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04/06/2017

PoissySmartCity & MyNewsCenterNavigator; Appel à candidatures | Challenge Paris-Saclay CES Las Vegas 2018

megaphone-clip-art-u14721330.jpg.jpeg1agld1r.gifAppel à candidatures | Challenge Paris-Saclay CES Las Vegas 2018

Vous avez créé ou vous dirigez une entreprise innovante dans le domaine du digital ?

Candidatez au Challenge Paris-Saclay CES Las Vegas 2018 organisé par la CCI Versailles-Yvelines

Challenge Paris-Saclay CES LAS VEGAS


Participez à notre appel à candidature du 18 avril au 9 juin 2017 et rejoignez les pépites qui feront briller la France à Las Vegas lors du CES 2018 !

Organisé par la CCI Versailles-Yvelines, en partenariat avec Bpifrance Ile-de-France, EuroQuity, le Groupe Renault, KPMG, FIDAL et BDO, la CCI de l'Essonne via le soutien de l'Europe et du Conseil régional Ile-de-France, le challenge est ouvert à toutes les entreprises franciliennes créées après le 1er janvier 2010 et dont l’activité porte sur l'invention de nouveaux produits, services ou logiciels dans le domaine du numérique et de l’électronique grand public.

 

Objectifs

Open'Ynnov, la communauté de l'innovation des Yvelines, lance le concours Challenge Paris-Saclay CES Las Vegas 2018 en vue de détecter des start-up numériques à fort potentiel.

En récompense pour les 2 lauréats du challenge : une mission d'accompagnement sur le Consumer Electronics Show à Las Vegas en janvier 2018, le plus grand salon high-tech de la planète (détail de la mission consultable dans le dossier de candidature).

 


Dotation

À la clé pour le dirigeant de chacun des deux lauréats du concours, une mission d’accompagnement sur le salon CES Las Vegas en janvier 2018, incluant :

  • Un billet d’avion aller-retour Paris-Las Vegas.
  • 5 nuits d’hôtel à Las Vegas du 9 au 12 janvier 2018.
  • Une entrée au salon CES 2018.
  • Une entrée aux 3 séances de débriefing organisées chaque fin de journée du salon par Xavier Dalloz Consulting, en présence de plus de 200 décideurs de grands groupes français et une assistance à la visite du CES 2018.
     
 
Critères d'éligibilité 
 
Cet appel à candidatures s'adresse aux entreprises franciliennes créées après le 1er janvier 2010 (moins de 8 ans), opérant sur le territoire Paris-Saclay, dont l'activité consiste à inventer de nouveaux : produits, services ou logiciels dans le domaine du numérique et de l'électronique grand public.

Parmi les domaines considérés (liste non-exhaustive) : objets connectés, audiovisuel, mobilité, domotique, capteurs de mesure, applications mobiles, réalité virtuelle/augmentée, automates/robots, drones, intelligence artificielle...

 

Comment faire acte de candidature ?

Pour faire acte de candidature, il vous suffit de déposer un dossier au format PPT comprenant en 8 slides : 
 
  • le problème et votre solution pour le résoudre,
  • le marché visé, 
  • un focus sur votre innovation, 
  • votre modèle économique,
  • un benchmark,
  • une mise en avant de votre avantage compétitif,
  • votre business plan,
  • une description de votre entreprise et de son équipe de management.
 
Des contenus multimédias ou autre support pouvant détailler votre projet sont naturellement un plus.
 
 
 
Dates à retenir
 
  • Clôture des candidatures le 9 juin 2017 minuit.
  • Sélection des projets par le jury : mi-juin 2017
  • Soirée de remise des prix : courant septembre 2017

  

Un projet de la :

Un projet de la CCI Versailles-Yvelines 

Un projet cofinancé par :

Ce projet est cofinancé par le FEDER   Région Ile-de-France

 

En partenariat avec :

Groupe Renault   KPMG   

FIDAL   BDO  

BPI Ile-de-France   EuroQuity

CCI Essonne

Contact

04/01/2017

Participez à « O21, s’orienter au XXIe siècle »Comment apprend-on à être créatif ? Une rente à vie ? Peut-être émergera-t-il dans quelques décennies, mais au prix d’importants progrès non seulement technologiques mais aussi qualitatifs et théoriques.

Le mathématicien Cédric Villani à l’institut Henri Poincaré, le 24 mars 2016.

