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09/01/2019

Crise de 2008 : la vraie facture laissée par les banques à la France.Les banques estiment qu’elles n’ont pas coûté un euro aux finances publiques lors de la crise financière de 2008. Dix ans après, cet argument ne semble plus tenir et la facture totale

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Crise de 2008 : la vraie facture laissée par les banques à la France

8 octobre 2018 par Romaric Godin

Les banques estiment qu’elles n’ont pas coûté un euro aux finances publiques lors de la crise financière de 2008. Dix ans après, cet argument ne semble plus tenir et la facture totale des erreurs des banques s’annonce très lourde.

Combien les erreurs des banques ont-elles coûté au pays ? À cette question, la réponse du lobby bancaire est toujours la même : rien. Dans le documentaire diffusé ce 4 octobre sur France 3 [1], on voit Baudoin Prot, président de BNP Paribas et de la Fédération bancaire française (FBF) de 2011 à 2014, rappeler que les établissements bancaires français ont remboursé à l’État les aides publiques destinées en 2008-2009 à les sauver, mais ont en sus payé des intérêts qui, in fine, ont enrichi l’État. Sauver les banques serait donc une bonne chose pour les finances publiques ?

En septembre 2015, un communiqué de la FBF, faisant suite à une étude de la BCE (banque centrale européenne), se voulait absolument catégorique : « La France est l’un des rares pays de la zone dans lequel la crise bancaire n’a pas eu d’impact significatif sur le déficit et la dette publics. » Et de souligner que l’État a gagné dans le sauvetage bancaire 2,3 milliards d’euros d’intérêts. La conclusion du lobby bancaire est sans appel : « L’augmentation de la dette publique française de 31,1% du PIB sur la période 2008-2014 n’est donc pas liée aux mesures de soutien aux banques françaises. » Le communiqué était d’ailleurs titré : « Crise bancaire, aucun impact sur les finances publiques en France ». Si la dette augmente, il faut regarder ailleurs. Évidemment, on regardera du côté des dépenses publiques, autrement dit des fonctionnaires et des transferts sociaux.

C’est un recul de 47 % qui conduit à une perte cumulée de PIB de 1 541 milliards d’euros, selon Éric Dor. C’est là la vraie facture de la crise financière et du coût des erreurs des banques. Ce chiffre représente 67,3 % du PIB nominal français de 2017

La communication est bien rodée et, effectivement, à la différence de l’Espagne, par exemple, l’État français n’a rien perdu dans le sauvetage direct de ses banques après la crise de 2008. Mais ce n’est que la partie visible de l’iceberg de la crise bancaire. Car c’est oublier plusieurs éléments clés de la facture. Et d’abord, plusieurs éléments de ce sauvetage comme celui de Dexia (6 milliards d’euros) ou encore le coût des emprunts toxiques aux collectivités locales (1,2 milliard d’euros). Ce dernier continuera de peser sur les comptes de collectivités déjà contraintes à des économies budgétaires. Ensuite, le sauvetage bancaire n’a pas été que direct, il a également été indirect. Le plan « d’aide » à la Grèce de mai 2010 a été bâti pour permettre de rembourser les banques créancières et financé par des coupes sombres dans le budget. Sans ce plan, les pertes encaissées par les banques, notamment françaises, auraient été considérables et auraient sans doute nécessité une deuxième aide publique directe. Qui plus est, cette décision n’a pas été sans impact sur les finances publiques : d’abord, parce que l’État s’est endetté pour permettre à la Grèce de rembourser les banques et, ensuite, parce que la stratégie austéritaire qui a suivi a déclenché une spirale récessive qui a provoqué une « rechute » de l’économie européenne et la plus longue récession de l’après-guerre : six trimestres de contraction du PIB, de la fin 2011 au début 2013. Or une récession a un coût pour les finances publiques.

