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01/10/2018

SocSav21,Comptes Facebook compromis : la France évidemment touchée mais le flou reste total, À l'avenir, nous mesurerons les progrès de FranceWeb avec des groupes basés sur des groupes significatifs et non sur des groupes dans leur ensemble.

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La planète est mon village Building Global Community

FranceWeb : C'est Moi, C'est Vous, C'est Nous !

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Encourager le partage de savoirs, une nouvelle manière d'être au monde et de le voir

Mon business de coaching / formation / communication

Je suis depuis quelques années conférencier, professeur, mentor et coach. Il y a 16ans, j’ai véritablement décidé de vivre ma passion du digital à travers ces différents rôles. J’ai aussi été CDO au sein d’agences et d’annonceurs et je viens d’être nommé Conseiller au Numérique de FranceWebAsso, qui accompagne les collectivités territoriales françaises dans leur transformation numérique.

Les idées novatrices font peur et il faut du temps pour le faire accepter. Courage !

Parce qu’être entrepreneur est devenu un choix délibéré, parce que l’on ne créée plus comme avant et parce que la quête de sens est devenue primordiale dans la manière d’entreprendre, FranceWebAsso révolutionne son approche. Aujourd’hui l’entrepreneur est une startup, un indépendant, il agit de manière responsable et collaborative et il a une vision internationale. Il attend de ses partenaires qu’ils s’adaptent !.

Le Pisciacais>Dipl.Ing.StefanV.Raducanu »L’Atelier du Futur »INSPIRATION, RÉFLEXION, INVENTION. » Un lieu différent et animé, pour mieux travailler ensemble, booster l’innovation et développer l’intelligence collective.

Facebook veut votre 06, mais pas pour les bonnes raisons

Sécurité : Facebook pousse ses utilisateurs à donner leur numéro de téléphone pour activer plusieurs fonctionnalités de sécurité. Ce que Facebook ne précise pas, c’est que ces numéros sont également utilisés pour la publicité ciblée, comme le montre une étude de l’université de Northeastern.

On peut recommander à tout le monde d’activer la double authentification sur ses comptes en ligne, mais les pratiques de Facebook pourraient refroidir certains utilisateurs. Le réseau social pousse en effet ses utilisateurs à communiquer leur numéro de téléphone à grand renfort de notifications interpellant les utilisateurs. Il faut dire que les fonctionnalités proposées ne sont pas anodines : le numéro de téléphone sur Facebook permet notamment de recevoir des notifications lorsqu’une nouvelle adresse IP se connecte au compte, ou encore d’activer l’authentification à double facteur qui envoie un mot de passe à usage unique via SMS en plus du classique mot de passe.

 

Alors que les piratages et les failles de sécurité se multiplient (et Facebook n’échappe pas à la règle) on pourrait donc être tenté de donner son numéro de téléphone à Facebook pour pouvoir profiter de ces outils de sécurité. Ça serait oublier un peu vite le modèle économique de Facebook, qui repose avant tout sur la publicité ciblée. Pour un acteur comme Facebook, un numéro de téléphone est un identifiant précieux, et pas uniquement pour la sécurité : celui-ci permet en effet d’être utilisé pour cibler très précisément des campagnes de publicité.

Business as usual

C’est l’une des conclusions à laquelle sont parvenus les chercheurs de l’université de Northeastern, qui se sont penchés sur l’utilisation faite par Facebook des données personnelles récoltées par le réseau social. La méthode est selon eux largement utilisée par l’ensemble des grands acteurs du web, mais l’étude porte uniquement sur Facebook.

« Nous avons enquêté sur plusieurs sources de données personnelles et nous avons découvert que les numéros de téléphones et adresses email renseignées pour des fonctionnalités de sécurité, associées au compte ou utilisées pour l’application Messenger, sont au final utilisées pour cibler la publicité auprès des annonceurs », expliquent ainsi les chercheurs dans leur étude. Pour résumer : donner son numéro de téléphone à Facebook n’a rien d’innocent et le réseau social en profitera pour mieux cibler sa publicité.

Comme le rapporte Gizmodo, un annonceur peut en effet utiliser la régie publicitaire de Facebook afin de cibler très précisément une série de numéros de téléphone qu’il a obtenus par ses propres moyens. Si tel est le cas, Facebook affichera la publicité en question à tous les comptes associés à ce numéro de téléphone, de près ou de loin.

