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12/02/2019

Un exemple français : la Grande École du Numérique,Il y a une grosse pénurie sur l'emploi IT, tel est le discours prononcé par de nombreux politiques et certains PDG de la tech pour mettre en avant de nombreux programmes visant à démocratiser le codage

La démocratisation du codage et des formations IT, quel est le but ?
 
Remédier à une pénurie sur le marché de l'emploi ou baisser les salaires ?
 
Le , par Michael Guilloux, Chroniqueur Actualités
Il y a une grosse pénurie sur l'emploi IT, tel est le discours prononcé par de nombreux politiques et certains PDG de la tech pour mettre en avant de nombreux programmes visant à démocratiser le codage et les formations en informatique. Ces programmes peuvent prendre diverses formes : formations intensives ou bootcamp en informatique, initiation à la programmation dès le primaire, etc.

Formations intensives ou bootcamp en informatique

Traditionnellement, pour exercer en tant que développeur ou professionnel de l'informatique en général, il faut suivre le parcours classique d’une formation diplômante en informatique au cours de laquelle le futur développeur ou IT pro acquiert les connaissances de base pour la carrière qu’il envisage. Mais on voit de plus en plus se développer des formations intensives également appelées bootcamps, qui attirent des gens persuadés que les métiers IT sont bien rémunérés et que le chômage y est plutôt faible. Le but des bootcamps est donc de pouvoir former dans un délai de plusieurs semaines à quelques mois, des développeurs capables de faire face aux défis de la programmation, afin de résoudre le supposé déficit entre les offres d’emploi en informatique et le nombre de demandeurs disponibles. Les promoteurs de ces formations les annoncent d'ailleurs comme des alternatives pertinentes aux formations universitaires au point où de nombreux observateurs se sont demandé si elles ne devraient pas commencer à remplacer les formations traditionnelles.
Initiation à la programmation dès le bas âge

Les programmes de ce genre gagnent progressivement du terrain. Certains se basent sur le fait qu'il y aura une forte demande de talents IT les années à venir, et il faut donc préparer dès maintenant l'offre pour satisfaire à cette demande. D'autres, par contre, sont motivés par le fait que l'informatique ou la programmation devrait être une compétence de base. C'est le cas par exemple de Tim Cook, le CEO d'Apple, qui a affirmé que pour les écoliers, apprendre à coder devrait être plus important qu'apprendre l'anglais.
Un exemple français : la Grande École du Numérique

En France, les efforts de la démocratisation de codage et des formations en informatique ne peuvent passer inaperçus. L'une des plus grandes initiatives au niveau national est sans doute la Grande École du Numérique. En 2015, une initiative a été lancée par le gouvernement français afin de rassembler au sein d’un même label, de nombreux organismes publics et privés pour offrir des formations liées aux nouvelles technologies de l’information et de la communication. Au lieu de partir de zéro et créer une école pour dispenser ces formations, les autorités françaises ont préféré se tourner vers les écoles et centres de formation disponibles (comme les écoles 42) pour créer un réseau d’écoles pour la formation aux métiers du numérique.

Cela a donné lieu à la création du groupement d’intérêt public de la Grande École du Numérique en décembre 2016. Elle rassemble comme structures de formation des associations, des établissements publics, des établissements d’enseignement supérieur, des structures privées, entre autres. Des centaines de formations sont proposées par ce réseau, et pour permettre à un grand nombre de personnes d'y prendre part, elles sont proposées gratuitement à bon nombre d'apprenants. L'ambition de ce programme est de former les talents du numérique de demain ; ce qui laisse croire que les formations traditionnelles existantes ne sont pas capables elles-seules de remplir cette lourde tâche.
Mais quel est le but ? Remédier à une pénurie ou plutôt... baisser les salaires ?

