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07/03/2016

Diane Dufour : l’image pour tous, Les observateurs de demain, Scolarité, Vie culturelle, Arts, Jeunesse

1agld1r.gifDiane Dufour : l’image pour tous

Directrice du BAL – une institution reconnue du monde de la photographie –, Diane Dufour tend la main aux plus jeunes afin de leur faire découvrir l’image, leur donner la parole, favoriser l’échange. Une initiative que l’ancienne directrice de Magnum porte à bras le corps.

« À l’heure où tout est prétexte à capturer les images et à les diffuser, il est important d’offrir aux jeunes une éducation au regard. Penser le monde en images, devenir des regards conscients» : pour ce faire, le cinéaste Raymond Depardon, président du BAL, peut compter sur sa cofondatrice Diane Dufour. Car cette passionnée de photo mène sans relâche une action auprès des lycéens franciliens depuis septembre 2008.

Un ex-« hôtel d’amour »

Diplômée de Sciences Po, après avoir été à la tête de l’agence Magnum, elle découvre en 2004, par hasard, cet espace niché dans le 18e arrondissement. Elle est immédiatement intriguée. « Salle de bal, restaurant et hôtel d’amour construit dans les années 1920, “Chez Isis” était un lieu de rendez-vous des immigrés italiens venus danser derrière la place de Clichy, dans un décor de fresques peintes, escalier monumental et verrière Art déco », explique-t-elle. « Une atmosphère à la Paris de nuit de Brassaï » régnait alors dans l’impasse. Après la guerre, « Chez Isis » se reconvertit et devient le plus grand PMU de France jusqu’en 1992. « Nous rêvions avec Raymond Depardon d'une nouvelle vie pour ce lieu : une plateforme d'exposition, d'édition et de pédagogie dédiée à l'image (photo, cinéma, vidéo) », poursuit-elle.

Mieux voir le monde

« La mission de ce nouvel espace devait s'inscrire d’emblée dans un spectre large, celui du document visuel, dans tous ses états, fixe et en mouvement, avec toute la complexité d’une notion historiquement fluctuante et toute la diversité des pratiques artistiques : des Documents pour artistes d’Eugène Atget au Presque documentaire de Jeff Wall en passant par le Style documentaire de Walker Evans, L’Anthropologie visuelle de Gilles Peress ou le Réalisme critique d’Allan Sekula, pour ne citer que quelques exemples. Différentes hypothèses sur le monde, différentes postures, différentes constructions de l’expérience humaine. » Mais leur ambition ne s’arrête pas là : le lieu tient à « inscrire résolument les arts visuels dans une réflexion sur nos sociétés, permettre à tous de mieux comprendre de qui et de quoi nous sommes les contemporains » dit-elle, citant Giorgio Agamben.

Au cœur du Paris populaire

Et pour comprendre ce monde, et les clichés qui en découlent, Diane Dufour mise sur la jeunesse : « La plupart des galeries et musées sont rassemblés au centre de Paris. En nous implantant dans un quartier populaire relativement désert pour les arts plastiques, nous voulions ouvrir une nouvelle frontière artistique, culturelle et pédagogique. Et trouver un nouveau public. »

Pari osé mais cohérent : cet espace dédié à l'éducation à l'image va donc s’implanter dans ce nord-est parisien qui concentre les 2/3 des établissements scolaires dits de « zones prioritaires ». « Depuis 2008, soit deux ans avant l'ouverture du BAL, notre plateforme pédagogique, La Fabrique du regard, mène un travail en profondeur avec ce public scolaire à Paris et bien au-delà du périphérique. Former des regardeurs, conscients que l’image obéit à des codes, leur donner les outils pour décrypter en citoyens le monde dans lequel ils vivent. Depuis notre plateforme a grandi. En sept ans, nous avons accompagné 10.000 élèves de 6 à 20 ans, issus de 112 établissements de 13 académies, grâce à 300 historiens de l’art, chercheurs, artistes, graphistes, journalistes, iconographes, collectionneurs… Les événements de janvier 2015 nous rappellent la nécessité de nous préoccuper de ces jeunes et de les aider à trouver un sens à ce qu'ils voient. » Concernant les réseaux sociaux, dont l’influence est grandissante auprès des adolescents, Diane Dufour pense qu’ils «contribuent à densifier le flux continu d’images avec lequel nous vivons ». Et ce flux, loin d’être un fléau, constitue un défi : « Pour éveiller la conscience critique et créative des jeunes sur le monde, au travers d’une éducation à l’image et par l'image, il faut justement les aider à décrypter tout cela. »

