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20/04/2016

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Les élèves de terminale STMG (Sciences et technologies du management et de la gestion) du lycée Varoquaux et leur enseignante  Mme Anne Herasse ont voulu en savoir plus sur l’entreprenariat,  grâce à l’association 100 000 entrepreneurs ils ont pu bénéficier des conseils du professionnel M Bertrand Louapre. Les élèves avaient des questions riches et variées sur l’entreprenariat : Lisa «  quelles sont les qualités personnelles  qui permettent de réussir dans une création d’entreprise ? », Fosca « Vaut-il mieux se lancer seul ou à deux pour créer son entreprise ? », Guiorg « comment fonctionne les parts dans une société, où trouver des investisseurs ? », Soumia « Est-ce que cela ne risque pas de mettre notre vie de famille de côté ? ». M Louapre a pu apporter les réponses à toutes les questions et partager son expérience  « il faut savoir décider, convaincre et être tenace, pour se donner les moyens de réussir, il faut savoir saisir les opportunités qui se présentent, soyez 100% entrepreneurs de votre vie ! ». Cet échange permet de faire le lien entre le lycée et le monde professionnel. Certains élèves ont déjà le projet d’entreprendre, après le bac les portes de leur avenir d’entrepreneur leur sont grandes  ouvertes.

16/04/2016

Les managers coupables, mais pas responsables du manque d’innovation,...la reconquête du management par les managers passe par le développement d’une culture politique.

Des tortues jusqu’en haut: Les managers coupables, mais pas responsables du manque d’innovation

Tous les managers avec lesquels je travaille se plaignent de la pression croissante sur les résultats à court terme qu’ils subissent et de la perte d’autonomie dans leur travail. Ils ont l’impression de n’être de plus en plus que des courroies de transmission de leur hiérarchie sans avoir la capacité d’influer sur les décisions. L’entreprise devient une sorte de cascade de pression, chaque niveau renvoyant sa charge vers le niveau inférieur. La faute à qui?

Il y a un certain paradoxe du management. D’une part, toute la littérature sur le management met en avant le manager, le leader, comme pivot de la performance de l’entreprise. En particulier en France, qui garde une culture très hiérarchique, les managers jouissent en apparence d’une très grande autorité. Titres ronflants, voiture de fonction, assistante, tous les oripeaux de la puissance sont là. Mais derrière se cache souvent une grande frustration, celle de n’avoir, en pratique, pas la capacité d’influencer vraiment la marche de l’entreprise, celle au fond de beaucoup plus subir que gérer. Et que cela empire avec le temps.

Pour le problème, voir au-dessus! (Source photo: Wikipedia)

C’est pas moi c’est mon chef (Source photo: Wikipedia)

Et donc quand, lors d’un séminaire sur l’innovation, on examine avec ces managers les causes du manque d’innovation dans leur organisation, leur diagnostic est invariablement le même: ce n’est pas de ma faute, c’est au-dessus de moi que ça bloque. Je voudrais bien, mais mon chef me noie sous les tâches de contrôle et je n’arrive pas à sortir la tête hors de l’eau. Allez voir mon chef et rendez-le à la raison. Et comme me le chuchotait une responsable RH au cours d’une de ces sessions, « Quand on parle à leur chef, on entend exactement le même discours. »

Cette analyse me rappelle l’anecdote que relate, dans un tout autre contexte, Stephen Hawking dans son livre une brève histoire du temps. Alors qu’un savant demandait, lors de l’une de ses conférences, « comment la terre tient dans l’espace », une vieille dame dans l’assistance lui rétorqua: « C’est évident, elle tient sur une tortue. » Alors que le savant, un peu étonné, lui demandait ce qu’il y avait en-dessous de la tortue, la vieille dame ne se laissa pas démonter: « Une autre tortue, et c’est comme ça jusqu’en bas! »

Et bien le manque d’innovation dans ces entreprises, c’est pareil: le problème c’est la tortue (le chef), et ce sont des tortues les unes au dessus des autres, comme ça… jusqu’en haut! Et bien-sûr quand on parle au dirigeant de l’entreprise, il répond qu’il aimerait bien relâcher la pression et faire confiance à ses employés, mais que voulez-vous, les actionnaires sont là et ne l’accepteraient pas. Si on parle aux-dits actionnaires, la plupart du temps ceux-ci sont des gestionnaires de fonds qui ont eux-mêmes leur chef et leurs actionnaires, etc. C’est donc bien comme ça jusqu’en haut, et au-delà.

Mais c’est trop facile, biens-sûr. Les managers ne peuvent pas se dédouaner aussi facilement de leur responsabilité. Que penser d’un responsable de BU faisant plusieurs dizaines de millions d’euros de chiffre d’affaire qui vous dit ne rien pouvoir faire à son niveau? Responsable, mais pas coupable?