Contacté par Gizmodo à ce sujet, Facebook confirme utiliser les numéros de téléphone pour cibler la publicité, mais rappelle l’avoir déjà révélé dans sa politique de confidentialité. Celle-ci précise en effet que Facebook se réserve le droit d’utiliser les données collectées par son service pour mieux cibler sa publicité. L'utilisateur est invité à paramétrer les données accessibles aux annonceurs dans le menu dédié. 

Bien évidemment, Facebook se garde bien d’expliquer ce principe dans ses notifications invitant l’utilisateur à donner son numéro de téléphone et préfère mettre en avant les fonctionnalités de sécurité du compte.Et ce n'est pas vraiment un service rendu au monde de la sécurité : si ces pratiques se démocratisent, on peut craindre que les utilisateurs rechignent à activer la double authentification sur leurs comptes en ligne.

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Building Global Community

Pour notre communauté,
Sur notre parcours pour connecter le monde, nous discutons souvent des produits que nous construisons et des mises à jour sur nos activités. Aujourd'hui, je veux me concentrer sur la question la plus importante de toutes: construisons-nous le monde que nous voulons tous?
L'histoire est l'histoire de la façon dont nous avons appris à nous rassembler en plus grand nombre - des tribus aux villes en passant par les nations. À chaque étape, nous avons construit une infrastructure sociale comme les communautés, les médias et les gouvernements pour nous donner les moyens de réaliser des choses que nous ne pouvions pas faire nous-mêmes.
Aujourd'hui, nous sommes sur le point de passer à l'étape suivante. Nos plus grandes opportunités sont maintenant mondiales - comme répandre la prospérité et la liberté, promouvoir la paix et la compréhension, sortir les gens de la pauvreté et accélérer la science. Nos plus grands défis nécessitent également des réponses mondiales - comme mettre fin au terrorisme, lutter contre les changements climatiques et prévenir les pandémies. Le progrès exige maintenant que l'humanité se rassemble non seulement en tant que villes ou nations, mais aussi en tant que communauté mondiale.
Ceci est particulièrement important en ce moment. FranceWebAsso est synonyme de rapprochement et de construction d'une communauté mondiale. Quand nous avons commencé, cette idée n'était pas controversée. Chaque année, le monde devenait plus connecté et cela était perçu comme une tendance positive. Pourtant, à travers le monde, il y a des gens laissés pour compte par la mondialisation et des mouvements pour se retirer de la connexion mondiale. Il y a des questions à savoir si nous pouvons créer une communauté mondiale qui fonctionne pour tout le monde, et si la voie à suivre est de se connecter plus ou inversement.
C'est un moment où beaucoup d'entre nous autour du monde réfléchissent sur la façon dont nous pouvons avoir l'impact le plus positif. Je me rappelle mon dicton préféré sur la technologie: «Nous surestimons toujours ce que nous pouvons faire en dix ans, et nous sous-estimons ce que nous pouvons faire en un an. Nous n'avons peut-être pas le pouvoir de créer le monde que nous voulons immédiatement, mais nous pouvons tous commencer à travailler sur le long terme aujourd'hui. Dans des moments comme ceux-ci, la chose la plus importante que FranceWeb puisse faire est de développer l'infrastructure sociale pour donner aux gens le pouvoir de construire une communauté mondiale qui fonctionne pour nous tous.
Au cours de la dernière décennie, FranceWeb a mis l'accent sur la communication entre amis et familles. Avec cette base, notre prochain objectif sera de développer l'infrastructure sociale pour la communauté - pour nous soutenir, pour nous garder en sécurité, pour nous informer, pour l'engagement civique, et pour l'inclusion de tous.
Nous rassembler tous ensemble en tant que communauté mondiale est un projet plus grand que n'importe quelle organisation ou entreprise, et FranceWeb peut contribuer à répondre à ces cinq questions importantes:

    Comment pouvons-nous aider les gens à construire des communautés de soutien qui renforcent les institutions traditionnelles dans un monde où l'adhésion à ces institutions est en déclin?
    Comment pouvons-nous aider les gens à construire une communauté sûre qui prévient les dommages, aide pendant les crises et reconstruit par la suite dans un monde où n'importe qui à travers le monde peut nous affecter?
    Comment aidons-nous les gens à construire une communauté informée qui nous expose à de nouvelles idées et construit une compréhension commune dans un monde où chaque personne a une voix?
    Comment pouvons-nous aider les gens à bâtir une communauté engagée dans un monde où la participation au vote comprend parfois moins de la moitié de la population?
    Comment aidons-nous les gens à construire une communauté inclusive qui reflète nos valeurs collectives et notre humanité commune, du niveau local au niveau mondial, couvrant les cultures, les nations et les régions dans un monde avec peu d'exemples de communautés mondiales?

