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05/11/2014

Connecter, Trouver, Lire..L'universitaire Evgeny Morozov dénonce le discours des entreprises du numérique, qui camoufle « une nouvelle forme de capitalisme »Contre le « solutionnisme » numérique

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L'universitaire Evgeny Morozov dénonce le discours des entreprises du numérique, qui camoufle « une nouvelle forme de capitalisme ».

Le Monde.fr | 16.10.2014 à 15h29 • Mis à jour le 26.10.2014 à 09h55 | Propos recueillis par Martin Untersinger

On ne sait pas si Evgeny Morozov a beaucoup d'amis dans la Silicon Valley. Mais une chose est certaine : dans cette enclave californienne d'où sont issus la plupart des géants du Web (Google, Facebook, Yahoo!, Twitter, etc.), cet intellectuel biélorusse a quelques ennemis.

Evgeny Morozov lors d'une conférence à Londres en mars 2013. Evgeny Morozov lors d'une conférence à Londres en mars 2013. | January/CC-BY-2.0

Il s'est d'abord attaqué au caractère parfois ambigu de la liberté en ligne et des discours qui l'entourent dans son premier ouvrage The Net Delusion (non traduit en français).

Il entreprend, dans son dernier livre Pour tout résoudre, cliquez-ici (FYP éditions) un démontage au vitriol des discours et de l'idéologie des entrepreneurs et des patrons américains du numérique, dont les entreprises font partie du quotidien de millions d'internautes.

Lire (édition abonnés) : Contre le « solutionnisme » numérique

Dans votre livre, vous critiquez le discours issu des entreprises de la Silicon Valley, que vous qualifiez de « solutionnisme ». Comment le définiriez-vous en quelques phrases, et quelle menace fait-il peser ?

Le solutionnisme, c’est la tendance qu’ont certains acteurs, spécifiquement les entrepreneurs et les entreprises de la Silicon Valley, à prétendre qu’ils savent comment résoudre de grands problèmes politiques et sociétaux. Il s’agit par exemple de la tendance à compter sur des applications, des appareils de self-tracking [le fait de collecter soi-même des données personnelles sur ses activités], des capteurs divers de plus en plus présents dans notre vie quotidienne pour résoudre des problèmes de société. Le principal danger, c’est que nous dépendions de quelques entreprises pour s’attaquer à des questions qu’on avait jusqu’ici l’habitude de résoudre collectivement, à travers l’Etat ou d’autre actions collectives.

« Nous dépendons d'entreprises pour s’attaquer à des questions qu’on avait l’habitude de résoudre collectivement »

Les technologies ne sont pas des intermédiaires neutres, elles redéfinissent aussi le problème auquel elles s’attaquent. Si vous vous attaquez par exemple au changement climatique en suivant exactement combien d’énergie vous consommez dans votre maison, si vous tentez de mettre fin au problème de l’obésité en prenant pour acquis le fait qu’elle est uniquement issue de mauvaises habitudes de la part de l’individu, vous finissez par mettre de côté des facteurs sociaux et politiques plus importants. L’obésité n’existe pas seulement parce que les gens s’alimentent mal, c’est aussi parce que les entreprises agroalimentaires ont trop de pouvoir, parce qu’on ne régule pas assez la publicité qu’elles adressent aux enfants, parce que, aux Etats-Unis par exemple, les infrastructures ne sont pas conçues pour favoriser la marche à pied. C’est un vaste ensemble de facteurs qui sont oubliés lorsque la technologie seule est l’outil par défaut pour orienter les actions d’un individu.

Dans votre livre, vous dites que les solutionnistes rejettent la politique et la remplacent par des algorithmes. Mais ces entreprises de la Silicon Valley ne font-elles pas également de la politique ?

La vision classique de la politique, où on débat du bien commun et de la manière de l’atteindre, est remplacée par une réponse standard qui est : le problème vient de l’individu. C’est bien sûr une forme de régime politique, qui n’a rien à voir avec la démocratie telle qu’on la définit habituellement.