Et voilà bien le cœur du problème. Les banques tentent de faire croire que leur sauvetage par l’État serait pratiquement un bienfait pour les finances publiques et qu’elles n’ont aucune responsabilité dans l’état de ces finances. Rien n’est moins vrai. En 2011, mais auparavant en 2008, et malgré leur « sauvetage », leurs erreurs ont eu des conséquences majeures sur l’économie. L’activité s’est contractée et elles ont aggravé le mouvement en réduisant le crédit.

Évolution des encours de crédits aux sociétés non financières en France. Évolution des encours de crédits aux sociétés non financières en France.

Rappelons ainsi, qu’avant 2007, les banques européennes ont pleinement participé au système financier explosif qui se mettait en place aux États-Unis. Les banques ont pu, un temps, croire qu’elles étaient les innocentes victimes d’une crise étasunienne dans laquelle elles n’étaient pas impliquées. C’est en réalité une vision erronée de la réalité. Dans un ouvrage récent, intitulé Crashed (éditions Allen Lane), l’historien Adam Tooze rétablit cette responsabilité d’un système financier « transatlantique » auquel les banques européennes et françaises ont parfaitement contribué. Il rappelle qu’en 2008, 1 000 milliards de dollars étaient investis par les banques européennes dans la dette et les billets de trésorerie aux États-Unis. Il souligne qu’alors, ces banques agissaient comme un « fonds spéculatif mondial ». Et de fait, c’est bien BNP Paribas qui a « internationalisé » la crise des subprimes en fermant ses fonds en août 2007. La crise de 2008 n’est pas qu’une crise étasunienne, c’est une crise mondiale à laquelle les banques européennes ont apporté leur écot de responsabilité.

Responsables du déclenchement de la crise, les banques ne l’ont pas moins été pendant la crise. Une fois protégées par la sphère publique de la faillite, les banques se sont assainies en réduisant leurs prêts à l’économie. Les encours de crédit aux sociétés non financières ont mis à partir de 2009 deux ans à retrouver leur niveau d’avant crise. L’activité s’est alors violemment réduite et c’est… l’État qui a dû prendre le relais pour redresser la demande et faire jouer les stabilisateurs automatiques. L’explosion du déficit français en 2009 à 7,5 % du PIB s’explique par ce double effet : perte d’activité et intervention pour freiner la chute. Qui peut alors croire que les banques ne sont pour rien dans ce phénomène ? Dire que les banques n’ont rien coûté aux finances publiques est donc un mensonge qui permet au secteur financier de se racheter à fort bon compte une conduite.


Une facture de 1 541 milliards d’euros ?

Les erreurs du secteur bancaire ont jeté le monde et la France dans une crise qui a conduit à une perte d’activité considérable et qui n’est pas encore comblé. Éric Dor, directeur de la recherche économique de l’IESEG School of Management, rattachée à l’Université catholique de Lille, a tenté de quantifier cette perte d’activité et ses conséquences. Pour cela, il a défini une tendance de croissance à long terme avant la crise. Il a utilisé une période assez longue (du premier trimestre 1995 au troisième trimestre de 2008) afin de n’être pas dépendant des aléas conjoncturels. Puis, il a comparé cette tendance avec celle qui a débuté au dernier trimestre 2008. Et la cassure est évidente.

Avant la crise, la croissance annuelle moyenne du PIB (produit intérieur brut) français en termes nominaux était de 3,89 %. Après la crise, cette croissance est passée à 2,07 %. C’est un recul de 47 % qui conduit à une perte cumulée de PIB de 1 541 milliards d’euros, selon Éric Dor. C’est là la vraie facture de la crise financière et du coût des erreurs des banques. Ce chiffre représente 67,3 % du PIB nominal français de 2017. Et il s’est traduit par du chômage, des faillites, des situations sociales dégradées, des pertes de revenus.

