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26/01/2019

PPF,LA PAUVRETÉ DES RICHES ,OXFAM s’indigne.Ces milliers de milliards de dollars de richesse comptabilisés par OXFAM sont-ils réellement « la richesse de l’humanité » ?

Le cycle de rotation du capital fonctionne ainsi..La vraie monnaie et la fausse « richesse ».

À l’occasion du sommet de Davos, un fleuron de l’industrie de l’ONG subventionnée a publié les résultats de son étude annuelle sur la concentration de la richesse dans le monde. OXFAM est outrée d’annoncer que les 8 personnes les plus riches du monde cumulent à elles seules une fortune de presque 500 milliards de dollars US, autant que le patrimoine des 50 % les plus pauvres de la planète. Huit personnes possèdent autant de « valeurs » que 3,5 milliards d’individus (1). Une seconde version du rapport indique que « La richesse de ces 62 individus, dont 53 hommes, a augmenté de 44% depuis 2010, alors que celle des 3,5 milliards de personnes les plus pauvres chutait de 41%, précise Oxfam dans cette étude publiée à deux jours de l’ouverture du Forum économique mondial de Davos. Le rapport sur les inégalités d’Oxfam révèle que le patrimoine cumulé des 1% les plus riches du monde dépasse désormais celui des 99% restants » (2) .

La petite bourgeoisie, crevant d’envie, pousse des cris d’orfraie, relayées par la presse « people », la presse de formatage, et par les organisations de la gauche opportuniste et réformiste. Comprenez, l’émoi est grand chez les petits bourgeois en cours de paupérisation, de voir ces huit (ou 62 ?) ploutocrates parmi un clan de 1810 milliardaires (cumulant un patrimoine de 6 480 milliards de dollars US), s’en mettre plein les poches tandis que les bobos s’appauvrissent… quelle «injustice » (3). OXFAM s’émeut, et aboie, comme chaque fois, pour que « l’on » construise une « économie capitaliste plus humaine » et plus « équitable » (sic).

1) Quel fut le succès de cette complainte compassée dans les années passées ?

Il faut convenir que d’année en année la complainte d’OXFAM connait un grand succès médiatique, mais absolument aucune suite pratique, si ce n’est que l’année suivante les chiffres de la concentration de la richesse au sommet de la pyramide sociale augmentent. Ce qui nous amène à nous demander quel est le motif du pèlerinage annuel d’OXFAM à Davos ? Obtenir une augmentation de ses subventions pour service rendu ???

2) Qui est, ce « on » qui devrait construire une économie plus humaine… et que serait une économie « plus humaine » ?  3) Quel pouvoir avons-nous de transformer le mode de production capitaliste pour le rendre « plus humain » et plus « équitable » ?

4) Pourquoi ce « on » n’a-t-il rien fait contre cette « injustice » qui ne fait qu’empirer chaque année ?

5) En quoi le modèle économique actuel, dont les potentats se réunissent à Davos chaque année, n’est-il pas « humain » ? 

6) Ces milliers de milliards de dollars de richesse comptabilisés par OXFAM sont-ils réellement « la richesse de l’humanité » ?

7) Cette richesse – cette monnaie – existe-t-elle vraiment ou n’est-elle qu’une illusion ?

La vraie monnaie et la fausse « richesse ».

Le cycle de rotation du capital fonctionne ainsi :  A) l’argent – stocké à la banque ou en circulation sur les marchés – doit obligatoirement représenter le capital circulant et uniquement ce capital (moyens de production, d’échanges et de communication). Dans le cas contraire, l’argent en surplus provoquera l’inflation ou l’argent manquant provoquera la déflation (augmentation de la valeur de la monnaie). B) Lorsqu’il est à la banque, le capital-argent perd son temps et sa valeur ! Il doit être remis en circulation rapidement.  C) En aucun temps le capital argent ne peut se reproduire par lui-même – fructifier – et se valoriser – pendant son transit à la banque ou à la bourse ou lorsqu’il est exporté (IDF) dans un pays étranger, où il devra obligatoirement se transformer en moyens de production, et plus particulièrement en force de travail (salarié ou non salarié) ou en marchandise, si le capitaliste souhaite le valoriser (l’enrichir et le faire fructifier). L’argent appelle l’argent, mais l’argent ne produit pas d’argent. D) C’est la plus-value, prélevée à chaque étape de fabrication-transformation des marchandises qui augmente la valeur marchande et entraine la concentration du capital entre les mains d’un bien petit essaim de capitalistes de plus en plus riches. E) Ceci implique que l’intérêt sur le prêt constitue une création de monnaie, mais pas une création de « richesse – de valeur ». De fait, l’intérêt sur le prêt constitue une ponction sur la plus-value produite en usine *. F) D’où il faut conclure que l’augmentation de « valeur » des actions cotées en bourse provient soit :  I) d’une ponction réalisée sur la plus-value produite par le capital variable – salarié ou non – engagé dans le secteur productif de l’économie, ce qui en laisse d’autant moins pour les autres acteurs capitalistes ; II) de la monnaie de prêt, un mirage comptable inflationniste qui tôt ou tard devra s’ajuster à la réalité de la productivité stagnante et de la profitabilité déclinante par un krach financier d’autant plus marqué que la bulle spéculative aura gonflé (9).

