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09/01/2019

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Cette richesse, partagée entre une tendance algorithmique à forte dose normative et une dynamique de l’efficacité des usages, explique en grande partie la dimension véritablement globale de la culture numérique. La présence globale du code ne doit pas nous faire oublier sa diversité, ses déclinaisons diverses, sa capacité à peupler les sites et les lieux les plus épars. Mieux encore, elle rend compte du fait que le numérique est devenu en quelque sorte un mot ambivalent signifiant à la fois une chose précise et des activités variées. Le numérique, en bref, n’est pas encore (et peut-être ne le sera-t-il jamais) une discipline académique autonome, car il implique une radicale modification du paysage intellectuel (de même qu’il redessine notre paysage social) comme de nos rapports avec la spatialité et la temporalité.

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La France vit la plus grande crise de son histoire récente. La fronde jaune de décembre 2018 est sans commune mesure avec les grèves de décembre 1995 qui ont eu la « peau » (...)

4486 visites 17 déc. 2018 | 69 réactions | Bernard Dugué

Gilets jaunes : révolution, résistance ou révolte ?

Le mouvement des gilets jaunes se prépare pour un acte IX. Bientôt deux mois et pour l’instant, les analystes peinent à interpréter la situation. Dans un bel article paru dans Marianne, Natacha Polony voit dans les gilets jaunes un épisode de l’histoire en marche. On ne peut contester en effet que ce mouvement ait une dimension historique, à la fois par son intensité, son étendue géographique, sa durée, mais aussi et surtout son caractère inédit, sans doute rendu possible par l’utilisation des réseaux sociaux. Historique donc, mais de quelle histoire parle-t-on ?

Est-ce une révolution ? Pour l’instant, la réponse est négative. Les révolutions ont toujours été précédées de facteurs servant de ressorts pour pousser l’histoire en avant. Facteurs économiques comme la famine, mais aussi mythologique. La révolution de 1789 a été préparée par la mythologie des Lumières. La révolution russe de 1917 fut précédée par une mythologie bolchévique habilement façonnée et propulsée par Lénine. Dans les deux cas, la mythologie est entrée en résonance avec une conjecture plus globale, économique mais pas que. En 1917, la Russie était en guerre. Les révolutions ont amené un changement de régime. Les gilets jaunes ne demandent pas un changement de régime mais d’être mieux considérés par la gouvernance. Ils pensent que le référendum d’initiative citoyenne peut y contribuer. Si révolution il y a en vue, elle est caché dans l’âme et doit être réveillée par une mythologie de circonstance.

Est-ce une résistance ? Une chose est acquise, les gilets jaunes ont largement manifesté leur patriotisme en entonnant la marseillaise ou en brandissant les drapeaux tricolores. Le boxeur Dettinger devenu célèbre a confié dans une vidéo son attachement au pays. Ce samedi 5 janvier, je suivais le défilé des gilets. En queue de cortège, une voiture diffusait le chant des partisans. L’idée me vint d’associer le mouvement à une sorte de résistance. Je m’étais même dit que ce chant pourrait servir à donner plus de coffre aux futurs cortèges. Mais souvent, une idée apparemment nouvelle n’est qu’une porte ouverte enfoncée. Le chant des partisans fait partie du mouvement depuis novembre 2018. Il a même été paraphrasé pour l’adapter au combat des gilets. On ne peut pas dire que ce chant ait résonné d’une puissante intensité. Il est toutefois bien plus subtil que ces slogans insipides du gauchisme de la rue : « rien n’est à eux, tout est à nous, tout ce qu’ils ont, ils l’ont volé ». Admettons qu’il y ait résistance, certes, mais contre qui ? Peut-on dire que la France est occupée ? Non, ou alors il faut le dire de manière allégorique. La France serait alors occupée par un régime formé d’une caste de technocrates, de bureaucrates, de managers, qui sont entre autres une courroie de transmission pour installer la technocratie européenne dans tous les pays. L’Europe technocratique occupe la France. Et les gilets jaunes sont entrés en résistance. En vérité, les gilets jaunes reprochent aussi au régime de ne pas occuper la France dans son entier, de ne pas s’occuper des territoires et des gens déclassés. Bien audacieux et présomptueux celui qui parviendra à façonner une mythologie de résistance pour encadrer et élargir le mouvement des gilets jaunes. Et allumé celui qui voudra créer une mythologie révolutionnaire à notre époque ou le seul mythe amené à devenir universel est celui du développement personnel.