Tous ces programmes sont soutenus par des entreprises de la tech ou employeurs de profils IT, et cela ne semble pas de bon augure. Après tout, une personne qui vient d'une formation gratuite ou dans laquelle elle a investi moins de temps qu'elle le devrait ne sera pas aussi exigeante en termes de salaires qu'une autre qui a passé des années de labeur à l'université ou en grande école pour se former. Aussi, cette démocratisation accélérée va certainement aboutir à terme à une demande d'emploi excédentaire dans l'IT ; ce qui va irrémédiablement fait chuter les salaires.

C'est d'ailleurs ce qu'affirmait The Guardian l'année passée à propos de la promotion de programmation dès le bas âge. Le quotidien britannique a averti que les géants de la technologie - les plus gros employeurs de talents IT - encouragent l'apprentissage du codage aux enfants, pas dans l’intérêt de ces derniers, mais plutôt pour former une nouvelle génération de main-d'œuvre bon marché afin de faire baisser les hauts salaires des codeurs qui menacent la survie de la Silicon Valley. Elle a réussi, selon The Guardian, à convaincre la classe politique américaine et une grande partie du grand public que ses intérêts coïncident avec les intérêts de l’humanité dans son ensemble : réduire la pauvreté, car apprendre le codage aux enfants les aidera à décrocher de bons emplois à l'avenir et d’entrer dans la classe moyenne. Or si tous les enfants s'y intéressent aujourd'hui et envisagent d'en faire leur métier demain, il y aura une demande excédentaire de talents IT et donc une baisse des salaires, ce qui serait l'objectif de ces entreprises. Il ne s'agirait donc pas d'un acte d'altruisme.

09/02/2019

Climat : l’exécutif français vit-il sur la même planète que nous ?

Climat : l’exécutif français vit-il sur la même planète que nous ?

OPINION. La France réduit officiellement ses ambitions en matière de lutte contre le réchauffement, ignorant grossièrement une colère que l’on sent partout monter.

Par Arnaud Gonzague

On se demande parfois si les membres du gouvernement vivent bien sur la même planète que nous. Evidemment, on les sait très occupés : ils ont des cascades de réunions à honorer, des déplacements à faire, des interlocuteurs à rencontrer, des desiderata à supporter et des interviews à donner. Mais il faudrait quand même que quelqu’un, quelque part, leur suggère d’« ouvrir le poste », comme disaient nos grands-parents.

Mais oui, allumer la radio ou la télévision, ouvrir les journaux, aller musarder un brin sur les réseaux sociaux serait une heureuse initiative car, franchement, il se passe pas mal de choses ces derniers temps, et pas seulement du côté des « gilets jaunes ».

Ainsi, à l’heure où nous écrivons ces lignes, quelque 2,17 millions d’internautes ont déjà signé la pétition pour l’Affaire du siècle. Cette campagne destinée à porter plainte contre l’Etat français pour inaction climatique est celle qui, dans l’histoire du Net français, a rassemblé le plus de voix, toutes causes confondues. Ce n’est pas rien.

Facteur 4

Un certain François de Rugy qui est, paraît-il, ministre chargé de la Transition écologique dans l’actuel gouvernement, a même déclaré au « Parisien » qu’il était « agréablement surpris » du succès de cette pétition. On aimerait en dire autant de lui. Le ministre a aussitôt balayé d’un revers de main cette action :

« Ce n’est pas dans un tribunal qu’on va faire baisser les émissions de gaz à effet de serre. Ce n’est pas à des juges de forcer le gouvernement à prendre une loi, ce n’est pas le sens de nos institutions. »

Comme il a raison ! C’est effectivement aux membres de l’exécutif de faire le travail pour lequel ils ont été nommés. Par exemple, dans le cas de François de Rugy, de faire respecter par la France les objectifs que la France elle-même s’est fixés en matière de climat.

L’un de ces objectifs était de réduire par quatre les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050 (par rapport à 1990). On dit « était », parce que cet objectif est officiellement tombé à l’eau.