Les observateurs de demain

C’est peut-être là que réside le cœur de la mission de la Fabrique du regard : donner des outils aux observateurs de demain, apporter une distance critique face à leur environnement, élargir l’horizon culturel géographique, social et mental des jeunes, leur redonner confiance, l'estime de soi, lutter contre l’autocensure des publics fragiles, dépasser leur difficultés d’expression écrite et orale. Et l’action va plus loin : « Les rencontres avec les professionnels (presse, médias, agences, graphistes, webdesigners, diffuseurs...) pour échanger autour des problématiques rencontrées au quotidien dans les métiers de l’image prennent tout leur sens dans ce contexte. »

 

06/03/2016

De la simplicite, apropos de la sérénité, L'art de rester simple, Trouvé dans une église de Baltimore en 1692

1agld1r.gifFaîtes connaissance avec votre ange gardien

20141118_143303.jpgStefan Raducanu, est l'homme le plus heureux qui fait le bonheur d'un plus grand nombre d'autres.

1agld1r.gifAltruisme et bienveillance

On sait par exemple que l'altruisme au travail rend plus heureux, et que globalement, il accroît notre bien-être et notre satisfaction au quotidien.

Ainsi, les actions améliorant le bien-être des autres ont plus de chances de rendre heureux quand elles sont associées à des buts bien précis, et pro-sociaux.

Alors bien sûr, les experts s'accordent à dire que le bonheur ne dépend de nous-même qu'à hauteur de 40%, la génétique y étant pour la moitié, et les 10% restants, de circonstances extérieures (le travail, les relations, l'argent, etc.)

Mais pour être heureux, il faut bien aussi être dans un état d'esprit particulier. Il faut le vouloir. Plusieurs études montrent que le bonheur est avant tout un choix, qu'il s'agisse d'en faire sa priorité numéro un, de s'attarder sur tous les moments positifs qui rythment le quotidien, d'apprendre à être reconnaissant, et pourquoi pas, de se mettre à la méditation....

Faîtes connaissance avec votre ange gardien

Les Anges veillent sur nous depuis notre naissance. Vous êtes inquiet sur votre avenir ? Quels sont vos chances de réussite ? Allez vous rencontrer l'amour ?  Tendez l'oreille vers votre Ange Gardien il sait ce qui est bon pour vous donner le moral...

Vous avez ouvert votre système informatique.

Prenez un papier et un stylo immédiatement, ne remettez pas votre bien-être à demain, vous allez pouvoir passer une journée géniale aujourd'hui...

Les autres, cette part de nous!

Comptez sur les autres comme beaucoup ont su compter sur vous. L'autre est un autre moi. A qui avez-vous parlé de votre job? Comment avez-vous rencontré telle ou telle personne? Qui vous a aidé? Qui avez-vous aidé? Qu'en avez-vous retiré? Qu'avez-vous appris de l'autre et de vos expériences?

Ne perdez plus votre temps

Vous lisez un livre qui ne vous plaît pas? Refermez-le et arrêtez-vous là. Vous regardez une série ou un film qui vous ennuie ? Passez à autre chose. Cessez de perdre votre temps avec des choses qui ne vous apportent pas de plaisir. Votre temps libre est précieux, soyez plus exigeante et privilégiez les expériences agréables.....

