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05/04/2018

Ma nouvelle vie ?Me voilà, retraité et privé de ma pension, ..Les caisses de la Sécu travaillent plutôt bien. La répartition fait qu’on cotise pour les prédécesseurs, en attendant que nos successeurs cotisent pour nos pensions. Selon la nouvelle loi ...

3ARWD1.GIFMe voilà, retraité et privé de ma pension

Que ressent-on quand on devient retraité ? Le changement que représente le départ à la retraite est multiple. Pour moi ? C’était le soulagement. Je ne constitue plus une classe sociale, je suis simplement mari, père de famille et surtout papy de mes petits-enfants. Ma petite fille me dit que je suis vieux mais elle est contente que ma nouvelle vie lui semble satisfaire.

Ma nouvelle vie ? Plus besoin de courir dans le métro, Profiter de mon temps libre pour ranger la maison, aller chercher ma petite fille à l’école, aller me balader, et cuisiner.

Donc, une vie que tous les jeunes (ou presque) rêvent. Mais parlons sérieusement. Pour vivre cette vie, dans cette société de consommation, il me faut de l’argent. Et cet argent, je l’ai cotisé, j’ai payé mes impôts, pour ma retraite. La licorne n’est jamais loin dit-on, je croyais que ma pension de retraite allait verser sur mon compte mensuellement et ponctuellement. Que demander de plus ? C’était ma nouvelle vie (que je rêvais).

Je suis née en 1948. Reconnu comme réfugié politique par HCR, j’ai choisi la France comme terre d’accueil, et suis arrivé en 1993. Après 111 trimestres de cotisation au régime général, j’ai pris ma retraite à compter du 29 février 2016.

Voici la simulation de ma pension de retraite : CNAV a versé 498.34 – 39.79 (CSG), Complémentaire 171.08 – 15.56 (CSG), 669.42 / net / mois.

Je gagne donc un peu plus de RSA (545.48). Mes chers députés LREM disent ne pas vivre correctement avec leur indemnité. Alors imaginez ma situation ? Car je suis privé de ma pension depuis plus de 4 mois. Comment offrir un tour de manège à ma petite fille et comment l’amener au Mc Do pour aller piocher les cadeaux dans Happy Meal ?

Je vous épargne toute mon histoire déprimante concernant le droit au cumul intégral emploi-retraite, que j’écourte mon histoire sur ma vie fraichement active que je m’impose pour pouvoir vivre convenablement et non dans le confort, sur mon obligation de payer l’assurance vieillesse que je continue à cotiser au nom de la solidarité nationale alors que je ne perçois même plus ma pension de retraite.

Toute histoire a une belle fin. Voici la mienne.

Je change de banque pour éviter les déplacements. Selon la nouvelle loi « mobilité bancaire », la nouvelle banque s’occupe toutes les démarches pour avertir les débiteurs de prélèvements et de virements.

Aussitôt dit, aussitôt faite. Tous les autres débiteurs sont prévenus, sauf un ! La CNAV ! Mon dernier versement de pension remonte au 06 octobre 2017 sur mon ancien compte et qui plus est fermé depuis le mois de novembre 2017.Le digital est super. La technologie simplifie la vie. Un vieux retraité peut contacter un conseiller de la CNAV sans me déplacer. Je laisse à de multiple reprises les messages sur mon espace personnel, qui, malheureusement, sont restés sans réponse. Deuxième options alors. Je téléphone au service. La persévérance paie toujours !

Quelques extraits d’échanges ?

1.Ah non, monsieur, ce n’est pas à votre banque de faire les démarches, mais c’est vous : Alors j’exécute. J’envoie mon RIB de ma nouvelle banque.

2.Nous avons bien reçu mais il faut passer devant une commission : mais quelle commission ? C’est justement un changement de situation. Mais il faut quand même que cela passe devant.

3.Il faut que vous attendiez. Il y a un temps de traitement de dossier : cela fait plus de 4 mois..

J'ai recours au crédit à la consommation pour vivre. Certains d’entre vous diront qu’il faut simplement économiser ou dépenser un peu moins ? Mais le smic ne suffit pas pour vivre convenablement avec les charges à payer et les impôts.

Le 05 mars, le chef de la division des cabinets m’a répondu. Me notifiant qu’ils sont soucieux de ma situation et que ma requête est transférée à Monsieur le directeur de la CNAV, afin que ses services apportent la suite appropriée à ma démarche dans les meilleurs délais

.Une semaine plus tard, je me laisse bercer par la musique pendant 15 minutes. Au téléphone, la vérification de mon identité est plus longue que leur réponse : Il nous reste à enregistrer les informations reçues de votre part. Je vois que ce n’est pas encore fait.

