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10/05/2017

“Nearshoring” > Networkers, les nomades électroniques , les entreprises s'installeront dans les réseaux, avec des outils pour travailler ensemble avec PoissySmartCity, lieu de travail au vingt-et-unième siècle, facteur de lien social

Quelles réponses apporter à la transformation rapide du marché du travail sous l’effet de la révolution numérique ? La fin symbolique du salariat car le travail, ce n’est plus exclusivement le salariat, bientôt, ce ne sera peut-être même plus...

Libéraliser le marché du travail...gérer et garantir l'employabilité des individus avec la gestion individuelle des ressources humaines..la richesse de chaque individu. Fin de la gestion administrée du marche du travail. Une partie salariée, une partie indépendante, une partie chez l'employeur A, une autre chez l'employeur B, voir un temps partiel officiel et un autre " au noir".

Mais oui.

Les concepteurs de la loi travail ferment les yeux sur les dynamiques véritables qui animent notre société et prorogent un système statutaire, verrouillé et inopérant. Ce dernier est fondé sur la sacro-sainte relation de subordination, la pérennité des hiérarchies dans un monde qui bouge, le manque d’autonomie et le contrôle, l’incohérence de la formation professionnelle et l’ignorance totale des nouvelles technologies. Sinon, comment est-il encore possible d’écrire que “la durée du travail effectif est le temps pendant lequel le salarié est à la disposition de l’employeur et se conforme à ses directives sans pouvoir vaquer librement à des occupations personnelles” (potentiel nouvel article L. 3121-1 du potentiel futur code du travail) ?

La solution...L'homme polyactif

1agld1r.gifNetworkers, les nomades électroniques , les entreprises s'installeront dans les réseaux, des réseaux d'associations de toutes origines, grands écoles, club d'entreprises, organismes d'insertion, cabinets d'outplacement, travaillent d'arrache-pied pour suppléer aux carences d'un marché du travail qui ne peut plus être régulé par une organisation administrative centralisée.

« Se connaître, être capable de s’auto-manager, de se connecter aux autres en faisant preuve d’empathie, savoir donc travailler en équipe, négocier et gérer les conflits »

L’importance croissante des motivations personnelles et sociales : le travail exprime de plus en plus un certain mode de vie, une vision du monde.

Quelles réponses apporter à la transformation rapide du marché du travail sous l’effet de la révolution numérique ?

Les statuts actuels – salarié, indépendant – sont-ils adaptés à ces nouvelles réalités ? Et comment faciliter le passage de l’un à l’autre sans sacrifier les protections sociales ?

Jacques Barthélémy et Gilbert Cette nous proposent avec ce livre un cadre ambitieux et novateur pour repenser le droit du travail. Faisant le point sur ce qu’on appelle l’ubérisation de l’économie, ils en soulignent les limites et les risques réels. Si celle-ci doit être largement relativisée, reste que les outils numériques facilitent le cumul d’activités et les créations d’entreprises. C’est pour répondre à ce mouvement en profondeur de la société française et en faire une opportunité qu’ils s’attellent ici à la définition d’un droit à la fois global et protecteur.

Jacques Barthélémy est avocat conseil en droit social, fondateur du cabinet Barthélémy Avocats. Il a été professeur associé à la faculté de droit de Montpellier.

Gilbert Cette est professeur d’économie associé à l’université d’Aix-Marseille, expert du marché du travail. 

Motivation au travail au XXIe siècle — Wikipédia

https://fr.wikipedia.org/wiki/Motivation_au_travail_au_XXIe_siècle
La mise en forme de cet article est à améliorer (septembre 2016). La mise en forme du texte ne suit pas les recommandations de Wikipédia : il faut le « wikifier ».

The Future of Work – Le monde du travail au 21ème siècle

www.manpowergroup.fr/the-future-of-work-le-monde-du-travail-au-21eme-siecle/
6 mai 2011 - Les implications individuelles et sociétales des changements induits par les nouvelles technologies dans la nature et l'organisation du travail ...