Comment définiriez-vous ce régime ?

Le libéralisme ! Ce que l’on voit dans la Silicon Valley, c’est un programme qui ne questionne pas du tout l’extension omniprésente du marché, y compris dans les domaines politiques et sociaux.

Vous écrivez dans votre livre que ces entreprises de la Silicon Valley ne comprennent pas la politique et s’en tiennent à l’écart. Mais les hommes politiques ont tendance à se rapprocher de ces entreprises.

Cela leur permet de se présenter comme étant dans l’air du temps, d’être perçus comme pro-innovation. Et, en ce moment, être pro-innovation est toujours bien vu, notamment parce qu’il n’y a plus assez d’argent pour s’attaquer aux grands problèmes de manière ambitieuse. En ces temps de crise politique et économique, les géants de la Silicon Valley ont la vie facile et peuvent se présenter comme nos sauveurs, car les solutions qu’ils apportent semblent fonctionner.

Mais, à l’inverse, n’y a-t-il pas un problème d’hommes politiques qui ne comprennent pas la technologie, qui ne l’utilisent pas ?

« Personne ne traite la Silicon Valley avec la même suspicion avec laquelle on traite Wall Street »

Je suis peut-être cynique, mais aujourd’hui les hommes politiques savent ce que les lobbyistes leur disent. S’ils ont besoin de savoir ce que les industries du divertissement savent, ils le sauront. Et si cette industrie est plus forte que l’industrie des nouvelles technologies, eh bien ils n’en sauront pas plus. En ce sens, je ne crois pas en une politique épistémologique ou davantage de connaissances va tout simplement améliorer les choses. Si c’était le cas, il suffirait d’envoyer quelques politiciens en séminaire.

La technologie n’est pas différente d’autres domaines : l’assurance, la banque… Mais aujourd’hui personne ne traite la Silicon Valley avec la même suspicion avec laquelle on traite Wall Street. Je pense qu’on devrait. C’est seulement en considérant ces acteurs comme des acteurs économiques rationnels, qui recherchent un but économique, qu’on pourra saisir se rendre compte de leur pouvoir. Si on les considère uniquement comme des innovateurs qui rendent notre vie meilleure sans rechercher le profit, ils continueront de d’avoir la voie libre.

Vous écrivez que les entreprises de la Silicon Valley s’en remettent totalement à leurs algorithmes, qui sont souvent présentés comme neutres et impartiaux. Mais les algorithmes sont créés par des humains, ils ont un impact sur le monde. Faut-il, comme le suggère en France le Conseil d’Etat, introduire de la bonne vieille politique dans les algorithmes, sur leur transparence par exemple ?

« Ces entreprises et ces algorithmes sont de nouveaux types d’infrastructures »

Cela dépend. On peut mettre en place un système d’inspection, d’audit des algorithmes, mais on peut aussi défendre l’idée selon laquelle l’algorithme constitue un secret commercial. D’un autre côté, je ne veux pas qu’on se limite à un seul mode d’action juridique ou législatif. La meilleure façon de résoudre les problèmes qui peuvent se poser, avec Google par exemple, c’est peut-être de réfléchir davantage à la création de moteurs de recherche non commerciaux, ou en tout cas non financé par la seule publicité.

Bien sûr, c’est très compliqué, et il serait naïf de considérer qu’il y a une volonté politique ou de l’argent pour investir dans ce type d’infrastructures. Car ces entreprises et ces algorithmes sont de nouveaux types d’infrastructures, de la même manière que le sont les routes, les chemins de fer, l’eau ou l’électricité. Pourquoi ne pas adopter pour les technologies de l’information l’approche que nous avons eu dans le passé concernant les infrastructures traditionnelles ? Le problème, c’est que toutes les grandes infrastructures non numériques sont passées entre les mains d’acteurs privés, car l’Etat providence est au bord du gouffre. C’est difficile de croire qu’on pourra avoir un investissement public dans ce domaine.