Troisième option, la révolte des gilets jaunes. Cette fois, ça tombe bien, tout le monde est d’accord pour reconnaître que ce mouvement est une révolte contre les pouvoirs en place. L’ennuyeux, c’est qu’on n’a pas dit grand-chose. Essayons de préciser. Révolte contre quoi ? Contre plusieurs choses difficiles à assembler et du reste se prêtant peu à une unification de ce mouvement qui pour l’instant, rassemble des mécontents. Avec deux volets que l’on retrouve dans tous les mouvements historiques de cet acabit. D’abord le matériel. Révolte contre les taxes, la CSG, la fiscalité verte, le contrôle technique automobile. Les révoltés ont remarqué que les prélèvements augmentent alors que les services publics baissent en qualité et en offre géographique. Ensuite le volet mythologique et symbolique, l’exigence démocratique, l’idée pas fausse que les technocrates décident ce qui est bon pour la société sans connaître les gens qui la composent. Dans ce contexte, le traité de Lisbonne imposé en 2007 par vote du Congrès a été considéré comme une insulte pour les 55 % ayant voté contre le TCE en 2005.

L’affaire serait-elle classée ? Les observateurs n’ont pas encore compris les ressorts profonds de ce mouvement, pour autant qu’il en existe. On a le choix entre une simple révolte et un changement de société qui n’apparaît pas et qu’il sera difficile à arracher du fond des âmes qui vivent dans le pays et des âmes qui nous gouvernent. Il existe des précédents historiques. Les grèves des mineurs britanniques en 1984 n’ont pas réussi à faire plier le gouvernement Thatcher et pourtant elles ont été intenses et ont duré plus d’un an. Cet épisode de l’histoire a sa légitimité pour s’appliquer aux gilets jaunes. Le mouvement peut plier au bout de quelques mois. Cette issue est pourtant trop facile. Le mouvement ne concerne pas une catégorie de travailleurs, mais est porté par un ensemble de populations diversifiées, en âge, sexe et profession. Et donc c’est un gros point d’interrogation. Le problème soulevé par les gilets jaunes ne pourra pas être solutionné par la politique en marche qui risque d’aggraver la situation. Une fois de plus, on constate l’absence des intellectuels qui la plupart, sont déconnectés de ce peuple révolté. Toutefois, quelques sociologues bien renseignés livrent des détails ayant quelque importance pour comprendre ce qui se passe dans les âmes habitant ces corps habillés de jaune.

Si ce mouvement est principalement une question de pouvoir d’achat, il n’y aura pas de solution. Si c’est plus profond, la démocratie et l’histoire sauront amener le peuple vers une résolution, ou une révolution. 

 

Luc Ferry appelle la police à tirer sur les gilets jaunes violents : "Qu’ils se servent de leurs armes une bonne fois, écoutez, ça suffit !"

Pendant la guerre 39/45 il aurait amené les résistants au peloton d’exécution , il devrait être condamné pour incitation au meurtre a la violence etc ......

J’espère qu’il y aura des suites judiciaires car des gilets jaunes se sont retrouvés face a la justice pour bien moins que cela , mais pour lui il y aura certainement chat perché ...

Il doit être "en marche" et il a du verser de la thune pour soutenir les flics égratignés ....

Peut être une balle perdue des flics lui mettra t’elle du plomb dans la tête ?

 

@wendigo

Et dans une perspective Orwellienne ,ne pas oublier que la pyramide de ruissellement des riches vers les pauvres que l’on nous vend est en réalité un entonnoir des pauvres vers les riches

Paul Dallio 8 janvier 19:40

Selon Jacques Sapir : "La déclaration de Luc Ferry relève de l’appel au meurtre.
Elle est passible de la loi."

Ferry, lui, tente de rattraper le coup : "Je n’ai évidemment jamais appelé à tirer sur les gilets jaune dont je défends le mouvement depuis l’origine. Je demande simplement que les policiers puissent se servir comme ils le demandent de leurs armes NON LÉTALES quand CERTAINS cherchent carrément à les tuer. Clair ?"

TotoRhino 8 janvier 19:43

C’est un abruti de première, l’armée française ne tirera sur ses compatriotes.Il connait très mal les militaires et la raison en est simple : les militaires ont un code d’honneur, un terme qui ne doit pas être dans son vocabulaire.

Pas plus que dans celui de notre police qui en a toujours été l’antithèse, sans aucune valeur, composée d’individus devenus totalement asociaux à force d’agir comme la racaille qu’ils sont censés combattre.

Police, milice, comme disait Trust  : https://youtu.be/Zitd-9DeDUo

gorguetto 8 janvier 19:45

C’est la nouvelle philosophie.La philo à la BHL Tuer pour solutionner le problème.

En quelque sorte, la solution finale de Ferry. Un fou complet. Ferry et sa philosophie nazie. Il a qui derrière lui ? Rothschild, et tout le lobby juif qui tiennent toute la France en main. Quand un gueux ose résister un doit le TUER. Il y en a beaucoup des gueux dans la rue qui se battent parce qu’on vole dans leur poche pour enrichir les autres, les Rothschild and Co. Et Ferry, à la télé annonce qu’il faut tuer pour avoir la paix. Ferry ....maintenant, passe à l’ombre, vis à vis de toi, nous sommes en légitime défense.