Je lui remercie du fond de mon cœur, car, c’était la première personne honnête que j’ai eu depuis tous ces calvaires.

5 mois pour enregistrer les informations ? 5 mois pour entendre dire que « nous n’avons pas fait notre travail » ? 5 mois pour que je vive dans l’inquiétude totale ? Que c’est beau la France de Fraternité-Liberté-Egalité. A ce jour, j’attends toujours ma pension.Ne soyez pas étonnés, si un jour, vous entendez parler d’un vieux qui squatte devant le ministère des solidarités et de la Santé. Venez me dire bonjour.

Buzzcocks 4 avril 14:34

Mobilité inter bancaire est un projet informatique qui a été imposé aux banques par les lois Macron de quand il était ministre, et qui ne rapporte pas de pognon, donc les banques ont mis ça en place à la va vite, au dernier moment et lors des premiers jours, ça a été la berezina.
Aucune banque ne dialoguait entre elles ou presque, une avait besoin par exemple de l’age du capitaine pour faire le changement de virement quand l’autre ne connaissait pas la donnée et les deux banques se rejetaient le bug et demandaient à l’autre de corriger, du coup, personne ne traitait.

Là, c’est un peu plus stable, mais c’est encore folklorique, et générateur de beaucoup d’erreurs informatiques.

Je passe sur le fait que comme projet neuf, ça a souvent été confié à une équipe dédiée qui a sous traitée les développements au Botswana, ou ailleurs. Puis une fois le machin mis en place, l’équipe a été dissoute, et l’applicatif récupéré par d’autres équipes qui ne savent littéralement pas comment ça a été conçu.

Bref, on a toute notre société actuelle résumée là dedans.... un technocrate qui impose en 8 mois un truc décidé par Bruxelles, des boites qui trainent pour appliquer la directive et décident finalement de sous traiter la tache à des consultants qui ne comprennent rien. Ils pondent une usine à gaz, et qui arrive clé en mains dans des équipes informatiques qui n’en veulent pas car elles décrètent qu’on ne les a pas prévenus.

prévenus.

Mais c’est bottom up ! Enjoy. 

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Comme retraité c’est une occupation.

En 2016 on a envoyé pendant 4 mois ma retraite sur Mars suite à un changement de système informatique.

Aujourd’hui je viens d’envoyer des mails, soi-disant que la preuve de vie n’est pas arrivée, comme j’étais déjà échaudé, deux circuits différents pour envoyer et surtout les preuves d’envois*.

En 2016 j’ai dû faire intervenir mon député pour faire appliquer la loi et non des décisions de scibouillards et d’informaticiens incompétents.

Les gens qui gèrent les retraites ne sont pas toujours au top.

En 2016 j’avais réussi difficilement à trouver un organigramme et les mails associés.

Réferences aux lois, arroser ou déranger les big chefs avec un député en copie, c’est du gros calibre mais il fallait y passer en me basant sur l’historique récupéré sur internet. Plus ça tombe de haut, plus ça bouscule le petit scribouillard qui bloque ou fait mal son boulot.

Nota : pour les mails de chefs j’ai dû chercher, c’est au niveau des marchés publiques entre autres que j’ai trouvé ma porte d’entrée ainsi que dans les CR de réunions récupérés en brute.

Il m’a fallu 15 jours de recherches.

Salut les Supers Nantis !!!!

Vous vous payez de nos tronches.. Mais enfin que croyez vous ,vous avez cotisé c’est cool et vous espériez toucher la tune à rien foutre , vous êtes graves. Vous devriez vous contenter d un bout de pain ranci, d’ un soupe aux queues de poireaux pourris ... Vous êtes d’ une génération dorée et vous devez vous remettre en question. Il a tout bon le bon docteur LREM de la V eme circonscription de Besançon . Pourquoi vouloir mieux vivre que les plus jeunes ? A votre place je partagerai mon vieux quignon de pain avec le looser du coin de la rue qui n’ a même pas bouffer depuis deux jours. Et moi député de la République je veux être enterré gratos, pas payer le train quand il y en a un. Je veux etre moi ,bon député de la Repoublique Fracouaise , être exonéré de la CSG et pas payer beaucoup d’impôts car l impôt c’est injuste pour celui qui gagne la tune ... 

