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03/03/2017

Cette identité de consommateur me convient-elle vraiment ?, N’est-il pas temps de me rappeler que je suis peut-être aussi, un parent concerné, un conjoint aimant, un sportif joyeux, un citoyen engagé, Tournons-nous les uns vers les autres, parlons-nous

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Le consommateur, l’épargnant et le contribuable

Même si nos économies sont sous notre matelas, ou si nous n’avons pas le moindre bas de laine, nous ne pouvons échapper à la médiatisation alarmante de la crise économique. Nous sommes ballottés au gré des dents de scie de la bourse, inquiets par la chute vertigineuse du Bel20 ou sensés être rassurés par les milliards injectés dans nos banques. Il faut protéger l’épargnant, rassurer le contribuable et stimuler le consommateur, nous dit-on… Est-ce bien à moi que ce discours s’adresse? Ne suis-je en ces temps affolés qu’un individu représenté par son argent, qu’il dépense, engrange ou paye à l’état ?

Un des premiers JT de 2008, sur notre chaîne nationale disait déjà en substance ceci : « Le Belge a le moral en baisse : son caddy de décembre 2007 était nettement moins fourni que celui de décembre 2006 ! » Et s’en suivait un petit reportage sur la difficulté de le remplir, nous montrant un brave homme se plaindre qu’il ne pouvait plus qu’acheter des produits de première nécessité, tout en déposant au fond son fameux caddy des paquets de chips bas de gamme et de l’eau en bouteille, qui ne coûte que 300 fois plus cher que l’eau du robinet, il suffirait de calculer !

Je m’interroge : est-ce que mon caddy est vraiment un bon baromètre de mon moral ? Si les temps sont durs, et certes ils le sont sur un plan strictement économique, cela doit-il automatiquement atteindre mon bonheur ? Ne suis-je qu’un portefeuille, un acheteur dont le plaisir ne se mesure qu’à son pouvoir d’achat ? L’argent fait-il vraiment le bonheur ? Si les cordons de la bourse sont un peu tendus pour le moment et peut-être à jamais, cela veut-il dire d’office que je vais devoir renoncer au plaisir ? « On va devoir faire des efforts » nous dit-on. Pour tant de gens, le plaisir est synonyme de dépense, de consommation. « Je m’ennuie un peu ce samedi après-midi, tiens, si j’allais faire un tour des magasins ? » « J’ai le moral en baisse, je vais donc acheter quelques vêtements… » Et ainsi de suite. Un exercice que je propose parfois dans le cadre du travail de développement personnel consiste à s’offrir « un plaisir par jour ». La réponse fuse : « Ohlalaa, ça va me coûter cher ! »

Oui, la bourse est un peu malade, on nous le dit tous les jours, il est donc plus que temps de se poser la question du lien bien trop immédiat que nous faisons entre bonheur et finances. Non, les chips et l’eau en bouteille ne sont ni des produits de première nécessité, ni des objets de plaisir, on peut parfaitement bien s’en passer sans tristesse ou les remplacer par d’autres délices, bien moins chers au kilo ou au litre ! Nous avons peut-être grandi dans ces années excitantes de l’explosion de la société de consommation, mais il est temps, en ce qui concerne le plaisir, de changer son fusil d’épaule !

Il n’est pas nécessaire d’avoir une grosse voiture pour être un chic type, et encore moins de la laver toutes les semaines à l’eau potable. Il n’est pas indispensable de coller à la mode pour être une jolie femme, ni d’envahir la salle de bain de produits à l’efficacité douteuse et qui coûtent aussi cher que du caviar (regardez le prix au kilo, cela fait réfléchir…). Il est inutile de traverser les océans si c’est quand même pour rester au bord de la piscine du club, d’autant plus que les rencontres de vacances ont plus de chances d’avoir un lendemain si elles sont faites près de chez nous ! Nos enfants n’ont pas tant besoin de cadeaux, mais bien plus de moments partagés avec leurs parents. Un pique-nique dans les bois ou une bonne partie de fou-rire leur feront bien plus de bien que le Xème jouet qui s’entassera dans les étagères déjà bien encombrées et qui alourdira plus encore la sempiternelle corvée dite « Range ta chambre » ! Bien souvent nous croulons sous le matériel, nous nous endettons pour un électroménager qui n’a rien d’indispensable, parce que sans y réfléchir, nous associons bonheur et possession matérielle. La publicité nous le martèle à haute dose, nous serons puissants au volant de cette voiture, nos enfants ne tomberont pas malades grâce à ce yaourt, ce rasoir nous garantit l’aisance de la séduction et ce parfum les amours de nos rêves. A chaque fonction ménagère, un nouveau produit nous offre le bonheur absolu : pour laver, à chaud, à froid, à sec, le clair, le foncé, le noir, les couleurs, pour adoucir, assouplir, rincer, désincruster, raviver, faire briller, détartrer, protéger, lustrer, rajeunir, nourrir, et que tout cela sente bon ! STOP !