Évolution en tendance d’avant-crise et en réel du revenu nominal des ménages. © IESEG Évolution en tendance d’avant-crise et en réel du revenu nominal des ménages. © IESEG

Éric Dor a, d’ailleurs, réalisé le même travail sur le revenu disponible brut des ménages. L’évolution constatée est intéressante : ce revenu décroche brusquement à partir de 2012, alors qu’il avait été maintenu dans sa tendance d’avant-crise après 2008. Cela signifie que, entre 2008 et 2012, ce sont principalement les finances publiques qui ont absorbé la perte d’activité. Mais à partir de 2012, ce sont les ménages qui ont payé la facture puisque l’État a entamé sa consolidation budgétaire et que l’activité, en parallèle, restait peu dynamique. Mais le résultat est impressionnant : Éric Dor évalue à 762,5 milliards d’euros le coût de la crise pour les ménages. C’est 53% du niveau de revenu disponible brut pour 2017.

La facture est donc considérable et elle a été en grande partie payée par les Français (mais aussi par les Grecs et beaucoup d’autres Européens) et l’État. L’effet de la cassure de la tendance sur les finances publiques est donc considérable. Si la tendance d’avant-crise s’était maintenue jusqu’en 2017, le PIB nominal français aurait été de 2 508,819 milliards d’euros selon le calcul d’Éric Dor contre 2 288 milliards d’euros en réalité, soit 9,9 % de plus. En partant de l’hypothèse que le niveau de la dette publique était à fin 2017 le même qu’aujourd’hui, soit, selon l’Insee, 2 269,2 milliards d’euros, le ratio serait de 90 % du PIB contre 98,5 % établi en réalité. C’est déjà 8,5 points de moins. Avec la même hypothèse, le déficit public, lui, aurait été de 2,45 % du PIB contre 2,7 % en réalité.

Évolution en tendance d’avant-crise et en réel du PIB en France. © IESEG Évolution en tendance d’avant-crise et en réel du PIB en France. © IESEG

Mais ces chiffres sont hypothétiques et si les tendances de croissance et de revenu des ménages étaient restées les mêmes, la dette et le déficit publics n’auraient pas évolué comme ils l’ont fait. Les recettes fiscales auraient en effet été plus fortes et les dépenses, notamment sociales, beaucoup plus faibles. L’effet d’accumulation de la croissance perdue et de ses conséquences a creusé le déficit. Il est difficile d’évaluer un tel impact avec les données d’Éric Dor, mais avec une croissance moyenne supérieure de 47 %, les recettes fiscales auraient été revalorisées d’autant avec une élasticité de ces recettes sur le PIB de 1 (ce qui est une évaluation modeste).

Les banques ont donc coûté à l’État beaucoup plus cher que le simple « sauvetage » : l’impact de leurs erreurs et de leur situation a conduit à une dégradation rapide des ratios de finances publiques. Les banques continuent de faire croire que la dégradation des finances publiques n’est que le fruit d’une « mauvais gestion » alors que le budget et les ménages ont payé cher l’essentiel des conséquences de leur comportement. Ce sauvetage apparaît donc comme un piège : non seulement il permet de faire croire que les banques sont « quittes » de leurs responsabilités avec le remboursement de cette amende, mais il autorise aussi ces dernières à faire la leçon à l’État dans leur propre intérêt, celui de voir leurs créances sur l’État valorisées. Il faudra donc que les Français continuent de payer, au nom des grands équilibres et de la raison. Deux principes largement oubliés par le secteur bancaire pendant des années.

La facture est donc considérable et elle a été en grande partie payée par les Français (mais aussi par les Grecs et beaucoup d’autres Européens) et l’État

En ignorant le montant global de la facture de leurs erreurs sur le plan économique et social, les banques fuient plus que jamais la réalité de leur responsabilité. À la différence d’autres pays, la France n’a jamais engagé de réflexion ou de débat sur cette responsabilité. La tentative de loi bancaire de 2012 a été rapidement abandonnée. La conséquence, c’est que l’État doit plus que jamais assumer une garantie implicite aux monstres bancaires français. Or cette garantie implicite, une fois levé le soutien de la BCE, sera payée par l’État sous forme d’un supplément de taux d’intérêt. Les Français n’ont pas fini de payer l’imposante facture laissée par des banquiers qui leur font la leçon.