@gorguetto
Comme quoi les temps ont bien changé : vous auriez écrit ces lignes il y a 20 ans, je vous dis pas le scandale. Mais depuis beaucoup d’eau a coulé...
Faut reconnaître que les Roteuch et BHL ont fait fort, l’un avec son parachutage à l’elysée à coup de millions d’Euros, l’autre avec son carnage aéroporté en Libye.
Sans oublier les 3 chefs d’inculpation de Talonnettes, copain de µicron, dans l’affaire libyenne... (Le pauvre Carlos a connu moins de mansuétude au Pays du Soleil Levant).
Au point où on en est on pourrait en écrire des tonnes...

Emile Mourey 8 janvier 20:09

Attention ! cet article est une manipulation. En tant que modérateur, je demande à Agoravox de le retirer. M. Luc Ferry ouvre un débat, c’est son rôle de philosophe, un débat sur les conditions de l’ouverture du feu dans le cas du maintien de l’ordre. 

 

Belenos 9 janvier 04:04

@Emile Mourey
Que racontez-vous, Emile... On entend directement Luc Ferry s’exprimer, ce n’est pas un imitateur qui emprunte sa voix, donc il n’y a pas de manipulation. 

Vraidrapo 9 janvier 08:20

@zzz999
Avec l’Affaire Jouanno, on commence à parler Revenu Mensuel... on doit commencer à marcher sur des œufs sur les Plateaux TV
A sa décharge :
En juin 2014, Chantal Jouanno dépose avec Catherine Morin-Desailly une proposition de résolution visant à accorder l’asile à Edward Snowden. Elles déclarent que « les révélations d’Edward Snowden ont montré que les collectes massives d’informations par la NSA, concernant des citoyens du monde entier, dépassaient le cadre de la lutte nécessaire contre le terrorisme ou contre les autres risques géopolitiques ». Elles souhaitent également qu’Edward Snowden soit fait citoyen d’honneur, en se fondant sur l’article 14 de la Déclaration universelle des droits de l’homme sur le droit d’asile et « du caractère éthique de la démarche de Snowden"

@Emile Mourey
Si on respecte absolument le Principe du maintien de l’Ordre, dès qu’une "maffia " des affaires parvient au moyen de magouille à s’installer aux commandes d’une Société dite-démocratique, on ne doigt plus bouger le petit doigt ???
Par magouille, j’entends collusion entre "Finance/justice/MEDIA"
On voit ce que Talonnettes a fait du Referendum de 2005 sur la Constitution Européenne, sachant que c’est toute l’orientation des politiques nationales qui en découle...
Henri IV disait Paris vaut bien un messe, quel était le prix du viol de l’expression populaire ?
On peut considérer que Les GJ sont en qq sortes une réaction tardive à Talonnettes avec qui µicron entretient des relations de... complicité !
Si quiconque devait d’aviser de faire la liste interminable des "agressions" ou des dommages causés par ces usurpateurs de la Démocratie en France, au MO ou en Afrique... du verre cassé ou qq horions échangés paraitrait dérisoire.
Ces gens-là ont assassiné Bérégovoy en dissidence sans qu’une autopsie légale soit pratiquée sur son corps.
Les Media ont fait des tartines de reportages inutiles pour élucider l’affaire sans poser la question simple " avait-il des traces de poudre sur la main ?".
Il faut admettre qui si nous persistons à marcher dans les pas des Yankee on n’a pas fini de voir des saloperies..
NB : il fut une époque où Le Canard narrait les épisodes de la lutte du Général contre "Herr Sant" du Figaro pour empêcher la concentration des Media, c’est probablement une des Conditions sine qua non du fonctionnement de la Vè République
En 1984, la majorité de gauche tente de faire adopter une loi restreignant la concentration dans la presse, afin de contraindre Robert Hersant à vendre une partie de son empire. Mais cette loi, largement vidée de sa substance par le Conseil constitutionnel, est abrogée après le retour de la droite au pouvoir, en 1986.

Lire la suite ▼

Allez tenir les mêmes propos " leurs armes contre ces salopards d’extrême droite, d’extrême gauche et des quartiers" 

mais à la place de "salopard" vous remplacez par j .
A ce moment là, vous allez constater qu’ils existent en France, une bande de charognards fétides qui vont hurler à l’antise..... 

Les radios et les médias claironneront la chasse aux sorcières pendant un mois minimum.....Ferry en inquisiteur démentiel ce n’est pas surprenant... !

lucide 8 janvier 21:48

Bizarre il y a quelques temps, le 1/12/2018, il demandait la dissolution de l’AN.

Ferry est bien un parvenu qui va toujours dans le sens du vent afin d’exister

https://www.agoravox.tv/actualites/politique/article/luc-...