C’est notre confrère « Libération » qui l’a révélé : dans son projet de loi énergie, le gouvernement va remplacer le « facteur 4 », c’est-à-dire la réduction par quatre de nos émissions décrétée en 2005 (oui, il y a presque quinze ans), par un objectif de « neutralité carbone ».

Neutralité carbone

La neutralité carbone est un noble objectif en soi – il s’agit de construire une société qui n’émettrait pas plus de gaz à effet de serre que sa capacité à en absorber. Mais c’est la mise en œuvre qui pèche. Capturer et stocker les gaz à effet de serre, cela passe par la plantation d’arbres – et il ne semble pas que la France aille tellement dans ce sens. Et autrement, c’est un projet industriel qui, sans même se demander s’il est souhaitable, n’est absolument pas au point.

Pour être clair, le gouvernement est comme cette personne qui, en plein régime, jure qu’elle va continuer à s’empiffrer de sucreries, tout en promettant de faire six fois plus de jogging. Il y a de grandes chances pour que son diététicien hoche la tête d’un air sévère.

Cette fois, ce ne sont pas les diététiciens qui sont consternés, mais nos enfants. Voilà plusieurs mois que les collégiens et lycéens font grève tous les vendredis un peu partout dans le monde pour protester contre l’incurie des élus face au dérèglement du climat. Le 15 mars prochain devrait avoir lieu la grande marche des ados du monde entier pour ce motif. Est-ce trop demander au gouvernement français que d’essayer de ne pas les décevoir ?

Arnaud Gonzague

 La France est-elle une démocratie.pdf

10/01/2019

« Oser inventer l’avenir » pour y exprimer des revendications, des insatisfactions, des frustrations,... j’espère qu’on y trouvera aussi des propositions..dans une société bureaucratique à consommation dirigée comme la nôtre.Qu'ajouter ?Sur le même thème.

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Je ne le dirais jamais assez, le génie humain est collectif et organiser des assemblées populaires, c'est créer un réseau qui nous appartienne et où les idées sont construites, affinées, débattues, selon nos besoins et non ceux des riches industriels, c'est cela le vrai pouvoir démocratique. Le système politique actuel, c'est des politicards censés représenter un courant de pensée, qui s'opposent à d'autres partis censés représenter les autres ! C'est l'opposition représentative permanente et c'est la porte ouverte à toutes les corruptions. Les assemblées populaires pourraient non pas être l'opposition, mais un véritable pouvoir qui n'opposent pas les courants de pensée, mais les invitent à se concerter pour trouver les meilleurs compromis.

Ceci n'est bien sûr que mon avis, un embryon d'idée, mais une certitude, c'est que le RIC sous sa forme « pétitionnaire » créera plus de problèmes et de divisions qu'il n'en réglera. Une démocratie n'est pas un pays où le peuple fait des choix qui comme aujourd'hui, sont imposés en haut-lieu et dirigé par les médias, mais ce n'est pas non plus le fruit de la volonté individuelle. Cela demandera bien sûr, organisation et travail, il va aussi falloir apprendre à respecter l'autre, ce sera peut-être le plus dur, mais c'est possible, c'est même indispensable.

 lesmoutonsàlabattoire.jpg« Les moutons vont à l'abattoir. Ils ne disent rien, et ils n'espèrent rien. Mais du moins ils ne votent pas pour le boucher qui les tuera et pour le bourgeois qui les mangera. Plus bête que les bêtes, plus moutonnier que les moutons, l'électeur nomme son boucher et choisit son bourgeois. Il a fait des Révolutions pour conquérir ce droit. » Octave Mirbeau

N’hésitez pas à nous transmettre votre avis pour faire évoluer ce site poissyweb@gmail.com

« Comment réussir dans un monde d’égoïstes »

Chaque choix que nous faisons correspond à la satisfaction d’un besoin à l’instant T. Nous prenons des décisions en fonction de ce qui nous semble être le mieux pour nous au moment où nous les prenons. Mais la vie est un mouvement, une évolution constante. Ce qui était valable hier ne l’est peut-être déjà plus aujourd’hui, alors demain ?