 

BONNE ANNEE 2017.jpegLes algorithmes exécuteront-ils la majorité des tâches dévolues jusque-là aux êtres humains? L’avènement de ce monde numérique promet-il un avenir radieux aux futurs mathématiciens ? Cédric Villani, Médaille Fields en 2010 et directeur de l’Institut Henri-Poincaré, à Paris, fait partie des trente-cinq personnalités auxquelles Le Monde a demandé de partager leur vision du futur pour aider les jeunes à trouver leur voie dans un monde en pleine mutation dans le cadre d’O21, ces événements consacrés à l’orientation dont les prochaines étapes se dérouleront à Lille, les 6 et 7 janvier, à Cenon, près de Bordeaux, les 10 et 11 février, à Villeurbanne les 15 et 16 février et à Paris les 4 et 5 mars.

Lire aussi :   « O21, s’orienter au XXIe siècle », le programme complet des conférences

Pour un étudiant en mathématiques, le big data ou l’intelligence artificielle sont-ils le nouvel eldorado ?

Ils en ont en tout cas les apparences ! Intelligence artificielle ou « machine learning » sont des mots que l’on entend partout. On promet de mettre de l’intelligence dans les lampadaires, les voitures, les métros… Et de fait, à chaque fois que l’on va essayer de le faire, il y aura un algorithme d’apprentissage derrière. Si bien que le fait de se familiariser avec la culture algorithmique et avec ce mélange de mathématiques et de programmation qui caractérise ce qu’on regroupe sous l’expression « intelligence artificielle » est sans aucun doute une rente.

Une rente à vie ?

Il est impossible de le dire. Dans dix ans, la technologie aura peut-être tellement évolué que ces compétences seront moins nécessaires. Mais c’est aujourd’hui un objet de recherche passionnant, qui amène aussi à se poser la question : « Qu’est-ce que cela veut dire, l’intelligence ? » On a des algorithmes qui marchent de mieux en mieux, mais on ne sait pas toujours vraiment pourquoi ils marchent, ce qu’ils font… Donc cela reste un sujet mystérieux, délicat, chaotique, qui alterne avancées et périodes de stagnation.

Ne pas s’emballer outrageusement, donc ?

Non. Les progrès sont significatifs en ce moment et beaucoup s’enflamment et extrapolent en promettant des choses mirifiques. Or on est encore loin. L’intelligence artificielle reste avant tout un sujet de recherche. Le robot intelligent n’existe pas, en tout cas pas encore. Peut-être émergera-t-il dans quelques décennies, mais au prix d’importants progrès non seulement technologiques mais aussi qualitatifs et théoriques. Pour l’instant nous ne savons produire que des robots très spécialisés.

Qui auront néanmoins un impact sur de nombreux métiers…

Oui, comme n’importe quelle rupture technologique. Les robots sont un acteur de plus dans le jeu, qui enrichit et détruit à la fois. Ils vont éliminer certains métiers et exacerber certaines tensions, entraîner des malentendus, des manipulations, créer des nouvelles occasions d’insécurité, voire de dépendance psychologique comme dans Her [film de Spike Jonze, 2013] – toutes choses qui vont bouleverser la donne. Mais il en a toujours été ainsi lorsque des changements radicaux sont intervenus dans l’histoire des sociétés humaines. Il faut aborder celui-ci avec un esprit ouvert et le voir comme une aventure qui est en train de se passer sous nos yeux et même dont nous pouvons être les acteurs.

Que conseilleriez-vous aux jeunes qui craignent la concurrence des robots ?

Certaines prédictions sont très alarmistes, comme celles de Martin Ford, l’auteur du best-seller Rise of the Robots, paru en 2015 aux Etats-Unis [non traduit]. Il estime qu’une très grande proportion des métiers sera robotisée. Et effectivement, certaines grandes entreprises sont en train de travailler dès maintenant à remplacer la moitié de leur personnel par des robots. Il est certain qu’au moins dans un premier temps, on va assister à un remplacement massif de certains emplois par des robots. Si l’on veut éviter cela, le meilleur moyen consiste à se concentrer sur les secteurs que les robots ne sont pas prêts de toucher, c’est-à-dire ceux qui font appel autant possible à nos neurones, ou à un travail de précision, ou à un savoir-faire dans lequel l’imagination, l’intelligence, la fibre artistique jouent un rôle important.

Comment apprend-on à être créatif ?