Il s’ensuit que nous avons de mauvaises nouvelles pour Bill Gates et ses acolytes, ainsi que pour les bobos envieux, les petits-bourgeois aigris, et pour l’industrie de l’ONG subventionnée. Cette soi-disant « richesse » qui s’accumulerait au sommet de la pyramide sociale est en large partie illusoire – éphémère – de la poussière qui retournera à la poussière, de la monnaie numérique (scripturale que l’on disait avant l’invention de l’informatique), non adossée à des marchandises (moyens de production, de commercialisation ou de communication, immobilisation, ou biens de consommation) ayant une réelle valeur d’échange qui pourrait devenir argent à accumuler pour valoriser.

Ces ballons boursiers gonflés à l’hélium spéculatif éclateront à la première dépression économique. Et comme lors du krach de 1929 les milliardaires se retrouveront le cul par terre, leur fortune envolée en fumée – « évaporés » disait un banquier en 2008. Mais ce sont les millions de prolétaires qui se retrouveront à la rue, sans travail et sans moyens de subsistance qui nous désespère. C’est véritablement le modèle économique capitaliste, responsable de ces catastrophes financières à répétition, qu’il faut, non pas réformer comme le propose OXFAM, la gauche et la droite bourgeoise (CQFD), mais éradiquer.

 

PPF,We see innovation as the relentless commitment to solving a problem worth solving for humankind. We are convinced that so much more can be achieved by bringing minds together and through enabling meaningful conversations.

3smartphones.jpegThe Internet is like a galaxy: no-one controls it, no-one manages it, no-one can fully grasp it. It is free and anarchistic. At least we got used to thinking that way.

Yousuf Caires, Vice President, Expo Live, Expo 2020 Dubai, said: "The goal of Expo Live is to connect minds for a purpose – to unleash our collective ingenuity to address big problems that face us all, and to do so in a way that leaves a lasting impact for the UAE and beyond.

"Through the Innovation Challenge Programme we want to demonstrate what connecting minds looks and feels like and to empower and enable people to tackle the problems that matter to them.

"We believe that innovation can come from anywhere, to everyone. Ingenuity is a common trait in all of us. Yet sometimes an incentive is needed to awaken our creativity and innovativeness. We hope the Innovation Challenge Programme will be this extra stimulus and cultivate an innovative mind-set and spirit in the UAE."

Expo 2020 Dubai’s Expo Live programme has an allocation of USD 100 million to back projects that offer creative solutions to pressing challenges that impact people’s lives, or help preserve the world – or both. Organisers are looking for projects that would not reach their full potential without its support.

The Innovation Challenge Programme will complement two existing programmes of Expo Live: the Innovation Impact Grant Programme that funds solutions from around the world focusing on entrepreneurs and start-ups; and the University Innovation Programme, launched last month, that helps university students in the UAE turn their ideas into reality.

Yousuf Caires added: "We see innovation as the relentless commitment to solving a problem worth solving for humankind. We are convinced that so much more can be achieved by bringing minds together and through enabling meaningful conversations.

"We are counting on ordinary people to achieve extraordinary things."

World Expos, which trace their origins back to the 1851 Great Exhibition in London, have always celebrated the latest in innovation and technology, from the x-ray machine to television and the Eiffel Tower.

Expo Live aims to stimulate innovation that has a social benefit by supporting projects with funding, business guidance and promotion. Successful applicants will also have the chance to showcase their work to many millions of visitors to Expo 2020 Dubai.

 

23/01/2019

L’action sociale : de quoi parle-t-on ?PoissySmartCity, À la recherche de l’innovation sociale, ..L’abandon d’une fonction régalienne par délégation à des entreprises privées est un renoncement de l’État à garantir le collectif.

partager.jpegL’action sociale : de quoi parle-t-on ?

Henri Hatzfeld décrit avec une grande clarté les débats passionnés entre républicains libéraux et radicaux qui ont conduit, sous la IIIe République, à l’institutionnalisation de la protection sociale. S’ils n’ont cessé de réapparaître au gré des opportunités politiques et des stratégies électorales, ils ont surtout posé des questions essentielles sur la place de l’État dans une gouvernementalité guidée par la solidarité et la justice sociale. Qui doit prendre en charge les individus les plus vulnérables ? L’État doit-il être le seul garant d’une solidarité nationale ? Cette protection de tous ne vient-elle pas déresponsabiliser les individus (Hatzfeld, 1989) ? Ces questions ne cesseront de resurgir au cours du XXe siècle, venant réactiver l’interminable récit de la « crise de l’État-providence » (Rosanvallon, 1981). Si l’État social est présenté comme une double réponse à la révolution industrielle et démocratique et aux tensions entre l’égalité juridico-politique formelle et la réalité des inégalités socio-économiques, la crise qu’il connaît est moins économique qu’idéologique. D’une action sociale compensatrice, nous avons glissé vers un secteur social compétitif, où la concurrence et l’activation des bénéficiaires sont les symboles d’une réaffirmation de la doctrine libérale dans le secteur du social (Donzelot, 2008).