Arrêtons-nous ! Réfléchissons ! La période des fêtes qui s’annonce avec les premiers frimas nous prépare un discours dépressif sur le consommateur malheureux qui va devoir se priver de foie gras ou de champagne, et quelques interviews prévisibles où se plaindront les parents qui pensent faire le bonheur de leurs enfants à coups de consoles de jeux, et le leur avec des guirlandes clignotantes et énergétivores, nous les entendons déjà ! Cette identité de « consommateur » me convient-elle vraiment ? N’est-il pas temps de me rappeler que je suis peut-être aussi, et sans doute bien plus, un parent concerné, un conjoint aimant, un sportif joyeux, un citoyen engagé, un amoureux de la nature, un voisin attentionné, un artiste en devenir, un roi de la récup, un bricoleur de génie, un visiteur de malade, un musicien amateur, un ami bienveillant… Tournons-nous les uns vers les autres, parlons-nous, rions ensemble, jouons avec nos enfants, racontons-leur des histoires, relisons les livres oubliés, lançons-nous dans le théâtre amateur ou l’artisanat, inventons, créons, chauffons-nous moins et couvrons-nous plus, redécouvrons les bienfaits de l’exercice physique, passons du temps dans la nature, promenons-nous dans les bois, tant que la Bourse n’y est pas, marchons plus et roulons moins, faisons l’amour et pas les courses ! Tout cela ne coûte pas bien cher, procure tant de plaisir et contribue grandement à notre bien-être!

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02/03/2017

Citoyen, Le mal Français, Quelle fatalité semble peser sur les Français? Pourquoi le peuple des Croisades et de la Révolution, de Pascal et de Voltaire, ce peuple vif, généreux, doué,fournit-il le spectacle de ses divisions et de son impuissance?

Hollande a souligné samedi devant un parterre d'expatriés français que «quand il n'y a plus de fonctionnaires, il n'y a plus d'État et quand il n'y a plus d'État, il n'y a plus de France».

Model Césarien. . Hier, un roi se prenait pour l'Etat : Aujourd'hui, l'Etat se prend pour le roi ...

Citations de Alain Peyrefitte (28) - Babelio
 Hier, un roi se prenait pour l'Etat : Aujourd'hui, l'Etat se prend pour le roi ...
http://www.babelio.com/auteur/Alain-Peyrefitte/7800/citations

L'Empire immobile ou Le choc des mondes de Alain Peyrefitte

AVENTURE D’UNE RECHERCHE
L’histoire se nourrit aussi bien des témoignages des rois que de ceux de leurs valets de chambre.
Voltaire

Une pique à peine voilée lancée à François Fillon, candidat de la droite à la présidentielle, qui a promis de réduire le nombre de fonctionnaires de 500.000, c'est-à-dire une réduction de l'ordre de 13%.

Ce programme a un avantage, c'est qu'il existe!

En France, les emplois de la fonction publique représentent 20% du total des emplois, soit un peu plus de 5,4 millions de personnes, selon les derniers chiffres publiés par le ministère de la Fonction publique dans son rapport annuel 2016. Mais le nombre de fonctionnaires, c'est-à-dire les personnes travaillant dans le public et relevant de ce statut particulier synonyme de sécurité de l'emploi, s'élève lui à un peu plus de 3,8 millions de Français. Cette différence s'explique notamment par le recours à des contractuels (17,3% des emplois publics) et par le statut particulier des militaires (5,6%).

