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24/02/2019

Charles Péguy>Constituer une Cité> La « famille élargie »Parenté et famille à l’épreuve du changement urbain>Kant explique que si nous envisageons les républiques autrement « Le triomphe des démagogies est passager, mais les ruines sont éternelles »China

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ETRE LIBRE, le grand chantier de l'existence

Michael Doyle : le libéralisme, entre guerre et paix

À quelles conditions une démocratie doit-elle faire la guerre ?

par Marieke Louis , le 22 février

traduit par Catherine Guesde
La guerre et la démocratie sont-elles compatibles ? Comment penser les conditions des interventions armées au niveau international ? Au cours de cet entretien, Michael Doyle convoque différents théoriciens du libéralisme afin d’éclairer les relations internationales contemporaines.
Michael Doyle est Professeur des Universités à Columbia, New York. Il enseigne les relations internationales au département de Science politique, à l’Ecole supérieure des affaires publiques et internationales, et de la faculté de droit. Ses recherches portent sur les théories des relations internationales, le droit international, l’histoire internationale et, plus particulièrement, sur la consolidation de la paix sur le plan international et les Nations Unies. Il a enseigné à l’Université de Princeton, à John Hopkins, ainsi qu’à l’Université de Warwick au Royaume Uni. Entre 2001 et 2003, il a été conseiller spécial au Secrétaire général des Nations Unies Kofi Annan sur les questions de planification stratégique (les « objectifs du Millénaire pour le développement »), de responsabilisation des entreprises au niveau international (le Pacte Mondial ou Global Compact).

Publications mentionnées au cours de cet entretien :
- Ways of War and Peace : Realism, Liberalism, and Socialism, W.W. Norton, 1997.
- Striking First : Preemption and Prevention of International Conflict, Princeton University Press, 2008.
- Liberal Peace : Selected Essays, Routledge, 2012.

Kant explique que si nous envisageons les républiques autrement – c’est-à-dire comme de véritables républiques fondées sur la séparation des pouvoirs et sur l’idée de liberté –, nous serons en mesure de résoudre le problème de la paix : ces républiques s’imposeraient en effet d’elles-mêmes des restrictions, et respecteraient l’autonomie des autres États – autonomie reflétant celle des citoyens qui les contrôlent. Ce sont là les bases du Projet de Paix perpétuelle et les trois conditions d’une paix républicaine : les États doivent être républicains, il faut qu’ils signent un traité de paix, et qu’ils créent un ordre cosmopolite qui autorise les contacts de part et d’autres des frontières. Selon lui, un tel monde nous permettrait d’être libres au sein de notre pays, de respecter les droits cosmopolites et d’être en paix avec les autres républiques. Pour lui, Rousseau n’avait fait que la moitié du travail en envisageant une république démocratique ; il n’avait pas résolu le problème de la paix. Kant considérait qu’il pouvait faire les deux.

Kant nous aide à comprendre la manière dont se comporte réellement un État libéral. Il affirme que les États libéraux ne sont, de manière générale, pas pacifiques, même s’ils sont aussi réticents à faire la guerre. Leur caractéristique principale est qu’ils devraient être, peuvent être et sont pacifiques entre eux. Il s’agit d’une paix séparée c’est-à-dire propre aux États démocratiques entre eux. Cela ne signifie pas qu’ils ne font pas la guerre. Il peut y avoir de nombreuses guerres s’ils sont entourés d’États non libéraux. Certaines de ces guerres sont défensives ou préventives – si ces États non libéraux les attaquent ou les menacent notamment. Cependant – et c’est tout aussi important –, ces États libéraux sont traversés par des pressions pouvant conduire à la guerre : des guerres commerciales, visant à protéger la propriété privée, et des guerres idéologiques. Il s’agit là d’actes que Kant condamne sur un plan éthique, car il les juge mauvais et imprudents, mais il les comprend comme étant inscrits dans la nature des États qui pratiquent le commerce. Et ce sont-là des logiques effectivement à l’œuvre dans les relations internationales des États libéraux.