La question que je leur pose est alors la suivante: compte tenu de cette pression croissante, et compte tenu de l’autorité dont vous disposez, que pouvez-vous faire à votre niveau pour regagner un peu d’autonomie et de faculté d’influence? En effet, je leur fais observer que sans eux, leur entreprise ne peut pas fonctionner. Ils ont donc un pouvoir de facto. Savent-ils l’utiliser? Loin s’en faut. Or nous savons depuis longtemps, et Vaclav Havel a écrit à ce sujet, que les sans pouvoir peuvent en fait avoir beaucoup de pouvoir. L’histoire est pleine de sans grades ayant transformé le monde. C’est vrai aussi bien en politique qu’en entreprise. Si les sans grades le peuvent, les managers le peuvent encore plus!

Mais pour que cela soit possible, il faut développer une appréciation politique de leur travail. Etudier les rapports de force et leur modification possible à leur profit. Pour cela il faut savoir peser. Le problème est que ces managers viennent pour la plupart d’écoles de commerce ou d’ingénieurs, dans lesquelles ils ont reçu une éducation dépolitisée, qui leur a présenté l’organisation comme une machine calculatoire déshumanisée. Ils ont donc développé une version à la fois naïve (si je fais bien mon travail tout ira bien) et cynique (de toute façon je n’y peux rien) de leur fonction. Je suis toujours frappé de l’inculture politique de managers par ailleurs brillants. On disait de l’Allemagne de l’après guerre qu’elle était un géant industriel mais un nain politique, on pourrait en dire de même de nos managers. Nous fabriquons des tortues à la chaîne… de haut en bas.

Or le rapport de force politique se construit, souvent à partir de rien. Ainsi le remarquable ouvrage de Robert Caro relate l’ascension de Lyndon Johnson: arrivé au Sénat américain comme sénateur junior, il en devient en quelques années président et, bien que le poste ne confère aucune autorité formelle, il réussit à dominer l’assemblée et faire passer un nombre impressionnant de lois, alors que tous ses prédécesseurs avaient conclu à l’impossibilité de faire quoi que ce soit. A partir de rien, il devient tout.

En conclusion, la reconquête du management par les managers passe par le développement d’une culture politique. C’est à cela que devraient s’attacher nos programmes de formation pour réduire le nombre de tortues que comptent nos entreprises.

Sur le même sujet, on pourra lire mes articles précédents: « Ce  silence qui tue votre entreprise » et « Ce que Vaclav Havel nous enseigne sur le manque d’innovation dans les grandes entreprises« .

Mon livre ‘Effectuation’ reçoit le prix du meilleur ouvrage de management

20160415_110717 - smallLe Prix académique de la Recherche en Management est attribué par Consult In France (ex Syntec), la FNEGE et la SFM (Société Française de Management). Il a pour objectif de renforcer les liens entre les Grandes Écoles / Universités et les cabinets de Conseil. Plus d’infos ici: https://www.facebook.com/PrixManagement/

12/10/2015

Qui nous protégera des logiciels tricheurs ? rapporte Industrie & Technologies, Vers des technologies de l’empathie ? Je suis ton air !

1agld1r.gifEn passant à l’échelle micro, l’intelligence et la petitesse sont devenues les nouveaux symboles de la puissance.

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Par le 29/09/15 | 13 commentaires | 1,791 lectures | Impression

Il aura donc suffi d’un petit logiciel perdu dans les centaines de milliers de lignes de code qui font désormais fonctionner nos voitures pour faire vaciller un géant mondial de la construction automobile. Quelques lignes de codes capables de modifier le calculateur moteur, permettant de réduire les émissions de gaz polluant d’un véhicule, uniquement lorsque celui-ci est soumis aux conditions très spécifiques des tests, comme l’explique dans son article de synthèse LeMonde.fr. Les conditions très établies et très spécifiques des tests (accélération lente, vitesse moyenne très faible, capot ouvert…) comme l’évoquait Thibaut Schepman pour Rue89 créent autant de conditions permettant au calculateur de la voiture de reconnaître s’il est en phase de test lui permettant d’adapter sa puissance et ses émissions en fonction. Car pour moins polluer, la voiture doit surconsommer.

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Image : détournement par Greenpeace France.

L’onde de choc du #Volkswagengate ne cesse d’avoir des répliques. Il est en passe de se transformer en #dieselgate éclaboussant bien d’autres constructeurs automobiles, soulignant toujours plus la contradiction entre deux objectifs contradictoires : la diminution de la consommation d’énergie d’un côté et la réduction des émissions polluantes de l’autre. Deux objectifs antinomiques pour nous aussi consommateurs, qui voudrions des voitures toujours plus sobres et moins chères qu’elles ne peuvent l’être. Un peu comme si entre boire et conduire nous n’arrivions pas à choisir la bonne option.

Pour Alain Girault, directeur de recherche à l’Inria, rapporte Industrie & Technologies, cette histoire est emblématique des transformations du monde automobile de ces dernières années avec l’intégration de plus en plus d’informatique au coeur du véhicule, permettant de réguler et contrôler leurs fonctions avancées. Cette intégration toujours plus poussée de l’électronique, Rue89 en avait très bien montré les implications, en nous racontant l’évolution du métier même de garagiste, où le diagnostic mécanique d’un véhicule se fait désormais entièrement par informatique. Avec une informatisation toujours plus poussée, les bancs de test fournis par les constructeurs ne laissent voir que ce que le constructeur veut bien laisser voir de ses programmes, chaque constructeur étant en concurrence avec l’autre.

