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19/12/2016

Pourquoi l’éducation nationale devrait gérer sa donnée comme une entreprise,Repenser notre modèle de société avec PoissySmartCity, PoissyWebCitoyen, FranceWebAsso,

1agld1r.gifPourquoi l’éducation nationale devrait gérer sa donnée comme une entreprise

Les entreprises ne sont pas les seules à s’interroger sur le devenir de la donnée qu’elles produisent et exploitent. Continuité de service et mutualisation, sécurité, disponibilité et archivage de la donnée sont les fondements de processus numériques maîtrisés. Dans le monde de l’éducation et de la recherche, les cas où cette problématique se rencontre sont nombreux et pour lesquels la meilleure solution est de prévenir les risques.

Parce que le parcours scolaire est numérique

La volonté de l’État d’uniformiser et de lisser dans un document unique le parcours scolaire des élèves et des étudiants se traduit par la numérisation galopante des processus d’inscription, et des étapes qui jalonneront la vie estudiantine.

Mais on est encore loin de la standardisation. A ce titre, et afin de compléter un dossier de ses éléments manquants, les établissements ont l’obligation de conserver les données collectées tant que l’élève poursuit son parcours scolaire et jusqu’à deux ans après. La question de la rétention de cette information se pose en termes de poids mais aussi de pérennité des supports de stockage.

Il ne faut pas se tromper. Un stockage important lié à des durées longues de rétention coûte cher. Un moyen efficace d’y faire face reste la sauvegarde de la donnée, compressée et encryptée et d’opter pour le Cloud non pas comme une interface de travail mais comme une deuxième solution de disponibilité des données à distance.

Parce que l'éducation nationale est aussi piratée

Difficile d’établir avec précision le nombre de compromissions des données détenues par les établissements relevant de l’éducation nationale, mais du ministère au collège en passant par l’université, des identifiants personnels d’un enseignant au système d’information, toute porte d’accès à une donnée essentielle peut potentiellement être ouverte frauduleusement.

Bulletins de notes et appréciations, résultats d’examen, dossier scolaire, font régulièrement l’objet de l’actualité du hacking et si ces cas peuvent apparaître isolés (l’expérience montre qu’ils sont plus courants qu’on ne l’imagine), ils questionnent tous sur la capacité de l’établissement à rétablir la réalité dans des délais souvent très courts.

Parce que le quotidien scolaire s'informatise

Au quotidien, l’accès à l’information numérique devient également un enjeu. Encore en phase de test dans certains établissements, les examens sur poste de travail ou sur tablettes se généraliseront dans un avenir proche. Dans la mesure où l’examen est un événement stressant par nature, il appartient à l’établissement de ne pas en rajouter avec des problématiques techniques.

Concrètement, cela suppose d’offrir une disponibilité totale des applicatifs et des données et d’être capable, en cas de panne due à un pic d’activité inattendu (ou mal évalué, ce qui est plus courant), de rétablir le système rapidement et de façon fiable. 

Plus généralement la disponibilité de la donnée est requise pour offrir l’accès aux portails d’un établissement idéalement 24h sur 24, en fonction des profils et des identités. Car si le pire est toujours possible, en garantir les risques l’est également. En cas de compromission totale du système, une sauvegarde globale de l’ensemble des applicatifs et des données reste une solution parfaitement optimale, dans des délais contenus. La continuité du service public n’est pas uniquement un principe fondamental de droit public. C’est une problématique technique qui trouve sa réponse dans la sauvegarde, la réplication et surtout la restauration pour assurer la disponibilité des données.

Parce que la recherche avance

Le monde de la recherche est un important producteur de contenus. Or l’accessibilité, la pérennité et la réutilisation des données de la recherche est un fondamental qui garantit prosaïquement l’obtention et la poursuite des financements.

Mais au cœur de la pratique, c’est une question permanente qui se pose aux chercheurs. Où et comment stocker mes résultats ? Comment les rendre aisément accessibles ? Comment permettre leur réutilisation par mes collègues et partenaires ? Comment m’assurer que mes flux d’échanges sont protégés ? Combien de temps ces données seront-elles disponibles ? Selon une récente étude, nombre d’enseignants et de chercheurs ont admis stocker leurs données, sans vision long terme, sur des disques durs externes, sur leur poste de travail ou encore de façon ponctuelle sur les espaces que leur réserve leur SI et ce sans plan de gestion particulier.

A toutes ces données, dont la pertinence se révélera parfois à l’occasion de nouvelles découvertes, il faut offrir une solution de sauvegarde, de restauration et d’encryptage à la hauteur de leur qualité, et ceci simplement, par le biais d’une interface intuitive.

Parce qu'un établissement scolaire fonctionne comme une entreprise à bien des égards

Les établissements d’enseignement et les établissements satellites de l’éducation nationale fournissent un service dont l’utilisateur attend qu’il soit optimal, d’autant qu’il reste payant à plus ou moins grande échelle. Ils doivent alors s’assurer de la continuité de ces services. A titre d’exemples, on citera les périodes d’inscription, généralement sur un délai court et provoquant un pic d’activité non négligeable. Mais également la messagerie, dont l’utilisation permanente révèle rapidement la panne aux yeux de tous et met en difficulté les services informatiques.

