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24/02/2019

Charles Péguy>Constituer une Cité> La « famille élargie »Parenté et famille à l’épreuve du changement urbain>Kant explique que si nous envisageons les républiques autrement « Le triomphe des démagogies est passager, mais les ruines sont éternelles »China

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ETRE LIBRE, le grand chantier de l'existence

Michael Doyle : le libéralisme, entre guerre et paix

À quelles conditions une démocratie doit-elle faire la guerre ?

par Marieke Louis , le 22 février

traduit par Catherine Guesde
La guerre et la démocratie sont-elles compatibles ? Comment penser les conditions des interventions armées au niveau international ? Au cours de cet entretien, Michael Doyle convoque différents théoriciens du libéralisme afin d’éclairer les relations internationales contemporaines.
Michael Doyle est Professeur des Universités à Columbia, New York. Il enseigne les relations internationales au département de Science politique, à l’Ecole supérieure des affaires publiques et internationales, et de la faculté de droit. Ses recherches portent sur les théories des relations internationales, le droit international, l’histoire internationale et, plus particulièrement, sur la consolidation de la paix sur le plan international et les Nations Unies. Il a enseigné à l’Université de Princeton, à John Hopkins, ainsi qu’à l’Université de Warwick au Royaume Uni. Entre 2001 et 2003, il a été conseiller spécial au Secrétaire général des Nations Unies Kofi Annan sur les questions de planification stratégique (les « objectifs du Millénaire pour le développement »), de responsabilisation des entreprises au niveau international (le Pacte Mondial ou Global Compact).

Publications mentionnées au cours de cet entretien :
- Ways of War and Peace : Realism, Liberalism, and Socialism, W.W. Norton, 1997.
- Striking First : Preemption and Prevention of International Conflict, Princeton University Press, 2008.
- Liberal Peace : Selected Essays, Routledge, 2012.

Kant explique que si nous envisageons les républiques autrement – c’est-à-dire comme de véritables républiques fondées sur la séparation des pouvoirs et sur l’idée de liberté –, nous serons en mesure de résoudre le problème de la paix : ces républiques s’imposeraient en effet d’elles-mêmes des restrictions, et respecteraient l’autonomie des autres États – autonomie reflétant celle des citoyens qui les contrôlent. Ce sont là les bases du Projet de Paix perpétuelle et les trois conditions d’une paix républicaine : les États doivent être républicains, il faut qu’ils signent un traité de paix, et qu’ils créent un ordre cosmopolite qui autorise les contacts de part et d’autres des frontières. Selon lui, un tel monde nous permettrait d’être libres au sein de notre pays, de respecter les droits cosmopolites et d’être en paix avec les autres républiques. Pour lui, Rousseau n’avait fait que la moitié du travail en envisageant une république démocratique ; il n’avait pas résolu le problème de la paix. Kant considérait qu’il pouvait faire les deux.

Kant nous aide à comprendre la manière dont se comporte réellement un État libéral. Il affirme que les États libéraux ne sont, de manière générale, pas pacifiques, même s’ils sont aussi réticents à faire la guerre. Leur caractéristique principale est qu’ils devraient être, peuvent être et sont pacifiques entre eux. Il s’agit d’une paix séparée c’est-à-dire propre aux États démocratiques entre eux. Cela ne signifie pas qu’ils ne font pas la guerre. Il peut y avoir de nombreuses guerres s’ils sont entourés d’États non libéraux. Certaines de ces guerres sont défensives ou préventives – si ces États non libéraux les attaquent ou les menacent notamment. Cependant – et c’est tout aussi important –, ces États libéraux sont traversés par des pressions pouvant conduire à la guerre : des guerres commerciales, visant à protéger la propriété privée, et des guerres idéologiques. Il s’agit là d’actes que Kant condamne sur un plan éthique, car il les juge mauvais et imprudents, mais il les comprend comme étant inscrits dans la nature des États qui pratiquent le commerce. Et ce sont-là des logiques effectivement à l’œuvre dans les relations internationales des États libéraux.

Charles Péguy.jpgPéguy hors système

L’inclassable Charles Péguy serait-il, finalement, un philosophe ? C’est la thèse que défend Camille Riquier, qui rassemble dans l’œuvre et l’existence (indissociablement liées) de l’écrivain les éléments d’une philosophie de l’action, en marge des systèmes.

Le livre manquant de Charles Péguy ?

La première ambition de ce travail est grande : exposer avec clarté la cohérence d’une philosophie. C. Riquier y parvient. Ceux qui ont peu lu Péguy y trouveront de quoi entrer dans une œuvre profuse et complexe. Ses lecteurs aguerris verront apparaître, au milieu d’éléments bien connus, des perspectives qui avaient pu leur sembler obscures ou cachées. C. Riquier mobilise ainsi une connaissance intime des textes de Péguy au profit d’une grande profondeur d’analyse, servie par un style clair et vigoureux. Cette proximité avec son sujet conduit parfois l’auteur à adopter un ton apologétique, mais c’est un biais courant chez les péguystes.

La seconde ambition de C. Riquier, plus originale, pose question. Péguy, le poète, le pamphlétaire, le journaliste, le politique, l’écrivain, anarchiste, socialiste, dreyfusiste, patriote, chrétien, serait avant tout un philosophe mais qui jamais ne livra l’œuvre philosophique qu’on aurait pu espérer de lui. Nul traité de référence, aucune thèse aboutie, mais une philosophie qui trouve place dans tout le corps de son œuvre, par petites touches, avec force discrétion. Or, en proposant de remettre de la cohérence dans un ensemble éclaté, C. Riquier veut tenter – selon ses mots – de composer le livre de philosophie que Péguy n’a pas écrit. L’ambition est vertigineuse. Elle a le mérite d’être assumée puisque C. Riquier conclut ainsi son texte : « nous avons cherché (…) que ce livre fût de lui plus encore que sur lui et comme l’œuvre espérée » (p. 546). Avouons que notre adhésion presque totale à cet ouvrage s’est arrêtée à ce seuil. Car si Péguy ne nous a pas offert cette œuvre unifiée, ce n’est pas un hasard. Sa conception de l’action philosophique fondée sur l’insertion dans la vie l’en empêchait.

Exposer la philosophie de Péguy n’est pas une mince affaire. On aurait pu imaginer isoler des concepts. Ce serait un non-sens : la pensée de Péguy est une tapisserie dont les fils s’enchevêtrent pour composer une unité. Un fil isolé n’a nul intérêt. On aurait pu aussi penser à une réflexion sur l’inscription de Péguy dans une tradition philosophique, sous un angle plus historique. L’approche aurait été trop didactique et aurait manqué la singularité péguyste. C. Riquier a préféré construire sa démonstration en suivant la chronologie des textes. C’est la seule manière de saisir le flux d’une pensée qui, plus qu’en évolution, connaît un approfondissement et un élargissement, au rythme d’une vie. Les trois parties de l’ouvrage illustrent ce cheminement : l’innocence ; la chute ; le salut. L’innocence est celle du socialisme adolescent, qui voit dans l’Affaire Dreyfus l’événement élu qui va permettre à la cité socialiste d’être fondée. La chute est celle d’un dreyfusisme qui se corrompt et d’une mystique qui finit dans cette politique dont Jaurès est la figure honnie. C’est aussi la domination de l’argent dans un monde moderne qui avilit. Le salut, enfin, est l’espérance chrétienne retrouvée face au désespoir personnel et à la certitude que la guerre vient inexorablement.