10:29 Écrit par franceweb dans 21CenturyWebArchive, Agregator, Archive21stCentury, ArchiveWeb21, Articles | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | | |

Crise de 2008 : la vraie facture laissée par les banques à la France.Les banques estiment qu’elles n’ont pas coûté un euro aux finances publiques lors de la crise financière de 2008. Dix ans après, cet argument ne semble plus tenir et la facture totale

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Crise de 2008 : la vraie facture laissée par les banques à la France

8 octobre 2018 par Romaric Godin

Les banques estiment qu’elles n’ont pas coûté un euro aux finances publiques lors de la crise financière de 2008. Dix ans après, cet argument ne semble plus tenir et la facture totale des erreurs des banques s’annonce très lourde.

Combien les erreurs des banques ont-elles coûté au pays ? À cette question, la réponse du lobby bancaire est toujours la même : rien. Dans le documentaire diffusé ce 4 octobre sur France 3 [1], on voit Baudoin Prot, président de BNP Paribas et de la Fédération bancaire française (FBF) de 2011 à 2014, rappeler que les établissements bancaires français ont remboursé à l’État les aides publiques destinées en 2008-2009 à les sauver, mais ont en sus payé des intérêts qui, in fine, ont enrichi l’État. Sauver les banques serait donc une bonne chose pour les finances publiques ?

En septembre 2015, un communiqué de la FBF, faisant suite à une étude de la BCE (banque centrale européenne), se voulait absolument catégorique : « La France est l’un des rares pays de la zone dans lequel la crise bancaire n’a pas eu d’impact significatif sur le déficit et la dette publics. » Et de souligner que l’État a gagné dans le sauvetage bancaire 2,3 milliards d’euros d’intérêts. La conclusion du lobby bancaire est sans appel : « L’augmentation de la dette publique française de 31,1% du PIB sur la période 2008-2014 n’est donc pas liée aux mesures de soutien aux banques françaises. » Le communiqué était d’ailleurs titré : « Crise bancaire, aucun impact sur les finances publiques en France ». Si la dette augmente, il faut regarder ailleurs. Évidemment, on regardera du côté des dépenses publiques, autrement dit des fonctionnaires et des transferts sociaux.

C’est un recul de 47 % qui conduit à une perte cumulée de PIB de 1 541 milliards d’euros, selon Éric Dor. C’est là la vraie facture de la crise financière et du coût des erreurs des banques. Ce chiffre représente 67,3 % du PIB nominal français de 2017

La communication est bien rodée et, effectivement, à la différence de l’Espagne, par exemple, l’État français n’a rien perdu dans le sauvetage direct de ses banques après la crise de 2008. Mais ce n’est que la partie visible de l’iceberg de la crise bancaire. Car c’est oublier plusieurs éléments clés de la facture. Et d’abord, plusieurs éléments de ce sauvetage comme celui de Dexia (6 milliards d’euros) ou encore le coût des emprunts toxiques aux collectivités locales (1,2 milliard d’euros). Ce dernier continuera de peser sur les comptes de collectivités déjà contraintes à des économies budgétaires. Ensuite, le sauvetage bancaire n’a pas été que direct, il a également été indirect. Le plan « d’aide » à la Grèce de mai 2010 a été bâti pour permettre de rembourser les banques créancières et financé par des coupes sombres dans le budget. Sans ce plan, les pertes encaissées par les banques, notamment françaises, auraient été considérables et auraient sans doute nécessité une deuxième aide publique directe. Qui plus est, cette décision n’a pas été sans impact sur les finances publiques : d’abord, parce que l’État s’est endetté pour permettre à la Grèce de rembourser les banques et, ensuite, parce que la stratégie austéritaire qui a suivi a déclenché une spirale récessive qui a provoqué une « rechute » de l’économie européenne et la plus longue récession de l’après-guerre : six trimestres de contraction du PIB, de la fin 2011 au début 2013. Or une récession a un coût pour les finances publiques.

Et voilà bien le cœur du problème. Les banques tentent de faire croire que leur sauvetage par l’État serait pratiquement un bienfait pour les finances publiques et qu’elles n’ont aucune responsabilité dans l’état de ces finances. Rien n’est moins vrai. En 2011, mais auparavant en 2008, et malgré leur « sauvetage », leurs erreurs ont eu des conséquences majeures sur l’économie. L’activité s’est contractée et elles ont aggravé le mouvement en réduisant le crédit.

Évolution des encours de crédits aux sociétés non financières en France. Évolution des encours de crédits aux sociétés non financières en France.