 

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Encourager le partage de savoirs, une nouvelle manière d'être au monde et de le voir.

Je paraphrase Einstein :

 « Un problème créé par des politiques et des mythes ne peut pas être résolu par les mythes et les politiques qui l’ont créé. ».

Jean Baudrillard prophétique sur les Gilets Jaunes, et pas que les Gilets Jaunes

Quoique partie du gauchisme des années '80, Jean Baudrillard inspira profondément et judicieusement des auteurs tels que Philippe Muray - renégat de la gauche. C'est-à-dire que, à la manière des Guy Hocquenghem aussi (militant homosexuel de première garde), et sous le coup des Foucault, Deleuze et Derrida, Jean Baudrillard a su dépister les fallaces à l’œuvre média-politiquement. Parmi lesquelles, ce fait que le marxisme reconduit largement les catégories de l'économie politique capitaliste, auquel titre il ne permet absolument pas d'en sortir en dehors de lendemains dégénérés (d'ailleurs, Marx est toujours enseigné en écoles de commerce, en tant qu'analyste de la plus-value). C'est-à-dire que si le Parti Socialiste a fini par soutenir le capitalisme libéral, dans une soupe de social-capitalisme et de libéralisme moral, à te codifier l'union homosexuelle dans un mariage dont les LGBT+ soixante-huitards et des années '80 ont souvent ri (en tant qu'il codifiait précisément ce qui ne voulait pas l'être, aussi "progressiste" cela semblait) ce n'est pas vraiment un hasard.

Jugez par vous-mêmes (nous soulignons, en gras) :

Jean Baudrillard, /le Miroir de la production/, ''Le Marxisme et le système de l'économie politique, Contradiction et subversion : le dépassement du politique'', dès la page 150, éd. Galilées, 1985, a écrit : D'où le rôle majeur des étudiants, des jeunes, des disqualifiés d'avance [retraités, chômeurs, précaires, etc.], volontairement ou non, mais aussi de toute espèce de catégorie sociale, de communauté régionale, ethnique ou linguistique, lorsqu'elle tombe, de par le procès de centralisation et de pyramidalisation technocratique du système, dans la marge, la périphérie, dans la zone de désaffection et d'irresponsabilité. Exclues du jeu, leur révolte vise désormais la règle du jeu. Désocialisées, elles mettent en échec le principe de réalité sociale capitaliste, et non seulement leur exploitation par ce système. Ségrégés, discriminés, satellisés [le féminisme de deuxième génération, l'anticolonialisme d'alors, la militance pour l'admission des mœurs homosexuelles seulement et l'antiracisme de cette même heure, étaient encore non-codés au service du suprémacisme capitalistique], toutes ces catégories sont reléguées, au fur et à mesure de la structuration du système comme code, en position de termes non marqués. Leur révolte vise désormais l'abolition de ce code, de cette stratégie de séparations, de discriminations, d'oppositions structurales et hiérarchisées. [...] ainsi [la révolte] de toutes les catégories qui tombent sous la barre structurale du refoulement, de la relégation, là où elles perdent leur sens. Cette position de révolte n'est plus celle d'exploités économiques, elle vise moins l'extorsion de la plus-value que l'imposition du code où s'inscrit la stratégie actuelle de domination sociale.

Et voici, applicable à l'Europe contemporaine, alors que 1985 est pré-maastrichien :

Plus le système se concentre, plus il expulse des catégories entières. Plus il se hiérarchise selon la loi et la valeur (signe ou marchandise), plus il exclut ce qui résiste à cette loi. Il en fut ainsi de l'enfermement de la folie (Michel Foucault) au seuil de la rationalité occidentale. Il en est de même aujourd'hui pour toute la société civile qui est devenue un lieu d'enfermement, où l'homme tranquille est gardé à vue. Partout derrière l'usine et l'école, la banlieue ou le bureau, le musée ou l'hôpital, c'est l'asile et le ghetto qui se profilent comme la forme la plus pure d'une société véritablement rationalisée.