Combattre le mal universel

La philosophie de Péguy est avant tout en action. Elle a une portée morale et politique. Morale parce qu’elle répond à une nécessité intérieure, personnelle. Politique parce qu’elle propose une Cité à construire sur ce fondement moral.

Le mouvement initial est imprimé par un refus : celui du mal. Il peut prendre la forme de la misère économique, contre laquelle le jeune socialiste se révolte. Il a le visage de l’injustice que combattra le dreyfusiste de la première heure. C’est la domination, l’excès de pouvoir, le mensonge, la violence, les pogroms, la colonisation... Et c’est aussi la damnation pour le chrétien qu’il fut dans la seconde partie de sa brève existence.

Une dénonciation désincarnée ne peut suffire. Péguy se sépare ici du kantisme dont il est pourtant proche, ce kantisme dont il écrivait dans une formule célèbre de Victor-Marie, comte Hugo, en 1910, qu’il « a les mains pures mais […] n’a pas de mains ». Ce combat ne peut être mené qu’à deux conditions : la lucidité et la vérité. Il faut toujours dire ce que l’on voit mais plus encore voir ce que l’on voit. Le prix à payer est cher : se maintenir dans « l’axe de détresse », comme il l’écrit, c’est-à-dire demeurer dans l’inquiétude ou, pour reprendre un terme attaché à l’œuvre de Pessoa, dans l’intranquillité. De cette exigence d’ordre moral, qui est le soubassement de la pensée et de la vie de Péguy, naît une tension permanente à laquelle il va s’astreindre au prix de grandes souffrances intérieures.

Le fil conducteur de la philosophie de Péguy est la lutte contre le mal, le malin. Si C. Riquier sous-titre son livre, « Mémoires d’un imbécile », c’est en référence aux propos mêmes de Péguy qui assume cette part de naïveté, d’innocence ou tout simplement de vérité face aux malins qui cherchent toujours à tromper. Cette imbécillité, Péguy la partage avec le peuple qui se trouve souvent désarmé face à la démagogie et à ses entraînements. Et pourtant, la révolution qu’il espère est celle de la conscience, de la conversion et de la justice, car, comme il l’écrit en 1905 dans Les suppliants parallèles  : « Le triomphe des démagogies est passager, mais les ruines sont éternelles ».

Constituer une Cité

Le normalien, qui manqua l’agrégation de philosophie et y renonça ensuite pour s’engager, pense et agit en philosophe, et pour C. Riquier c’est en l’abordant comme tel qu’on perçoit, plus que l’unité d’un parcours, une fidélité. Une fidélité au peuple dont il est issu, avec lequel l’intellectuel devenu parisien nourrit des relations complexes. Une fidélité à un idéal de justice. Une fidélité à ce qu’il entend être.

Conformément à une certaine tradition française, illustrée par Montaigne, Pascal ou Rousseau, qui allie style et pensée, Péguy refuse tout système. « Heureux les systématiques », raille-t-il dans un texte de 1905. Cinq ans auparavant, dans Encore de la grippe, il écrit : « je ne suis pas très partisan des spéculations immenses, des contemplations éternelles. Je n’ai pas le temps. Je travaille par quinzaines. Je m’attache au présent. Il en vaut la peine ». À l’ordre mort ou mortifère des systèmes, il oppose le « fatras » vivant (p. 73), lui qui affirme, dans Casse-cou en 1901, n’avoir « aucun besoin d’unifier le monde ». Cette vitalité philosophique, il va lui donner corps dans ce projet qui sera son œuvre et sa vie : les Cahiers de la quinzaine, fondés en janvier 1900. Il ne s’agit pas là d’une simple revue, créée pour s’affranchir de la discipline intellectuelle imposée au sein du mouvement socialiste qui s’unifie. Avec les Cahiers, Péguy entend constituer une amitié, une cité, une République composée de ses auteurs et de ses lecteurs. C’est bien là une utopie, mais concrète et active.

Pour Péguy, « la révolution sociale sera morale ou ne sera pas ». Cette révolution doit passer par une conversion personnelle et, de proche en proche, il sera possible de lutter contre le mal. En offrant à chaque lecteur, membre de cette cité terrestre, des pans de vérité et de réalité, notamment par des documents bruts, en mettant en lumière les injustices à combattre, Péguy veut amener à ces conversions, sans conférer à ce mot une acception religieuse. Le format de la revue est adapté à ce projet. Par son caractère collectif, elle forme communauté, même si au fil du temps l’œuvre personnelle de Péguy nourrit de plus en plus exclusivement les Cahiers. La périodicité – la quinzaine – est tout aussi essentielle. Elle suit le cours de l’événement qui est notre maître intérieur, selon la formule d’Emmanuel Mounier. Cette méthode consiste à s’insérer dans l’actualité pour faire affleurer les structures profondes du monde tel qu’il est. Elle fait de Péguy ce que J. Julliard, reprenant Maurice Clavel, appelait un « journalisme transcendantal ».

On aurait aimé, avec C. Riquier, aborder ici bien d’autres points qui fondent la philosophie péguyste : l’histoire et la mémoire, le langage, le temps, la religion. Il aurait fallu aussi évoquer le dialogue que Péguy noue avec Pascal, Descartes ou Bergson. C. Riquier, spécialiste reconnu de l’œuvre de ce dernier, montre comment Péguy, qui fut si proche de lui, n’en fut ni l’élève ni le disciple mais entra en résonance avec sa philosophie pour la déployer sous d’autres horizons (p. 373 sq.). On renverra notamment aux passages consacrés à la manière dont Péguy retravaille la durée bergsonienne pour montrer comment l’histoire commune pénètre chacun d’entre nous, comment il entre dans notre durée individuelle des durées plus larges qui nous insèrent dans une temporalité, une lignée et une communauté, par un phénomène d’incorporation ou d’incarnation du temps à travers la mémoire.

Il aurait fallu aussi aborder cette capacité de Péguy à penser la pluralité des êtres et d’abord la sienne. Le recours aux pseudonymes lui permet de nouer des dialogues entre les facettes de sa personnalité et de sa pensée. Se mêlent ici philosophie de la pluralité et jeu littéraire qui n’est pas sans évoquer Pessoa et l’usage des hétéronymes. La part si personnelle que Péguy livre dans ses écrits, poétiques ou en prose, nous semble faire de son œuvre une grande création littéraire, esthétique. Et c’est cette capacité de Péguy à accorder sa singularité à des enjeux universels qui fait de lui un véritable artiste, plus encore qu’un philosophe.

À propos de : Camille Riquier, Philosophie de Péguy ou les mémoires d’un imbécile, Puf, 2017, 549 p.

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Les quartiers populaires comme laboratoire social d'interconnaissance

Classique des sciences sociales, Le village dans la ville de Michaël Young et Peter Wilmott, réédité en France, est d’une brûlante actualité pour comprendre les échecs des politiques de la ville. Modèle d’enquête ethnographique, il traite avec brio des aspects familiaux du relogement et du rôle du quartier dans la socialisation.

La réédition d’un classique des sciences sociales comme Le village dans la ville intéressera de nombreux lecteurs au-delà même d’un public averti. La première qualité du livre, bien rendue par la traduction d’Anne Gotman, tient en effet à l’écriture limpide et vivante d’un ouvrage qu’on lit presque comme un roman, roman dont les héros seraient les familles populaires de l’Est londonien. Au-delà du plaisir de lecture, le livre de Young et Willmott propose surtout des analyses sociologiques stimulantes, soutenues par des matériaux d’enquête variés et omniprésents dans l’ouvrage.