C’est un sujet très compliqué, mais il faudra bientôt s’en saisir, car, au final, tout revient aux questions suivantes : qui détient les infrastructures ? Qui gagne de l’argent avec ? Par exemple : comment les gouvernement vont-il gérer la pression qui va s’exercer pour qu’ils privatisent les données de leurs propres citoyens ? Selon moi, c’est la prochaine évolution. Les Etats vont accéder aux données des gens comme vous et moi et les vendre en masse aux publicitaires, cela arrive déjà un peu en Grande-Bretagne où le gouvernement vend des données médicales. C’est la nouvelle frontière de la privatisation.

Vous dites que l'imperfection de la société est parfois salutaire, et que la technologie ne devrait pas s'y attaquer. Avez-vous un exemple ?

« On va finir dans un système kafkaïen »

Je ne veux pas d’un système qui applique des décisions automatiquement. Je ne veux pas d’un système qui vous empêche de pénétrer dans une certaine zone d’une ville si le système pense que vous êtes susceptible de commettre un délit. Ce n’est pas une question de technologie, mais plutôt de la manière dont on met en place une règle. Bien sûr, on peut souscrire à l’idée que l’Etat doit être une bureaucratie qui ne déroge jamais à la règle et considérer qu’y déroger ne peut causer que des problèmes. Mais je viens d’un pays d’Europe de l’Est, et je sais qu’un système comme cela peut être mis en place de manière si injuste que la seule manière de s’en sortir est de contourner le système. Si on a un système très strict, avec des caméras partout, de la biométrie, qui ne laisse aucune marge de manœuvre, alors on va finir dans un système kafkaïen.

A plusieurs reprises vous semblez regretter la disparition d'une certaine forme d'expertise, d'élites traditionnelles. N'est-ce pas une vision oligarchique ?

Non, je ne pense pas. C’est une façon de signaler qu’il y a des autorités et de l’expertise qui fonctionnent différemment de la simple agrégation des opinions des utilisateurs ou des citoyens. C’est une façon de procéder qui doit être défendue. Il est absurde que la Silicon Valley se félicite d’avoir des milliers de critiques pour un livre sur Amazon au lieu d’une seule dans la New York Review of Books. Ce sont deux choses différentes. Ce n’est pas que l’une soit meilleure que l’autre, nous devons les encourager toutes les deux, mais elles fonctionnent différemment.

Sur l’aspect plus politique, les efforts pour réformer la politique entrepris par la Silicon Valley ne sont pas sous-tendus par une vision sophistiquée de la politique. Ces gens n’ont pas compris ce que c’est que représenter. Ils ne savent pas ce que les hommes politiques font depuis des siècles. Ça ne veut pas dire que le système actuel fonctionne, au contraire, mais je ne pense pas que remplacer un système qui ne fonctionne pas par un autre qui ne fonctionne pas non plus soit un succès.

Cela fait désormais un an et demi que les documents soustraits à la NSA par Edward Snowden ont commencé à être publiés. Que pensez-vous de la réaction qui a suivi ?

« Nous sommes dans une nouvelle forme de capitalisme »

La réaction à ces fuites a été faiblarde. J’aurais esperé qu’il y ait plus d’indignation, et cela n'a pas abouti à repenser les choses, même en Europe où il y aurait pu y avoir une pression plus forte. Le débat en Europe a été confisqué par les grandes entreprises de télécoms, qui ont l’oreille des gouvernements. Par ailleurs, le débat se concentre sur le terrain juridique alors que, pour moi, la question est économique.