TRAVAILLER AU XXIE SIÈCLE - Maëlezig BIGI,Olivier COUSIN ...

www.laffont.fr/site/travailler_au_xxie_siecle_&100&9782221144749.html
20,00 €
Heureux au travail ? Une enquête exceptionnelle dans le quotidien de l'entreprise.

Travailler au XXIe siècle : Nouveaux modes d'organisation du travail

https://www.amazon.fr/Travailler-XXIe-siècle-Nouveaux-dorganisation/.../280414994...
Alors que le XXIe siècle devrait être celui de la machine et du loisir, du droit à la paresse et à la connaissance, la question de l'emploi et du travail demeure ...

Le droit du travail au XXIe siècle - Editions Larcier

editionslarcier.larciergroup.com/titres/133289/le-droit-du-travail-au-xxie-siecle.html
Ce Liber Amicorum est l'occasion pour les plus éminents juristes sur le plan international, européen et national de rendre un hommage appuyé à Claude ...

[DOC]Le XXIe siècle libérera-t-il l'homme du travail contraint

Que nous réserve le travail au XXIe siècle ? - La Tribune

www.latribune.fr › Économie › France

3 juil. 2015 - (Crédits : DR) [Rencontres économiques d'Aix] « Et si le travail était la solution ? » Le thème choisi par le Cercle des économistes pour ses ...

www.cite-sciences.fr/archives/travail/TRAVAIL/DOCS/Travail010519.doc
Elizabeth Martichoux animera autour de ce thème : “ Le XXIe siècle libèrera-t-il l'homme du travail contraint ? ” pour lequel nous avons prévu trois séquences.

Une loi travail pour le XXIe siècle - OuiShare Magazine

magazine.ouishare.net/fr/2016/03/une-loi-travail-pour-le-21e-siecle/

[DOC]Le XXIe siècle libérera-t-il l'homme du travail contraint

www.cite-sciences.fr/archives/travail/TRAVAIL/DOCS/Travail010519.doc
Elizabeth Martichoux animera autour de ce thème : “ Le XXIe siècle libèrera-t-il l'homme du travail contraint ? ” pour lequel nous avons prévu trois séquences.
21 nov. 2016 - Écrire le travail au XXIe siècle. Quelles implications politiques ?, Paris, Presses Sorbonne Nouvelle, coll. « fiction/non fiction 21 », 2016, 164 p., ...

Travail au XXIème siècle - Ettighoffer Digital Campus

https://www.ettighoffer.fr/IM/Travail-au-XXIeme-siècle1.pdf
Les mutations de la force de travail au siècle des réseaux .... l'équipe qui a participé à la rédaction de cet ouvrage sur "Le Travail au XXIème siècle sous.

Travailler au XXIe siècle

Nouveaux modes d’organisation du travail

Présentation

Ce livre regroupe 12 contributions rédigées par des économistes et des sociologues dont le commun dénominateur est le travail. Longtemps considéré comme une valeur en voie de disparition, le travail est – à l’aube du XXIe siècle – plus que jamais au centre des préoccupations des chercheurs, mais aussi de tout un chacun, actif, demandeur d’emploi ou inactif. L’originalité de ce livre réside dans la méthodologie suivie : économie/sociologie, histoire/actualité, salarié/entreprise, salariat/création d’entreprise, analyse empirique/analyse théorique, travail/consommation, travail/non-travail, grandes/petites entreprises, etc. Dans un langage clair et précis, ces différentes contributions offrent au lecteur un éclairage pertinent des transformations en cours touchant le monde du travail et ses perspectives d’évolution.

Le lieu de travail au vingt-et-unième siècle

Dans son livre de 2001, The Future of Success , l’ancien ministre du travail américain Robert Reich écrit que le concept de l’emploi stable et permanent est en passe de devenir une relique d’une époque révolue. Abondant dans le même sens, Michael Chui, membre du McKinsey Global Institute, résumait la conception traditionnelle de l’organisation du travail au 20ème siècle de la manière suivante:

15 mars 2016 - Qu'est-ce que le travail au XXIème siècle ? Comment réformer la protection sociale pour la rendre adéquate et inclusive ? Comment ...