Charles Péguy.jpgPéguy hors système

L’inclassable Charles Péguy serait-il, finalement, un philosophe ? C’est la thèse que défend Camille Riquier, qui rassemble dans l’œuvre et l’existence (indissociablement liées) de l’écrivain les éléments d’une philosophie de l’action, en marge des systèmes.

Le livre manquant de Charles Péguy ?

La première ambition de ce travail est grande : exposer avec clarté la cohérence d’une philosophie. C. Riquier y parvient. Ceux qui ont peu lu Péguy y trouveront de quoi entrer dans une œuvre profuse et complexe. Ses lecteurs aguerris verront apparaître, au milieu d’éléments bien connus, des perspectives qui avaient pu leur sembler obscures ou cachées. C. Riquier mobilise ainsi une connaissance intime des textes de Péguy au profit d’une grande profondeur d’analyse, servie par un style clair et vigoureux. Cette proximité avec son sujet conduit parfois l’auteur à adopter un ton apologétique, mais c’est un biais courant chez les péguystes.

La seconde ambition de C. Riquier, plus originale, pose question. Péguy, le poète, le pamphlétaire, le journaliste, le politique, l’écrivain, anarchiste, socialiste, dreyfusiste, patriote, chrétien, serait avant tout un philosophe mais qui jamais ne livra l’œuvre philosophique qu’on aurait pu espérer de lui. Nul traité de référence, aucune thèse aboutie, mais une philosophie qui trouve place dans tout le corps de son œuvre, par petites touches, avec force discrétion. Or, en proposant de remettre de la cohérence dans un ensemble éclaté, C. Riquier veut tenter – selon ses mots – de composer le livre de philosophie que Péguy n’a pas écrit. L’ambition est vertigineuse. Elle a le mérite d’être assumée puisque C. Riquier conclut ainsi son texte : « nous avons cherché (…) que ce livre fût de lui plus encore que sur lui et comme l’œuvre espérée » (p. 546). Avouons que notre adhésion presque totale à cet ouvrage s’est arrêtée à ce seuil. Car si Péguy ne nous a pas offert cette œuvre unifiée, ce n’est pas un hasard. Sa conception de l’action philosophique fondée sur l’insertion dans la vie l’en empêchait.

Exposer la philosophie de Péguy n’est pas une mince affaire. On aurait pu imaginer isoler des concepts. Ce serait un non-sens : la pensée de Péguy est une tapisserie dont les fils s’enchevêtrent pour composer une unité. Un fil isolé n’a nul intérêt. On aurait pu aussi penser à une réflexion sur l’inscription de Péguy dans une tradition philosophique, sous un angle plus historique. L’approche aurait été trop didactique et aurait manqué la singularité péguyste. C. Riquier a préféré construire sa démonstration en suivant la chronologie des textes. C’est la seule manière de saisir le flux d’une pensée qui, plus qu’en évolution, connaît un approfondissement et un élargissement, au rythme d’une vie. Les trois parties de l’ouvrage illustrent ce cheminement : l’innocence ; la chute ; le salut. L’innocence est celle du socialisme adolescent, qui voit dans l’Affaire Dreyfus l’événement élu qui va permettre à la cité socialiste d’être fondée. La chute est celle d’un dreyfusisme qui se corrompt et d’une mystique qui finit dans cette politique dont Jaurès est la figure honnie. C’est aussi la domination de l’argent dans un monde moderne qui avilit. Le salut, enfin, est l’espérance chrétienne retrouvée face au désespoir personnel et à la certitude que la guerre vient inexorablement.

Combattre le mal universel

La philosophie de Péguy est avant tout en action. Elle a une portée morale et politique. Morale parce qu’elle répond à une nécessité intérieure, personnelle. Politique parce qu’elle propose une Cité à construire sur ce fondement moral.

Le mouvement initial est imprimé par un refus : celui du mal. Il peut prendre la forme de la misère économique, contre laquelle le jeune socialiste se révolte. Il a le visage de l’injustice que combattra le dreyfusiste de la première heure. C’est la domination, l’excès de pouvoir, le mensonge, la violence, les pogroms, la colonisation... Et c’est aussi la damnation pour le chrétien qu’il fut dans la seconde partie de sa brève existence.

