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10/08/2017

Du bon usage->"Le temps est le plus sage de tous les conseillers"-> "Tu ne peux pas retenir ce jour, mais tu peux ne pas le perdre."“Nous ne choisissons point. Notre destin choisit. Et la sagesse est de nous montrer dignes de son choix, quel qu’il soit.”

Du bon usage qu'il faut faire du temps pour savoir gérer son emploi du temps, donc le temps de méditer ces conseils pour les appliquer...au bon moment. TAGHeuer.jpg

"Le temps est le plus sage de tous les conseillers" disait Périclès.

Il faudrait sans doute ajouter, à condition de savoir le mettre à profit. Le temps à mûrir une décision, à s'habituer aux choses et aux individus, enfin à accomplir notre tâche d'homme.  Or, nous sommes impuissants face à son inéluctable écoulement, qui nous semble tour à tour et selon les circonstances, fugitif ou interminable. Il existe pourtant mille et une façon de jongler avec les contraintes temporelles, avec un peu de volonté et de sens pratique. Une des règles de base consiste à savoir profiter du moment présent (Nietzsche), puis d'être prêt aux surprises que réserve l'avenir (Baltasar Gracian y Morales), sans perdre une seconde (Christine de Suède). Un subtil mélange de prudence et de sagesse. Prenez donc le temps de méditer ces conseils, pour les appliquer... au bon moment.

"Tu ne peux pas retenir ce jour, mais tu peux ne pas le perdre."

La reconnaissance est la mémoire du coeur.

J’ai surtout été un voyageur immobile, ce qui a permis à mon imagination de se développer.

“Le temps adoucit tout.”

“Il faut donner du temps au temps. ”

“Jeunesse : temps des échecs.”

“Que de temps perdu à gagner du temps !”

“Le temps de la réflexion est une économie de temps.”

“Ne laissez jamais le temps au temps. Il en profite.”

“Nul ne peut donner du temps au temps.”

“Je passe tout mon temps à comprendre le temps.”

“Le temps révèle toute chose.”

“Si ton oeil était plus aigu tu verrais tout en mouvement.”

“Aussitôt qu'on nous montre quelque chose d'ancien dans une innovation, nous sommes apaisés.”

“Vouloir le vrai, c'est s'avouer impuissant à le créer.”

“On veut la liberté aussi longtemps qu'on n'a pas la puissance ; mais si on a la puissance, on veut la suprématie. ”

“La folie est quelque chose de rare chez l'individu ; elle est la règle pour les groupes, les partis, les peuples, les époques. ”

“Il faudrait naître vieux, débuter par la sagesse puis décider de son destin.”

“La sagesse ne convient pas en toute occasion ; il faut quelquefois être un peu fou avec les fous.”

“Le doute est le commencement de la sagesse.”

“Nous ne choisissons point. Notre destin choisit. Et la sagesse est de nous montrer dignes de son choix, quel qu’il soit.”

“Nous ne choisissons point. Notre destin choisit. Et la sagesse est de nous montrer dignes de son choix, quel qu’il soit.”

“La vraie sagesse est de ne pas sembler sage.”

“La sagesse de la vie est toujours plus profonde et plus large que la sagesse des hommes.”

“L’homme qui en a compris un autre est en état de le dominer.”

“Penser avec le petit nombre et se faire entendre de la masse.”

“La vertu n'a besoin que d'elle-même ; elle rend l'homme aimable durant sa vie, et mémorable après sa mort. ”

“C'est un grand art que de vendre du vent.”

“Mieux vaut être fou avec tous que sage tout seul.”

“Il faut faire ce qui est facile comme une chose difficile et ce qui est difficile comme une chose facile. ”

“Ce qui est bref et bon est deux fois bon.”

“Pour vivre, laissez vivre.”

“Les choses ne sont point ce qu'elles sont, mais ce qu'elles paraissent être. ”

“Les gens sincères sont aimés, mais trompés.”

“Il faut laisser les choses avant qu'elles nous laissent.”

“Oui et non sont bien courts à dire : mais avant de les dire, il faut penser longtemps.”

“Nous n'avons rien à nous que le temps.”

“Le sage fait tout de suite ce que le sot fait tardivement.”

“Il faut vouloir quand on le peut, car ni la saison, ni le temps, n'attendent personne.”

“Une même chose a différentes faces, selon qu'on la regarde différemment ; et de là vient que les uns prennent plaisir à tout, et les autres à rien.”