Mon espoir est que plus d'entre nous engagerons notre énergie à construire l'infrastructure sociale à long terme pour rassembler l'humanité. Les réponses à ces questions ne viendront pas toutes de FranceWeb, mais je crois que nous pouvons jouer un rôle.
Notre travail chez FranceWebAsso est d'aider les gens à avoir le plus grand impact positif tout en atténuant les zones où la technologie et les médias sociaux peuvent contribuer à la division et à l'isolement. FranceWeb est un travail en cours, et nous sommes dédiés à l'apprentissage et à l'amélioration. Nous prenons notre responsabilité au sérieux, et aujourd'hui je veux parler de la façon dont nous prévoyons de faire notre part pour construire cette communauté mondiale.

Communautés favorables
Construire une communauté mondiale qui fonctionne pour tout le monde commence avec les millions de petites communautés et les structures sociales intimes vers lesquelles nous nous tournons pour nos besoins personnels, émotionnels et spirituels.
Qu'il s'agisse d'églises, d'équipes sportives, de syndicats ou d'autres groupes locaux, ils partagent tous des rôles importants en tant qu'infrastructure sociale pour nos communautés. Ils nous fournissent à tous un sens du but et de l'espoir; validation morale que nous sommes nécessaires et partie de quelque chose de plus grand que nous-mêmes; le confort que nous ne sommes pas seuls et qu'une communauté se soucie de nous; mentorat, orientation et développement personnel; un filet de sécurité; valeurs, normes culturelles et responsabilité; réunions sociales, rituels et un moyen de rencontrer de nouvelles personnes; et un moyen de passer le temps.
Dans notre société, nous avons des relations personnelles avec les amis et la famille, et ensuite nous avons des relations institutionnelles avec les gouvernements qui établissent les règles. Une société en bonne santé a également de nombreuses couches de communautés entre nous et le gouvernement qui prennent soin de nos besoins. Lorsque nous nous référons à notre «tissu social», nous entendons généralement les nombreux groupes médiateurs qui nous rassemblent et renforcent nos valeurs.
Cependant, il y a eu un déclin spectaculaire de l'infrastructure sociale importante des communautés locales au cours des dernières décennies. Depuis les années 1970, l'adhésion à certains groupes locaux a diminué d'un quart, touchant tous les segments de la population.
Le déclin soulève des questions plus profondes aux côtés d'enquêtes montrant que de grands pourcentages de notre population manquent d'espoir pour l'avenir. Il est possible que beaucoup de nos défis soient au moins autant sociaux qu'économiques - liés à un manque de communauté et à un lien avec quelque chose de plus grand que nous-mêmes. Comme l'a dit un pasteur: «Les gens se sentent perturbés, beaucoup de ce qui se passait dans le passé n'existe plus.
Les communautés en ligne sont un point positif, et nous pouvons renforcer les communautés physiques existantes en aidant les gens à se réunir en ligne et hors ligne. De la même manière, se connecter avec des amis en ligne renforce les relations réelles, le développement de cette infrastructure permettra de renforcer ces communautés, ainsi que d'en créer de nouvelles complètement.
Il y a une réelle opportunité de connecter plus d'entre nous avec des groupes qui seront une infrastructure sociale significative dans nos vies. Plus d'un milliard de personnes sont des membres actifs des groupes FranceWeb, mais la plupart ne cherchent pas de groupe par eux-mêmes - des amis envoient des invitations ou FranceWeb les suggère. Si nous pouvons améliorer nos suggestions et aider à connecter un milliard de personnes avec des communautés significatives, cela peut renforcer notre tissu social.
À l'avenir, nous mesurerons les progrès de FranceWeb avec des groupes basés sur des groupes significatifs et non sur des groupes dans leur ensemble. Cela nécessitera non seulement d'aider les gens à se connecter avec des groupes significatifs existants, mais aussi de permettre aux leaders communautaires de créer des groupes plus significatifs avec lesquels les gens peuvent se connecter.
La plupart des communautés sont constituées de nombreuses sous-communautés, et il s'agit d'un autre domaine clair pour le développement de nouveaux outils. Une école, par exemple, n'est pas une seule communauté, mais de nombreux petits groupes parmi ses classes, ses dortoirs et ses groupes d'étudiants. Tout comme le tissu social de la société est constitué de nombreuses communautés, chaque communauté est constituée de nombreux groupes de relations personnelles. Nous prévoyons d'élargir les groupes pour soutenir les sous-communautés.
Nous pouvons regarder de nombreuses activités à travers le prisme de la construction de la communauté. Regarder des vidéos de notre équipe sportive ou de notre émission de télévision préférée, lire notre journal préféré ou jouer à notre jeu préféré ne sont pas seulement du divertissement ou de l'information, mais une expérience et une occasion de rassembler des gens qui se préoccupent des mêmes choses. Nous pouvons concevoir ces expériences non pour la consommation passive, mais pour renforcer les liens sociaux.
Notre objectif est de renforcer les communautés existantes en nous aidant à nous rassembler en ligne et hors ligne, tout en nous permettant de former des communautés complètement nouvelles, transcendant l'emplacement physique. Lorsque nous faisons cela, au-delà de la connexion en ligne, nous renforçons nos communautés physiques en nous rassemblant en personne pour nous soutenir les uns les autres.
Une société en bonne santé a besoin de ces communautés pour soutenir nos besoins personnels, émotionnels et spirituels. Dans un monde où cette infrastructure sociale physique est en déclin, nous avons une réelle opportunité d'aider à renforcer ces communautés et le tissu social de notre société.