Nous sommes dans une nouvelle forme de capitalisme, où l’on paie des biens et des services avec nos données, qui sont ensuite vendues contre de la publicité. Au lieu de prendre cela en compte et de comprendre les nouvelles structures à mettre en place pour réguler cette nouvelle forme de capitalisme, nous faisons semblant de penser que rien n’a changé depuis cinquante ans, qu’on vit encore dans la société du téléphone et que tout ce qu’il y a à faire est de changer nos lois et peut-être d’avoir plus de supervision. Ça a été la réponse par défaut aux révélations de Snowden. On tourne en rond avec ces questions juridiques.

Que pensez-vous du droit au déréférencement, aussi appelé « droit à l’oubli », reconnu récemment par la justice européenne ?

Je pense que d’un point de vue idéologique, cela va dans la bonne direction. On donne davantage de pouvoirs aux citoyens sur la manière dont leurs informations circulent et apparaissent en ligne. Le contenu précis de la décision peut être critiquée en ce que cela donne à Google le pouvoir de décider quelle information relève de l’intérêt public. C’est une provocation utile, cela va nous amener à penser plus précisément à la manière dont on peut ralentir la fusion de toutes les sphères sociales. Les données vous concernant en tant que citoyen, en tant qu’artiste, en tant que journaliste sont en train d’être agrégées en un seul endroit, accessible en ligne. Je ne suis pas sûr que ce soit une bonne évolution.

Lire le post de blog : La Silicon Valley est-elle un programme politique ?

04/11/2014

For Students->7 countries where Americans can study at universities, in English, for free (or almost free)

October 29

Since 1985, U.S. college costs have surged by about 500 percent, and tuition fees keep rising. In Germany, they've done the opposite.

The country's universities have been tuition-free since the beginning of October, when Lower Saxony became the last state to scrap the fees. Tuition rates were always low in Germany, but now the German government fully funds the education of its citizens -- and even of foreigners.

Explaining the change, Dorothee Stapelfeldt, a senator in the northern city of Hamburg, said tuition fees "discourage young people who do not have a traditional academic family background from taking up study.  It is a core task of politics to ensure that young women and men can study with a high quality standard free of charge in Germany."

What might interest potential university students in the United States is that Germany offers some programs in English -- and it's not the only country. Let's take a look at the surprising -- and very cheap -- alternatives to pricey American college degrees.

Germany

Germany's higher education landscape primarily consists of internationally well-ranked public universities, some of which receive special funding because the government deems them "excellent institutions." What's more, Americans can earn a German undergraduate or graduate degree without speaking a word of German and without having to pay a single dollar of tuition fees: About 900 undergraduate or graduate degrees are offered exclusively in English, with courses ranging from engineering to social sciences. For some German degrees, you don't even have to formally apply.

In fact, the German government would be happy if you decided to make use of its higher education system. The vast degree offerings in English are intended to prepare German students to communicate in a foreign language, but also to attract foreign students, because the country needs more skilled workers.

Finland

This northern European country charges no tuition fees, and it offers a large number of university programs in English. However, the Finnish government amiably reminds interested foreigners that they "are expected to independently cover all everyday living expenses." In other words: Finland will finance your education, but not your afternoon coffee break.

France

There are at least 76 English-language undergraduate programs in France, but many are offered by private universities and are expensive. Many more graduate-level courses, however, are designed for English-speaking students, and one out of every three French doctoral degrees is awarded to a foreign student.

"It is no longer needed to be fluent in French to study in France," according to the government agency Campus France. The website studyportals.eu provides a comprehensive list of the available courses in France and other European countries.

Public university programs charge only a small tuition fee of about 200 dollars for most programs. Other, more elite institutions have adopted a model that requires students to pay fees that are based on the income of their parents. Children of unemployed parents can study for free, while more privileged families have to pay more. This rule is only valid for citizens of the European Union, but even the maximum fees (about $14,000 per year) are often much lower than U.S. tuition fees. Some universities, such as Sciences Po Paris, offer dual degrees with U.S. colleges.