C'est manifeste pour ce que représentent les Gilets Jaunes.

C'est notre rationalité terroriste qui a produit, au cours des siècles, la radicale distinction [...]. Aucune culture que la nôtre n'a produit cette abstraction systémique, où tous les éléments d'échange symbolique [...] ont été liquidés au profit d'une fonctionnalité binaire. Et cette séparation, qui a pris toute sa force avec l'économie politique capitaliste, ne se résorbe pas du tout actuellement.

Empirique, rationnelle Europe ... et pas qu'Europe : avec elle toutes les technocraties & grandes entreprises, dont elle est la vaste émanation en fait, récursivement, cahin-caha ...

[...] ce pour quoi elle la reproduit aujourd'hui toujours plus vive, sous les apparences d'un universalisme libéral chancelant. Et l'objectivation [de tels reclus par le système, du "Plouc" Gilet Jaune au Noir, en passant par la Femme ou l'Homosexuel] n'est pas celle de l'exploité en tant que force de travail [le travail est déjà une notion surfaite, partie du code capitaliste, mais] c'est une objectivation du code. C'est tout un arsenal de significations qui la soutient, irréductible à la détermination économique et politique, comme on peut le constater partout [...] le code resurgit avec plus de violences encore de tout ce qui semblait devoir le réduire ; en termes marxistes : la superstructure s'impose avec d'autant plus de force que sont résolues les contradictions liées à l'infrastructure, ce qui est pour le moins paradoxal.

Cette violence média-politique que doivent servir les polices et les gendarmeries, est patente.

Et là encore l'autonomisation du Noir comme principe de révolution, de même que l'autonomisation de la femme comme sexe ou du prolétariat comme classe [Gilet Jaune compris], [ne fait que reconduire le code racial ou sexuel, ou le jeu de l'économie politique, en déplaçant simplement le terme marqué. [Sans parler de] la jeunesse qui occupe ce non-lieu de la façon la plus critique, mais pas du tout comme classe d'âge. Si partout sa révolte a de telles répercussions, c'est que ce non-lieu traverse toutes les catégories sociales. Aujourd'hui en économie, en politique, dans la science, dans la culture, c'est l'irresponsabilité qui est cruciale, c'est la révolte de ceux à qui on a enlevé, ou à qui on n'a jamais donné la parole.
La parole elle-même se définit comme réponse (responsabilité) incessante, où se dissout toute transcendance sociale. C'est contre elle que l'économie politique fomente au long de son histoire le discours, où tout ce qui est changé l'est sous l'instance du code. [...]
C'est grâce [au code], et à toute la logique de la communication qu'[il] institue, que le système a réussi lentement mais inexorablement, à neutraliser la puissance symbolique de la parole. Structuration binaire, abstraction du discours représentatif, équivalent général du code, forclusion de la parole. La pratique insurrectionnelle des dernières années a fait resurgir cette parole et pâlir du coup les contradictions traditionnelles.

C'est bien sur ce constat que Jean Baudrillard est prophétique de ce qui adviendrait dès la fin des années '90, et avec puissance éclatante en ce début de IIIème millénaire. Voilà pourquoi nous convoquions Philippe Muray, aussi, avec son Homo festivus de la Fin de l'Histoire.

On comprend mieux pourquoi les Gilets Jaunes sont si taiseux, et défiants devant la média-politique fallaciante.

Ces révoltes n'ont pas le profil de la lutte des classes [marxiste]. Mais le capitalisme évolue, et avec lui ses lignes de faille. Jusqu'ici ensevelies sous l' "instance déterminante" du mode de production [par les marxistes comme les capitalistes, ès économie politique], elles émergent selon la logique de la reproduction élargie du sytème [qui] refoul[e], asserv[i] au fil de l'histoire par la centralisation bureaucratique [...]

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