La loi du 31 juillet 2014 relative à l’Économie sociale et solidaire (ESS), dite « loi Hamon », pose pour la première fois une définition du périmètre de ce secteur. Elle élargit dans le même temps la définition de ses modes de financement. La notion d’entreprise de l’ESS regroupe dorénavant les acteurs historiques de l’économie sociale, à savoir les associations, les mutuelles, les coopératives et les fondations, mais aussi de nouvelles formes d’entrepreneuriat social telles que les sociétés commerciales qui poursuivent un objectif d’utilité sociale.

En réalité, l’apparition de ces entrepreneurs sociaux financés par le marché financier n’est que le résultat d’un processus entamé depuis plusieurs années. Progressivement, les modalités de l’action publique se sont transformées dans tous les domaines. La contractualisation est devenue le mode d’action privilégié que l’on retrouve à l’hôpital, dans l’éducation et le travail social. Elle a de nombreuses conséquences. D’abord, elle prive les structures de financements pérennes (notamment les associations) en les obligeant à répondre continuellement aux appels à projets de l’État afin d’assurer leur financement. Par ce biais, elle met aussi en concurrence les structures. Enfin, elle implique une évaluation ex ante et ex post de ces projets.

Cette transformation de l’action publique va de pair avec un processus de financiarisation de l’économie. L’activité économique étant financée par les marchés financiers et non plus par les banques, ces marchés se transforment en dispositifs d’évaluation et d’échange de tous les actifs : non seulement ceux des entreprises, mais aussi ceux qui constituent le patrimoine des particuliers, ou encore de l’État. Dans ce contexte, la notion de « finance sociale » désigne la mobilisation de capitaux privés pour atteindre des objectifs sociaux prioritaires et spécifiques, dont l’impact est mesurable grâce à un processus continu d’évaluation, en accentuant la logique de résultat. Ces capitaux peuvent financer des actions menées par différents types d’organisation : associations, fondations ou entreprises d’utilité sociale. Cette finance sociale offre ainsi la possibilité aux investisseurs de financer des initiatives sociales qualifiées d’« innovantes » au profit de la société. Parmi ces nouvelles formes de financement se trouvent

impactsur.jpgÀ la recherche de l’innovation sociale

Le contrat à impact social d’« Aide éducative en Milieu ouvert renforcée » présenté par l’association de la Sauvegarde du Nord intervient dans une période où le département du Nord a décidé de réduire ses dépenses de 5 % par an pendant 3 ans, soit une réduction de 50 millions d’euros. Il aura pour objectif de « réduire le taux de placement moyen des enfants d’un point en trois ans » en « missionnant 10 travailleurs sociaux, qui interviendront en complément des équipes habituelles, auprès de familles dont la situation rend possible un placement des enfants ».

Des pratiques modifiées

la question des responsabilités est particulièrement cruciale. Toute action de protection visant l’enfant — cet être qui ne peut concevoir ni défendre seul ses intérêts — implique en effet la question de l’autorité sociale légitime, tant pour déterminer s’il faut le protéger que pour décider comment on va le protéger. (Chauvière, 2009)

LACHAINEDEVALEUR.jpgL’impact à quel prix ?

Finalement, l’enjeu politique est de taille, car là où les CIS sont des investissements contre le contrat social, c’est notre conception de la démocratie qui est mise en question (Lacroix, Marchildon, 2014). Quand on transfère le financement de la protection sociale du contribuable vers l’entreprise privée, quand on passe d’une culture de l’institution à celle de l’organisation, d’une vision globale de la société à des enjeux financiers locaux, du compromis à la compromission, qu’advient-il de la responsabilité de la société vis-à-vis des citoyens les plus vulnérables — ici des enfants en situation de danger ? Sur le plan juridique, c’est la notion de droits-créances qui se trouve attaquée. L’abandon d’une fonction régalienne par délégation à des entreprises privées est un renoncement de l’État à garantir le collectif.

En privatisant des éléments de la vie publique, l’organisation privée en prive la collectivité. La société privée opère donc un détournement de richesses au titre de la propriété ; elle ne se dégage pas de la vie publique, mais au contraire s’y engage dans le but d’y assurer une occupation. (Deneault, 2013)

1agld1r.gifLes contrats à impact social une menace pour la solidarité.pdf

 
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