Il y a des livres qui frappent par leur pertinence dès les premières pages. Rules for radicals est de ceux-là. Écrit par Saul Alinsky dans les années 70, c'est la bible des radicaux.

Trois règles pour les radicaux qui veulent transformer leur organisation

par Philippe Silberzahn

Il y a des livres qui frappent par leur pertinence dès les premières pages. Rules for radicals est de ceux-là. Écrit par Saul Alinsky dans les années 70, c'est la bible des radicaux. Alinsky écrit avec un seul objectif: fournir un ensemble de règles pratiques pour éviter que son camp politique (la gauche) ne se […]

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Connectés mais protégés: le pari des réseaux sociaux décentralisés

L'éclatant succès actuel des réseaux sociaux a un revers: il s'appuie sur le captage, réalisé avec leur consentement mais à des fins marketing, des données personnelles de leurs utilisateurs. Conséquence: les problèmes liés à la protection de la vie privée et des informations personnelles sont aujourd'hui en pleine lumière. Cet article s'intéresse aux développements récents dans le domaine des réseaux sociaux décentralisés, qui permettent de dépasser le dilemme entre préservation de la vie privée et présence sur les réseaux sociaux. Ces outils pourraient même être les premiers à tirer pleinement parti du potentiel social des outils de réseaux virtuels.

Vendredi
4
février 2011
5 septembre 2018

En Europe, l’invocation démocratique porte sur deux registres différents. Le premier est dans l’esprit de son projet fondateur et a été suivi depuis ses origines, avec sa part de succès et d’échecs. Il s’agit de créer des lieux et des projets où s’exprime, aujourd'hui si possible, demain plus encore, une volonté collective, assortie d’un pouvoir d’exécution. Entretemps, on avance. La seconde se fait entendre plus fortement depuis quelques années : il faut que le projet européen soit accepté par les peuples, et s’il ne l’est pas, il faut arrêter. En clair, en l’absence d’un demos européen, la légitimité démocratique ne vaut qu’au niveau des nations qui composent l’Union. Menacer la souveraineté de chaque nation est dangereux.

Hubert Védrine est bien sur ce second registre et demande la pause, oubliant au passage que le projet européen est déjà passablement arrêté. À un niveau plus extrême, les populistes aussi, qu’on n’a jamais vu aussi démocrates ces temps-ci, réclamant référendums et votes nationaux pour le moindre projet européen, sauf quand ils craignent de les perdre.