Envoyez un message

Vous avez quelqu'un dans votre vie qui vous apporte beaucoup de bonheur? Une personne qui a été là pour vous dans les moments durs, qui vous fait sourire, qui rend votre vie plus belle ? Prenez une minute pour lui envoyer un joli message plein d'amour et de reconnaissance, ça fera du bien à tout le monde (et ça appellera sûrement une réponse agréable de sa part)......

BIEN-ETRE - Comment être heureux? En ne cherchant pas à l'être. C'est, en substance, la conclusion d'une étude publiée dans le Journal of Experimental Social Psychology.

La recette du bonheur, pour Jennifer Aaker, psychologue sociale, Melanie Rudd et Michael Norton, les auteurs de l'étude, est plutôt simple: des actions pro-sociales, et des buts concrets. En d'autres termes: aider les autres avec un objectif réalisable. Selon ces chercheurs, plus les buts sont précis, plus les chances que nos attentes deviennent réalité existent. Au contraire, des objectifs abstraits sont souvent irréalisables....

"Désirer être heureux est clair, la façon de l'atteindre reste indéfinie. L'une des raisons expliquant ce parcours incertain vers le bonheur, c'est que les gens pensent souvent savoir ce qui les mène au bonheur, or leurs prévisions sont souvent inexactes", explique Aaker dans un communiqué.....

1agld1r.gifDe la simplicite, apropos de la sérénité, L'art de rester simple,

Trouvé dans une église de Baltimore en 1692

01/03/2016

Trois préalables à ce “devenir connecté”, Pourquoi nous ne parlerons bientôt plus des objets connectés? Parce que presque tous les objets vont devenir connectés … donc ce sera redondant.

1agld1r.gifPourquoi nous ne parlerons bientôt plus des objets connectés?

Parce que presque tous les objets vont devenir connectés … donc ce sera redondant. Et si on en parle, ce sera seulement lorsque cela ne marche pas… car quand ça marche on oublie que c’est de la techno (Seamless … voir plus bas) ! In fine, il y a aura des objets, existants déjà aujourd'hui, qui demain, en devenant connectés, apporteront une valeur ajoutée. 

Trois préalables à ce “devenir connecté” :
Comme nous l’avons constaté à plusieurs reprises lors de retours d’expériences utilisateurs, pour que, moi, utilisateur final, j’apporte à un écosystème mes data dans un cloud que je ne contrôle pas, il faut au préalable que je sois rassuré sur trois points :

  • la valeur ajoutée (VA) offerte est supérieure à ma crainte de “Big Brother”
  • l’expérience est pour moi “seamless” ou sans contrainte
  • je me sens “in control”

1)    VA > crainte Big Brother : Pour qu’il y ait adoption, il faut que je me sente en confiance. Avec les histoires Sony et NSA, j’ai compris que si la sécurité 100% n’existe même pas pour la première puissance mondiale, il me suffit d’être rassuré sur le fait que l’on a mis en place les bonnes pratiques en ligne avec les enjeux liés à ce type de données. Pour certains, la meilleurs des bonnes pratiques c’est de garder la maîtrise de mes données.

2)    Seamless : Aujourd'hui les promoteurs des objets connectés essayent de me vendre des objets supplémentaires dont je n’ai pas besoin. Pour que j’accepte, il ne faut pas espérer changer mes habitudes de comportement en me demandant le matin par exemple de penser à me mettre un outil à la ceinture ou sur mon T-shirt. C'est le témoignage de patron de Withing, Eric Carel, qui,  il y a deux ans, disait que 70 % des objets connectés vendus finissent au bout de trois semaines au fond d’un tiroir.