Pour commencer, en évitant d’en faire une obsession ! « Créativité » est un mot que l’on entend partout en ce moment, sous forme d’injonction. Il faut être créatif. Or la créativité, d’après moi, vient surtout de la capacité à intégrer beaucoup d’éléments émanant de son entourage, de discussions… C’est une affaire d’environnement, d’interaction avec les autres. En recherche, c’est quelque chose que l’on connaît bien. Le directeur de thèse doit transmettre à son élève la capacité à trouver une solution à laquelle personne n’a pensé. Comment transmettre cette disposition ? Je me souviens d’un conseil que donne Bartabas, le célèbre écuyer, réputé pour sa très grande créativité : « Moi je n’arrive à transmettre que deux choses, l’énergie et le doute. »

Où se former le mieux au monde qui vient ?

Mon conseil, si l’on souhaite avoir un spectre large et pouvoir embrasser les évolutions en cours : commencez par le pointu, par le spécialisé, pour acquérir une compétence quelle qu’elle soit – les secrets de la programmation de haut niveau ou les algorithmes mathématiques sophistiqués. Une fois que vous l’aurez acquise, échangez avec les autres, ouvrez le champ. Et surtout voyagez, et voyagez encore.

A quoi ressemblera l’école de demain ?

L’école de demain, cela reste en premier lieu l’enseignant. Malgré les promesses de cours en ligne révolutionnaires, l’impact de ces enseignements au niveau mondial reste modeste. Pour l’heure, les grandes tentatives menées pour numériser l’enseignement sont plus ou moins des échecs. On voit bien que, finalement, ce qui compte ce n’est pas le médium, la technologie, mais la relation humaine entre l’enseignant et l’élève ou l’étudiant. Cela demeurera ; j’y crois profondément.

En revanche, plus que jamais, l’école doit ouvrir au monde, inviter les jeunes à se frotter à des projets divers, à voyager. Il faudrait généraliser les initiatives de type Erasmus, envoyer systématiquement les étudiants suivre des stages ou des cours dans des environnements différents de ceux auxquels ils sont accoutumés. Je fais partie d’une espèce aujourd’hui rare, celle des fédéralistes européens, qui croient que la seule issue à long terme pour la survie et le rayonnement de l’Europe, c’est l’intégration d’un tout politique plus construit mais pour autant pas uniformisant, et j’ai coutume de dire que l’Europe est une école, une opportunité de formation extraordinaire et que le simple fait de voyager dans des cultures, des systèmes différents est un apprentissage incomparable.

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Jason Stanley

is a professor of philosophy at Yale University in Connecticut. His latest book is How Propaganda Works (2015). 

 

Published in association with
Princeton University Press
an Aeon Partner

Brought to you by curio.io, an Aeon partner

1,200 words

Edited by Marina Benjamin

 
Republish
 
 
 

Can government support of the free market dampen its love of democracy?

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At the Maryland State House. <em>Photo Danny Huizinga/Flickr</em>
At the Maryland State House. Photo Danny Huizinga/Flickr

Citizens of the United States are quite taken with the vocabulary of liberal democracy, with words such as ‘freedom’ and ‘democracy’, which conjure key democratic values and distance the nation from the Old World taint of oligarchy and aristocracy. It is much less clear, however, that Americans are guided by democratic ideals. Or that ideology and propaganda play a crucial role in concealing the large gap between rhetoric and reality.

In truth, the Old World systems have proved extremely difficult to shrug off. In their 2014 paper, Martin Gilens and Benjamin Page argue that, as in an oligarchy, ordinary US citizens have no ‘substantial power over policy decisions [and] little or no independent influence on policy at all’.

Moreover, the US regularly subscribes to a form of managerial aristocracy. In Michigan, Governor Rick Snyder successfully replaced the mayors and city councils of several cities with ‘emergency managers’ supposedly able to negotiate financial emergencies better than elected officials. In the current presidential race, Hillary Clinton advertises her managerial expertise via the language of policy, while Donald Trump parades his via the language of business. Neither language is democratic. Neither invites self-governance.

Why is there no outcry about these oligarchical and aristocratic methods? Is it because plutocrats have power over the mechanisms of representation and repression? Is it, in short, about power? In my view, power can’t explain why voters are so enthusiastically voting for the very people who promise the least democratic outcomes. Nor are Americans knowingly rejecting democratic ideals. Instead, I see an anti-democratic ideology at work, inverting the meaning of democratic vocabulary and transforming it into propaganda.