Publié en 1957 à Londres, puis une première fois en français en 1983, le livre est le résultat d’une enquête de trois ans sur un quartier populaire de Londres au début des années 1950, sur ses habitants et, notamment, sur des ménages quittant ce quartier de Bethnal Green pour être relogés dans une cité plus éloignée et nouvellement construite par le London County Council, celle de Greenleigh. La première partie du livre est consacrée à Bethnal Green, aux modes de vie des familles qui y vivent et aux manières dont la parenté structure les relations sociales et la vie du quartier. La seconde partie se tourne vers Greenleigh pour découvrir ce qui se passe, se maintient, mais surtout se transforme pour ces familles lorsqu’elles quittent leur quartier d’origine pour être relogées.

L’enquête fait la part belle aux méthodes qualitatives, en particulier à la démarche ethnographique, en mobilisant de nombreux entretiens et des observations in situ, facilitées notamment par l’installation d’un des sociologues dans un logement du quartier. Chemin faisant, l’ouvrage permet d’aborder des questions classiques de la sociologie de la famille et de la parenté, d’observer les caractéristiques et les métamorphoses des quartiers populaires de Londres et, d’interroger les effets et les enjeux de certains leviers des politiques de la ville. Sa réédition, augmentée d’une double préface, est aussi l’occasion d’interroger sa portée sociologique et ses échos actuels.

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IMG_20190224_160455.jpgIMG_20190224_160458.jpgIMG_20190224_160703.jpgIMG_20190224_160448.jpgParenté et famille à l’épreuve du changement urbain

Consacrée à Bethnal Green, la première partie de l’ouvrage met au jour l’emprise des relations familiales sur la vie du quartier et de ses habitants. La famille a tendance à y monopoliser les activités et l’emploi du temps des ménages, y compris chez les jeunes époux, qui choisissent majoritairement de rester vivre près de leurs familles d’origine. Les liens familiaux apparaissent ainsi au fondement des structures sociales locales, en particulier les liens qu’entretiennent mères et filles. Willmott et Young montrent que ces derniers ne sont pas altérés par le mariage de la fille, mais, au contraire, renforcés et intensifiés par les échanges, conseils et soutiens dans l’apprentissage des rôles domestiques et du rôle de mère que découvre la fille lorsqu’elle devient mère à son tour. Les chapitres 4 et 5 décrivent alors l’influence décisive de la mère dans la vie des époux, la figure de « Mum » y est omniprésente et oblige le gendre à « courtiser la belle-mère » (p. 58), qu’il fréquente davantage que sa propre mère. « La mère de l’épouse est la maîtresse de la famille » (p. 62) et occupe une place centrale dans l’intégration à la parentèle, comme le montrent différentes pratiques finement étudiées : l’assistance de la mère lors des accouchements ou maladies, le thé quotidien pris chez Mum, les repas plus ou moins formels à son domicile.

À Bethnal Green, la « famille » englobe ainsi beaucoup plus que le triangle père-mère-enfants et peut être assimilée à une organisation « quasi tribale » : c’est le résultat central de la première partie de l’ouvrage. La « famille élargie » intervient dans la plupart des activités (travail, loisirs, sorties, sociabilités, logement) par le biais de la fratrie, des cousins, oncles, tantes, et surtout pères et mères des époux. Quand la famille informe sur une offre d’emploi, quand les liens de parenté deviennent un critère d’attribution du logement pour les institutions municipales ou quand l’on croise dans la rue, dans une même journée, cousins, tantes, parents et beaux-parents, comment réduire la famille au ménage ? De fait, à Bethnal Green, le ménage n’est plus l’entité élémentaire de la vie familiale ou de la vie sociale locale, et c’est l’ensemble du réseau de parenté qui organise et structure la vie des individus. Le dernier chapitre consacré à Bethnal Green insiste sur le fait que « la parentèle constitue alors un pont entre l’individu et la communauté » (p. 89). La famille ne clôt pas l’univers relationnel des couples, ni de leurs enfants : elle ouvre, au contraire, une première voie dans l’intégration sociale locale en favorisant les liens avec l’extérieur et la densité des relations avec les autres habitants. Les auteurs y voient donc plus une ressource qu’un carcan, même si certaines pressions familiales s’avèrent parfois conflictuelles....

Le texte de Jean-Hugues Déchaux retrace les liens à établir entre ce livre et des débats contemporains en sociologie de la famille et rappelle combien le travail de Willmott et Young constitue, dans les années 1950, un « pavé dans la mare » des approches fonctionnalistes dominantes. Sous l’égide de Parsons en effet, les sociologues américains soutiennent alors l’hypothèse d’un affaiblissement historique des liens familiaux et d’une nucléarisation croissante de la famille contemporaine (Parsons, 1955). Or, le cas de Bethnal Green amène à des résultats tout à fait inverses mettant en lumière le décloisonnement quotidien et affirmé de l’unité élémentaire de la famille nucléaire. Si pour de nombreux lecteurs, le « chacun chez soi » de Greenleigh peut apparaître, en revanche, comme l’avènement annoncé de la famille nucléaire, Jean-Hugues Déchaux note que les interprétations à ce sujet sont variées et n’aboutissent pas nécessairement à une vision évolutionniste de la famille. Il rappelle, à juste titre, que la sociologie des réseaux sociaux s’est notamment nourrie de travaux comme ceux de Willmott et Young pour penser simultanément la famille élargie, la parentèle comme système de relation, mais aussi le rôle et la place d’ego dans ces relations, ses intérêts spécifiques et ses engagements relationnels plus ou moins prononcés. Dès lors, il n’est plus tellement question d’opposer historiquement la famille nucléaire moderne se substituant à une famille traditionnelle élargie et communautaire, mais de penser les variations des formes de parenté et la diversité des manières de « faire famille »...

De manière plus générale encore, Le village dans la ville infirme l’idée selon laquelle la modernité se caractériserait par un affaiblissement des liens familiaux accompagnant et accentuant l’individualisme croissant des sociétés contemporaines. On a souvent décrit, en sociologie, les crises de l’institution familiale et le caractère de plus en plus fragile des liens familiaux et conjugaux. De Bethnal Green à Greenleigh, des années 1950 à aujourd’hui, la famille a changé et s’est diversifiée, c’est incontestable. Elle reste, néanmoins, non seulement une instance de socialisation primordiale mais aussi, tout au long de la vie, un pourvoyeur de ressources, un vecteur de solidarités et parfois, une charge non négligeable. En France, les résultats de l’enquête « Proches et Parents » montrent clairement que la famille et les parents restent des soutiens décisifs tout au long de la vie et les travaux de Catherine Bonvalet confirment le rôle de la famille élargie dans la vie des citadins, en particulier dans leurs parcours et leurs choix résidentiels (Bonvalet, 2003). De ce point de vue, le texte de Jean-Hugues Déchaux apporte un éclairage intéressant sur Le village dans la ville en rappelant son influence sur la sociologie de la famille et de la parenté. Quelles que soient la forme et les frontières de cette famille, le livre de Willmott et Young rappelle, en filigrane, qu’elle reste une dimension importante de la vie sociale et nourrit encore, à ce titre, bon nombre de recherches sociologiques.