Des relations de travail exclusives et à plein temps, dans lesquelles les salariés sont rémunérés en fonction du temps qu’ils passent sur leur lieu de travail constituent la meilleure façon de mettre en valeur le talent humain. Ces relations doivent être organisées au sein de hiérarchies stables, qui voient les salaries évalués principalement par leurs supérieurs et où leurs fonctions et attributions sont prédéterminés ».

Bonjour Alan,

Vous le savez peut-être, je suis passionné de ces instants à la fois efficaces et profonds que vous pouvez intégrer facilement à votre quotidien pour :
- vivre de plus en plus à l'écoute de vous-même et
- révéler à chaque fois une nouvelle part de votre potentiel encore enfoui.

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Amitiés,
Cédric

“En un instant, accueillez-vous tel que vous êtes.”

Pour voir pousser des projets, devenez le banquier de vos élus

08/05/2017

MyArchive21century,Today's Headlines,FranceWebAsso*, MyNewsCenterNavigator, Breaking News from around the world, Economie, Technologie, Sciences, Sports, Loisirs, Politics...Better access to all sources...

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 " Ceux pour qui la vie se résume à gagner de l'argent manquent d'ambition car ils n'exigent pas grand chose d'eux-mêmes. C'est lorsqu'on participe à une cause plus grande que la sienne qu'on prend conscience de son véritable potentiel. "

TOUJOURS PLUS PROCHES DE VOUS

Un réseau mondial de sites locaux, qui rendent possible l'invention en donnant aux participants accès à des outils de communication numérique.

"Une approche sociale": l'émancipation des citoyens.

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Nous ne vivons pas encore au sein d'une pure société de communication numérique et nous ne sommes pas non plus les expérimentateurs d'un nouvel âge de l'information. Mais nous sommes entrés, de plein gré, dans une époque neuve, et qui ne nous laisse aucun répit : le temps de la connexion permanente, la communication tous-tous.

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En faire plus pour vous, c'est avant tout répondre à vos attentes.

FranceWeb fonctionne ainsi dans les deux sens pour ses lecteurs : recommander et se faire recommander, dans une dynamique du partage de l’information profitable à tous, et toujours respectueuse de confidentialité et sérénité.

Nous allons continuer à offrir et à développer des prestations innovantes pour nos lecteurs.

Multipliez les possibilités et diminuez les éléments critiques pour faciliter l’adaptabilité.

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06/05/2017

TOUJOURS PLUS PROCHES DE VOUS, Citoyens ! Formez vos convictions ! Comme l'écrit Proudhon, « le suffrage universel est le moyen le plus sûr pour faire mentir le peuple »« La démocratie du suffrage universel n'est qu'une fausse image du pays »

Davos, vous avez dit Davos ?

 Si, paraphrasant l'ex-empereur Jean-Bedel Bokassa, on  voulait faire une blague, elle serait du genre : « Je connais Obama, je connais Trump, je connais Merkel, mais Davos qui est-ce » ?

 Trève de plaisanterie, Davos est une petite commune helvétique du canton des Grisons, dans l'est de la Suisse. C'est une station balnéaire où se tient chaque année, depuis 1971, le Forum économique mondial, rassemblement des chefs d'entreprises, économistes, journalistes, intellectuels...

Les hommes politiques ne seront invités à Davos qu'à partir de l'année 1974, après la crise pétrolière de 1973.

Depuis, Davos est devenue le potentat du libéralisme.

 La session de cette année 2017 a réuni 3.000 participants, dont 1.200 patrons de grands groupes industriels et une cinquantaine de chefs d'Etat ou de gouvernement. Le président chinois et le vice-président de Barack Obama ont fait le déplacement.

 Le thème du symposium de cette année : « le leadership réactif et responsable ».

 1 – Nelson Mandela à Davos, le précédent africain.

 La première participation de Nelson Mandela au Forum économique mondial de Davos remonte à l'année 1992, deux ans après sa sortie de prison. Il allait y rencontrer le dernier président sud-africain de l'apartheid, Fréderick De Clerck, afin d'organiser la transition démocratique.

 En prison, Mandela déclarait à ses partisans que la politique économique de l'ANC était fondée sur la nationalisation des principaux secteurs de l'économie. En arrivant à Davos, il se rendit vite compte que le lieu ne se prêtait pas à une telle prise de position. Il se contenta d'une formulation sybiline, indiquant que l'intention de son mouvement était de « poursuivre la justice sociale en faveur de la majorité de la population noire ».