Consider the example of mass incarceration in the US. Black Americans make up around 13 per cent of the population, but around 40 per cent of country’s ballooning prison population. Even if we assume, falsely, that black American crime rates justify this disparity, why is the state so punitive? Shouldn’t citizens instead be motivated to address the underlying socio-economic conditions that lead to such dramatic differences in behaviour between equals?

In The New Jim Crow (2010), Michelle Alexander argues that a national rhetoric of law and order has long justified mass incarceration. President Richard Nixon used it to crack down on black Americans under the cover of an epidemic of heroin use; this continued in the 1980s, as a merciless ‘war on drugs’ whose victims were all too often black men. In the US, the ideology of anti-black racism takes the view that blacks are violent and lazy, thereby masking the misapplication of the ideals of law and order.

Compare the ‘war on drugs’ to the current heroin crisis among middle-class white Americans, which has led to a national discussion of the socio-economic distress facing this class. Law and order doesn’t come into it. ‘The new face of heroin’ is new because, unlike the old face, it calls out for an empathetic response, rather than a punitive one. Now that heroin is ravaging white communities not black ones, the language of law and order (deemed appropriate to keep blacks in their place) has been retired. More significant still is that while the ideals of law and order preclude their unequal application, the propaganda of law and order does not: Americans were thus prevented from seeing the disguised gradient of law and order by racist ideology.

But what is the flawed ideology masking the misapplication of democratic ideals? Let’s bring it out by exploring the most cherished US democratic ideal, the ideal of freedom – popularly embodied in attacks on ‘big government’. Voters are repeatedly told that ‘big government’ is the primary source of coercion that limits freedom, which it certainly sometimes does, as the Patriot Act reminds us. But corporations also limit civic freedom in significant ways.

For example, corporations are leading direct attacks on the freedom to collectively bargain. Via outsourcing, free trade agreements allow corporations to move jobs to countries where labour is cheap; meanwhile, as a result of pressure from the conservative non-profit Citizens United, corporations can fund political candidates, thereby increasing corporate control of government. The weaker a government is, the more power corporations have over it. Across the political spectrum, there is anger that government is too influenced by industry lobbyists.

Voters concerned about government – as opposed to corporate – constraints on freedom are under the grip of what I will call a free market ideology. According to that ideology, the world of capital is by its nature free. All other substantial freedoms, including political freedom and personal freedom, are made possible by the freedom of markets.

Why do citizens who cherish freedom as an ideal vote to constrain their own freedoms by increasing the power of corporations? It’s because free market ideology masks the ways in which corporations deploy undemocratic modes of coercion. When a corporation bans employees from expressing, outside of work, opinions it disapproves of, this is seen as a legitimate protection of its economic interests. If workers have to sign non-disclosure contracts that silence them after they are employed elsewhere, it’s accepted as the cost of doing business.

The contradictions here are telling. If our most basic freedoms are self-expression and choiceful action, then corporations frequently limit our most basic freedoms. In liberal democratic theory, it is government that is regarded as the protector of such rights. But it’s precisely because government is attacked in the name of freedom that corporations have vastly greater power to constrain and shape it. 

Free market ideology uses democratic vocabulary as propaganda, obscuring a non-democratic reality. Take education. In a liberal democracy, education equips citizens with the tools and confidence to weigh in on policy decisions and play a role in their own self-governance. Hence, democratic education is at the very centre of democratic political philosophy, as the philosophies of Jean-Jacques Rousseau, W E B Du Bois, John Dewey and Elizabeth Cady Stanton attest. But the US rhetoric surrounding education is explicitly anti-democratic. Citizens prefer ‘efficient’ education systems that train children to perform vocational tasks, rather than education that fosters community, autonomy and civic participation.

The rhetoric politicians use when running for office is usually explicitly anti-democratic. Managerial culture is paradigmatically undemocratic: a CEO is like a feudal lord. But if markets are zones of freedom, then CEOs ought to be its representatives. Free market ideology also explains why, when politicians with great wealth run for office, voters are not put off by the threat of oligarchy: wealth is acquired in markets – which are the source of freedom. Finally, free market ideology explains why voters so easily give up their right to hold institutions accountable to experts who promise ‘efficiency’. Efficiency is the ideal of business, and business is the engine of the market – again the source of freedom.

Free market ideology has perverted democratic vocabulary, transforming it into propaganda that, in turn, obscures an anti-democratic reality. Yet there’s hope that voters have wised up to this and begun to challenge party elites. Such moments of awareness feel dangerous but offer great opportunities. Voters are using the proper tool – elections – to make their concerns heard. Will anyone listen?

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