Une dénonciation désincarnée ne peut suffire. Péguy se sépare ici du kantisme dont il est pourtant proche, ce kantisme dont il écrivait dans une formule célèbre de Victor-Marie, comte Hugo, en 1910, qu’il « a les mains pures mais […] n’a pas de mains ». Ce combat ne peut être mené qu’à deux conditions : la lucidité et la vérité. Il faut toujours dire ce que l’on voit mais plus encore voir ce que l’on voit. Le prix à payer est cher : se maintenir dans « l’axe de détresse », comme il l’écrit, c’est-à-dire demeurer dans l’inquiétude ou, pour reprendre un terme attaché à l’œuvre de Pessoa, dans l’intranquillité. De cette exigence d’ordre moral, qui est le soubassement de la pensée et de la vie de Péguy, naît une tension permanente à laquelle il va s’astreindre au prix de grandes souffrances intérieures.

Le fil conducteur de la philosophie de Péguy est la lutte contre le mal, le malin. Si C. Riquier sous-titre son livre, « Mémoires d’un imbécile », c’est en référence aux propos mêmes de Péguy qui assume cette part de naïveté, d’innocence ou tout simplement de vérité face aux malins qui cherchent toujours à tromper. Cette imbécillité, Péguy la partage avec le peuple qui se trouve souvent désarmé face à la démagogie et à ses entraînements. Et pourtant, la révolution qu’il espère est celle de la conscience, de la conversion et de la justice, car, comme il l’écrit en 1905 dans Les suppliants parallèles  : « Le triomphe des démagogies est passager, mais les ruines sont éternelles ».

Constituer une Cité

Le normalien, qui manqua l’agrégation de philosophie et y renonça ensuite pour s’engager, pense et agit en philosophe, et pour C. Riquier c’est en l’abordant comme tel qu’on perçoit, plus que l’unité d’un parcours, une fidélité. Une fidélité au peuple dont il est issu, avec lequel l’intellectuel devenu parisien nourrit des relations complexes. Une fidélité à un idéal de justice. Une fidélité à ce qu’il entend être.

Conformément à une certaine tradition française, illustrée par Montaigne, Pascal ou Rousseau, qui allie style et pensée, Péguy refuse tout système. « Heureux les systématiques », raille-t-il dans un texte de 1905. Cinq ans auparavant, dans Encore de la grippe, il écrit : « je ne suis pas très partisan des spéculations immenses, des contemplations éternelles. Je n’ai pas le temps. Je travaille par quinzaines. Je m’attache au présent. Il en vaut la peine ». À l’ordre mort ou mortifère des systèmes, il oppose le « fatras » vivant (p. 73), lui qui affirme, dans Casse-cou en 1901, n’avoir « aucun besoin d’unifier le monde ». Cette vitalité philosophique, il va lui donner corps dans ce projet qui sera son œuvre et sa vie : les Cahiers de la quinzaine, fondés en janvier 1900. Il ne s’agit pas là d’une simple revue, créée pour s’affranchir de la discipline intellectuelle imposée au sein du mouvement socialiste qui s’unifie. Avec les Cahiers, Péguy entend constituer une amitié, une cité, une République composée de ses auteurs et de ses lecteurs. C’est bien là une utopie, mais concrète et active.

Pour Péguy, « la révolution sociale sera morale ou ne sera pas ». Cette révolution doit passer par une conversion personnelle et, de proche en proche, il sera possible de lutter contre le mal. En offrant à chaque lecteur, membre de cette cité terrestre, des pans de vérité et de réalité, notamment par des documents bruts, en mettant en lumière les injustices à combattre, Péguy veut amener à ces conversions, sans conférer à ce mot une acception religieuse. Le format de la revue est adapté à ce projet. Par son caractère collectif, elle forme communauté, même si au fil du temps l’œuvre personnelle de Péguy nourrit de plus en plus exclusivement les Cahiers. La périodicité – la quinzaine – est tout aussi essentielle. Elle suit le cours de l’événement qui est notre maître intérieur, selon la formule d’Emmanuel Mounier. Cette méthode consiste à s’insérer dans l’actualité pour faire affleurer les structures profondes du monde tel qu’il est. Elle fait de Péguy ce que J. Julliard, reprenant Maurice Clavel, appelait un « journalisme transcendantal ».