De retour à Prétoria, il changea donc de credo. « Nous devons choisir : nous pouvons procéder aux nationalisations et renoncer aux investissements, ou nous modifions notre attitude et obtenons les investissements ». Ce revirement suscita le scepticisme parmi les siens.

 Au Forum de 2003, Nelson Mandela rencontra les leaders des partis communistes de Chine et du Vietnam. Ces derniers lui firent comprendre qu'il faisait fausse route. « Nous sommes des partis communistes de gouvernement, et vous êtes le leader d'un mouvement de libération nationale. Pourquoi parlez-vous de nationalisations » ?

Le président Mandela ouvrit donc l'Afrique du sud aux multinationales et se rapprocha des milliardaires, tel que Bill Gates.

 Mais l'ouverture au capitalisme et à l'économie de marché souleva plus de problèmes qu'elle n'en résoudra. Aussi, le rêve d'une société libre et démocratique où toutes les couches de la population vivraient en harmonie et à égalité de chance restera, pour lui, un rêve que le capitalisme et l'économie de marché n'auront pas su réaliser.

 2 – Davos et les dérives de la mondialisation.

 Davos est devenue et reste le bastion du capitalisme, rebaptisé libéralisme pour ne pas effaroucher le chaland. C'est ainsi que le président chinois Xi Jiping a pris acte du fait que « l'économie mondiale est un vaste océan dont il est impossible de s'échapper ». A ses yeux, la mondialisation est incontournable et nul ne peut « stopper les échanges de capitaux, les technologies et les produits entre les pays ». La Chine se fait donc l'apôtre du libre-échange à un moment où le 45ème président des Etats-Unis célèbre le protectionnisme.

Les Etats-Unis et la Chine se trouvent donc à fronts renversés.

Les prochaines années risquent d'être tumultueuses, dans un monde en mode mi-guerre mi-paix.

 Trois problèmes préoccupent les autorités chinoises :

 -        la chute du taux de croissance de l'économie mondiale ;

-        l'inaptitude de la gouvernance économique mondiale à représenter les pays émergents ;

-        l'accroissement « inquiétant » des écarts de richesse, au détriment de 700 millions de personnes en situation d'extrême pauvreté dans le monde.

 Au regard de ces trois problématiques, le nouveau timonier chinois propose un modèle de développement économique « plus inclusif » tiré par l'innovation. Malgré le pragmatisme chinois, on peut douter qu'une telle politique puisse répondre aux inquiétudes africaines du moment.

A Davos, on s'est rendu compte cette année que les dix hommes les plus riches de la planète détenaient 40 % des richesses globales. Les 1 % les plus riches détiennent autant de richesses que le reste de la planète !

On s'achemine donc vers un monde où les plus riches, toujours plus riches, subventionneront les plus pauvres à travers leur fondation ou le bénévolat des organisations non gouvernementales.

C'est la révélation de l'expérience du président Nelson Mandela décrite plus haut.

Faut-il quitter le navire ? «  Tourner le dos à la mondialisation serait une erreur », a défendu Christine Lagarde, la directrice du FMI.

 Il semble que la mondialisation soit devenue « le monde inverti » de Christopher Priest. Quand on est à l'intérieur, le paysage à l'avant déroule des montagnes et des vallons de parieries ; mais les voyageurs qui descendent en marche et retournent en arrière se transforment en monstres (1). Pour paraphraser Arif Nagis, « le train de la mondialisation à quitter la gare. Nous sommes dedans » (2).

 3 – Quel avenir pour la République Centrafricaine.

 La RCA est à un tournant, comme tous les autres pays africains. Subir le libéralisme ou résister, se soumettre au capitalisme ou se révolter.

 Mais dans un avenir très proche, ce qui menace d'abord notre pays, c'est l'explosion démographique au Sahel. Les six pays riverains du lac Tchad sont sur une trajectoire de 240 millions d'habitants d'ici 2050. On note par exemple qu'au Niger on compte six à huit enfants par femme ! Cette forte poussée démographique, associée à un environnement aride et des terres peu fertiles, accélera la transhumance et intensifiera les rivalités entre éleveurs et agriculteurs (3).