“Savoir partager son temps, c'est savoir jouir de la vie.”

“Le sage sait que le nord de la prudence consiste à se conformer au temps.”

“Ce qui est bien dit se dit en peu.”

“Dissimuler est le principal moyen de gouverner.”

“La vérité arrive toujours la dernière, et fort tard, parce qu'elle a pour guide un boiteux, qui est le temps.”

“Le soleil change souvent d’horizon et de théâtre, afin que la privation le fasse désirer quand il se couche, et que la nouveauté le fasse admirer quand il se lève.”

“L’imagination porte bien plus loin que la vue.”

“Presque tout se paie avec des paroles, et elles suffisent pour dégager de l’impossible.”

“Le dire est aisé, le faire difficile.”

“L'homme a beaucoup à savoir, et peu à vivre ; et il ne vit pas s'il ne sait rien.”

“Il n'y a point de contagion plus dangereuse que celle des malheureux.”

“Les choses ne passent pas pour ce qu’elles sont mais pour ce qu’elles semblent être. ”

“Ayez toujours quelque chose à désirer ; sinon votre bonheur vous rendra malheureux.”

“La reflexion personnelle est l’école de la sagesse.”

“Abordez les tâches aisées comme si elles étaient difficiles, et les malaisées comme si elles étaient faciles.”

“La médiocrité obtient plus en s’appliquant que la supériorité qui ne s’applique pas.”

“Les riches héritent, les pauvres n'ont pas de parents.”

“Les peuples ne se guérissent pas avec des remèdes amers, et il est prudent de leur dorer la pilule.”

“Il est aussi nécessaire d’étudier les hommes que les livres.”

C'est qu'au fond, il n'y a qu'une seule race : l’humanité.

Les 118 citations de Christine de Suède :

La vie passe comme un torrent, qui coule sans cesse à grands flots, puis un jour s'arrête.
Christine de Suède ; Maximes et pensées (1682)

N'avoir rien à espérer, c'est être malheureux au monde.
Christine de Suède ; Maximes et pensées (1682)

La vie est trop courte pour perdre son temps avec des sots.
Christine de Suède ; Maximes et pensées (1682)

Goûter un peu de tout est l'ingénieuse devise du sage.
Christine de Suède ; Les maximes, sentences et pensées (1682)

Les hommes désapprouvent toujours ce qu'ils ne sont pas capables de faire.
Christine de Suède ; Maximes et pensées (1682)

Les conseils ne sont pas des commandements.
Christine de Suède ; Maximes et pensées (1682)

Le mérite naît avec les hommes mais ne meurt pas toujours avec eux.
Christine de Suède ; Maximes et pensées (1682)

Les avares amassent pour faire au profit leurs héritiers.
Christine de Suède ; Maximes et pensées (1682)

Le plus grand plaisir que donne la fortune, c'est de faire du bien.
Christine de Suède ; Maximes et pensées (1682)

On doit oublier les offenses, mais jamais les bienfaits.
Christine de Suède ; Maximes et pensées (1682)

La santé et l'argent ne sont que pour être dépensés.
Christine de Suède ; Maximes et pensées (1682)

Le bon sens est de tout âge, et il ne vieillit jamais.
Christine de Suède ; Maximes et pensées (1682)

La faiblesse est le plus grand des malheurs et le plus grand des défauts.
Christine de Suède ; Maximes et pensées (1682)

La vie est un trafic dont les gains et les risques se balançent.
Christine de Suède ; Maximes et pensées (1682)

II faut pardonner aux amis et aux ennemis tout ce qui est pardonnable.
Christine de Suède ; Maximes et pensées (1682)

On change de voleurs en changeant de ministres.
Christine de Suède ; Maximes et pensées (1682)

Il faut s'acquitter d'une promesse quoiqu'il en coûte.
Christine de Suède ; Maximes et pensées (1682)

Bien vivre et bien mourir, c'est la science des sciences.
Christine de Suède ; Maximes et pensées (1682)

Le temps guérit tous les maux.
Christine de Suède ; Maximes et pensées (1682)

Tout ce qui est mensonge est ridicule.
Christine de Suède ; Maximes et pensées (1682)

Le plus grand plaisir est celui de faire du bien.
Christine de Suède ; Maximes et pensées (1682)

Le mérite vaut mieux que la fortune.
Christine de Suède ; Maximes et pensées (1682)

Exige beaucoup de toi-même et attends peu des autres. Ainsi beaucoup d'ennuis te seront épargnés.