On aurait aimé, avec C. Riquier, aborder ici bien d’autres points qui fondent la philosophie péguyste : l’histoire et la mémoire, le langage, le temps, la religion. Il aurait fallu aussi évoquer le dialogue que Péguy noue avec Pascal, Descartes ou Bergson. C. Riquier, spécialiste reconnu de l’œuvre de ce dernier, montre comment Péguy, qui fut si proche de lui, n’en fut ni l’élève ni le disciple mais entra en résonance avec sa philosophie pour la déployer sous d’autres horizons (p. 373 sq.). On renverra notamment aux passages consacrés à la manière dont Péguy retravaille la durée bergsonienne pour montrer comment l’histoire commune pénètre chacun d’entre nous, comment il entre dans notre durée individuelle des durées plus larges qui nous insèrent dans une temporalité, une lignée et une communauté, par un phénomène d’incorporation ou d’incarnation du temps à travers la mémoire.

Il aurait fallu aussi aborder cette capacité de Péguy à penser la pluralité des êtres et d’abord la sienne. Le recours aux pseudonymes lui permet de nouer des dialogues entre les facettes de sa personnalité et de sa pensée. Se mêlent ici philosophie de la pluralité et jeu littéraire qui n’est pas sans évoquer Pessoa et l’usage des hétéronymes. La part si personnelle que Péguy livre dans ses écrits, poétiques ou en prose, nous semble faire de son œuvre une grande création littéraire, esthétique. Et c’est cette capacité de Péguy à accorder sa singularité à des enjeux universels qui fait de lui un véritable artiste, plus encore qu’un philosophe.

À propos de : Camille Riquier, Philosophie de Péguy ou les mémoires d’un imbécile, Puf, 2017, 549 p.

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Les quartiers populaires comme laboratoire social d'interconnaissance

Classique des sciences sociales, Le village dans la ville de Michaël Young et Peter Wilmott, réédité en France, est d’une brûlante actualité pour comprendre les échecs des politiques de la ville. Modèle d’enquête ethnographique, il traite avec brio des aspects familiaux du relogement et du rôle du quartier dans la socialisation.

La réédition d’un classique des sciences sociales comme Le village dans la ville intéressera de nombreux lecteurs au-delà même d’un public averti. La première qualité du livre, bien rendue par la traduction d’Anne Gotman, tient en effet à l’écriture limpide et vivante d’un ouvrage qu’on lit presque comme un roman, roman dont les héros seraient les familles populaires de l’Est londonien. Au-delà du plaisir de lecture, le livre de Young et Willmott propose surtout des analyses sociologiques stimulantes, soutenues par des matériaux d’enquête variés et omniprésents dans l’ouvrage.

Publié en 1957 à Londres, puis une première fois en français en 1983, le livre est le résultat d’une enquête de trois ans sur un quartier populaire de Londres au début des années 1950, sur ses habitants et, notamment, sur des ménages quittant ce quartier de Bethnal Green pour être relogés dans une cité plus éloignée et nouvellement construite par le London County Council, celle de Greenleigh. La première partie du livre est consacrée à Bethnal Green, aux modes de vie des familles qui y vivent et aux manières dont la parenté structure les relations sociales et la vie du quartier. La seconde partie se tourne vers Greenleigh pour découvrir ce qui se passe, se maintient, mais surtout se transforme pour ces familles lorsqu’elles quittent leur quartier d’origine pour être relogées.

L’enquête fait la part belle aux méthodes qualitatives, en particulier à la démarche ethnographique, en mobilisant de nombreux entretiens et des observations in situ, facilitées notamment par l’installation d’un des sociologues dans un logement du quartier. Chemin faisant, l’ouvrage permet d’aborder des questions classiques de la sociologie de la famille et de la parenté, d’observer les caractéristiques et les métamorphoses des quartiers populaires de Londres et, d’interroger les effets et les enjeux de certains leviers des politiques de la ville. Sa réédition, augmentée d’une double préface, est aussi l’occasion d’interroger sa portée sociologique et ses échos actuels.

