participer

Retrouvez le projet et les saisons en détail ainsi que toutes les productions, sur le site MesInfos :

http://mesinfos.fing.org/

Contacts

Incub-O

Prototyper et expérimenter un programme d’acculturation au numérique avec la région Occitanie.

Les usages des citoyens et des professionnels, les transformations humaines, sont au cœur des transformations numériques des entreprises, de l’action publique, des territoires.

Dans le cadre du projet Incub-O, la Fing engage un travail un programme d’acculturation au numérique, visant à outiller et renforcer la transformation numérique et favoriser son appropriation par un grand nombre d’agents.

Ce programme sera co-construit avec les agents, et prendra en compte leurs pratiques, leurs besoins et leurs difficultés : il s’agira autant de valoriser les « bonnes » initiatives locales que de repérer les difficultés de compréhension et d’usages pour dégager des leviers potentiellement généralisables.

Les ressources crées dans le cadre du projet Incub-O seront placées sous le statut de "Communs".

Les "projets" de la Fing sont des actions stratégiques de moyen terme (environ 18 mois) d’innovation ouverte mobilisant et mettant en campagne et réseau des acteurs.
➽ Objectif : vulgariser et concrétiser un grand enjeu d’innovation pour les territoires, entreprises & différents acteurs de l’innovation, et faire émerger certains projets transformateurs.

 

Projets en cours

En 2019, la Fing va prototyper et expérimenter avec la Préfecture de région Occitanie un programme d’acculturation au numérique visant l’ensemble des (...)

L’innovation au service de la transition écologique

Comprendre et engager le numérique au service du pouvoir d’agir

MESINFOS ET LE "SELF DATA" : partager le pouvoir des données avec les individus qu’elles concernent

En 2017, la campagne Infolab lance un nouveau programme tourné vers les organisations : "Parlez-vous data ?".

Mobiliser et construire la feuille de route de l’Open Data pour 2025

Mieux identifier l’impact du numérique sur les marchés du travail au Sud afin de structurer des opérations innovantes dans le secteur de (...)

Mettre le potentiel transformateur du numérique au service de la transition écologique

La "Musette", un support quotidien réflexif et proactif, permettant aux individus de reprendre la main sur leur devenir (...)

Accélérateur de projets numériques changeant les façons de travailler Dispositif de formation-action pour les acteurs transformant le travail, la (...)

Projets réalisés

L’individu au travail dans une société numérisée

Changer de culture de l’innovation, événement prospectif

Chaque année, la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur lance un défi aux innovateurs de son territoire. L’objectif : faire émerger et grandir des idées "en (...)

INNOVATION NOUVELLE GÉNÉRATION : avec Bpifrance, un nouveau référentiel de l’innovation

L’innovation par et pour tous les âges de la vie.

La Fing et plusieurs acteurs de l’innovation, de la création, de l’éducation et de la recherche et des technologies, se lancent dans un projet (...)

Lors de la manifestation Futur en Seine en juin 2009, la Fing présentait la "Montre Verte", un prototype de capteur environnemental personnel et (...)

CitéLabo est un dispositif de partage et d’accompagnement de l’innovation numérique et urbaine, issu du programme Villes (...)

Quels seront les objets communicants de demain, dans la ville "intelligente" ? Un challenge universitaire, une exposition et un cycle de (...)

La Fing est l’un des partenaires du projet de R&D européen ELLIOT, qui vise à créer une plate-forme d’applications de l’"internet des objets" (...)

Fédérer les acteurs de l’open data, partager les expériences avancées, mener des expérimentations, préparer les étapes (...)

L’innovation, la diversité, la participation, les échanges, la mobilité … sont autant de facteurs permettant une nouvelle approche de la démocratie (...)

Mesure des expressions publiques numériques sur un territoire et définition avec les citoyens d’une "plate-forme d’innovation ouverte (...)

Un laboratoire des nouvelles politiques publiques à l’âge numérique.

Anticiper et préparer ensemble les transformations de la ville et de la mobilité

L’individu, stratège de son existence numérique.

Expéditions

Les "expéditions" de la Fing proposent en 8 mois, d’explorer collectivement de nouveaux territoires d’innovation. Elles font émerger des idées fortes, fécondes, entraînantes. Elles identifient et mettent en débat les nœuds de tension.
➽ Objectif : proposer des pistes d’innovation & d’actions collectives et de nouvelles questions de recherche.

 

Expéditions en cours

Pour un rétro-Design de l’attention : partir à la recherche de pistes d’innovation pour un design de l’attention responsable.

NosSystèmes : Pour des systèmes techniques intelligibles

Expéditions à venir

Interlab : les Labs, la réponse à tout ?

HyperVoix : Promesses et illusions des nouvelles interfaces humain-machine

Expéditions conclues

Audacities : Gouverner et innover dans la ville numérique réelle , une expédition portée par la Fing et l’IDDRI.

La culture (numérique) du jeu

Repenser la place des individus au travail dans une société numérique

Une expédition aux frontières du Do-It-Yourself : et si, demain, les modèles d’innovation ouverte et caractéristiques de l’internet s’appliquaient à (...)

SoftPlace : Systèmes et stratégies des lieux partagés

FuturEduc, les imaginaires de l’école pour tous à l’ère numérique

La consommation collaborative, niche ou nouveau paradigme ? Un programme de Recherche Action de la Fing et OuiShare.

Pour une innovation urbaine verte, ouverte et désirable : une approche alternative et concrète de la "ville intelligente". Un programme mené par (...)

" BODYWARE " : le corps, nouvelle frontière de l’innovation numérique !

Comment rendre l’habitant toujours plus maître de son domicile, et lui-même créateur de services ?

Comment refonder la "fabrique de la confiance" dans une économie numérisée ? 9 pistes en rupture.

Innovation monétaire, monnaies de l’innovation : explorer les nouvelles frontières de la monnaie.

MesInfos : Engager la dynamique du Self Data

 

 


Sophie Fourquet-Mahéo
 
 

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