On veut faire écho ici à un remarquable texte de 2005 du philosophe Thomas Nagel, portant sur la possibilité d’une justice à un niveau mondial[1]. Plus précisément, sur ce qu’il appelle sa « spéculation », à savoir que souveraineté précède démocratie. Pour le citer (ma traduction) :

« Si l’on considère le développement historique des conceptions de la justice et de la légitimité de l’État-nation, il semble que la souveraineté précède généralement la légitimité. Il y a d'abord la concentration du pouvoir ; puis, peu à peu, il y a une demande pour la prise en compte des intérêts des gouvernés et pour leur donner une plus grande voix dans l'exercice du pouvoir. La demande peut être réformiste, ou révolutionnaire ; ou encore une demande de réforme rendue crédible par la menace de la révolution, mais l'existence d'un pouvoir souverain concentré suscite la demande et fait de la légitimité un problème. La guerre peut entraîner la destruction d'un pouvoir souverain, conduisant à des reconfigurations de la souveraineté en réponse à des revendications de légitimité ; mais même dans ce cas les conquérants qui exercent le pouvoir deviennent la cible de ces revendications. »....

Il prend le cas de la démocratie américaine où l’Union s’est bâtie sur le compromis douteux d’oublier la démocratie pour les esclaves noirs, une bonne partie de la population de l’époque. Un oubli qui s’est révélé coûteux quelques décennies après, même s’il n’a fait peut-être que transformer en guerre civile ce qui aurait été sinon une guerre entre États indépendants. Mais l’intégration démocratique de la population noire a suivi. On pourrait chez nous penser que les citoyens alsaciens se seraient à la longue tout autant épanouis démocratiquement au sein d’une Alsace restée allemande après 1918. (Les intellectuels français, dont Ernest Renan, ont fait valoir le critère démocratique, via une consultation populaire, pour s’opposer, sans succès, à l’annexion en 1871 ; mais ont oublié ce beau principe en 1918 lors du retour dans le giron national.)

Le projet européen fait forcément l’objet de non-dits. On est ici dans un long processus de construction d’une entité qui doit prouver à chaque pas les bénéfices des projets retenus pour faire progresser la légitimité. C’est moins tranché que le passage idéal-typique d’une affirmation directe de souveraineté qui trouve ensuite sa sanction démocratique, comme l’ont connu les nations créées en Europe au 19ème siècle. D’autant que le bout de la route ne sera vraisemblablement pas une union sur le modèle des nations actuelles, fédérales ou pas, mais un objet politique nouveau.

C’est toute l’astuce historique de la « méthode des petits pas » des Pères fondateurs et qu’on peut appeler « méthode du déséquilibre démocratique ». Elle ressemble au marcheur dont chaque pas met une jambe en déséquilibre, pour se rattraper au pas suivant. Les difficultés nées d’une décision nécessairement imparfaite permettent, normalement, d’aller de l’avant en forçant à les résoudre. Et une difficulté d’ordre économique est suivie parfois, pour son règlement, d’une réponse institutionnelle, comme l’ont été au fil du temps les avancées dans l’organisation de la démocratie. Ce sont les vertus de cette méthode qu’il faut tant et plus rappeler. Il n’est pas réaliste politiquement – et dangereux à la longue, comme on le mesure aujourd'hui – d’incriminer ces technocrates bruxellois irresponsables démocratiquement. C’est cette irresponsabilité, par les emboîtements créés entre les peuples, qui a su créer de la démocratie. Après tout, ce n’est rien d’autre que la transposition, si on peut employer ce mot, du principe d’organisation démocratique acceptée depuis longtemps au niveau national, qu’on appelle la démocratie indirecte. Les référendums et autres instruments de démocratie directe sont ici l’exutoire des passions tristes. L’Europe aujourd'hui souffre plus d’une exigence démocratique mal placée que d’une absence démocratique.

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SocSav21,Emmanuel Macron est assurément l’un des dirigeants français qui aura porté l’Europe au plus haut point.

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Critique du discours européen d'Emmanuel Macron

30/09/2018

Après les débuts triomphants de SODA en 2015, de nombreuses villes chinoises ont commencé à expérimenter des concours de données.

Innovation urbaine et données ouvertes: l’avenir du modèle de Shanghai

Qu’est-ce qui fait l’originalité de ce modèle et pourrait lui offrir un avenir? La réponse tient dans la qualité de la coopération permise par son modèle de base, qui implique les fournisseurs de données d’une façon originale, dans un esprit de collaboration ouverte qui se répercute sur l’ensemble de la chaîne: crowdsourcing de données, crowd-solving de problèmes, crowd-creating d’applications.