» LIRE AUSSI: Ce qui est reproché aux fonctionnaires... et à leur statut

Dans un monde qui change de plus en plus vite, la faculté d’adaptation est essentielle. Or l’adaptation dépend intrinsèquement de la compréhension de l’environnement, et donc de la capacité à observer les changements qui s’y opèrent.   

  • On donne juste nos idées. Il est possible de choisir..

  • Voici une vingtaine de citations illustrant notre état d’esprit, et présentant nos inspirateurs :

 « La philosophie nous enseigne à douter de ce qui nous paraît évident. La propagande, au contraire, nous enseigne à accepter pour évident ce dont il serait raisonnable de douter. »  [Aldous Huxley.]

« Plus un peuple est éclairé, plus ses suffrages sont difficiles à surprendre. […] Même sous la Constitution la plus libre, un peuple ignorant est esclave. » [Condorcet.]

« Si vous ne lisez pas le journal, vous n’êtes pas informé. Si vous lisez le journal, vous êtes mal informé. » [Mark Twain.]

« TOUS les gouvernements mentent. Mais c’est particulièrement désastreux dans les pays où les dirigeants finissent par croire aux mensonges qu’ils distillent. » [Isidor Feinstein Stone. – cf. doc Arte]

« Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire. » [Albert Einstein.]

« Tout chef sera un détestable tyran si on le laisse faire. » [Alain.]

« Ce que le XXe siècle a montré, c’est que l’ennemi du pouvoir personnel n’est pas le suffrage universel, mais l’information du suffrage universel. » [Jean-François Revel.]

« Plus une société s’éloigne de la vérité, plus elle hait ceux qui la disent. » [George Orwell.]

« Celui qui se conduit vraiment en chef ne prend pas part à l’action.  »

« Je suis une partie de tout, comme l'heure est une partie du jour. »

Ernest Renan, « Le désir d'un meilleur état est la source de tout le mal dans le monde. »

Ernest Renan« Ce qui constitue une nation, ce n’est pas de parler la même langue, ou d’appartenir à un groupe ethnographique commun, c’est d’avoir fait ensemble de grandes choses dans le passé et de vouloir en faire encore dans l’avenir. »

Je cherche à Comprendre les codes cachés de la nature, Joël de Rosnay(Auteur), Le macroscope, Et L'Homme créa la Vie,»» Vous êtes la multitude !

« Au transhumanisme, élitiste et narcissique, qui s'adresse à l'individu, je préfère l'hyperhumanisme, qui parle à la société. » (Crédits : Jean-Daniel Chopin)

Produire et nourrir, créer sans posséder, agir sans retenir, multiplier sans dominer: c'est la vie mystérieuse de Stefan V. Raducanu

La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’Homme : tout Citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté, dans les cas déterminés par la Loi.

Pour Jean-Jacques Rousseau, le peuple est le seul détenteur légitime de la souveraineté> La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’Homme>FranceWebSharing>StefanRaducanu>MyNewsCenterNavigator>La vérité..

Préparer aux mieux les lendemains. "Qui ne se préocupe pas de l'avenir, se condamne aux soucis immédiats" ->Alors, en avant !!!!

Alors, en avant !!!!->Lorsque nous avons atteint les 80 ans-ou sur le point de les atteindre- tout contemporain est un ami. Igor Stravinski

Les maîtres sont ceux qui nous montrent ce qui est possible dans l'ordre de l'impossible.Valéry (Paul)


 
N'attends pas que les événements arrivent comme tu le souhaites. Décide de vouloir ce qui arrive... et tu seras heureux.

Repenser notre modèle de société

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28/02/2017

Dénigrée, voire promise à des lendemains difficiles depuis l’avènement du Big Data, la Business Intelligence (BI) moderne affiche pourtant des performances fulgurantes. On observe, en effet, que les deux mondes BI et Big Data cohabitent parfaitement. Mieu

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Quand la BI se réinvente : Birst, MicroStrategy, Microsoft Power BI, QlikView, TIBCO Spotfire et Tableau

06/02/2017 | Ramzi HADJI, iORGA

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