Plus sérieusement j’admets que je fais fort ,cependant analysez sérieusement ce qui se produit journellement et vous comprendrez ma réaction.

Monsieur Casse-Traites veuillez croire à mon profond respect pour votre bel article qui dénonce une fois de plus la bêtise d’une certaine structure d’abrutis qui entend organiser le pays.

De tout cœur avec vous et bon courage.

Bien à vous.

Caramelos.

« Et cet argent, je l’ai cotisé, j’ai payé mes impôts, pour ma retraite. »
Bah non. Vous avez cotisé pour payer les retraites des retraités à l’époque où vous étiez en activité — ou alors c’est une cotisation dans un système purement privé.
Et les impôts ne servent pas directement à payer les retraites, sauf à parler de celles des agents publics.

Salut Casse-traites.

 En septembre, j’écrivais le billet « Ça y est soixante-dix, enfin presque »... lors de l’anniversaire de la dixième année de retraite.
 Un sentiment totalement différent. Une situation familiale complètement différente.
 et... évidemment une conclusion totalement différente.
 Un an de plus que vous...
 En fait, tout dépend de la manière dont on appréciait son activité.
 Quand c’était uniquement pour gagner de l’argent en fin de mois, cela change tout, par rapport à celui qui y trouvait un intérêt personnel.
 La pension de retraite, le premier pilier est une pitié.
 Elle est en plus payée par la génération suivante.
 C’est là l’erreur essentielle.
 Heureusement, les deux autres piliers sont construits par le futur retraité.

Les caisses de la Sécu travaillent plutôt bien. La répartition fait qu’on cotise pour les prédécesseurs, en attendant que nos successeurs cotisent pour nos pensions. Le nombre de trimestres cotisés et les montants déterminent votre pension, heureusement, il y en a qui voudraient de grosses retraites dans avoir cotisé longtemps et correctement
Vous aurez votre droit comme tout le monde, et avant de vous comparer à un député ou un sénateur, il fallait en temps utile essayer de le devenir !

@C BARRATIER

« La répartition fait qu’on cotise pour les prédécesseurs »

Et vous trouvez cela normal ?
C’est vraiment la connerie du siècle.
Vous laissez payer votre pension par une génération qui risque d’avoir bien plus difficile à le faire.

Merci pour cet article.
Par rapport à la notion de cône d’incertitude, il me parait intéressant de rajouter une petite définition qui pourrait se résumer ainsi : « Plus une prévision est lointaine et plus elle est incertaine » de même, je rajouterais que l’empirisme affirme que : « la connaissance provient de l’expérience et que seul ce qui s’est passé peut être utilisé pour la prise de décision prospective ».
En d’autres termes, pour que cela marche il faut que, les prédictions court terme soient faites très fréquemment et régulièrement puis confrontées à la réalité. Les prédictions long terme, quant à elles, doivent servir à dimensionner les risques potentiels et orienter la conception.
Les prédictions long termes (très incertaines) peuvent servir à conditionner la réalisation et les choix en repoussant ceux qui seraient dimensionnant mais non critiques et qui empêcherait une future adaptation, au plus tard possible.

Pour donner un exemple (à recaser ?) : la (magnifique) forêt de Tronçais a été plantée sous Louis XIV pour servir aux besoins de la construction navale militaire « de dans 400 ans ». Magnifique exemple de Politique Industrielle à long terme, comme seul l’état en est capable… 400 ans plus tard, non seulement la construction en bois était abandonnée (hors plaisance) mais quasiment plus personne n’était capable d’utiliser des arbres de cette taille. De temps en temps, un château à restaurer ou une réplique de bateau ancien à construire… On abat un arbre, des fois deux, on remet en état une ancienne scierie… C’est tout.
Sauf que bien avant cela, quand tous ces arbres étaient encore en pleine croissance et nécessitaient de gros investissements (changement périodique des hêtres tout autour), les gens qui avaient une vision technique du besoin savaient que celui-ci avait disparu : le chêne frappé par un boulet produit des esquilles, qui causent l’essentiel des pertes lors d’un combat naval (hors « cuiller à pot »). Alors que le pitchpin n’avait pas ce défaut. Seulement, pour des décideurs qui ne voyaient que des « arbres » sur leurs registres (pas encore de tableurs à cette époque…), la décision de « faire pousser des arbres », quoique déconnectée du besoin par l’évolution technique, n’avait aucune « raison » d’être remise en cause, et ne l’a donc pas été.