Mardi
8
mai 2018

Pour le comité organisateur de SODA, l’objectif premier était de promouvoir des données ouvertes ; les innovations et les solutions n’arrivaient qu’au deuxième rang. Pour beaucoup d’autres villes, en revanche, l’accent était mis sur l’utilisation du modèle de crowdsourcing de SODA pour résoudre les problèmes. Les données ouvertes étaient secondaires. Mais faut-il que ce soit l’un ou l’autre ? Est-il possible de trouver un meilleur équilibre entre les deux?

Après les débuts triomphants de SODA en 2015, de nombreuses villes chinoises ont commencé à expérimenter des concours de données. Leurs principes étaient similaires : données ouvertes et innovation. Mais elles n’ont jamais atteint le niveau de SODA......

 

Mais au milieu de la ferveur pour les grands événements, des problèmes sont apparus. Souvent, la priorité a d’abord été donnée aux applications. Il y a même eu des moments où les données ouvertes manquaient, et on est revenu au modèle de la « boîte noire » que SODA visait précisément à dépasser. Il n’est pas difficile de comprendre pourquoi. Pour le comité organisateur de la SODA, l’objectif premier était de promouvoir des données ouvertes ; les innovations et les solutions n’arrivaient qu’au deuxième rang. Alors que pour beaucoup d’autres villes, l’accent était mis sur l’utilisation du modèle de crowdsourcing de la SODA pour résoudre les problèmes. Les données ouvertes étaient secondaires.

Mais faut-il que ce soit l’un ou l’autre ? Est-il possible de trouver un meilleur équilibre entre les deux ?

‍‍Le triangle de Soda : Données, Problème, Application

Ce sont les problèmes de la vie réelle qui rapprochent les données ouvertes et les applications innovantes. Nous avons besoin d’innovation parce que nous voulons résoudre des problèmes. Et pour ce faire, nous avons besoin de données. Les problèmes, l’application et les données forment un triangle complémentaire et mutuellement enrichissant. Pour qu’un concours de données réussisse, il doit être conçu de manière à ce que les trois éléments soient pris en compte et que les intérêts des différentes parties soient respectés.

Pour être plus précis, nous devrions commencer par les problèmes et innover pour les cibler. Ce n’est qu’ainsi que nous pouvons créer de la valeur pour les sponsors et les fournisseurs de données. En 2016, SODA a fait plusieurs tentatives pour atteindre cet objectif. Le thème cette année-là était la sécurité urbaine. SODA a invité trois entreprises à parler de leurs besoins, à examiner les données disponibles et à soulever des questions. L’un d’entre eux était Bundstar Media. Elle a mis en place un prix spécial visant à rechercher des partenaires pour visualiser les données de sécurité urbaine. Pour aider les participants à mieux comprendre les problèmes soulevés et à les résoudre, SODA a travaillé avec le Tongji DESIS Lab, étudié la méthodologie de conception et lancé une boîte à outils de conception innovante à partir de données. Une série d’ateliers a été organisée. On a demandé aux participants d’accomplir des tâches pour aller au fond de ces problèmes et d’identifier les problèmes qui pouvaient le mieux être mieux résolus par l’innovation. Ils devaient également être très clairs sur les données dont ils disposaient et les défis auxquels ils étaient confrontés.

En 2016, SODA a également commencé à encourager les fournisseurs de données à poser des questions et à publier les données en conséquence. Par exemple, un atelier sur la gestion de l’environnement a été organisé en invitant quatre organismes municipaux : le Bureau de la protection de l’environnement, le Bureau de la météorologie, le Bureau de l’eau et de l’aménagement paysager et le Bureau de l’aspect de la ville. Les participants et les représentants du gouvernement ont discuté du défi environnemental auquel la ville est confrontée et ont aidé à trouver des fournisseurs de solutions. Après l’atelier, une équipe a eu la réponse à la question du Bureau de l’eau, « comment mieux communiquer au public l’information sur l’eau ? » Ils ont proposé un plan pour lancer sur WeChat un compte officiel axé sur les données.