Pour citer cet article

Référence électronique

Patrick Cotelette, « Michael Young et Peter Willmott, Le village dans la ville. Famille et parenté dans l'Est londonien », Lectures [En ligne], Les comptes rendus, 2011, mis en ligne le 03 février 2011, consulté le 24 février 2019. URL : http://journals.openedition.org/lectures/1257

Les politiques de la ville à l’épreuve de l’enquête

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Polis,PoissySmartCity,la polis française est une sorte d’eucharistie, la polis anglaise est un accident historique,la polis américaine,combine les pratiques d’un congrès de la Mafia et les principes de justice et de liberté individuelle>connexions

appel à contribution - Copie.gifLa cité grecque, un modèle ?

À propos de : Josiah Ober, Demopolis. Democracy Before Liberalism in Theory and Practice, Cambridge

En 1992, dans un article célèbre intitulé « Cités de raison », l’historien britannique Oswyn Murray notait, non sans un certain humour :

Quiconque a étudié les tentatives de description de la polis grecque connaît bien cette manière nationale de réagir aux phénomènes. Pour les Allemands, on ne peut parler de polis que dans un manuel de droit constitutionnel ; la polis française est une sorte d’eucharistie ; la polis anglaise est un accident historique ; la polis américaine, enfin, combine les pratiques d’un congrès de la Mafia et les principes de justice et de liberté individuelle.

GRÈCE ANTIQUE (Civilisation) - Fonctions de l'image, Images et cités .

Catégorie:Image Grèce antique - Vikidia, l'encyclopédie des 8-13 ans

Image et pensée chez les Grecs passées aux filtres des catégories

La cité grecque : une ville, un territoire et un modèle, Soutien scolaire

Liste de cités grecques — Wikipédia

Michael Doyle le libéralisme, entre guerre et paix

cité grecque schéma

De la cité grecque à la ville lucanienne : images féminines et signes

Après la phase d’établissement et de développement des colonies grecques en Italie méridionale et en Sicile, on observe, à partir de la seconde moitié du Ve siècle av. J.-C., des mouvements en retour de certains groupes indigènes qui aboutissent, en milieu grec, comme à Cumes, mais aussi étrusque, comme à Capoue, à la formation de communautés mixtes décrites par les auteurs grecs ou latins en terme de « barbarisation ». C’est le cas de Poseidonia, fondée vers 600 av. J.-C. par des colons venus de Sybaris en Calabre, passée sous l’hégémonie de groupes italiques, les Lucaniens. Nous avons conservé à son sujet un témoignage du philosophe pythagoricien de la fin du IVe siècle, Aristoxène de Tarente (Athénée, Banquet des Sophistes XIV, 632 a-b). Dénonçant la décadence de la musique grecque, il prend l’exemple des habitants de Poseidonia :« À l’origine, ils étaient Grecs mais ils furent complètement barbarisés et devinrent Étrusques ou Romains. Ils changèrent leur langue et leurs autres coutumes. Mais ils célèbrent encore une fête grecque jusqu’à ce jour. Ils se rassemblent et se remémorent leur ancienne langue et leurs institutions et après s’être lamentés et avoir pleuré leur perte tous ensemble, ils se séparent et rentrent chez eux. »
Cette image perdure dans les sources plus récentes, grecques et romaines. Elles insistent sur la succession des hégémonies qui s’exercent sur la ville, située à la frontière avec le monde étrusque et campanien, marquée par le fleuve Sele, et qui devint colonie de droit latin en 273 av…

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22/02/2019

FranceWebAsso & PoissySmartCity. Travailler ensemble.Compétences clés pour le consensus.Consensus en grands groupes.Un organigramme de consensus..

2 maini.jpgfrancewebeglobal-avec-vous3.jpgDipl.Ing.StefanV.Raducanu veille pour vous: économie,technologie, societal,Je pense que je peux donner de l'énergie aux gens grâce à ce que je fais.,UNE VAGUE D'INSPIRATION, le défi français. Le portail KM personnalisé

"C'est notre valeur ajoutée : les utilisateurs découvrent de cette manière des contenus sur lesquels ils n'auraient pas forcément cliqué"

Dans le monde avec ''MyNewsCenterNavigator''

Je suis pisciacais, français,  citoyen du monde

« je ne suis pas très partisan des spéculations immenses, des contemplations éternelles. Je n’ai pas le temps. Je travaille par quinzaines. Je m’attache au présent. Il en vaut la peine »

Pour Péguy, « la révolution sociale sera morale ou ne sera pas ». Cette révolution doit passer par une conversion personnelle et, de proche en proche, il sera possible de lutter contre le mal. En offrant à chaque lecteur, membre de cette cité terrestre, des pans de vérité et de réalité, notamment par des documents bruts, en mettant en lumière les injustices à combattre, Péguy veut amener à ces conversions, sans conférer à ce mot une acception religieuse. Le format de la revue est adapté à ce projet. Par son caractère collectif, elle forme communauté, même si au fil du temps l’œuvre personnelle de Péguy nourrit de plus en plus exclusivement les Cahiers. La périodicité – la quinzaine – est tout aussi essentielle. Elle suit le cours de l’événement qui est notre maître intérieur, selon la formule d’Emmanuel Mounier. Cette méthode consiste à s’insérer dans l’actualité pour faire affleurer les structures profondes du monde tel qu’il est. Elle fait de Péguy ce que J. Julliard, reprenant Maurice Clavel, appelait un « journalisme transcendantal ».

NEWS CENTER in 3 clicks

Global4.gifmegaphone-clip-art-9cp4KXRcE.jpegRegardez avec moi

Imaginez ce que nous pouvons faire ensemble

FRANCEWEB group

FranceWeb Planète

FranceWebSelection

Créateur des espaces de travail collaboratif , assurant la communication des exposants et partenaires, FranceWeb illustre la volonté du Réseau.

Batisseurs du Web>FranceWeb c'est à Vous !>Communication, Exposants, Partenaires,

Produire de l’intelligence collective au bénéfice de l’économie sociale et de la vie associative et impulser les changement nécessaires par l’évolution de notre société.

Ce site est destiné à ceux qui, comme CAMUS, veulent comprendre au lieu de juger. Il veut aussi faire honneur au génie français qui a donné naissance à cette trilogie sublime, à cette prodigieuse utopie humaine qui, encore aujourd'hui, fait rêver le Monde: "liberté, égalité, fraternité".

S’exprimer, rêver à un monde meilleur n’est pas interdit. Encore faut-il communiquer avec les autres pour que ce rêve ait une chance de convaincre, de devenir un jour réalité.

PoissySmartCity,: il existe à Poissy une volonté pour concrétiser nos projets, grâce à un esprit collectif au service d'une vision de la ville. Et chacun est à sa place. C'est l'expression directe tout simplement. Nous devons assumer cette réalité, cette attente, ce besoin de proximité. 2019 doit être une année où nous retrouvons nos repères , où il nous faut imaginer à nouveau un projet ensemble dans le respect de la diversité démocratique.

1agld1r.gif  Vous êtes artisan, commerçant, société, prestataire de service, microentreprise, PME,TPE, autoentrepreneur, association, restaurateur, hôtel, organisme, organisation, collectivité...

appel à contribution - Copie.gifSensibiliser, informer, promouvoir...un projet collaboratif

Une connexion intime avec vos attentes

Il n’est jamais trop tard pour parler du futur.

Votre nouveau meilleur ami
L'incroyable écran Huawei FullView de 6,3 pouces et sa résolution FHD+ de 2340 x 1080 pixels vous promet une immersion totale alors que son design parfaitement symétrique se déposera parfaitement dans le creux de votre main.

Le futur est entre vos mains.

Collaborer ! Anticiper ! Innover !

Groupe d'intérêts.jpgPour Vous et avec Vous!