Rappelons ainsi, qu’avant 2007, les banques européennes ont pleinement participé au système financier explosif qui se mettait en place aux États-Unis. Les banques ont pu, un temps, croire qu’elles étaient les innocentes victimes d’une crise étasunienne dans laquelle elles n’étaient pas impliquées. C’est en réalité une vision erronée de la réalité. Dans un ouvrage récent, intitulé Crashed (éditions Allen Lane), l’historien Adam Tooze rétablit cette responsabilité d’un système financier « transatlantique » auquel les banques européennes et françaises ont parfaitement contribué. Il rappelle qu’en 2008, 1 000 milliards de dollars étaient investis par les banques européennes dans la dette et les billets de trésorerie aux États-Unis. Il souligne qu’alors, ces banques agissaient comme un « fonds spéculatif mondial ». Et de fait, c’est bien BNP Paribas qui a « internationalisé » la crise des subprimes en fermant ses fonds en août 2007. La crise de 2008 n’est pas qu’une crise étasunienne, c’est une crise mondiale à laquelle les banques européennes ont apporté leur écot de responsabilité.

Responsables du déclenchement de la crise, les banques ne l’ont pas moins été pendant la crise. Une fois protégées par la sphère publique de la faillite, les banques se sont assainies en réduisant leurs prêts à l’économie. Les encours de crédit aux sociétés non financières ont mis à partir de 2009 deux ans à retrouver leur niveau d’avant crise. L’activité s’est alors violemment réduite et c’est… l’État qui a dû prendre le relais pour redresser la demande et faire jouer les stabilisateurs automatiques. L’explosion du déficit français en 2009 à 7,5 % du PIB s’explique par ce double effet : perte d’activité et intervention pour freiner la chute. Qui peut alors croire que les banques ne sont pour rien dans ce phénomène ? Dire que les banques n’ont rien coûté aux finances publiques est donc un mensonge qui permet au secteur financier de se racheter à fort bon compte une conduite.


Une facture de 1 541 milliards d’euros ?

Les erreurs du secteur bancaire ont jeté le monde et la France dans une crise qui a conduit à une perte d’activité considérable et qui n’est pas encore comblé. Éric Dor, directeur de la recherche économique de l’IESEG School of Management, rattachée à l’Université catholique de Lille, a tenté de quantifier cette perte d’activité et ses conséquences. Pour cela, il a défini une tendance de croissance à long terme avant la crise. Il a utilisé une période assez longue (du premier trimestre 1995 au troisième trimestre de 2008) afin de n’être pas dépendant des aléas conjoncturels. Puis, il a comparé cette tendance avec celle qui a débuté au dernier trimestre 2008. Et la cassure est évidente.

Avant la crise, la croissance annuelle moyenne du PIB (produit intérieur brut) français en termes nominaux était de 3,89 %. Après la crise, cette croissance est passée à 2,07 %. C’est un recul de 47 % qui conduit à une perte cumulée de PIB de 1 541 milliards d’euros, selon Éric Dor. C’est là la vraie facture de la crise financière et du coût des erreurs des banques. Ce chiffre représente 67,3 % du PIB nominal français de 2017. Et il s’est traduit par du chômage, des faillites, des situations sociales dégradées, des pertes de revenus.

Évolution en tendance d’avant-crise et en réel du revenu nominal des ménages. © IESEG Évolution en tendance d’avant-crise et en réel du revenu nominal des ménages. © IESEG

Éric Dor a, d’ailleurs, réalisé le même travail sur le revenu disponible brut des ménages. L’évolution constatée est intéressante : ce revenu décroche brusquement à partir de 2012, alors qu’il avait été maintenu dans sa tendance d’avant-crise après 2008. Cela signifie que, entre 2008 et 2012, ce sont principalement les finances publiques qui ont absorbé la perte d’activité. Mais à partir de 2012, ce sont les ménages qui ont payé la facture puisque l’État a entamé sa consolidation budgétaire et que l’activité, en parallèle, restait peu dynamique. Mais le résultat est impressionnant : Éric Dor évalue à 762,5 milliards d’euros le coût de la crise pour les ménages. C’est 53% du niveau de revenu disponible brut pour 2017.

La facture est donc considérable et elle a été en grande partie payée par les Français (mais aussi par les Grecs et beaucoup d’autres Européens) et l’État. L’effet de la cassure de la tendance sur les finances publiques est donc considérable. Si la tendance d’avant-crise s’était maintenue jusqu’en 2017, le PIB nominal français aurait été de 2 508,819 milliards d’euros selon le calcul d’Éric Dor contre 2 288 milliards d’euros en réalité, soit 9,9 % de plus. En partant de l’hypothèse que le niveau de la dette publique était à fin 2017 le même qu’aujourd’hui, soit, selon l’Insee, 2 269,2 milliards d’euros, le ratio serait de 90 % du PIB contre 98,5 % établi en réalité. C’est déjà 8,5 points de moins. Avec la même hypothèse, le déficit public, lui, aurait été de 2,45 % du PIB contre 2,7 % en réalité.