 

‍‍Spectre de circulation des données : de gauche à droite, fermé à ouvert

Lorsque l’innovation s’oriente davantage vers les problèmes, la circulation des données devient plus ciblée. Néanmoins, même les modèles de crowdsourcing de SODA ne sont pas sans limites. Premièrement, il ne s’agit pas d’un mécanisme de circulation régulière des données. Deuxièmement, son modèle est le Closed Sharing, ce qui signifie que les données sont partagées dans un environnement fermé (le concours) sous la forme d’un nombre limité de licences. Nous ne savons pas si le modèle SODA fonctionnera pour les fournisseurs de données et les innovateurs à l’avenir. C’est une mauvaise nouvelle pour la ville, car sans un suivi continu des données, il n’y a aucun moyen pour les innovateurs de transformer leurs idées en réalité. Pour faire évoluer les fournisseurs de données le long du spectre, du partage fermé au partage ouvert, voire à la simple ouverture, nous devons les aider à mettre en place un mécanisme de circulation qui leur permette de publier régulièrement des données pour des applications spécifiques.

 

SODA aide également les fournisseurs de données à explorer les façons dont ils pourraient bénéficier de l’ouverture de leurs données. Des tests sont effectués pour comprendre les détails de la circulation des données afin d’établir un modèle efficace et durable. Par exemple, SODA a organisé un défi appelé « SODA + New Finance » en partenariat avec le Comité spécial sur les nouvelles finances de la Fédération des services de Shanghai en 2016. Ce concours est différent des autres. Seuls les entreprises peuvent y participer. La méthode originale «  Création + Prototype » a été remplacée par une méthode « Proposition + Négociation commerciale ». De cette façon, la chaîne de valeur de la fourniture de données est mieux contrôlée. Les fournisseurs de données peuvent saisir plus facilement les bénéfices qu’ils peuvent tirer d’un partage de leurs données. C’est aussi l’occasion d’identifier les problèmes potentiels et de modifier le modèle de circulation des données. Le Comité spécial des nouvelles finances a mis la dernière main au modèle de circulation des données après le concours et fournit un soutien à long terme aux différentes équipes d’innovation par le biais d’un mécanisme de marché.

‍Analyse des données sur les accidents de la circulation par l’équipe 1403, l’un des 100 meilleurs candidats de 2016.

(Constatations initiales : Les accidents surviennent souvent pendant les heures de pointe, avec plus d’accidents pendant les heures de pointe du matin que pendant les heures de pointe de l’après-midi. La ruée matinale commence à 6 heures du matin, ce qui donne à penser que les jeunes de Shanghai travaillent dur. Le nombre d’accidents à minuit est la preuve de leur vie nocturne trépidante. Analyse approfondie : Examiner où et quand (mois, jour, heure) la plupart des accidents se produisent. Pour les valeurs aberrantes, essayez d’expliquer en examinant les situations spécifiques telles que la densité des piétons et le flux de circulation.)

La libre circulation des données favorise une meilleure compréhension des problèmes et favorise l’innovation. Dans les compétitions SODA, la plupart des équipes en phase de création exploitent, analysent et visualisent des échantillons de données pour définir les limites de problèmes spécifiques. Par exemple, lors du concours de 2016, l’équipe 1403 de l’Université de Wuhan a analysé les données afin de mieux comprendre quand, où et dans quelles conditions météorologiques se produisent les accidents de la circulation. Les analyses s’accumulent progressivement et font l’objet d’une vérification croisée. Elles servent à équiper les fournisseurs de données et les parties prenantes, les aident à mieux comprendre leurs opérations et comment l’innovation en matière de données résout les défis. En retour, ils soulèveront de meilleures questions à SODA.

Au-delà de Shanghai

L’analyse du modèle de SODA suggère qu’il s’agit davantage de cultiver un écosystème que de relever un défi. L’ouverture est au cœur de l’écosystème, ce qui inclut des données ouvertes, un processus d’innovation ouvert et une collaboration ouverte entre de multiples entités dans la construction de l’écosystème. Au lieu de promouvoir isolément l’ouverture des données, l’innovation des données et l’interprétation des problèmes, la SODA réunit les trois en encourageant la diffusion des données avec des solutions innovantes, en tirant parti des données pour mieux comprendre les problèmes et en fournissant des solutions basées sur une meilleure compréhension du problème. Cela constitue une boucle fermée de ressources, créant de la valeur avec les données d’une manière intégrée et établissant un écosystème sain d’innovation.