Dans la vie on ne fait pas ce que l'on veut mais on est responsable de ce que l'on est.

La vie est un mystère qu'il faut vivre, et non un problème à résoudre.

La règle d'or de la conduite est la tolérance mutuelle, car nous ne penserons jamais tous de la même façon, nous ne verrons qu'une partie de la vérité et sous des angles différents.

Pour critiquer les gens il faut les connaître, et pour les connaître, il faut les aimer.

Le monde est dangereux à vivre ! Non pas tant à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire.

La vie, c'est comme une bicyclette, il faut avancer pour ne pas perdre l'équilibre.

Choisissez un travail que vous aimez et vous n'aurez pas à travailler un seul jour de votre vie.

“Le temps est comme un fleuve que formeraient les événements.”

Développe en toi l'indépendance à tout moment, avec bienveillance, simplicité et modestie.”

“Ne te laisse pas distraire par les événements extérieurs ! Prend le temps d'apprendre quelque chose de bon et cesse de papillonner !”

“La perfection du caractère consiste à passer chaque journée comme si c'était la dernière, à éviter l'agitation, la torpeur et l'hypocrisie.”

“Voici la morale parfaite : vivre chaque jour comme si c’était le dernier ; Ne pas s’agiter, ne pas sommeiller, ne pas faire semblant.”

“Fouille en dedans. C'est en dedans qu'est la source du bien et elle peut jaillir sans cesse si tu fouilles toujours.”

 

04/07/2017

PoissySmartCityWebCitoyen> Retrouver la joie, l'abondance et des relations authentiques grâce à la créativité>>Dans la joie de vous retrouver dans un espace qui promet d'être créateur et joyeux.

 

La vie nous a donné raison, c’est fait.

Groupe d'intérêts.jpg...les connexions sont un levier essentiel pour arriver au succès ; plus encore que du contenu, il faut se préoccuper  du service et de l'expérience que l'on propose à ses utilisateurs.

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Un univers de possibilités

Imaginez un monde dans lequel chaque être humain peut librement obtenir et partager des connaissances. Ceci est notre engagement.

 

FranceWebAsso: C'est Moi, C'est Vous, C'est Nous !

Encourager le partage de savoirs, une nouvelle manière d'être au monde et de le voir.

Bonjour Alan,

Quelle est la dernière fois où vous vous êtes donnée la liberté de créer ?

Vous sentez-vous dans un "entre deux mondes" actuellement, où vous avez le sentiment de ne plus être celle que vous étiez et que votre nouvelle vie est en cours de création ?

Vous en avez peut-être assez de vous transformer dans la souffrance et vous souhaitez amener de la profondeur dans votre pratique personnelle ancrée dans la douceur et la pleine présence.

Souhaitez-vous découvrir une approche d’alignement puissante, profonde, ludique et créative qui amène joies, plaisirs, légèreté et couleurs dans votre vie et dans celle des personnes que vous accompagnez ?

Et s’il était temps pour vous d’oser être qui vous êtes pleinement, de vous autoriser à l’exprimer sans retenue et de révéler vos talents naturels intérieurs pour vous asseoir dans votre puissance créatrice ?

Vous aimeriez vous autoriser à transmettre plus grandement votre enseignement mais vous portez encore des peurs de parler publiquement de spiritualité ou de l’intimité de votre pratique ?

Si ces quelques questions trouvent un écho en votre coeur, vous êtes invitée à nous rejoindre le 4 juillet à 20h30 avec mon invité Evelyne Toromanian.

Pour vous inscrire cliquez sur le lien ci-dessous :

>>> Retrouver la joie, l'abondance et des relations authentiques grâce à la créativité
(si cela charge sans arrêt, cliquez ici pour vous inscrire manuellement. Inscrivez-vous aussi pour recevoir la rediffusion)

Evelyne est entrepreneuse spirituelle créative, Artiste Vibratoire, Guide artistique et vibratoire. Elle accompagne les Artistes et les Accompagnants spirituels créatifs à libérer leurs talents naturels, installer le plaisir dans leurs relations, dans leur activité professionnelle comme dans leur intimité. 

Elle transmet un enseignement novateur qui permet de vivre un chemin d'éveil et de rencontre authentique de soi par la voie de la création. Il s’agit donc de déployer l’ADN de son Art.

Elle aime prendre son temps, être, créer, s'exprimer depuis le coeur, et jouir de la vie. Elle ressent que notre raison d'être est celle-ci : Être soi et vibrer la joie.