Évolution en tendance d’avant-crise et en réel du PIB en France. © IESEG Évolution en tendance d’avant-crise et en réel du PIB en France. © IESEG

Mais ces chiffres sont hypothétiques et si les tendances de croissance et de revenu des ménages étaient restées les mêmes, la dette et le déficit publics n’auraient pas évolué comme ils l’ont fait. Les recettes fiscales auraient en effet été plus fortes et les dépenses, notamment sociales, beaucoup plus faibles. L’effet d’accumulation de la croissance perdue et de ses conséquences a creusé le déficit. Il est difficile d’évaluer un tel impact avec les données d’Éric Dor, mais avec une croissance moyenne supérieure de 47 %, les recettes fiscales auraient été revalorisées d’autant avec une élasticité de ces recettes sur le PIB de 1 (ce qui est une évaluation modeste).

Les banques ont donc coûté à l’État beaucoup plus cher que le simple « sauvetage » : l’impact de leurs erreurs et de leur situation a conduit à une dégradation rapide des ratios de finances publiques. Les banques continuent de faire croire que la dégradation des finances publiques n’est que le fruit d’une « mauvais gestion » alors que le budget et les ménages ont payé cher l’essentiel des conséquences de leur comportement. Ce sauvetage apparaît donc comme un piège : non seulement il permet de faire croire que les banques sont « quittes » de leurs responsabilités avec le remboursement de cette amende, mais il autorise aussi ces dernières à faire la leçon à l’État dans leur propre intérêt, celui de voir leurs créances sur l’État valorisées. Il faudra donc que les Français continuent de payer, au nom des grands équilibres et de la raison. Deux principes largement oubliés par le secteur bancaire pendant des années.

La facture est donc considérable et elle a été en grande partie payée par les Français (mais aussi par les Grecs et beaucoup d’autres Européens) et l’État

En ignorant le montant global de la facture de leurs erreurs sur le plan économique et social, les banques fuient plus que jamais la réalité de leur responsabilité. À la différence d’autres pays, la France n’a jamais engagé de réflexion ou de débat sur cette responsabilité. La tentative de loi bancaire de 2012 a été rapidement abandonnée. La conséquence, c’est que l’État doit plus que jamais assumer une garantie implicite aux monstres bancaires français. Or cette garantie implicite, une fois levé le soutien de la BCE, sera payée par l’État sous forme d’un supplément de taux d’intérêt. Les Français n’ont pas fini de payer l’imposante facture laissée par des banquiers qui leur font la leçon.

Notes

[1Le documentaire est notamment disponible à cette adresse : https://www.youtube.com/watch?v=xyhpPn8yeow

Auteur.e

 
Romaric Godin

Crise de 2008 : la vraie facture laissée par les banques à la France

8 octobre 2018 par Romaric Godin


Image d’illustration (CC - Wikimedia)

Les banques estiment qu’elles n’ont pas coûté un euro aux finances publiques lors de la crise financière de 2008. Dix ans après, cet argument ne semble plus tenir et la facture totale des erreurs des banques s’annonce très lourde.

Combien les erreurs des banques ont-elles coûté au pays ? À cette question, la réponse du lobby bancaire est toujours la même : rien. Dans le documentaire diffusé ce 4 octobre sur France 3 [1], on voit Baudoin Prot, président de BNP Paribas et de la Fédération bancaire française (FBF) de 2011 à 2014, rappeler que les établissements bancaires français ont remboursé à l’État les aides publiques destinées en 2008-2009 à les sauver, mais ont en sus payé des intérêts qui, in fine, ont enrichi l’État. Sauver les banques serait donc une bonne chose pour les finances publiques ?

En septembre 2015, un communiqué de la FBF, faisant suite à une étude de la BCE (banque centrale européenne), se voulait absolument catégorique : « La France est l’un des rares pays de la zone dans lequel la crise bancaire n’a pas eu d’impact significatif sur le déficit et la dette publics. » Et de souligner que l’État a gagné dans le sauvetage bancaire 2,3 milliards d’euros d’intérêts. La conclusion du lobby bancaire est sans appel : « L’augmentation de la dette publique française de 31,1% du PIB sur la période 2008-2014 n’est donc pas liée aux mesures de soutien aux banques françaises. » Le communiqué était d’ailleurs titré : « Crise bancaire, aucun impact sur les finances publiques en France ». Si la dette augmente, il faut regarder ailleurs. Évidemment, on regardera du côté des dépenses publiques, autrement dit des fonctionnaires et des transferts sociaux.