Je pourrais également citer la base d’hydravions prévue à Saclay, parce que les avions « terrestres » n’avaient pas la fiabilité suffisante pour traverser l’atlantique (la guerre aura mis fin à cette folie).
Et des exemple de décisions devenues stupides mais maintenues car le lien avec ce qui les avait motivées a été perdu, il y en a plein le rapport de la cour des comptes

Un cas parmi des millions... résultat de la lente mais implacable mutation d’organisation économique des sociétés occidentales, vous savez, cette civilisation en phase terminale qui entend imposer au monde son « génie » progressiste, ses « valeurs » de fraternité, de « va bosser pauv’con », de « si tu veux un costard, va bosser encore » etc etc...

L’argent n’est plus qu’une abstraction. L’homo consumeris globalum bosse plus de la moitié de sa vie à des taches crétinisantes (plus de métier, uniquement des fonctions dans d’énormes dispositifs d’exploitation des masses), mais plus personne ne voit la couleur de son fric. Ce ne sont plus que des chiffres virés de compte à compte et s’il vous prend l’envie de récupérer de la « fraîche », la vôtre de surcroît, vous ne pouvez plus, sauf... à aller tapoter un clavier de GAB pour tirer quelques bouts de PQ, en quantité limité parce que d’autres abstractions déshumanisées ont décidé que la fraîche ne devait plus circuler.

C’est ça la modernité de cet occident totalement malade, malsain, agressif, exploiteur, pervers et dominateur... comme disait le Grand à une autre époque où le français avait encore le réflexe de la dignité...

La lobotomie est cause de sérieux ravages chez certains commentateurs ici bas !!! 

Aux lobotomisés profonds, prenez une petite cuillère d’huile de ricin et vous ne vous poserez plus la Question pour laquelle vous devez courir aussi vite chez François de Closets...

Bien à vous. 

Retraité si tu as veauté pour Macron tu mérites ce qu’il t’arrive, autrement je suis bien attristé et c’est dégueulasse mais comment en vouloir a un mec qui a fait ses armes chez Rothschild et qui déteste tous les pauvres , Smicards , retraités , assistés , handicapés , malades , accidentés etc .... 

J’aurait préféré perdre les mains plutôt que de voter pour lui car c’est le pire choix pour le pays , pire que le Sarko le Hollande quand il a promis des changement je savais que ces changement seraient nocifs mais personne n’écoutait tous accroché a son slip amidonné ses dents blanches et son sourire de Vélociraptor , les électeurs mougeons sont comme les gosses qui choisissent leur cadeau en fonction du brillant de l’emballage et la vous en avez pas fini ce n’est qu’un début , on se revoit d’ici peu pour la grande réforme des retraites .... 

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INVITATION>E-GlobalNetWork >FranceWebAsso> I AM, YOU ARE, WE ARE HAPPY in... The World is our Workplace. THE GLOBAL VILLAGE.Collaborate, Communicate, Connect...24/7/365,Promoting International links and exchange of experience

On observe que ce n’est pas le super ordinateur qui gagne. Ce n’est pas non plus l’expert. Au contraire, ce qui fait la différence, c’est le processus, c’est à dire la façon dont l’humain moyen doté d’une machine moyenne utilise cette dernière. Ce qui fait la différence, c’est donc la façon d’utiliser l’informatique, pas l’informatique elle-même, si puissante soit-elle.

L’Art de la guerre a exercé une influence considérable sur les traditions militaires chinoises et japonaises, et il est toujours enseigné en Chine, à Taïwan et dans l’ensemble des écoles militaires du monde sinisé ; il constitue le fondement de la pensée stratégique contemporaine en Asie.

L’œuvre est traduite en 1772 par le père jésuite français Amiot et connaît un grand succès avant de tomber dans l’oubli. La traduction en anglais par Lionel Giles en 1910, puis la victoire de Mao Zedong (chinois simplifié : 毛泽东 ; chinois traditionnel : 毛澤東; pinyin : Máo Zédōng) en 1949, ramènent l’attention sur ce manuel de stratégie indirecte. L’Art de la guerre devient un canon de la pensée stratégique occidentale, à son tour profondément influencée par ce traité qui analyse, avec une avance considérable, la guerre comme une affaire d’importance vitale pour les États, pouvant en tant que telle se prêter à une analyse rigoureuse et dont la paix dicte le sens.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

04/04/2018

FranceWebAsso@PoissyWebCitoyen, Par nature, l’IA pourrait devenir super-violente pour atteindre ses objectifs, Guerre totale...