​​​​​​D’ailleurs n’est-ce pas un Art réel que d’être soi ? La voie/x artistique lui a permis de rencontrer une joie de vivre incroyable qu'elle aime transmettre par sa pleine présence, par ses peintures vibratoires, ses écrits inspirés et ses chants de l'âme.

Evelyne canalise et transmet le chant de la création, qui est un ensemble de fréquences vibratoires sonores, (Langage de Lumière & Chants d'unification) venant d'autres plans de conscience pour soutenir l'éveil et l'éclosion de la Nouvelle Terre.

Elle aime surtout guider le réveil de son plein potentiel artistique, amoureux & extra-sensoriel pour laisser se révéler la puissance de son être véritable.
 
Lors de sa web-conférence, elle vous présentera son programme “21 jours pour oser se dire, apprendre à être soi et révéler vos talents créateurs”. Vous aurez ainsi vous aussi la possibilité de vous ouvrir encore plus à votre voix divine et créative.

Pour participer à cette webconférence gratuite, cliquez sur le lien ci-dessous :

>>> Retrouver la joie, l'abondance et des relations authentiques grâce à la créativité
(si cela charge sans arrêt, cliquez ici pour vous inscrire manuellement. Inscrivez-vous aussi pour recevoir la rediffusion)​​​​​​​
 
Elle laissera couler sa voix par le verbe créateur  et vous offrira un temps de méditation fréquentielle aux rythmes des sons & chants de la création.

Dans la joie de vous retrouver dans un espace qui promet d'être créateur et joyeux.


Amitiés,
Cédric

Merci beaucoup de votre inscription.
 
Pour inviter vos amis, voici le lien d'inscription à transmettre :
(cela ne fonctionnera pas forcément avec le lien personnel que vous avez reçu)
 

20/06/2017

Anders Kompass sur le manquement des Nations Unies à ses propres principes.EXCLUSIF : Pourquoi j’ai démissionné des Nations Unies, j’ai rapporté les viols d’enfants commis par des soldats de maintien de la paix en RCA

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EXCLUSIF : Pourquoi j’ai démissionné des Nations Unies

Lorsque j’ai rapporté les viols d’enfants commis par des soldats de maintien de la paix en République centrafricaine, en 2014, cela faisant déjà près de 20 ans que je travaillais pour les Nations Unies.

Il n’y a pas de hiérarchie dans l’horreur et la brutalité dont j’ai été témoin au cours des deux dernières décennies – massacres, torture, meurtres, déplacements de populations –, mais le récit détaillé des abus sexuels commis sur un jeune garçon de 8 ans par des soldats de maintien de la paix qui avaient pour mission de le protéger est le genre de document que j’espérais ne jamais à voir à lire.

Au fil des ans, j’ai aussi été témoin de nombreuses dysfonctions au sein des Nations Unies. Je n’étais cependant pas préparé à la façon dont l’organisation a réagi à ces événements – et notamment au scandale qui s’est ensuivi – et à la façon dont elle a agi avec moi.

Épidémie de choléra à Haïti, corruption au Kosovo, meurtres au Rwanda,dissimulation de crimes de guerre au Darfour : les Nations Unies ont trop souvent manqué aux principes et aux normes établies dans leur charte, leurs règles et leurs règlements. Il semble malheureusement que de plus en plus d’employés des Nations Unies se préoccupent moins de respecter les normes éthiques de la fonction publique internationale que de faire ce qui est le plus opportun – ou le moins susceptible de causer des problèmes – pour eux ou pour les États membres.

Pourquoi ?

Cela s’explique essentiellement par le fait que le coût des comportements éthiques est perçu comme étant trop élevé pour l’individu. En d’autres mots, l’avantage que tire l’individu en ne se comportant pas de façon éthique est perçu comme étant plus important que les risques qu’il prend en adoptant une position éthique.

Lire aussi : Démission d’un lanceur d’alerte des Nations Unies pour protester contre l’impunité au sein de l’organisation

Peur et sentiment d’inutilité

Le personnel a peur et cette peur est fondée sur une vaste expérience. De nombreux employés ont en effet été victimes de représailles ou témoins de représailles à l’encontre d’employés ayant adopté des positions éthiques impopulaires (notamment en rapportant des comportements contraires à l’éthique adoptés à l’interne). Ces représailles prennent la forme d’exclusions, de harcèlements, de transferts soudains, de mauvaises évaluations et de non-renouvellements des contrats de travail. Les employés sont ainsi convaincus que le système ne les protège pas.