La République centrafricaine est déjà le premier pays impacté par ce phénomène migratoire. Il s'agit des pasteurs peulhs et bororos, en majorité de tradition musulmane. Les incidents créés par cette cohabitation conflictuelle entre éléveurs et agriculteurs ont amenés récemment les forces internationales de l'ONU au sein de la Minusca à privilégier la protection des troupeaux de bétail, alors qu'elles sont sensées protéger les civils de l'action des groupes armés(4).

Sans réaction des autorités politiques, ce problème démographique entraînera un bouleversement territorial dont les prémices se font déjà sentir, entre les accrochages armés et le risque de partition du pays.

 Au lieu de s'attaquer frontalement à ce problème, le gouvernement louvoie et parie sur l'aide extérieure. C'est la comédie de Bruxelles.

Or l'aide internationale n'est qu'un pis-aller. Partout elle se raréfie, obligeant le Fonds monétaire international à soumettre ses Etats membres à la disette des plans d'ajustement structurels draconniens. Les discussions concernant la RCA sont programmées pour les 24 et 25 janvier prochains. Elles seront conduites par la directrice du FMI en personne, Mme Christine Lagarde. Ces consultations bilatérales signent l'impuissance de la Cémac, l'organisation sous-régionale, à présenter un front commun, malgré le prestige de son président, l'économiste Pierre Moussa.

 La RCA passera donc sous les fourches caudines du FMI. Ce n'est pas la création de la Haute autorité de la bonne gouvernance (HABG) et la transparence sur les rémunérations des ministres et parlementaires qui changeront la donne. Ces « mesurettes » sont destinées à distraire le peuple centrafricain afin de lui faire avaler la potion amère des restrictions sociales drastiques à venir. D'abord parce que cette transparence n'affecte pas l'existence des fonds spéciaux, dont la gestion reste opaque. Ensuite, parce que la mise en place de la Haute autorité de la bonne gouvernance ne s'accompagne pas de la disparition de la Cour des comptes et du Contrôle général d'Etat, deux institutions qui n'ont jamais fait la preuve de leur efficacité.

Enfin, parce que pressé de récolter les bénéfices de son élection, le gouvernement centrafricain a déjà obéré les ressources naturelles du pays, en concédant, sans débat parlementaire et en dehors de toute analyse stratégique, les exploitations pétrolières et minières à des investisseurs chinois ; ceux-là qui ont favorisé l'éclatement du Soudan, entre le nord islamiste et le sud chrétien !

Après le pétrole, deux conventions d'exploitation des gisements de calcaire de Ndimba et Bobassa viennent d'être signées avec la China Geo-Engineering Corporation. Une autre convention a confié la relance de la filière du coton à la société chinoise State Development Investment Corporation (SDIC). Bientôt, les chinois proposeront l'acquisition de milliers de kilomètres-carrés de terres arables. On renoue ainsi avec la politique patrimoniale qui avait cours sous le régime du président déchu François Bozizé.

 Cette politique économique de la rente ne favorise ni la croissance économique ni le développement inclusif. Du Nigéria au Vénézuela, les exemples de ces échecs sont légions.

Nous savons, depuis David Ricardo et sa théorie des avantages comparatifs, que « la spécialisation d'un pays dans une culture destinée à l'exportation entraîne la baisse de disponibilités sur place des denrées alimentaires de base dans ce pays » (5).

 Dans le cas de la RCA, ce choix politique est d'autant plus risqué qu'il intervient dans une période monétaire instable où l'avenir du franc cfa est autrement chahuté. Il ne faut pas oublier que 60 % de nos recettes d'exportations servent de réserves de garantie à la convertibilité de la monnaie africaine  auprès du Trésor public français. Ce problème n'a pas été évoqué à Bamako, où se tenait le sommet Afrique-France.

 C'est la raison qui amène à proposer, dans le cadre de la mondialisation et dans la perspective des désordres à venir, la commission économique des Etats de l'Afrique centrale (Ceeac) comme seule et unique pôle d'émergence régionale, en lieu et place de la Cémac.