Un projet ambitieux, humain, imaginatif, hors normes, réunit 3 pôles est sera tourné vers une approche de bien-être collectif et individuel, grâce à son architecture, à l'intégration de la nature et aux services proposés. Laisser les groupements d'opérateurs faire preuve d'imagination. Même s'il s'agit d'un exercice difficile, nous invitons les groupements à laisser libre cours à leur imagination tout en leur demandant d'intégrer ce modèle de société.

A la rencontre d’initiatives positives au niveau humain, économique, culturel, technologique… 

« Avec cette grande campagne, nous souhaitons donner un coup de projecteur sur les aspects positifs de notre vie quotidienne en donnant vie à l’optimisme et au bonheur, des valeurs auxquelles FranceWeb aspire depuis 17 ans. Nous ne pouvons pas changer le monde mais nous pouvons encourager les lecteurs à croire en de meilleurs lendemains. Là est toute la promesse de cette nouvelle campagne. Cette signature sera récurrente tout au long de l’année 2019 » rappelle Stefan Raducanu, Président  FranceWeb.

Ne me regardez pas ! Regardez avec moi !

FranceWebBack>>Dipl.Ing.StefanV.Raducanu et ses créations:FranceWebBack,FranceWeb,e-GlobalNetWork®,FranceWebAsso,PoissySmartCityWebCitoyen,IDF,3B,SocSav21,MySelTab,SRU-Electronics, FranceWebSharing,MyNewsCenterNavigator,>MADE IN HUMANITY>OnlyOneWorld>

Animer la collaboration dans la durée avec

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FranceWebAsso: C'est Moi, C'est Vous, C'est Nous !

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"Un pour Tous".."Tous pour Un".."Chacun pour Soi"

Pour vous, nous avons conçu un Réseau d'échanges et de savoirs, vous proposant un mode de collaboration, plus pertinent et efficace, capable de s'adapter à votre entreprise, votre fonction et vous.

A la rencontre d’initiatives positives au niveau humain, économique, culturel, technologique…

POUR LA CONTRIBUTION AU MIEUX-ETRE COLLECTIF ET GLOBAL,

POUR L’HUMAIN, L’ORGANISATION ET LA VIE

 Sa devise « Pour Vous et avec Vous» est un projet de développement durable conçu à l’échelle des territoires ou des régions, chaque membre mettant son expérience, ses connaissances au profit de l’ensemble, afin d’augmenter la richesse de chacun. SocSav21 portera sur les moyens mobilisés par les acteurs de la société civile pour participer au débat et à la décision publics, ainsi que sur les dispositifs de concertation mis en œuvre par les pouvoirs publics.

Seront ainsi successivement abordées les causes environnementales, familiales, consuméristes, humanitaires, générationnelles, scolaires, sanitaires, féministes et la défense des libertés. 

Enrichir les compétences de chacun, susciter le goût d'entreprendre. Préparer le capital humain dans l'économie de la connaissance est primordial au siècle des réseaux.

Stimuler le plein emploi de l'intelligence générale des individus faisant appel à la connaissance du monde. L'engagement de chacun, condition d'une stratégie pour tous.

Le développement durable FRANCE WEB est avant tout un apprentissage du partage des savoirs et des pouvoirs. Les TIC permettent de faire communiquer entre elles des disciplines, des associations, des organismes qui ont du mal à connecter, dans une même toile de sens "développement durable", des initiatives qui nous semblent naturellement devoir se rencontrer dans une même vision d’interdépendance.

Avec le n°1 mondial de la collaboration en ligne

    «La terre est notre Communauté virtuelle»

ASSOCIATION  FRANCOPHONE  DES UTILISATEURS  DU  WEB, POUR LE DÉVELOPPEMENT DURABLE  DE LA SOCIÉTÉ EN RÉSEAU ET DE L’ÉCONOMIE DE LA CONNAISSANCE

FRANCEWEB propose des services grand public, communautaires et personnalisés.

Trois fonctions : repérer, sélectionner, partager.

Venez nous rejoindre. C’est encore plus facile ensemble !

Ensemble créons de la valeur

PoissyWebSmartCity, C'EST LA VIE, LA VIE, LA VIE !

Incorporer la dynamique associative dans une démocratie du dialogue, le dialogue civil ! 

« Donnant-donnant »

S’adapter, adapter et faire adapter, tels sont les mots d’ordre du nouveau contexte. Dans cette évolution, c’est le monde qui se transforme lentement mais sûrement en interface généralisée au numérique.

ACCESSIBILITE, MOBILITE, ET SMARTCITY

Appel à CONTRIBUTION,PoissyWebSmartCity, Imaginez ce que nous pouvons faire ensemble..pdf

Mutualisons nos connaissances pour imaginer, créer et innover « Donnant-donnant » 

Les habitudes et les routines font gagner du temps, c’est certain. Bien rodées, c’est comme lire une carte routière, d’un coup d’œil, au lieu de suivre fastidieusement la route à prendre, d’un doigt hésitant en tournant la carte dans tous les sens.

1agld1r.gifCo-construction de la valeur des données de la Ville et à leur mise en commun. The Grid

ACCESSIBILITE, MOBILITE, ET SMARTCITY

"Action Cœur de ville n'est pas un simple instrument gouvernemental de plus, estime le maire Karl Olive. Il s'agit d'un dispositif intelligent qui repose sur un principe gagnant-gagnant et une véritable volonté de concertation avec les acteurs locaux, ce qui constitue notre mot d'ordre à Poissy, qu'il s'agisse de grands projet ou de dossiers plus modestes.Résultat de recherche d'images pour "POISSYSMARTCITI,LA VIE, LA VIE, LA VIE"

Tous, entrepreneurs de la connaissance

FranceWeb,Know why, Know who, Know where, Know what.

"The secret of the success"

Les hubs de contenu

“Fouille en dedans. C'est en dedans qu'est la source du bien et elle peut jaillir sans cesse si tu fouilles toujours.”

Collectivités territoriales et Développement Durable

Le principe de la compétence

Il y a une notion qu'on devrait enseigner massivement aux enfants : les bases de la géopolitique, à savoir la différence entre le hard power et le soft power. La période des croisades et autres djihads l'illustrerait à merveille. Un pays étranger ne procède pas nécessairement à votre invasion pour prendre le contrôle du votre, il peut aussi se débrouiller pour exercer une influence culturelle telle que vous finissez par adopter ses mœurs, ce qui facilite le commerce entre lui et vous. Car des mœurs découlent les lois, et c'est bien plus simple quand tout le monde suit les mêmes lois. Or il est tout de même assez évident qu'en matière de films (mythos, récits) et de science (épistémé) les USA font de leur mieux pour influencer culturellement la planète, dont notre pays.

Équicoaching : inspirer le management

Faire la tortue et pas le serpent à sonnette.

Se re traiter

Le savoir-être en entreprise #4

Le savoir-être en entreprise #5

Le savoir-être en entreprise #6

Collaboration et réseaux sociauxL'assertivité,

Les fondamentaux du processus de décision

Les huit étapes du processus de prise de décisions de l'entreprise

Quel est le processus de décision en entreprise

Relations Sociales Toute leur place, rien que leur place.

Le digital, une révolution sans précédent

Bon arrêt, bonne santé

Vous avez dit transition agile

Se libérer des croyances de l'Entreprise libérée #3

Se libérer des croyances de l'Entreprise libérée #4

Digitalisation RH chez Airbus

Servir l'épanouissement des collaborateurs

Le numérique au service de l’épanouissement professionnel

Est-ce le rôle des entreprises de faire le bonheur de leurs collaborateurs ? Certainement pas. 