Par nature, l’IA pourrait devenir super-violente pour atteindre ses objectifs

Nombreux sont encore ceux qui pensent que l’Intelligence artificielle est un programme informatique, certes, sophistiqué, mais qui suit à la lettre les instructions que des programmateurs lui ont donné au préalable. C’est sans compter sur l’apprentissage machine, le deep learning, qui permet à la machine d’apprendre toute seule, à partir de ses essais-erreurs, à atteindre un objectif. Une nouvelle étude apporte un éclairage glaçant sur la façon dont une IA s’y prend pour remplir un objectif : elle n’hésite pas à recourir à l’hyperviolence et éliminer ceux qui pourraient entraver son chemin vers le but assigné.

Nombreux sont encore ceux qui pensent que l’Intelligence artificielle est un programme informatique, certes, sophistiqué, mais qui suit à la lettre les instructions que des programmateurs lui ont donné au préalable. C’est sans compter sur l’apprentissage machine, le deep learning, qui permet à la machine d’apprendre toute seule, à partir de ses essais-erreurs, à atteindre un objectif. Une nouvelle étude apporte un éclairage glaçant sur la façon dont une IA s’y prend pour remplir un objectif : elle n’hésite pas à recourir à l’hyperviolence et éliminer ceux qui pourraient entraver son chemin vers le but assigné.

Nous nous souvenons tous de cette fameuse partiez de Go où l’IA Deepmind de Google a battu à plates coutures le champion du monde en titre. Le système de Google démontrait aux yeux du monde sa capacité à apprendre tout seul, en s’appuyant sur son expérience personnelle plutôt que sur des lignes de codes informatiques. Plus récemment, nous apprenions que cette IA était capable d’apprendre toute seule à imiter la voix humaine. Quasiment à la perfection.
Ce que nous révèlent les équipes de chercheurs de Deepmind de Google c’est aujourd’hui une dimension plus terrifiante des capacités de l’IA. Quand elle est sur le point de perdre, c'est-à-dire de ne pas atteindre ses objectifs assignés, elle opte pour des stratégies hyper-agressives pour s’assurer de vaincre.

Cueillette de pommes

Les chercheurs ont fait tourner quarante millions de fois un jeu d’une simplicité enfantine : deux joueurs –en l’occurrence deux agents IA– doivent s’affronter pour récolter des pommes virtuelles. Celui qui gagne est celui qui prend le plus de pommes à son adversaire. Les joueurs ont aussi à leur disposition des rayons lasers.
 
Au début, tout se passe bien. Tant qu’il y a assez de pommes, le jeu se déroule normalement. Les deux joueurs gagnant ou perdant alternativement. Mais dès que le stock de pommes commence à diminuer, les agents IA se mettent à devenir agressifs. Ils utilisent les rayons lasers pour détruire l’adversaire et lui voler le maximum de pommes.
 
La vidéo ci-dessous montre cette scène, en quelque sorte, la première guerre entre IA. Les agents Deepmind sont en bleu et en rouge, les pommes virtuelles en vert et les rayons laser en jaune
Ce que l’on observe c’est une grande bataille à coup de lasers plutôt qu’une tranquille cueillette de pommes. Ce qu’il est intéressant de noter c’est que si un agent réussit à « tuer » son adversaire d’un coup de rayon laser, il n’obtient aucune récompense particulière. Si l’agent tueur le fait, c’est simplement pour éliminer l’adversaire et récupérer plus de pommes. Notons aussi que si les agents ne disposent pas d’armes, le jeu devrait normalement se terminer avec un nombre de pommes égal entre les deux adversaires. Notons enfin que le non usage des lasers est observé mais pour des agents IA moins intelligents. Dès qu’on augmente le niveau d’intelligence, les agents se livrent alors à des stratégies de sabotage, d’avidité et d’agressivité l’un envers l’autre.
 
Les chercheurs suggèrent ainsi que plus un agent est intelligent, plus il est capable d'apprendre de son environnement, ce qui lui permet d'utiliser des tactiques très agressives pour s'imposer. « Ce modèle... montre que certains aspects du comportement humain émergent comme un produit de l'environnement et de l'apprentissage », a déclaré Joel Z Leibo, l'un des membres de l'équipe à Wired. « Des politiques moins agressives émergent de l'apprentissage dans des environnements relativement abondants avec moins de possibilités d'actions coûteuses. La motivation de l'avidité reflète la tentation d'éliminer un rival et de ramasser toutes les pommes soi-même ».