Sweden

This Scandinavian country is among the world's wealthiest, and its beautiful landscape beckons. It also offers some of the world's most cost-efficient college degrees. More than 900 listed programs in 35 universities are taught in English. However, only Ph.D programs are tuition-free.

Norway

Norwegian universities do not charge tuition fees for international students. The Norwegian higher education system is similar to the one in the United States: Class sizes are small and professors are easily approachable. Many Norwegian universities offer programs taught in English. American students, for example, could choose "Advanced Studies for Solo Instrumentalists or Chamber Music Ensembles" or "Development Geography."

But don't expect to save money in Norway, which has one of the world's highest costs of living for expats.  And be careful where you decide to study. "Winters in general are quite different in different parts of the country, with the north having hard, arctic winters, and the southwest mostly having mild, wet average European winters," the Norwegian Center for International Cooperation in Education notes.

Slovenia

About 150 English programs are available, and foreign nationals only pay an insignificant registration fee when they enroll. Slovenia borders Italy and Croatia, among Europe's most popular vacation destinations. However, Times Higher Education, a weekly magazine based in London, did not list one Slovenian university in its recent World University Ranking.

Brazil 

Some Brazilian courses are taught in English, and state universities charge only minor registration fees. Times Higher Education ranks two Brazilian universities among the world's top 400: the University of Sao Paulo and the State University of Campinas. However, Brazil might be better suited for exchange students seeking a cultural experience rather than a degree.

"It is worth remembering that most of USP activities are carried out in Portuguese," the University of Sao Paulo reminds applicants on its website.

Rick Noack writes about foreign affairs. He is an Arthur F. Burns Fellow at The Washington Post.

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17:17 Écrit par franceweb dans 21CenturyWebArchive, Articles, Dipl.Ing.Stefan V.Raducanu, Education | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | | |

Ing.StefanV.Raducanu>I should have retired 10 years ago, but I still have ideas->Beyond Innovation, Inspiring everyone ->Better websites for all->know about Digital Marketing, Customer Experience, Social Business and Info Management.Thanks for joining us!

Developed at UC San Diego more than a decade ago, brincidofovir takes on Ebola

Dr Karl Hostetler and James R Beadle PhD

Photo by Ryan Parks/UC San Diego Health Sciences Marketing and Communications

Scientists Try Old Weapon Against Deadly New Target

Developed at UC San Diego more than a decade ago, brincidofovir takes on Ebola

With the Ebola crisis ongoing, much attention is focused upon finding a drug capable of slowing – if not stopping – the infectious, deadly and terrifying virus.

There is Zmapp, of course, the experimental biopharmaceutical produced by a San Diego-based biotech firm that was used briefly before supplies ran out. There are other anti-Ebola drugs reportedly under development in Oregon, Canada and China.

And there is brincidofovir, a compound with a decidedly unwieldy name that was discovered more than a decade ago by researchers at UC San Diego. Brincidofovir (pronounced brin-SIGH-doh-fo-veer) wasn’t invented to fight Ebola – the scientists were actually looking for a new way to fend off the menace of bioterrorism – but it may represent one of the best chances yet to conquer a virus that has killed more than 4,500 people, almost all in stricken West Africa.

In 1999, Dr. Karl Hostetler, then a professor of medicine in UC San Diego School of Medicine, got a call from officials at the National Institute of Allergy and Infectious Diseases. They posed a question: Could he help create a new drug to protect Americans if bioterrorists unleashed smallpox – the one-time global scourge now restricted to a few high-security labs?

There was already a drug called cidofovir that might serve, but it required an injection. NIAID officials wanted a pill, something safe, stable and broadly effective against not just smallpox, but other highly infectious, deadly viruses that might be deployed as bioweapons.

“There was a lot of talk and fear about such attacks at the time,” recalled Hostetler, now professor emeritus. “It’s still a legitimate concern.”