3)    In Control : Peu importe, si je me suis fait avoir. Même sans avoir lu les conditions qui font 40 pages, je veux avoir le pouvoir, au creux de ma main, de détruire de façon unilatérale et immédiate la connection. Après avoir été échaudé plusieurs fois par les réseaux sociaux, j'ai maintenant appris. Je retourne la preuve de la charge à la marque (une inversion de plus) en lui demandant ces trois assurances. Cela revient, en terme marketing, à demander la garantie d'un OPT-OUT efficace dans lequel, après un clic de mon doigt sur mon smartphone, mes données sont effacées chez mon ex-tiers-de-confiance et me sont rendues dans un format ouvert pour que je puisse passer à un autre prestataire de mon choix.

À partir du moment où l’on a saisi que la plupart des objets que nous connaissons aujourd'hui vont être demain connectés, on comprend que de multiples espaces d’intermédiations vont être ouverts dans lesquels des nouveaux entrants vont pouvoir se glisser pour créer de la valeur … à mes dépens si je ne cherche pas moi-même rapidement à trouver les nouveaux services attendus. Comme nous l'explique si bien Z#bre, qui est un des lauréats du trophée Innocherche 2014, il devient urgent d'envisager le type de service que chaque fabricant d'objets devra mettre en place dans ce nouvel espace d’intermédiation - au sein d’un écosystème à créer.

Pour l’intermédiation : deux architectures proposées et opposées

D’un côté, les grands acteurs du cloud - Amazon, Samsung, Google (eux trois en mode ouvert) et Apple (lui en mode fermé) - sont en train de proposer une nouvelle architecture pour objets connectés qui offre une valeur forte pour les services futurs avec de nouveaux business models. Dans cette architecture, on coupe en deux la proposition de valeur sur les objets connectés en mettant d'un côté la récupération de la data et sa protection dans le cloud et de l'autre les services qui pourraient en être issus.

Comme nous l'expliquait, lors du dernier voyage en Silicon Valley, de façon humoristique Luc Julia, responsable du projet Sami chez Samsung, le fabricant d'objets connectés isolés n'aura pas suffisamment de data pour faire un service à forte valeur ajoutée. Il résumait ceci en une petite phrase “ your service sucks !”. Par exemple, si je suis une entreprise de surveillance et que je n'ai que l'image vidéo de votre appartement sans avoir les capteurs d‘ouverture de fenêtres, de mouvements et la consommation électrique, je ne pourrai pas me faire une idée précise de ce qui se passe dans votre maison et définir si vous êtes ou non en situation de  cambriolage… et mon service “will suck”.

Donc, pour un particulier, une fois que toutes ses données personnelles sont remontées dans le Cloud avec, pour chacune, un “Manifeste”, c’est à dire un “End User Licence Agreement” précisant qu’il permet l'utilisation de la donnée stockée, alors il peut en confiance accepter les offres de  prestataires de services spécialisés qui, en consolidant les données marquées par exemple “sécurité”, pourront lui offrir un service polyforme qui pourra être “fermer la porte du garage et les volets”.

De l’autre, les partisans d’une architecture type VRM (Vendor Relationship Management) qui inversent la proposition sur la propriété et la sauvegarde de la donnée en proposant qu’elle reste chez le particulier, dans son appareil - ou cloud perso - de façon très sécurisée et encryptée … et que celui-ci n’en donne l’accès en consultation que de façon ponctuelle à des tiers qui en auraient besoin pour un service préalablement validé par lui.

Les veilleurs Innocherche qui partagent notre prisme de lecture sur les usages nous font dire, en résumé, que l’on ne parlera bientôt plus des objets connectés (... et donc qu’il ne faut pas se focaliser sur cet aspect du monde digital futur) et que, en terme d’architecture, les deux approches vont voir le jour. Observons ensemble laquelle aura le plus de succès commercial. Bien sûr à court ou moyen terme pour capter des données il faut créer des expériences et pour cela il faut mettre en œuvre des technos.

Bertrand PETIT - Président de l’association InnoCherche.
Réseau de veille transverse sur les usages
Le 8 février 2016

13:12 Écrit par franceweb dans 21CenturyWebArchive, Art de vivre, Articles, Association | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | | |

 
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