Les Nations Unies demandent rarement des comptes aux employés qui agissent de façon contraire à l’éthique, en particulier s’ils sont haut placés au sein de l’organisation. 

Ce qui m’est arrivé a grandement renforcé cette conviction. J’ai agi de manière éthique en rapportant aux autorités externes chargées de l’application de la loi les abus sexuels commis sur des enfants en RCA. Je leur ai fourni les détails dont elles avaient besoin, au milieu d’une guerre civile, pour retrouver rapidement les victimes et les protéger ; stopper les auteurs des abus ; et obtenir des informations de la part des enquêteurs des Nations Unies. Et pourtant, on m’a demandé de démissionner et j’ai été suspendu de mes fonctions lorsque j’ai refusé de le faire. J’ai par ailleurs été publiquement mis au pilori pendant plusieurs mois – la durée de l’enquête – par des cadres supérieurs des Nations Unies et leurs porte-parole pour avoir divulgué de manière inappropriée des informations confidentielles.

Malgré tout, les employés des Nations Unies seraient plus nombreux à braver cette peur et prendre des risques si leur initiative donnait lieu à un suivi rigoureux, et notamment à des enquêtes et des sanctions. Or, à tous les échelons, les responsables des Nations Unies ne respectent pas leurs propres principes, en particulier lorsqu’il pourrait y avoir des conséquences politiques. La décision du Secrétaire général de retirer l’Arabie saoudite de la liste noire des pays et des organisations tuant ou blessant des enfants après que celle-ci eut menacé de retirer son financement constitue un exemple flagrant.

Le système de reddition de comptes des Nations Unies est brisé. Il ne fonctionne tout simplement pas.

Les Nations Unies demandent rarement des comptes aux employés qui agissent de façon contraire à l’éthique, en particulier s’ils sont haut placés au sein de l’organisation. Et même lorsqu’elles le font, il est rare que de véritables sanctions soient mises en oeuvre. Le système de reddition de comptes des Nations Unies est brisé. Il ne fonctionne tout simplement pas.

Les Nations Unies ont affirmé que le système de justice interne à l’organisation avait bien fonctionné dans mon cas. Cela est complètement faux. Sous la pression soutenue de plusieurs États membres, le Secrétaire général a été forcé de faire appel à un groupe d’experts externe afin de mener une enquête indépendante. Celui-ci a conclu que la responsable de l’entité même des Nations Unies qui, par mandat, aurait dû enquêter sur mon cas avait abdiqué l’indépendance de cette entité et abusé de son autorité. Mais ni elle ni les nombreux autres acteurs ayant abusé de leur autorité à des degrés divers, notamment en ignorant les horribles rapports d’abus sexuels commis sur des enfants, n’ont été punis.

Dans ce genre de situation, il est inévitable que les membres du personnel qui sont témoins de cette impunité perdent leur foi dans le système. C’est du moins ce qui m’est arrivé.

Dans mon pays, la Suède, il suffit que des allégations de détournement de l’équivalent de 10 dollars de fonds publics soient formulées à l’encontre d’un ministre pour que celui-ci démissionne. Au sein des Nations Unies, en revanche, les personnes trouvées responsables d’avoir dissimulé des abus sexuels d’enfants ou d’avoir eu une conduite douteuse ne sentent pas qu’elles doivent démissionner et l’organisation ne cherche pas non plus à les licencier.

Ce qui est encore plus grave, c’est que ceux qui adoptent une position éthique – mais impopulaire –, notamment en rapportant les mauvais comportements des autres, ont pris conscience que les inconvénients liés à la divulgation ainsi que les représailles dépassaient de loin les avantages qu’ils pouvaient en tirer : le système est lourd, le processus est long et ne donne pas nécessairement lieu à des changements structurels destinés à régler les problèmes identifiés et la compensation est souvent minime.

Après des mois d’une attente pénible, j’ai été innocenté par les comités externe et interne qui enquêtaient sur mon cas. Après avoir été dépeint comme coupable par les Nations Unies pendant ce qui m’a paru une éternité, puis reconnu comme innocent, j’entretenais l’espoir raisonnable que les principes de justice que l’organisation prêche aux États membres soient appliqués. Or, à ma connaissance et jusqu’à aujourd’hui, les Nations Unies n’ont pris aucune initiative pour s’attaquer aux problèmes systémiques de responsabilité soulevés par le comportement des responsables des Nations Unies à mon égard ni entamé de processus afin de réparer les « conséquences négatives bien réelles » subies par moi-même et par ma famille – des conséquences ayant par ailleurs été reconnues par le groupe d’experts indépendant.