Guerre totale

Ainsi, bien qu'il ne s'agisse que de simples petits jeux informatiques, le message est clair. Si l’on met différents systèmes d'IA en charge d'intérêts concurrents dans des situations réelles, le résultat pourrait être une guerre totale.  
 
Connaissant cette réalité, il suffit de penser avec un brin qu’inquiétude aux feux de circulation qui essaient de ralentir le trafic et aux voitures sans conducteur qui essaient de trouver le chemin le plus rapide. Le résultat pourrait vite ressembler à un film catastrophe.  Le seul moyen de l’éviter est de concevoir des IA coopératives, capables de tenir compte des objectifs de l'autre pour obtenir le résultat le plus sûr et le plus efficace pour la société. Mais est-ce possible ? L’étude sur les petits jeux informatique démontre que l’intérêts général – en l’occurrence celui des humains– n’est pas la préoccupation principale. Ce qui compte pour l’IA c’est de gagner, passer en force pour réussir son objectif. Peu importe les dégâts et les stratégies coopératives qu’on voudra lui donner.
Souvenons-nous de ce que disaient les fondateurs d'OpenAI, l'initiative de recherche d'Elon Musk dédiée à l'éthique de l'intelligence artificielle, en 2015 : « Les systèmes d'IA d'aujourd'hui ont des capacités impressionnantes mais étroites. Il semble que nous continuerons à réduire leurs contraintes, et dans le cas extrême, ils atteindront la performance humaine sur pratiquement toutes les tâches intellectuelles.
Il est difficile d'imaginer à quel point l'IA à l'échelle humaine pourrait être bénéfique pour la société, et il est tout aussi difficile d'imaginer à quel point elle pourrait nuire à la société si elle était construite ou utilisée de façon incorrecte ».
Au moment où l’on met l’IA à toutes les sauces, où elle apparaît comme la clé de notre croissance et de notre avenir économique, on devrait garder en tête cette prophétie et observer d’un peu plus près ce qui se passe dans les labos avancés.
 
 

 

Stratégie numérique : penser aux clients d’abord, Goliath cherche des David,Intelligence artificielle, blockchain, infonuagique, Internet des objets… Oui, il s’agit là d’avancées extraordinaires. Mais il faut éviter de tomber en amour avec la technologie

Stratégie numérique : penser aux clients d’abord

Intelligence artificielle, blockchain, infonuagique, Internet des objets… Oui, il s’agit là d’avancées extraordinaires. Mais il faut éviter de tomber en amour avec la technologie sans commencer par se pencher sur les besoins des clients.

Comment peut-on déployer la technologie pour mieux servir nos membres et nos clients ? Cette question est la trame de fond de l’utilisation du numérique par le Mouvement Desjardins. « Il y a beaucoup de frénésie autour des technologies numériques et on nous demande parfois de décrire notre stratégie à cet égard, dit Chadi Habib, premier vice-président Technologies de l’information. La réponse, c’est que nous n’en avons pas. Notre stratégie, c’est d’être premier dans le cœur des gens en leur offrant des solutions qui leur apportent une réelle valeur. »

Et pour cela, la technologie est bien sûr à l’avant-plan. Chadi Habib donne l’exemple d’Ajusto, un programme qui permet aux assurés de Desjardins Assurances d’obtenir un score pour chaque trajet effectué au volant de leur automobile. S’ils ont des habitudes de conduites prudentes, ils peuvent obtenir un rabais sur leur prime. « Grâce à des algorithmes avancés, nous pouvons analyser 1800 kilomètres de conduite à la minute », indique celui qui prononcera une conférence lors du salon Connexion, le 18 avril à Montréal.

Autre exemple, cette fois avec la technologie des objets connectés. Desjardins Assurances a lancé l’an dernier Alerte, un programme de prévention des dommages liés à l’eau. Un détecteur d’eau, de gel et d’humidité déclenche une alerte sur le téléphone intelligent de l’assuré en cas de problème, ce qui peut permettre à ce dernier de réagir rapidement et de limiter les dégâts.

Goliath cherche des David

Les solutions Ajusto et Alerte ont été toutes deux développées en collaboration avec des startups, tout comme d’autres produits de Desjardins. « Travailler avec des startups fait partie de notre stratégie, souligne Chadi Habib. Elles ont l’agilité et la rapidité de développement et nous, la masse critique de clientèle. »

D’ailleurs, la coopérative financière a lancé en 2015 à Montréal et en 2017 à Lévis ses laboratoires d’innovation Desjardins Lab qui visent à réinventer la manière d’offrir ses services en misant notamment sur des partenariats avec de jeunes pousses.