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IMG_20190224_160455.jpgIMG_20190224_160458.jpgIMG_20190224_160703.jpgIMG_20190224_160448.jpgParenté et famille à l’épreuve du changement urbain

Consacrée à Bethnal Green, la première partie de l’ouvrage met au jour l’emprise des relations familiales sur la vie du quartier et de ses habitants. La famille a tendance à y monopoliser les activités et l’emploi du temps des ménages, y compris chez les jeunes époux, qui choisissent majoritairement de rester vivre près de leurs familles d’origine. Les liens familiaux apparaissent ainsi au fondement des structures sociales locales, en particulier les liens qu’entretiennent mères et filles. Willmott et Young montrent que ces derniers ne sont pas altérés par le mariage de la fille, mais, au contraire, renforcés et intensifiés par les échanges, conseils et soutiens dans l’apprentissage des rôles domestiques et du rôle de mère que découvre la fille lorsqu’elle devient mère à son tour. Les chapitres 4 et 5 décrivent alors l’influence décisive de la mère dans la vie des époux, la figure de « Mum » y est omniprésente et oblige le gendre à « courtiser la belle-mère » (p. 58), qu’il fréquente davantage que sa propre mère. « La mère de l’épouse est la maîtresse de la famille » (p. 62) et occupe une place centrale dans l’intégration à la parentèle, comme le montrent différentes pratiques finement étudiées : l’assistance de la mère lors des accouchements ou maladies, le thé quotidien pris chez Mum, les repas plus ou moins formels à son domicile.

À Bethnal Green, la « famille » englobe ainsi beaucoup plus que le triangle père-mère-enfants et peut être assimilée à une organisation « quasi tribale » : c’est le résultat central de la première partie de l’ouvrage. La « famille élargie » intervient dans la plupart des activités (travail, loisirs, sorties, sociabilités, logement) par le biais de la fratrie, des cousins, oncles, tantes, et surtout pères et mères des époux. Quand la famille informe sur une offre d’emploi, quand les liens de parenté deviennent un critère d’attribution du logement pour les institutions municipales ou quand l’on croise dans la rue, dans une même journée, cousins, tantes, parents et beaux-parents, comment réduire la famille au ménage ? De fait, à Bethnal Green, le ménage n’est plus l’entité élémentaire de la vie familiale ou de la vie sociale locale, et c’est l’ensemble du réseau de parenté qui organise et structure la vie des individus. Le dernier chapitre consacré à Bethnal Green insiste sur le fait que « la parentèle constitue alors un pont entre l’individu et la communauté » (p. 89). La famille ne clôt pas l’univers relationnel des couples, ni de leurs enfants : elle ouvre, au contraire, une première voie dans l’intégration sociale locale en favorisant les liens avec l’extérieur et la densité des relations avec les autres habitants. Les auteurs y voient donc plus une ressource qu’un carcan, même si certaines pressions familiales s’avèrent parfois conflictuelles....

Le texte de Jean-Hugues Déchaux retrace les liens à établir entre ce livre et des débats contemporains en sociologie de la famille et rappelle combien le travail de Willmott et Young constitue, dans les années 1950, un « pavé dans la mare » des approches fonctionnalistes dominantes. Sous l’égide de Parsons en effet, les sociologues américains soutiennent alors l’hypothèse d’un affaiblissement historique des liens familiaux et d’une nucléarisation croissante de la famille contemporaine (Parsons, 1955). Or, le cas de Bethnal Green amène à des résultats tout à fait inverses mettant en lumière le décloisonnement quotidien et affirmé de l’unité élémentaire de la famille nucléaire. Si pour de nombreux lecteurs, le « chacun chez soi » de Greenleigh peut apparaître, en revanche, comme l’avènement annoncé de la famille nucléaire, Jean-Hugues Déchaux note que les interprétations à ce sujet sont variées et n’aboutissent pas nécessairement à une vision évolutionniste de la famille. Il rappelle, à juste titre, que la sociologie des réseaux sociaux s’est notamment nourrie de travaux comme ceux de Willmott et Young pour penser simultanément la famille élargie, la parentèle comme système de relation, mais aussi le rôle et la place d’ego dans ces relations, ses intérêts spécifiques et ses engagements relationnels plus ou moins prononcés. Dès lors, il n’est plus tellement question d’opposer historiquement la famille nucléaire moderne se substituant à une famille traditionnelle élargie et communautaire, mais de penser les variations des formes de parenté et la diversité des manières de « faire famille »...