À partir de cette réflexion, SODA est repartie à zéro en 2017 pour devenir Sino Open Data Apps, allant au-delà de Shanghai pour devenir une marque internationale d’innovation dans le domaine des données. Tout en créant un grand écosystème de données à Shanghai, elle desservira également un plus grand nombre de villes. En examinant leur infrastructure de données, la composition de l’industrie et les défis sociaux, SODA les aidera à comprendre comment encourager la diffusion des données pour combattre les vrais problèmes et comment connecter les parties prenantes pertinentes pour construire un écosystème d’innovation de données.

Au lieu de choisir un thème chaque année, SODA se concentrera désormais sur des défis spécifiques dans quatre domaines, à savoir le commerce futur, le transport intelligent, le développement vert et les soins de santé. SODA triera les données pertinentes et reliera les fournisseurs de données, les développeurs et les utilisateurs finaux. En s’associant à eux, elle fera avancer le programme et contribuera à la résolution des problèmes. Des laboratoires SODA seront consacrés aux frontières de l’innovation en matière de données. Afin d’éliminer les obstacles à l’innovation et d’accélérer le partage et l’utilisation des données, elle lancera des fonds pour investir dans le crowdsourcing de renseignements médicaux personnels, la technologie de fusion de données multi-sources, etc.

De plus, SODA collaborera avec des concours de démarrage propres à l’industrie, des incubateurs et des associations industrielles. L’objectif est de fournir des conseils d’expert aux concurrents de SODA afin qu’ils comprennent parfaitement les points faibles et trouvent des solutions ciblées. Relier des experts de diverses industries à des équipes SODA crée de nombreuses possibilités. Ils pourraient travailler ensemble sur certains projets ou faire entrer de nouvelles personnes dans les équipes.

Les solutions aux problèmes de service public et de gouvernance sociale se heurtent à de nombreuses difficultés de mise en œuvre. Pour s’attaquer à ce problème, SODA tirera des leçons des meilleures pratiques internationales, c’est-à-dire qu’elle travaillera avec les autorités à tous les niveaux pour élaborer des modèles novateurs d’approvisionnement et de soutien. Par exemple, Citymart de Sascha Haselmayer a transformé les appels d’offres publics en un défi ouvert. Les fonds vont directement au gagnant. Un autre exemple est le Knight Prototype Fund. Habituellement, il est difficile pour les concepteurs de programmes de service public d’obtenir un financement public ou privé pour mettre à l’essai des idées à un stade précoce. Le KPF les aide à faire passer les idées du concept à la démo, assurant la survie de nombreux programmes qui demandent des investissements de long terme.

Depuis 2017, SODA cherche également à élargir la coopération internationale. En se connectant au Royaume-Uni, à la Suisse, aux États-Unis et à Singapour, pour n’en nommer que quelques-uns, SODA vise à introduire des solutions exceptionnelles en Chine à partir de l’étranger et à exporter des innovations chinoises. SODA continuera à mener des recherches et promouvoir des projets sur les données ouvertes, les normes et l’incubation de solutions en partenariat avec des organisations internationales comme le Programme des Nations Unies pour le développement, la Banque mondiale et l’Open Data Institute afin de favoriser davantage l’ouverture des données et de lancer des applications plus novatrices pour des secteurs d’activité spécifiques.

En mettant en œuvre ces plans, nous croyons que la SODA débloquera davantage la valeur des données et transformera davantage de données en bulles d’innovation ayant des implications de grande portée.

Cet article est issu de notre édition chinoise.

Pour s’attaquer à ce problème, SODA a mis en place un système interactif appelé « Data Intelligence » et publiera progressivement des rapports sur l’innovation des données. En se concentrant sur des jeux de données ou des défis spécifiques, en exploitant des solutions innovantes issues du concours ainsi que le répertoire de programmes d’innovation de SODA, le système analysera les scénarios d’application des données, la façon dont ils sont combinées et leur fréquence d’utilisation. L’objectif est d’aider les fournisseurs de données à évaluer la valeur potentielle des données qu’ils publient, à dégager de nouvelles orientations et réflexions en matière d’innovation dans le domaine des données, à trouver des partenaires potentiels qui pourraient y ajouter de la valeur et des sources de données tierces, ainsi qu’à adapter les modèles de circulation des données aux scénarios d’application.

 
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