C’est un recul de 47 % qui conduit à une perte cumulée de PIB de 1 541 milliards d’euros, selon Éric Dor. C’est là la vraie facture de la crise financière et du coût des erreurs des banques. Ce chiffre représente 67,3 % du PIB nominal français de 2017

La communication est bien rodée et, effectivement, à la différence de l’Espagne, par exemple, l’État français n’a rien perdu dans le sauvetage direct de ses banques après la crise de 2008. Mais ce n’est que la partie visible de l’iceberg de la crise bancaire. Car c’est oublier plusieurs éléments clés de la facture. Et d’abord, plusieurs éléments de ce sauvetage comme celui de Dexia (6 milliards d’euros) ou encore le coût des emprunts toxiques aux collectivités locales (1,2 milliard d’euros). Ce dernier continuera de peser sur les comptes de collectivités déjà contraintes à des économies budgétaires. Ensuite, le sauvetage bancaire n’a pas été que direct, il a également été indirect. Le plan « d’aide » à la Grèce de mai 2010 a été bâti pour permettre de rembourser les banques créancières et financé par des coupes sombres dans le budget. Sans ce plan, les pertes encaissées par les banques, notamment françaises, auraient été considérables et auraient sans doute nécessité une deuxième aide publique directe. Qui plus est, cette décision n’a pas été sans impact sur les finances publiques : d’abord, parce que l’État s’est endetté pour permettre à la Grèce de rembourser les banques et, ensuite, parce que la stratégie austéritaire qui a suivi a déclenché une spirale récessive qui a provoqué une « rechute » de l’économie européenne et la plus longue récession de l’après-guerre : six trimestres de contraction du PIB, de la fin 2011 au début 2013. Or une récession a un coût pour les finances publiques.

Et voilà bien le cœur du problème. Les banques tentent de faire croire que leur sauvetage par l’État serait pratiquement un bienfait pour les finances publiques et qu’elles n’ont aucune responsabilité dans l’état de ces finances. Rien n’est moins vrai. En 2011, mais auparavant en 2008, et malgré leur « sauvetage », leurs erreurs ont eu des conséquences majeures sur l’économie. L’activité s’est contractée et elles ont aggravé le mouvement en réduisant le crédit.

Évolution des encours de crédits aux sociétés non financières en France. Évolution des encours de crédits aux sociétés non financières en France.

Rappelons ainsi, qu’avant 2007, les banques européennes ont pleinement participé au système financier explosif qui se mettait en place aux États-Unis. Les banques ont pu, un temps, croire qu’elles étaient les innocentes victimes d’une crise étasunienne dans laquelle elles n’étaient pas impliquées. C’est en réalité une vision erronée de la réalité. Dans un ouvrage récent, intitulé Crashed (éditions Allen Lane), l’historien Adam Tooze rétablit cette responsabilité d’un système financier « transatlantique » auquel les banques européennes et françaises ont parfaitement contribué. Il rappelle qu’en 2008, 1 000 milliards de dollars étaient investis par les banques européennes dans la dette et les billets de trésorerie aux États-Unis. Il souligne qu’alors, ces banques agissaient comme un « fonds spéculatif mondial ». Et de fait, c’est bien BNP Paribas qui a « internationalisé » la crise des subprimes en fermant ses fonds en août 2007. La crise de 2008 n’est pas qu’une crise étasunienne, c’est une crise mondiale à laquelle les banques européennes ont apporté leur écot de responsabilité.

Responsables du déclenchement de la crise, les banques ne l’ont pas moins été pendant la crise. Une fois protégées par la sphère publique de la faillite, les banques se sont assainies en réduisant leurs prêts à l’économie. Les encours de crédit aux sociétés non financières ont mis à partir de 2009 deux ans à retrouver leur niveau d’avant crise. L’activité s’est alors violemment réduite et c’est… l’État qui a dû prendre le relais pour redresser la demande et faire jouer les stabilisateurs automatiques. L’explosion du déficit français en 2009 à 7,5 % du PIB s’explique par ce double effet : perte d’activité et intervention pour freiner la chute. Qui peut alors croire que les banques ne sont pour rien dans ce phénomène ? Dire que les banques n’ont rien coûté aux finances publiques est donc un mensonge qui permet au secteur financier de se racheter à fort bon compte une conduite.


Une facture de 1 541 milliards d’euros ?

Les erreurs du secteur bancaire ont jeté le monde et la France dans une crise qui a conduit à une perte d’activité considérable et qui n’est pas encore comblé. Éric Dor, directeur de la recherche économique de l’IESEG School of Management, rattachée à l’Université catholique de Lille, a tenté de quantifier cette perte d’activité et ses conséquences. Pour cela, il a défini une tendance de croissance à long terme avant la crise. Il a utilisé une période assez longue (du premier trimestre 1995 au troisième trimestre de 2008) afin de n’être pas dépendant des aléas conjoncturels. Puis, il a comparé cette tendance avec celle qui a débuté au dernier trimestre 2008. Et la cassure est évidente.

Avant la crise, la croissance annuelle moyenne du PIB (produit intérieur brut) français en termes nominaux était de 3,89 %. Après la crise, cette croissance est passée à 2,07 %. C’est un recul de 47 % qui conduit à une perte cumulée de PIB de 1 541 milliards d’euros, selon Éric Dor. C’est là la vraie facture de la crise financière et du coût des erreurs des banques. Ce chiffre représente 67,3 % du PIB nominal français de 2017. Et il s’est traduit par du chômage, des faillites, des situations sociales dégradées, des pertes de revenus.