Ont-elle une responsabilité concernant leur épanouissement ? Assurément !

Je pense que les entreprises qui réussiront demain sont celles qui sauront mettre en place une logique de prise en compte des aspirations individuelles pour prendre en compte les affinités, les modes de fonctionnement de chacun et adapter les modes de travail à chaque personnalité. (…) L’enjeu est de trouver le bon équilibre en créant les conditions pour un épanouissement professionnel plus important tout en servant les intérêts de l’entreprise. ” Emmanuel Copin, DRH de Malakoff Mederic, pour le Livre Blanc "Comment aider chaque collaborateur à prendre en main son épanouissement professionnel (grâce au numérique)"

Les 5 buts de l'engagement associatif

Il y a quelques années, de nombreuses entreprises ne voyaient pas l’intérêt ou éprouvaient des difficultés à impliquer ou engager leurs collaborateurs sur des actions d’intérêt général. Les choses ont bien évolué depuis, elles sont de plus en plus nombreuses à percevoir les effets positifs de telles collaborations. 88 % des entreprises considèrent ainsi l’association comme un partenaire légitime pour fédérer et mobiliser les salariés de l’entreprise autour d’un projet partagé. 

Combiner Business, Qualité de Vie et Technologies, l’exemple Canadien des transformations authentiques

Le Canada fait rêver beaucoup d’entre nous Français. Mais au-delà de rêves, de vies qui croisent l’histoire de France et la conquête de l’Amérique, la Canada est le premier pays au monde pour la facilité à entreprendre, l’un des tous premiers pour la qualité de vie, le premier pour la qualité des services publics (1).

Curieux de comprendre le modèle de nos amis canadiens, j'ai parcouru la Côte Est de Toronto (4ème ville d'Amérique, 6èmeplace financière mondiale) à Montréal (capitale mondiale de l’Intelligence Artificielle ou des jeux videos) en passant par Ottawa, siège des organisations fédérales. J'y ai rencontré plus de 40 organisations et interviewé plus de 80  dirigeants. 

Nous vous aidons à cultivez vos talents !

De nombreuses entreprises s’appuient sur la psychologie positive. Ainsi, les assessments, nombreux, servent à orienter plus qu’à éliminer. Comme chez IBM Canada,  le job design, c’est imaginer et trouver le job qui valorise vos talents, plutôt que de chercher un  candidat pour tenir un job prédéfini. Résultats : + efficace, + performant, + fidèle et + heureux. Chacun peut être leader dans son domaine d’excellence. Quel est le vôtre ?

Vos salariés font vos clients 

Vous connaissez ce best-seller « Les employés d’abord, les clients ensuite » de Vineet Nayar ? Eh bien chez Hydro-Québec, cela se traduit par exemple par le programme d’ambassadeurs « Fiers sur toute la ligne ». Chacun des 15 000 salariés dispose d’un numéro de téléphone dédié qu’il appelle en direct lorsque ses amis, parents et relations sont ennuyés par les prestations d’HydroQuébec ! J’ai fait récemment la connaissance d’un dirigeant d’une société d’assurance de 6500 personnes qui exerce les fonctions de « Directeur des ressources Humaines et des ventes » !

Vers le leadership d’influence

Les chefs indiens ne pouvaient décider de presque rien tout seul.  Point d’élite, d’ailleurs les colons français, même nobles étaient sans le sou… juste le Counsel of Wise Men pour décider. Aujourd’hui, le leadership est basé sur l’influence et le soutien de vos équipes. Votre job de leader, les soutenir ! Chez Postes Canada, les progrès sont plus importants que les résultats. Critère d’évaluation des leaders au Québec : l’esprit de corps. Evitez les guerres de chefs, sinon votre réputation et votre influence vont chuter…

Femmes d’affaires 

Savez-vous que les Chefs Indiens étaient choisis par les femmes, les « mères de clans ». Aujourd’hui les femmes d’affaires au Canada et au Québec ont une place pleine et entière, comme Lisa Fecteau, dirigeante de Regitex ou Lise Morissat, fondatrice de Stageline, une entreprise qui se déploie sur 50 pays et bien d’autres sont des leaders exceptionnels. Mon amie Geneviève Desautels publie prochainement « Femmes de tête ». Toutes sont aussi féminines qu’efficaces dans le business. C’est aussi bien avec le sourire, non ? 

Soyez fiers d’entreprendre !

« Proud of » en Ontario, « Fier membre » au Québec. La fierté est celle que confère l’engagement pour entreprendre. Il y a quatre ans, le gouvernement de l’Ontario a développé l’équivalent de notre « Parcours Sup », simplement avec les employés du gouvernement, agissant comme parents et citoyens, avec le seul soutien de l’équipe digitale du gouvernement. Résultat, 96% de taux de satisfaction dans le public, dès le premier déploiement ! Alors la fierté comme moteur ? Chez Royal Bank of Canada, avoir vécu un  échec est même un atout pour un candidat.

Diversité et inclusion 

25 ou 55 ans , vous serez reçu en entretien pour le même poste ? Dans les deux cas, seule votre performance vous différenciera dans la suite de votre parcours. Votre parcours, vous en êtes responsable, vous vous formez et certifiez pour cela. Couleur de peau ? 51% des Torontois et des Montréalais ne sont pas nés au Canada. La plupart sont reconnaissants de l’accueil qui leur a été réservé et de l’ascenseur social qu’ils ont pu attraper. Non, la véritable diversité à venir, c’est la « Diversity of Thoughts », la capacité à exprimer des points de vue différents, contraires, non pour détruire mais pour construire… 

La puissance de l’engagement sociétal

Chez TD Bank comme dans beaucoup d’organisations, la journée du bénévolat mobilise tous les salariés sur les sujets qu’ils souhaitent. C’est « talents for business for society ». Le Canada est le 2èmepays au monde pour le nombre de sociétés labellisées B-Corp ( certification très exigeante en termes de responsabilité sociétale complète, intégrant aussi notamment gouvernance, ancrage local et pratiques RH collaboratives). Alors les efforts réalisés, servent tout autant directement salariés, citoyens, clients, candidats : Quatre pour un. Après tout, ce sont souvent les mêmes, n’est-ce pas ?

Ces pratiques donnent une grande cohérence dans les méthodes pour aligner business, technologies et humain. Les coopérations Etat, Universités, Entreprises sont des modèles de jeu collectif !

Pour terminer, deux mots sur ce nous Français pouvons apporter au Canadiens, d’abord le droit social (eh oui, dans les compagnies syndiquées, c’est très utile. L’esprit critique et le management de projet sont très valorisés, dès lors qu’il ne s’agit pas de morgue. Et bien sur les mathématiques, atout n°1 pour l’IA et les data.

Vous trouverez de nombreux autres exemples en suivant le parcours de mon livre : « Cinq Etapes pour Transformer : Pratiques d’entreprises inspirantes, le voyage d’un DRH au Canada » qui relate cette aventure.

Combiner Business, Qualité de Vie et Technologies

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“Fouille en dedans. C'est en dedans qu'est la source du bien et elle peut jaillir sans cesse si tu fouilles toujours.”