Hostetler, who studied the lipid molecules necessary to build cell membranes and was working on improved ways to deliver therapeutic drugs inside cells, agreed to help. Funding from NIAID arrived within days.

Over the next few years, he and colleagues created multiple analogs or variations of cidofovir. The first was brincidofovir. In cultured cell tests, the compound proved active against an array of viruses, blocking their ability to replicate.

“With any disease that causes high mortality, the idea isn’t so much to absolutely stop viral replication as to slow it down so that the patient’s immune system can catch up and ultimately eradicate the infection,” Hostetler said.

One of the viruses seemingly impacted by brincidofovir is Ebola, though Hostetler’s focus at the time was elsewhere. Brincidofovir targets double-stranded DNA viruses like herpes, cytomegalovirus, Epstein-Barr, hepatitis and papillomavirus. Ebola is an RNA virus. It replicates differently.

“Brincidofovir is the first broad-spectrum antiviral for DNA viruses. It’s not unprecedented that it might also work against RNA viruses like Ebola, but back then, the greatest interest was in DNA viruses,” he said.

Unable to arouse outside interest and investment in brincidofovir, Hostetler founded Chimerix in Durham, N.C. to further develop the drug – both for smallpox and for other diseases. These efforts have progressed measurably. Phase 3 trials under the Food and Drug Administration’s (FDA) animal rule are planned next year for a smallpox treatment. Phase 3 human trials are underway for brincidofovir as a therapy for cytomegalovirus and adenovirus – common viruses that can cause fever, diarrhea, conjunctivitis and bladder infections, but in persons with weakened or suppressed immune systems are life-threatening.

Hostetler left Chimerix in 2012, well before the company began to seriously investigate brincidofovir’s activity against Ebola. But he has closely watched developments from the outside the company and has seen some of Chimerix’ in vitro data describing brincidofovir’s activity against Ebola.

(Full disclosure: Hostetler has no advisory or consulting role with Chimerix, but does retain founder’s stock in the company. He would receive royalties, per university regulations, if brincidofovir reaches market.)

“The data are impressive.The drug appears to be effective against Ebola in vitro at concentrations similar to that reported for several DNA viruses that brincidofovir successfully treats in humans. In other words, the in vitro evidence so far suggests it might be an effective treatment, even though Ebola is an RNA virus.”

Brincidofovir may have some advantages over other Ebola drugs under investigation.

First, it’s a small molecule drug, which means that unlike Zmapp, whose antibodies must be grown in a plant model, a time-consuming process, the manufacture of brincidofovir is comparatively quick and easily scaled up.

Second, brincidofovir has been clinically tested on more than 1,000 human subjects, many of whom were desperately ill, and many of whom were children. Such cases suggest the drug isn’t likely to make a sick patient worse. The other potential Ebola drugs have yet to be clinically tested in humans.

Finally, there is science explaining how brincidofovir may work against an RNA virus like Ebola. It’s not a complete mystery. It’s not magic. And Hostetler notes both the U.S. Centers for Disease Control and the FDA wouldn’t be supportive of accelerating brincidofovir’s development if they didn’t think they had cause.

“The FDA wouldn’t have given emergency investigational new drug status to brincidofovir if it hadn’t already seen some encouraging data.”

Hostetler said he’s optimistic about brincidofovir, but added that everything depends upon the results of further rigorous, controlled, large-scale studies. Some of that can happen in the United States, but the real testing ground will be Africa, Ebola’s home turf.

“You need to evaluate where there are enough patients,” he said.

Meanwhile, he is busy doing battle against a different virus – human papillomavirus (HPV), a sexually transmitted infection that is linked to cervical cancer. In 2012, he founded Hera Therapeutics (his fourth biotech startup after Vical, Triangle Pharmaceuticals and Chimerix) to develop a topical agent to treat HPV. He hopes to launch its phase 1 clinical trial in about a year.

“I should have retired 10 years ago, but I still have ideas,” he said.

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