Le volkswagengate a bien sûr reposé la double question de l’indépendance des contrôles et de la transparence du code. Si la question de l’indépendance des contrôles est en passe d’être résolue par des mesures d’homologation aléatoires en conditions de conduites réelles, la question de la transparence, pour des questions de propriété intellectuelle, elle, demeure complète. Pour Eben Moglen, avocat de la Free Software Foundation et président du Software Freedom Law Center, grand chantre de la défense du logiciel libre, cet exemple illustre toute la limite des logiciels propriétaires que nul ne peut inspecter, rappelait-il au New York Times. A l’heure où le logiciel est partout, dans les avions, les appareils médicaux, les voitures… nous devons exiger que les logiciels puissent être inspectés, estime Moglen. “Si Volkswagen savait que chaque client qui achète un véhicule avait le droit d’en lire le code source, ils n’auraient jamais envisagé de tricher”. Pour Wired, Alex Davies explique pourtant que l’Agence de l’environnement américaine (EPA) s’est opposée récemment à une demande de chercheurs réclamant l’ouverture partielle du code des voitures pour qu’il puisse être examiné de manière indépendante, au prétexte que des utilisateurs mal intentionnés auraient pu utiliser cette information pour modifier le comportement de leurs voitures en les rendant plus puissantes au détriment de la réduction de leurs émissions polluantes. Pas de chance, ce ne sont pas les utilisateurs qui ont utilisé cette faille.

Vers une généralisation des logiciels tricheurs ?

Si on ne peut pas les inspecter, alors qui permettra aux logiciels de n’être pas conçu pour tricher ? interroge Daniela Hernandez pour Fusion. Ce n’est pas la première fois qu’un constructeur utilise un logiciel tricheur, rappelle la journaliste en évoquant les démêlés de Ford avec l’EPA en 1998. Pour Anna Stefanopoulou, ingénieure en mécanique à l’université du Michigan, désormais, “la plupart des unités de contrôle du moteur disposent du matériel et du logiciel nécessaire pour contourner ou modifier la stratégie réglementaire”.

A l’heure où tous nos appareils électroniques embarquent du logiciel, le problème des logiciels tricheurs risque surtout d’empirer, suggère la journaliste. Et si nul n’a accès au code, qui pourra se rendre compte de ce que font nos machines ? Ryan Calo, de l’université de Washington donne un exemple un peu extrême, mais parlant. Demain, les entrepôts robotisés d’Amazon pourraient se réorganiser à la volée pour respecter les exigences du code de prévention des incendies lors d’un préavis d’inspection. N’est-ce pas d’ailleurs ce que font les humains quand une inspection déboule ? Les robots pourraient mémoriser une liste de points de contrôle pour répondre aux normes quand il y en a besoin. C’est d’ailleurs tout le problème des machines à voter et des machines à sous, estime Calo : comment être sûr que leur fonctionnement respecte leurs obligations ?

A mesure que nos vies s’informatisent, nous devenons toujours plus vulnérables à la fraude numérique. Pour Bart Selman, spécialiste de l’Intelligence artificielle à l’université de Cornell, d’autres domaines sont encore à risque, comme le monde médical, l’assurance ou la finance, où le secret et la confidentialité des contraintes rendent encore plus difficile la détection des actes répréhensibles. Pour lui, nous devons exiger de nouvelles règles pour contraindre les ingénieurs logiciels à être responsables de leurs actes, explique-t-il en invitant à introduire des procédures éthiques pour que les algorithmes rendent compte de leurs effets. “A mesure que les objets du quotidien deviennent plus intelligents et plus connectés, nous allons avoir besoin de nous inquiéter de manquements de plus en plus nuancés à la loi”, rappelle encore Calo.

Le problème, estime Daniela Hernandez est que les agences de contrôle ne disposent pas toujours de l’expertise nécessaire ni des moyens pour vérifier tous les logiciels qui referment chaque jour un peu plus leurs rets sur nous. Calo a suggéré de créer une agence fédérale de la robotique chargée de superviser ces questions logicielles. En attendant d’ouvrir les modèles, suggère Daniela Hernandez, la meilleure solution pour les citoyens et les militants consiste à construire “des machines pour surveiller les machines”, de construire une rétroingénierie des systèmes techniques. Plus facile à dire qu’à faire quand on ne peut accéder ni aux données ni aux logiciels. C’est pourtant bien ce qu’à accompli, là encore, l’ONG à l’origine de la révélation de la fraude de Volkswagen, l’International Council for Clean Transportation, qui a testé les émissions de voitures dans d’autres conditions que celles des tests standardisés avant d’en avertir l’agence de l’environnement américaine. En attendant que le régulateur comprenne la nécessité de favoriser les contrôles, de renforcer les contre-pouvoirs, indépendance et rétroingénierie, sont les deux leviers qui demeurent à notre disposition.

Hubert Guillaud

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