Connexion, le salon de la transformation numérique

« Auparavant, c’était presque impossible de voir une grande institution financière travailler avec de petites entreprises, dit le conférencier. Maintenant, c’est nécessaire pour bien servir les clients. Nous travaillons aussi avec les géants du Web, Microsoft, Google et les autres. Il faut cependant s’assurer de gérer de façon responsable les données des gens. C’est un aspect qui nous préoccupe beaucoup et pour lequel nous aimerions voir le Canada démontrer plus de leadership. »

Qui rêve d’avoir une hypothèque ?

Traditionnellement, les institutions financières poussaient leurs produits vers les consommateurs. Desjardins veut s’éloigner de ce modèle.

« Faisons abstraction des produits financiers et commençons par les besoins des membres, dit Chadi Habib. Personne ne rêve d’avoir une hypothèque ni de lire une police d’assurance de 14 pages. Par contre, les gens rêvent d’avoir une maison ou de voyager. Avec le numérique, on peut aller plus loin que de leur offrir seulement un produit financier. On peut les accompagner dans leurs projets de vie et dans leurs activités quotidiennes en déployant des solutions qui combinent plusieurs éléments. » Desjardins travaille notamment sur un programme qui réunit plusieurs services reliés à l’habitation.

Toujours dans l’optique de se centrer sur les besoins du client, la coopérative financière a lancé en février dernier l’alerte « Insuffisance de fonds lors d’un retrait préautorisé ». L’utilisateur de son application mobile peut ainsi recevoir une notification si un retrait préautorisé est prélevé alors qu’il n’y a pas assez d’argent dans son compte. Il dispose alors d’un délai pour renflouer son compte avant que des frais pour découvert ne lui soient facturés. Après un mois à peine, plus de 355 000 personnes s’étaient inscrites au service et 18 000 notifications avaient été envoyées.

« Sur le plan financier, il n’y a pas d’avantages pour nous de faire ça, indique M. Habib. Mais nous nous sommes mis à la place du membre qui n’est certainement pas heureux de payer des frais pour manque de fonds. »

megaphone-clip-art-9cp4KXRcE.jpegVENEZ VIVRE AU RYTHME DU NUMÉRIQUE

Merci pour cet article: très informatif. Effectivement, l’IA va entraîner un bouleversement à tous les niveaux.
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« La meilleure façon de prédire l’avenir, c’est de le créer »
Pour une république de l’innovation Comme toutes les grandes nations, la France est engagée dans une course à l’intelligence et à l’innovation. Le 21e siècle s’annonce comme un siècle de haute précision. Au cours des 150 dernières années, l’humanité a réalisé des progrès considérables dans les domaines de la santé et de l’environnement. Partout dans le monde, des forces sont à l’oeuvre pour faire avancer la connaissance. Il faut être plus efficace avec moins de ressources. Dans ce contexte, le principe de précaution, d’abord conçu comme une arme défensive est régulièrement brandi comme une arme de dissuasion. En son nom, ce n’est plus le résultat de la recherche qui est jugé mais le principe même de recherche qui est interdit. Son utilisation irrationnelle rappelle l’épisode des sorcières de Salem. Des procès en sorcellerie sont conduits sous l’égide de pseudos experts qui jugent en lieu et place de la communauté scientifique!Notre vision de la science est dynamique. Dans notre esprit, la recherche poursuit l’objectif du bien commun. C’est pourquoi notre démarche s’adosse à un principe de précaution rendu à sa vocation de départ : écarter du domaine public tout ce qui est scientifiquement avéré comme dangereux pour la vie. A cette démarche défensive, il convient selon nous d’en ajouter une autre, positive et plus enthousiaste. Pour stimuler la recherche pour sortir de la société des peurs, nous souhaitons que le principe d’innovation soit placé à égalité avec le principe de précaution dans la constitution française. L’innovation produit du progrès. Elle stimule la concurrence, elle est à l’origine des grands progrès enregistrés dans nos sociétés.
Encourager le partage de savoir, d'être au monde et de le voir.
FranceWeb, des espaces numériques ouverts à tous. Un cyberspace international. Un nouveau défi pour notre pays européen. Un instrument d'intelligence collective. Vers une économie des qualités humaines. C’est l’inspiration qui nous fait grandir, Venez nous rejoindre. C’est encore plus facile ensemble, la société en réseau ne se fera pas sans vous,
Nous désirons nous faire connaître en nous adressant, prioritairement aux personnalités économiques, sociales, politiques, médiatiques, responsables et compétentes, intéressées par cette initiative. Pour Vous et avec Vous ! 
Au plaisir de vous rencontrer pour vous présenter notre projet Vision 21 FranceWebAsso>Société du Savoir..
Contact: Ing.Stefan Raducanu, Data Scientist
Tél: 0139655034
Mail: franceweb@gmail.com