De manière plus générale encore, Le village dans la ville infirme l’idée selon laquelle la modernité se caractériserait par un affaiblissement des liens familiaux accompagnant et accentuant l’individualisme croissant des sociétés contemporaines. On a souvent décrit, en sociologie, les crises de l’institution familiale et le caractère de plus en plus fragile des liens familiaux et conjugaux. De Bethnal Green à Greenleigh, des années 1950 à aujourd’hui, la famille a changé et s’est diversifiée, c’est incontestable. Elle reste, néanmoins, non seulement une instance de socialisation primordiale mais aussi, tout au long de la vie, un pourvoyeur de ressources, un vecteur de solidarités et parfois, une charge non négligeable. En France, les résultats de l’enquête « Proches et Parents » montrent clairement que la famille et les parents restent des soutiens décisifs tout au long de la vie et les travaux de Catherine Bonvalet confirment le rôle de la famille élargie dans la vie des citadins, en particulier dans leurs parcours et leurs choix résidentiels (Bonvalet, 2003). De ce point de vue, le texte de Jean-Hugues Déchaux apporte un éclairage intéressant sur Le village dans la ville en rappelant son influence sur la sociologie de la famille et de la parenté. Quelles que soient la forme et les frontières de cette famille, le livre de Willmott et Young rappelle, en filigrane, qu’elle reste une dimension importante de la vie sociale et nourrit encore, à ce titre, bon nombre de recherches sociologiques.

Pour citer cet article

Référence électronique

Patrick Cotelette, « Michael Young et Peter Willmott, Le village dans la ville. Famille et parenté dans l'Est londonien », Lectures [En ligne], Les comptes rendus, 2011, mis en ligne le 03 février 2011, consulté le 24 février 2019. URL : http://journals.openedition.org/lectures/1257

Les politiques de la ville à l’épreuve de l’enquête

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Polis,PoissySmartCity,la polis française est une sorte d’eucharistie, la polis anglaise est un accident historique,la polis américaine,combine les pratiques d’un congrès de la Mafia et les principes de justice et de liberté individuelle>connexions

appel à contribution - Copie.gifLa cité grecque, un modèle ?

À propos de : Josiah Ober, Demopolis. Democracy Before Liberalism in Theory and Practice, Cambridge

En 1992, dans un article célèbre intitulé « Cités de raison », l’historien britannique Oswyn Murray notait, non sans un certain humour :

Quiconque a étudié les tentatives de description de la polis grecque connaît bien cette manière nationale de réagir aux phénomènes. Pour les Allemands, on ne peut parler de polis que dans un manuel de droit constitutionnel ; la polis française est une sorte d’eucharistie ; la polis anglaise est un accident historique ; la polis américaine, enfin, combine les pratiques d’un congrès de la Mafia et les principes de justice et de liberté individuelle.

GRÈCE ANTIQUE (Civilisation) - Fonctions de l'image, Images et cités .