Prise de décision par consensus

un petit guide

La prise de décision par consensus est un moyen créatif et dynamique de parvenir à un accord entre tous les membres d'un groupe. Au lieu de simplement voter pour un élément et de laisser la majorité du groupe s'en sortir, un groupe de consensus s'est engagé à trouver des solutions que tout le monde soutient activement - ou du moins peut vivre avec. Cela garantit que toutes les opinions, idées et préoccupations sont prises en compte. En écoutant attentivement les uns des autres, le groupe cherche à proposer des propositions qui fonctionnent pour tout le monde.

Le consensus n'est ni un compromis ni l'unanimité - il vise à aller plus loin en réunissant les meilleures idées et les préoccupations les plus importantes de chacun - un processus qui aboutit souvent à des solutions surprenantes et créatives, inspirant à la fois l'individu et le groupe.

Nous avons également un guide plus long sur le consensus et vous trouverez de nombreux conseils sur la bonne marche de vos réunions de consensus dans nos différents guides sur la facilitation et les réunions . Nos documents de consensus et de facilitation sont également disponibles dans un format de livre pratique, disponible en format de poche, ebook et pdf .

Travailler ensemble

Un dialogue respectueux entre égaux est au cœur du consensus. Chaque personne travaille ensemble pour répondre aux besoins de l'individu et du groupe - travailler ensemble plutôt que pour ou contre l'autre, ce qui requiert ouverture et confiance.un oignon étant épluché - couches marquées veulent, veulent vraiment, ont réellement besoin

Le consensus cherche des solutions «gagnant-gagnant» qui soient acceptables pour tous - aucune décision ne sera prise contre la volonté d'un individu ou d'une minorité. Au lieu de cela, le groupe s'adapte aux besoins de tous ses membres. Si tout le monde est d'accord avec une décision, il sera beaucoup plus engagé à y arriver.

La prise de décision par consensus repose sur l’idée que les gens devraient avoir le plein contrôle de leur vie et que le pouvoir devrait être partagé par tous, pas seulement concentré entre les mains de quelques-uns. Il s'agit d'avoir la liberté de décider de son propre chemin dans la vie et le droit de jouer un rôle égal dans la création d'un avenir commun. C'est pourquoi il est largement utilisé dans les groupes œuvrant pour une société plus juste et équitable, tels que les petits groupes de volontaires, les coopératives et les réseaux de campagne.

Conditions du consensus

  • Objectif commun: Tous les membres du groupe doivent partager un objectif commun clair et être prêts à travailler ensemble pour l'atteindre. Déterminez ensemble quels sont vos objectifs et comment vous y parviendrez. Si des différences surviennent plus tard, revisitez l'objectif commun d'aider à centrer et à unir le groupe.
  • Engagement à parvenir à un consensus: Tout le monde doit être disposé à tenter vraiment le coup. Cela signifie être profondément honnête sur ce que vous voulez ou ne pas vouloir et écouter correctement ce que les autres ont à dire. Tout le monde doit vouloir changer de position, être ouvert aux solutions alternatives et pouvoir réévaluer ses besoins.
  • Confiance et ouverture: nous devons pouvoir faire confiance à tout le monde, partageant notre engagement en faveur du consensus, au respect de nos opinions et à l’égalité des droits. Ce serait un grave abus de confiance que les gens manipulent le processus de la réunion afin d'obtenir la décision qu'ils souhaitent le plus.
  • Cela consiste en partie à exprimer ouvertement nos désirs (ce que nous aimerions voir se produire) et nos besoins (ce que nous devons voir se produire afin de pouvoir appuyer une décision). Si tout le monde est capable de parler ouvertement, le groupe disposera des informations nécessaires pour prendre en compte la position de chacun et proposer une solution que tout le monde peut supporter.
  • Suffisamment de temps pour prendre des décisions et apprendre à travailler par consensus. Prendre le temps de prendre une bonne décision maintenant peut vous éviter de perdre du temps à consulter une mauvaise décision plus tard.
  • Processus clair: Il est essentiel de disposer d'un processus clair pour prendre des décisions et de s'assurer que tout le monde comprend bien comment cela fonctionne.
  • Participation active: par consensus, nous devons tous participer activement. Nous devons écouter ce que tout le monde a à dire, exprimer nos opinions et nos sentiments à ce sujet et rechercher de manière proactive des solutions qui incluent tout le monde.

La facilitation

Dans la plupart des réunions, il y a un ou plusieurs animateurs. Leur rôle est de s'assurer que les tâches de la réunion sont accomplies: que les décisions soient prises et mises en œuvre. Ils aident également le groupe à travailler de manière harmonieuse, créative et démocratique.

Les animateurs peuvent prendre des mesures pour que la réunion soit ciblée ou s’assurer que quelques personnes ne dominent pas la discussion. Ils pourraient suggérer une pause quand les gens sont fatigués; ils auraient peut-être préparé un programme et un processus qui aideront le groupe à atteindre ses objectifs.

Les facilitateurs ne devraient pas avoir plus de pouvoir que

quiconque et devraient rester neutres sur les questions en discussion. Ils ne sont pas là pour faire toutes les propositions et décider des choses pour un groupe. Ils ne peuvent faire leur travail qu'avec le soutien et la coopération de tous.

Si un petit groupe ne donne à personne le rôle de facilitateur, alors tout le monde peut être responsable du bon déroulement du processus de la réunion.

Le processus de prise de décision

Le diagramme ci-dessous montre l'évolution d'une discussion au cours du processus de consensus. Au début, cela s’élargit à mesure que les gens apportent des points de vue et des idées différents au groupe.

Cela fournit le matériel nécessaire pour une discussion de grande envergure qui explore toutes les options et aide les gens à comprendre les préoccupations de chacun. Cela peut être une étape turbulente et parfois difficile - les gens peuvent être aux prises avec de nombreuses idées contradictoires ou contradictoires - mais c'est la partie la plus créative, alors ne perdez pas courage!

Ensuite, le groupe procède à la synthèse d'une proposition. Cela signifie trouver le terrain d'entente du groupe, écarter certaines idées et combiner tous les éléments utiles en une seule proposition. Enfin, si le groupe accepte une proposition, une décision est prise et appliquée.

diagramme montrant comment une discussion s'ouvre, a une phase intermédiaire, puis est synthétisée en une proposition

Un organigramme de consensus

Il y a beaucoup de façons différentes de parvenir à un consensus. Ce modèle décrit les étapes communes et fonctionnera bien avec environ 20 personnes.

consensus flowchart

Accord et désaccord

Au stade de la décision, les personnes ont plusieurs options:

Accord avec la proposition.

Réservations: vous êtes prêt à laisser la proposition aller de l’avant mais vous voulez que le groupe sache que vous n’êtes pas satisfait. Vous pouvez même consacrer de l'énergie à la mise en œuvre une fois que vos préoccupations ont été reconnues.

Debout de côté: vous voulez vous opposer mais ne pas bloquer la proposition. Cela signifie que vous n'aiderez pas à mettre en œuvre la décision, mais que vous souhaitez que le groupe aille de l'avant. Vous pouvez rester à l'écart parce que vous êtes en désaccord avec la proposition, ou vous pourriez aimer la décision mais ne pas être en mesure de l'appuyer parce que vous n'avez ni le temps ni l'énergie.

Le groupe peut être heureux d’accepter la position réservée et de continuer, ou de travailler sur une nouvelle proposition, en particulier s’il ya plusieurs mises de côté.

Un blocage empêche toujours une proposition d’avancer. Cela exprime une objection fondamentale. Ce n'est pas " je n'aime pas vraiment ça" ou "j'ai mieux aimé l'autre idée." Cela signifie que vous ne pouvez pas vivre avec la proposition. Le groupe peut soit commencer à travailler sur une nouvelle proposition, soit rechercher des amendements pour surmonter l'objection.