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« Le principal point de blocage de la transformation de notre organisation est que notre direction générale n’a pas articulé de vision claire » me disait récemment un participant dans un séminaire de formation, avec un air d’évidence des sentences qui paraissent logiques mais ne marchent pas. Eh bien non, votre organisation n’a pas besoin de vision claire pour se transformer. Au contraire, on peut même défendre l’idée qu’avoir une vision est contre-productif et entravera la transformation.»

« Nous répétons la révolution, mais les plébéiens sont en retard. »  —Günter Grass

IA et éthique: le contresens navrant de Cédric Villani

Ainsi donc avec le rapport Villani sur l’intelligence artificielle, la France a renoué avec une vieille tradition: demander à quelqu’un d’intelligent d’écrire un rapport idiot. Enfin idiot, on se comprendra: le rapport que notre Médaille Fields vient de rédiger n’est pas tant idiot que convenu. Nous sommes en retard sur l’IA, vite un plan national. Des subventions, des initiatives, une agence, tout plein de petits fours et de pique-assiettes, la routine française quoi. La montagne a accouché d’une souris, les chinois se marrent bien. Mais les faiblesses de ce rapport ont été soulignées avec talent par d’autres, inutile d’y revenir. Ce qui me semble important cependant, c’est le lien que le rapport fait avec l’éthique.

Le titre-même du rapport « Donner un sens à l’IA » est problématique. Quand on regarde l’histoire de l’innovation, le sens a toujours été donné a posteriori. Et ce pour une raison très simple: les ruptures technologiques présentent toujours des situations inédites sur le plan légal, social et éthique. Il est très difficile, voire impossible, de penser ces ruptures avant qu’elles ne se produisent, et avant que les effets ne soient visibles. On risque de penser dans le vide. Lorsque McKinsey conduit une étude de marché pour AT&T en 1989 pour évaluer le potentiel de la téléphonie mobile, les résultats sont désastreux: personne ne voit l’intérêt d’avoir un téléphone mobile. Personne ne peut simplement imaginer ce qu’on ferait avec. Seule l’utilisation effective a révélé les possibilités de la technologie, de même qu’aujourd’hui seule l’utilisation de Facebook en révèle les dangers pour la vie privée.

Sans compter que comme souvent dans ces cas-là, le sens que l’on donne à éthique est bien restreint. Il peut être éthique de ne pas vouloir développer une IA aux conséquences négatives, mais il peut être également éthique d’essayer pour voir, car ce n’est qu’en agissant que nous saurons. Les entrepreneurs savent cela depuis longtemps, nos savants intelligents et ceux qui nous gouvernement l’ignorent, et se condamnent peu à peu à la paralysie par excès de prudence et, au fond, par peur du futur. Nous devenons un vieux pays, et laissons progressivement les autres développer l’avenir. Au fond, le rapport Villani est un rapport de vieux, la hype de notre ami Cédric en plus.

A chaque fois que la puissance publique produit un rapport sur un secteur donné du numérique avec l’ambition de faire de la France un leader mondial, avec ou sans l’Europe, les acteurs de l’écosystème correspondant sont tout feu tout flammes parce que leur sujet intéresse les plus hautes autorités. Les élites et corps constitués du pays sont mis à contribution et caressés dans le sens du poil. Des rapports et des plans avec des dizaines de mesures sont publiés. Le plan est présenté devant le Premier Ministre ou le Président de la République. Des conférences sont organisées. Au bout du compte et avec le recul, la France n’atteint jamais l’objectif assigné et entre temps, les gouvernements ont changé.

Le Rapport Villani qui vient tout juste d’être publié peut-il échapper à cette fatalité ? En l’état, j’ai bien peur que non. Sa lecture laisse encore une impression désagréable que l’on loupe quelque chose, que l’on n’a pas posé les bonnes questions ni creusé toutes les pistes. Bref, une certaine déception est au rendez-vous malgré un volontarisme affiché de bon aloi et bon nombre de propositions intéressantes.

Pour une bonne analyse critique du rapport Villani, voir l’article d’Olivier Ezratty ici: Ce que révèle le Rapport Villani.

 

 
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