Il est également certaines étapes à risques dans l’activité des établissements. La période de la distribution des bourses pour un CROUS en est une. Dans cette situation où des dizaines de milliers d’étudiants sont concernés, si une panne des serveurs reste toujours possible, la sauvegarde et le rétablissement du processus sont eux absolument indispensables.

Assurer la continuité des services informatiques relève de ce fait d’une certaine paix sociale.

Tout commence par une infrastructure solide et taillée pour les besoins de l’établissement. Pour autant, qui peut se croire à l’abri d’un incendie, d’une compromission ou d’une panne généralisée ? Le grand avantage de la donnée numérique est sa capacité de réplication dont il ne faut pas hésiter à user. Sauvegardée, répliquée, testée, restaurée et encryptée, la donnée reste disponible, son authenticité garantie.

Article rédigé par SCC

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Smart City : quand le Big Data rend les villes intelligentes
17/05/2016 •

Le Big Data n’a pas encore fini de nous surprendre, et de venir révolutionner l’économie en transformant l’approche de secteurs entiers. L’analyse de flot de données gigantesques en temps réel, afin de prendre des décisions concrètes, est un enjeu majeur pour les villes de demain. Selon Philippe Torres, directeur conseil et stratégie digitale à L’Atelier BNP Paribas, et coauteur de l’étude «  Big Data, Big Economy « , le plus gros potentiel d’utilisation de la puissance du Big Data est d’ailleurs dans ce domaine en particulier. Les données vont-elles rendre nos villes plus intelligentes ? Oui, et la transformation est déjà amorcée.

Les villes intelligentes sont une réalité

Moins de pollution, une gestion des déchets optimisée, plus de problèmes de stationnement et même une gestion de l’énergie optimisée selon les besoins… Le fantasme de la ville intelligente n’est pas nouveau. Le concept des « smart cities » traîne depuis des années, voire des décennies, avec le doux rêve que la ville de demain améliore notre quotidien. Pour le moment, les expérimentations au sujet des villes intelligentes sont restées limitées à des essais sporadiques. Mais l’émergence de la puissance du Big Data, et des objets connectés, bouleverse ce constat.

 

Des exemples bluffants des apports de la technologie sont désormais visibles. Citons notamment la ville de Songdo, à 60 km environ de Séoul, en Corée du Sud. Cisco y a lancé des projets liés au concept de ville intelligente depuis 2000. La préhistoire en matière de données !

  • Des puces RFID permettent de suivre le trafic en temps réel, et à chaque habitant de connaître l’état du trafic en direct ;
  • Les déchets seont collectés directement auprès des résidents, selon les besoins. Plus de camions pour ramasser les ordures ;
  • Des bracelets connectés permettent de détecter des anomalies, comme la disparition d’enfants sur le chemin de l’école ;
  • L’allumage de l’éclairage public est réalisé en temps réel, selon les taux d’occupation.

Comment le Big Data peut rendre nos villes plus intelligentes ?

L’exemple de Songdo, mais aussi d’autres initiatives, donne des idées aux grandes villes du monde entier. « Ce qui est intéressant dans cette application c’est que les habitants deviennent eux-mêmes une voie de remontée d’informations qui va aider les villes à optimiser encore plus leurs services » confie Philippe Torres dans les colonnes de l’Usine Digitale. Comment le Big Data agit concrètement ?

  • Il peut aider à réduire les émissions et limiter drastiquement la pollution. Une gestion du trafic intelligente peut être mise en place grâce à des capteurs dans les routes, afin de décongestionner des zones et mieux équilibrer les flux de circulation. On limite les déplacements inutiles, et favorise les déplacements « doux » ;
  • Il peut apporter une réponse à l’éternel problème du stationnement. Là encore, avec des capteurs, une voiture pourra bientôt être guidée vers une place de parking « libre », dont la localisation exacte sera par exemple envoyée par GPS ;
  • Il peut apporter une réelle diminution des besoins en énergie. A ce titre, le développement des smart grids (réseau d’électricités intelligents) est une belle illustration. Optimiser la production, la distribution, la consommation, cela devient possible avec les données des utilisateurs ;
  • Enfin, il peut répondre aux questions d’aménagement. La densité et la compacité ne sont pas les seules réponses aux villes de demain. En fonction de la mixité fonctionnelle nécessaire, des choix architecturaux peuvent être pris de manière éclairée.

Transformer les villes avec le Big Data, un vrai défi nécessaire. « Aujourd’hui, seulement 2 % de la surface de la terre sont occupés par les villes. Or, d’ici 2050, elles accueilleront 70 % de la population mondiale et seront à l’origine de 80 % des émissions de CO2 » indique ainsi Schneider Electric dans cet article dédié au sujet.

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