Catégorie:Image Grèce antique - Vikidia, l'encyclopédie des 8-13 ans

Image et pensée chez les Grecs passées aux filtres des catégories

La cité grecque : une ville, un territoire et un modèle, Soutien scolaire

Liste de cités grecques — Wikipédia

Michael Doyle le libéralisme, entre guerre et paix

cité grecque schéma

De la cité grecque à la ville lucanienne : images féminines et signes

Après la phase d’établissement et de développement des colonies grecques en Italie méridionale et en Sicile, on observe, à partir de la seconde moitié du Ve siècle av. J.-C., des mouvements en retour de certains groupes indigènes qui aboutissent, en milieu grec, comme à Cumes, mais aussi étrusque, comme à Capoue, à la formation de communautés mixtes décrites par les auteurs grecs ou latins en terme de « barbarisation ». C’est le cas de Poseidonia, fondée vers 600 av. J.-C. par des colons venus de Sybaris en Calabre, passée sous l’hégémonie de groupes italiques, les Lucaniens. Nous avons conservé à son sujet un témoignage du philosophe pythagoricien de la fin du IVe siècle, Aristoxène de Tarente (Athénée, Banquet des Sophistes XIV, 632 a-b). Dénonçant la décadence de la musique grecque, il prend l’exemple des habitants de Poseidonia :« À l’origine, ils étaient Grecs mais ils furent complètement barbarisés et devinrent Étrusques ou Romains. Ils changèrent leur langue et leurs autres coutumes. Mais ils célèbrent encore une fête grecque jusqu’à ce jour. Ils se rassemblent et se remémorent leur ancienne langue et leurs institutions et après s’être lamentés et avoir pleuré leur perte tous ensemble, ils se séparent et rentrent chez eux. »
Cette image perdure dans les sources plus récentes, grecques et romaines. Elles insistent sur la succession des hégémonies qui s’exercent sur la ville, située à la frontière avec le monde étrusque et campanien, marquée par le fleuve Sele, et qui devint colonie de droit latin en 273 av…

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22/02/2019

Travailler ensemble>Le digital partout, pour tous, en réseau et en mouvement avec FranceWebAsso&PoissySmartCity>MyNewsCenter> À quand l'Europe du digital ?Aujourd’hui.Demain.Sans attendre.Après demain il sera trop tardLes 5 buts de l'engagement associatif

 2 maini.jpgfrancewebeglobal-avec-vous3.jpg20150119_111848.jpg

À quand l'Europe du digital ?

David Schwarz

Senior Vice President Ecommerce & New Digital Activities

Carrefour Group

 FranceWebAsso & PoissySmartCity. Travailler ensemble.

On ne parle finalement que très peu de l’Europe du digital. Nous n’avons d’yeux que pour les GAFA et autres BATX, nous rêvons de partir à la conquête du monde en général et de l’Amérique en particulier, nous observons avec sidération ce digital chinois qui s’apprête à déferler sans bruit dans nos vies…

Et pourtant, nous avons en Europe des dizaines de mini Silicon Valley créatives et performantes, des millions de jeunes talents, un réseau de métropoles tout aussi attractif  : Barcelone, Berlin, Dublin, Lisbonne etc. Et sans compter cet incroyable foisonnement français de Nantes à Aix, de Lille à Montpellier, en passant par Bordeaux, Lyon etc. Ce fourmillement et cet éparpillement sont paradoxalement une richesse, notre marque de fabrique française et européenne.

Le digital partout, pour tous, en réseau et en mouvement.

Je me demande, je nous demande alors qu’avons-nous fait et que faisons-nous pour ne pas devenir une simple usine à startups et à coder, un grand réservoir de main d’œuvre ultra qualifiée pour le reste du monde ? La réponse ne peut être qu’européenne. Car nous produisons déjà à l’échelle européenne les meilleures matières premières digitales au monde.

Et demandons-nous comment donner plus de priorité aux marchés et clients potentiels européens qu’au reste du monde. Comment nous mailler notamment et plus fortement avec nos voisins les plus proches. Partage, réseaux, alliances, rachats, fusions : pourquoi ne pas faire à l’échelle européenne ce que nous faisons à l’échelle française ? Il me semble possible et nécessaire de rapprocher et d’Européaniser des événements digitaux, nos organisations professionnelles, nos incubateurs et autres « startup tours ».

Je souhaiterais ici nous inciter à (re)lancer la construction très concrète de cette Europe du digital qui nous tend les bras. Les instances européennes ont pris le sujet à bras le corps, ont tracé un chemin. Imparfait et critiquable sans aucun doute. Mais cela ouvre la voie et des perspectives que nous devrions saisir maintenant.

Aujourd’hui. Demain. Sans attendre. Après demain il sera trop tard…

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