 4 – Il faut relire Pierre-Joseph Proudhon.

Alarme, citoyens !
Formez vos convictions !

 Traité d'anarchiste par les marxistes, et se réclamant comme tel, Pierre-Joseph Proudhon a très tôt saisi la contradiction entre le capitalisme et son impérium sur les masses dans le cadre du suffrage universel direct. « La démocratie du suffrage universel n'est qu'une fausse image du pays », disait-il.

Lui-même élu député et siègeant au parlement, il en vint vite à témoigner du divorce entre le peuple et ses représentants. « Il faut avoir vécu dans cet isoloir qu'on appelle l'Assemblée Nationale pour concevoir comment les hommes qui ignorent le plus complètement l'état d'un pays sont presque toujours ceux qui le représentent » (6).

Voilà pourquoi il ne reconnaît pas le vote individuel comme moyen d'exprimer une volonté collective.

 Mais sans aller comme lui jusqu'à proposer « une république sans constitution et sans limitation de la liberté individuelle », il suffit de voir ce qui se passe au parlement centrafricain pour accorder quelque crédit aux prises de position de l'auteur des « Confessions d'un révolutionnaire ».

Les députés centrafricains viennent ainsi d'avaliser deux conventions de coopération entre la RCA d'un côté et, de l'autre côté, l'Angola et le Burkina-Faso. Ces conventions, négociées par le ministre des Affaires étrangères, étaient pourtant contraires à la Constitution centrafricaine, au moins en ce qui concerne l'Angola. Elles avaient été rejetées lors des travaux au sein de la Commission des affaires étrangères !

 Le Conseil national de transition avait déjà, en son temps, commit le même parjure en votant la création d'une chambre haute, le Sénat, alors que cette proposition avait été rejetée par le Forum intercentrafricain de Bangui.

Comme l'écrit Proudhon, « le suffrage universel est le moyen le plus sûr pour faire mentir le peuple » (7).

 A ce jeu funeste, sauf coup d'Etat, ce qu'à Dieu ne plaise, les citoyens centrafricains n'auront plus d'autre choix que celui de ne pas reélire leurs actuels « Honorables » représentants. Ce sera dans cinq ans, en avril-mai 2021, il sera déjà trop tard. Hélàs !

 Paris, le 21 janvier 2017

 Prosper INDO

  -        1 – Christopher Priest : Le Monde inverti, Calmann-Lévy, Coll. « Dimension SF », 309 p, Paris 1975.

-        2 – Arif Nagis, fondateur et président d'ABRAAJ, fonds d'investissement de Dubaï.

-        3 – Le Haut Commissariat aux Réfugiés (HCR) vient de lancer un appel de fonds de 241 millions de dollars pour venir en aide aux populations sinistrées du Lac Tchad.

-        4 – Prosper Indo : « Le bétail représente de l'argent », Art. non publié, Paris, 13 nov. 2016.

-        5 – David Ricardo : Des principes de l'économie politique et de l'impôt, GF-Flammarion, Paris 1993, 502 p.

-        6 – Pierre-Joseph Proudhon : Les Confessions d'un révolutionnaire pour servir à l'histoire de la Révolution de Février, Paris 1849.

-        7 – Henri Bourgin : Biographie de Pierre-Joseph Proudhon, La grande Encyclopédie, Paris 1886-1902, p. 833-839.

Le vice-président américain sortant, Joe Biden, s'adresse au Forum économique mondial, le 18 janvier 2017 à Davos, en Suisse.

Post-scriptum:
Pour l'anecdote: en ce qui concerne les bus d'occasion de la société BenAfrique, qui ont longtemps abîmé leurs gommes au Brésil avant de traverser l'Atlantique, user leurs amortisseurs au Bénin et cramer leurs moteurs à Bangui, la solution est simple. Le président de la délégation spéciale de la capitale centrafricaine n'a pas été choisi par les Banguissoises et Banguissois. En homme d'affaires "avisé", il a sans doute financé la campagne du président élu. Il a été nommé par le gouvernement, il doit être démis par le gouvernement!

 
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