Dans un processus consensuel idéal, un blocage ne se produirait pas car toute préoccupation majeure concernant une proposition devrait être traitée avant l'étape de la décision. Cependant, parfois, les personnes ne peuvent pas exprimer leurs préoccupations avec suffisamment de clarté ou ne sont pas entendues par le groupe. Dans de telles situations, le blocage agit comme une sauvegarde pour garantir que les décisions sont prises en charge par tous.

Pouvoir bloquer est une partie intégrante du consensus, mais cela implique une grande responsabilité. Un bloc empêche les autres de faire quelque chose qu'ils aimeraient faire et ne devrait donc être utilisé que si de graves problèmes ne sont pas résolus.

Assurez-vous que tout le monde comprend les différentes options pour exprimer un désaccord. Souvent, les gens sont confus et bloquent quand ils seraient vraiment heureux de rester à l'écart. Parfois, les gens ont peur du blocage, même s'ils sont profondément mécontents et utilisent plutôt une forme de désaccord plus modérée.

Lignes directrices pour parvenir à un consensus

  • Si vous ne comprenez pas quelque chose, n'ayez pas peur de le dire.
  • Soyez prêt à rechercher la solution qui convient le mieux à tout le monde, et pas seulement à ce qui est le mieux pour vous. Soyez flexible et prêt à donner quelque chose pour parvenir à un accord.
  • Aidez à créer une atmosphère de respect et de confiance. Personne ne devrait avoir peur d'exprimer ses idées et ses opinions. Rappelez-vous que nous avons tous des valeurs, des antécédents et des comportements différents et que nous sommes bouleversés par différentes choses.
  • Expliquez clairement votre position. Soyez ouvert et honnête sur les raisons de vos points de vue. Exprimez vos préoccupations dès le début du processus afin qu’elles puissent être prises en compte dans toute proposition.
  • Écoutez activement ce que les gens essaient de dire. Faites un effort pour comprendre la position de quelqu'un et ses besoins, préoccupations et émotions sous-jacents. Donnez à chacun un espace pour terminer et prenez le temps de considérer son point de vue.
  • Réfléchissez avant de parler, écoutez avant de vous objecter. Écoutez les réactions des autres membres et examinez-les attentivement avant de faire valoir votre point de vue. La retenue est essentielle dans un consensus - parfois, le plus grand obstacle au progrès est l'attachement d'un individu à une idée. Si une autre proposition est bonne, ne compliquez pas les choses en s'y opposant simplement parce que ce n'est pas votre idée préférée! Demandez-vous: "Cette idée fonctionne-t-elle pour le groupe, même si je ne l'aime pas du tout?" ou "Est-ce que celui que nous choisissons importe?"
  • N'ayez pas peur du désaccord. Le consensus ne veut pas dire que nous pensons tous la même chose. Les divergences d’opinion sont naturelles et prévisibles.
    Les désaccords peuvent aider le groupe à prendre une décision, car avec un large éventail d’informations et d’opinions, le groupe aura plus de chances de trouver de bonnes solutions. Un consensus facilement atteint peut masquer le fait que certaines personnes ne se sentent pas suffisamment en sécurité ou en confiance pour exprimer leurs désaccords.

Compétences clés pour le consensus

Écoute active: Lorsque nous écoutons activement, nous suspendons nos propres processus de pensée et accordons toute notre attention à l’orateur. Nous faisons un effort délibéré pour comprendre la position de quelqu'un, ses besoins, ses préoccupations et ses émotions.

Résumer: Un résumé succinct et précis de ce qui a été dit jusqu’à maintenant peut vraiment aider un groupe à prendre une décision. Décrivez le terrain d'entente émergent ainsi que les différences non résolues: "Il semble que nous soyons presque parvenus à un accord sur cette partie de la proposition, mais nous devons explorer davantage cette partie pour répondre aux préoccupations de chacun". Vérifiez auprès de tout le monde que vous avez bien compris.

Synthèse: trouvez le terrain d’entente et les liens entre des idées apparemment divergentes et associez-les pour former des propositions. Concentrez-vous sur les solutions qui répondent aux besoins fondamentaux et aux préoccupations clés des membres du groupe.

Consensus en grands groupes

Dans les grands groupes, il est judicieux de déléguer des problèmes à des groupes plus restreints, tels que des groupes de travail ou des groupes locaux. Cependant, parfois, les problèmes seront si importants qu'ils devront être discutés et décidés par tous. Cela se fera souvent dans le cadre d'un conseil de concert, ce qui permettra à des centaines et des milliers de personnes de travailler ensemble par consensus de manière efficace.

Lors d'un conseil de conférence, la réunion est scindée en petits groupes, qui commencent par discuter du ou des problèmes afin de formuler des préoccupations et des idées. Les porte-parole (délégués) de chaque groupe se réunissent ensuite en conseil pour faire remonter ces pensées.

Le conseil de la parole utilise ces informations pour créer une ou plusieurs propositions. Celles-ci sont à nouveau discutées dans les petits groupes pour vérifier les modifications et les accords éventuels. Les résultats de ces discussions sont portés à la connaissance du conseil des ministres, qui devrait être en mesure de confirmer l'accord ou d'élaborer de nouvelles propositions pour la suite des discussions. De cette façon, le pouvoir de prendre des décisions appartient fermement aux petits groupes, pas aux rayons.

Discours de Fishbowl

Les groupes sont assis dans un cercle extérieur autour des rayons.

diagramme montrant les rayons en cercle, avec leurs groupes assis derrière eux

Cela rend les rayons plus responsables et réduit la nécessité de répéter les informations.

Les petits groupes sont souvent basés sur des groupes préexistants tels que des équipes de travail, des groupes locaux ou des groupes d'affinité. Alternativement, un grand groupe de personnes peut se scinder aléatoirement en petits groupes.

Le rôle du rayon est de restituer des informations entre le petit groupe et le conseil des représentants. Le rayon a besoin d’être la voix de tous les membres du petit groupe, en communiquant l’ampleur de la pensée collective plutôt que leur point de vue personnel. Être le porte-parole implique beaucoup de responsabilité pour représenter les informations avec précision et non pour manipuler le processus.

Généralement, les rayons ne prennent pas de décision pour leur groupe mais vérifient toujours l'accord avant qu'une décision ne soit finalisée. Cependant, un petit groupe individuel peut habiliter ses interlocuteurs à prendre des décisions dans les limites de paramètres convenus.

Faire la rotation du rôle d’intervention d’une réunion à l’autre est une bonne idée, tout comme d’avoir deux porte-parole, l’un présentant les points de vue et les propositions de leur petit groupe, l’autre prenant des notes sur ce que les autres groupes ont à dire. Cela permet de s’assurer que les idées ne sont pas perdues ou mal représentées.

Pourquoi de petits groupes? Certaines personnes ne voient pas la nécessité de se scinder en petits groupes - elles veulent entendre toute la discussion et faire en sorte que tous les autres entendent leur point de vue. Cependant, les grandes réunions plénières rendent très difficile la participation de tous - il n’ya pas assez de temps pour tout le monde et beaucoup de gens se sentent trop intimidés pour parler devant des centaines de personnes. La scission en petits groupes crée des espaces de travail plus sûrs et plus dynamiques, inclut plus de personnes et fait gagner beaucoup de temps. De petits groupes peuvent également permettre que plusieurs tâches soient effectuées en parallèle.

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