Les normes éthiques des Nations Unies ne s’amélioreront pas tant que les auteurs de ces fautes, et non l’organisation, ne répondront pas eux-mêmes de leurs actions.

’aurais pu m’adresser au Tribunal du contentieux des Nations Unies pour obtenir réparation, mais, en cas de victoire, je n’aurais reçu qu’une compensation monétaire prélevée à même le budget des Nations Unies – un budget généreusement alimenté par les contribuables du monde entier – et non à même le salaire de ceux ayant réellement commis les fautes.

Les normes éthiques des Nations Unies ne s’amélioreront pas tant que les auteurs de ces fautes, et non l’organisation, ne répondront pas eux-mêmes de leurs actions.

S’il est inefficace ou même dommageable pour soi-même de passer par le système des Nations Unies, quelle option reste-t-il aux employés qui ont à coeur de résoudre des problèmes éthiques que l’organisation semble négliger ? Eh bien... Il leur reste la divulgation.

La divulgation comme dernier ressort

Les fuites d’information forcent les Nations Unies à agir pour régler de graves problèmes éthiques qui sont intentionnellement ignorés ou dissimulés par les responsables à l’interne. Les personnes qui décident de faire fuiter des informations se servent du pouvoir d’influence de l’opinion publique. Cela signifie que le personnel des Nations Unies confie la défense de l’éthique au public extérieur et non aux responsables qui oeuvrent à l’intérieur de l’organisation.

Cela montre à quel point la situation est grave.

Si un certain nombre d’employés indignés n’avaient pas divulgué des informations sur mon cas à des ONG et à la presse, j’aurais sans doute été licencié en 2015 ou j’aurais fini par démissionner, humilié et désespéré. Ma force morale et celle de ma famille auraient été complètement minées. Sans ces organisations, ces organes de presse et ces inconnus, la vérité n’aurait jamais été connue à l’extérieur des Nations Unies. Je leur suis extrêmement reconnaissant, mais je suis aussi triste que leur intervention ait été nécessaire.

Les violations des droits de l’homme en République démocratique du Congo (RDC), la corruption et l’exploitation en Bosnie-Herzégovine, les abus répétés commis par des casques bleus dans un certain nombre de missions de maintien de la paix : il a fallu que quelqu’un brise le silence pour que le monde en entende parler. La divulgation est en train de devenir une réponse systémique à l’échec éthique des Nations Unies.

Et pourtant, l’organisation réagit à ces scandales en punissant ceux qui tentent d’adopter une position éthique, cherchant à dissimuler le plus possible la vérité et s’efforçant par tous les moyens de renforcer le contrôle de l’information. Au lieu de créer une culture considérant les dénonciations comme des occasions de renforcer les valeurs et les normes organisationnelles, les Nations Unies promeuvent une atmosphère de peur et marginalisent les individus qui sortent du rang.

Même après que la poussière soit retombée, on ne m’a jamais fait sentir que j’étais pleinement accepté au sein de l’équipe et que l’on me considérait de nouveau comme un précieux collaborateur. En fait, je me suis rendu compte que je ne pouvais plus apporter une contribution significative à l’organisation. Et si je ne peux pas être utile et continuer de lutter pour ce en quoi j’ai toujours cru, alors il est temps pour moi de remettre ma démission.

Voilà pourquoi j’ai décidé, après 21 ans de service, de quitter les Nations Unies.

Je crois toujours en la défense des droits de l’homme. Je continue de croire qu’une organisation universelle est nécessaire pour améliorer nos chances d’instaurer la paix et le progrès dans le monde. Mais je crois aussi que les Nations Unies ne parviendront jamais à surmonter avec succès les défis d’aujourd’hui et de demain si elles ne mettent pas en oeuvre des changements majeurs visant à promouvoir les comportements éthiques en leur sein.

Or, sur ce dernier point, mon expérience me laisse malheureusement sceptique.

Anders Kompass a récemment démissionné de ses fonctions de directeur des opérations de terrain auprès du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, un poste qu’il occupait depuis 17 ans. M. Kompass est un ancien diplomate suédois qui a également travaillé comme représentant des Nations Unies au Salvador par le passé.

 
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