Évolution en tendance d’avant-crise et en réel du revenu nominal des ménages. © IESEG Évolution en tendance d’avant-crise et en réel du revenu nominal des ménages. © IESEG

Éric Dor a, d’ailleurs, réalisé le même travail sur le revenu disponible brut des ménages. L’évolution constatée est intéressante : ce revenu décroche brusquement à partir de 2012, alors qu’il avait été maintenu dans sa tendance d’avant-crise après 2008. Cela signifie que, entre 2008 et 2012, ce sont principalement les finances publiques qui ont absorbé la perte d’activité. Mais à partir de 2012, ce sont les ménages qui ont payé la facture puisque l’État a entamé sa consolidation budgétaire et que l’activité, en parallèle, restait peu dynamique. Mais le résultat est impressionnant : Éric Dor évalue à 762,5 milliards d’euros le coût de la crise pour les ménages. C’est 53% du niveau de revenu disponible brut pour 2017.

La facture est donc considérable et elle a été en grande partie payée par les Français (mais aussi par les Grecs et beaucoup d’autres Européens) et l’État. L’effet de la cassure de la tendance sur les finances publiques est donc considérable. Si la tendance d’avant-crise s’était maintenue jusqu’en 2017, le PIB nominal français aurait été de 2 508,819 milliards d’euros selon le calcul d’Éric Dor contre 2 288 milliards d’euros en réalité, soit 9,9 % de plus. En partant de l’hypothèse que le niveau de la dette publique était à fin 2017 le même qu’aujourd’hui, soit, selon l’Insee, 2 269,2 milliards d’euros, le ratio serait de 90 % du PIB contre 98,5 % établi en réalité. C’est déjà 8,5 points de moins. Avec la même hypothèse, le déficit public, lui, aurait été de 2,45 % du PIB contre 2,7 % en réalité.

Évolution en tendance d’avant-crise et en réel du PIB en France. © IESEG Évolution en tendance d’avant-crise et en réel du PIB en France. © IESEG

Mais ces chiffres sont hypothétiques et si les tendances de croissance et de revenu des ménages étaient restées les mêmes, la dette et le déficit publics n’auraient pas évolué comme ils l’ont fait. Les recettes fiscales auraient en effet été plus fortes et les dépenses, notamment sociales, beaucoup plus faibles. L’effet d’accumulation de la croissance perdue et de ses conséquences a creusé le déficit. Il est difficile d’évaluer un tel impact avec les données d’Éric Dor, mais avec une croissance moyenne supérieure de 47 %, les recettes fiscales auraient été revalorisées d’autant avec une élasticité de ces recettes sur le PIB de 1 (ce qui est une évaluation modeste).

Les banques ont donc coûté à l’État beaucoup plus cher que le simple « sauvetage » : l’impact de leurs erreurs et de leur situation a conduit à une dégradation rapide des ratios de finances publiques. Les banques continuent de faire croire que la dégradation des finances publiques n’est que le fruit d’une « mauvais gestion » alors que le budget et les ménages ont payé cher l’essentiel des conséquences de leur comportement. Ce sauvetage apparaît donc comme un piège : non seulement il permet de faire croire que les banques sont « quittes » de leurs responsabilités avec le remboursement de cette amende, mais il autorise aussi ces dernières à faire la leçon à l’État dans leur propre intérêt, celui de voir leurs créances sur l’État valorisées. Il faudra donc que les Français continuent de payer, au nom des grands équilibres et de la raison. Deux principes largement oubliés par le secteur bancaire pendant des années.

La facture est donc considérable et elle a été en grande partie payée par les Français (mais aussi par les Grecs et beaucoup d’autres Européens) et l’État

En ignorant le montant global de la facture de leurs erreurs sur le plan économique et social, les banques fuient plus que jamais la réalité de leur responsabilité. À la différence d’autres pays, la France n’a jamais engagé de réflexion ou de débat sur cette responsabilité. La tentative de loi bancaire de 2012 a été rapidement abandonnée. La conséquence, c’est que l’État doit plus que jamais assumer une garantie implicite aux monstres bancaires français. Or cette garantie implicite, une fois levé le soutien de la BCE, sera payée par l’État sous forme d’un supplément de taux d’intérêt. Les Français n’ont pas fini de payer l’imposante facture laissée par des banquiers qui leur font la leçon.



Notes

[1Le documentaire est notamment disponible à cette adresse : https://www.youtube.com/watch?v=xyhpPn8yeow

Auteur.e

 
Romaric Godin

Journaliste à Mediapart. Ancien rédacteur en chef adjoint au quotidien financier français La tribune.fr
Romaric Godin suit les effets de la crise en Europe sous ses aspects économiques, monétaires et politiques.

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