Notes

[1Le documentaire est notamment disponible à cette adresse : https://www.youtube.com/watch?v=xyhpPn8yeow

Auteur.e

 
Romaric Godin

Crise de 2008 : la vraie facture laissée par les banques à la France

8 octobre 2018 par Romaric Godin


Image d’illustration (CC - Wikimedia)

Les banques estiment qu’elles n’ont pas coûté un euro aux finances publiques lors de la crise financière de 2008. Dix ans après, cet argument ne semble plus tenir et la facture totale des erreurs des banques s’annonce très lourde.

Combien les erreurs des banques ont-elles coûté au pays ? À cette question, la réponse du lobby bancaire est toujours la même : rien. Dans le documentaire diffusé ce 4 octobre sur France 3 [1], on voit Baudoin Prot, président de BNP Paribas et de la Fédération bancaire française (FBF) de 2011 à 2014, rappeler que les établissements bancaires français ont remboursé à l’État les aides publiques destinées en 2008-2009 à les sauver, mais ont en sus payé des intérêts qui, in fine, ont enrichi l’État. Sauver les banques serait donc une bonne chose pour les finances publiques ?

En septembre 2015, un communiqué de la FBF, faisant suite à une étude de la BCE (banque centrale européenne), se voulait absolument catégorique : « La France est l’un des rares pays de la zone dans lequel la crise bancaire n’a pas eu d’impact significatif sur le déficit et la dette publics. » Et de souligner que l’État a gagné dans le sauvetage bancaire 2,3 milliards d’euros d’intérêts. La conclusion du lobby bancaire est sans appel : « L’augmentation de la dette publique française de 31,1% du PIB sur la période 2008-2014 n’est donc pas liée aux mesures de soutien aux banques françaises. » Le communiqué était d’ailleurs titré : « Crise bancaire, aucun impact sur les finances publiques en France ». Si la dette augmente, il faut regarder ailleurs. Évidemment, on regardera du côté des dépenses publiques, autrement dit des fonctionnaires et des transferts sociaux.

C’est un recul de 47 % qui conduit à une perte cumulée de PIB de 1 541 milliards d’euros, selon Éric Dor. C’est là la vraie facture de la crise financière et du coût des erreurs des banques. Ce chiffre représente 67,3 % du PIB nominal français de 2017

La communication est bien rodée et, effectivement, à la différence de l’Espagne, par exemple, l’État français n’a rien perdu dans le sauvetage direct de ses banques après la crise de 2008. Mais ce n’est que la partie visible de l’iceberg de la crise bancaire. Car c’est oublier plusieurs éléments clés de la facture. Et d’abord, plusieurs éléments de ce sauvetage comme celui de Dexia (6 milliards d’euros) ou encore le coût des emprunts toxiques aux collectivités locales (1,2 milliard d’euros). Ce dernier continuera de peser sur les comptes de collectivités déjà contraintes à des économies budgétaires. Ensuite, le sauvetage bancaire n’a pas été que direct, il a également été indirect. Le plan « d’aide » à la Grèce de mai 2010 a été bâti pour permettre de rembourser les banques créancières et financé par des coupes sombres dans le budget. Sans ce plan, les pertes encaissées par les banques, notamment françaises, auraient été considérables et auraient sans doute nécessité une deuxième aide publique directe. Qui plus est, cette décision n’a pas été sans impact sur les finances publiques : d’abord, parce que l’État s’est endetté pour permettre à la Grèce de rembourser les banques et, ensuite, parce que la stratégie austéritaire qui a suivi a déclenché une spirale récessive qui a provoqué une « rechute » de l’économie européenne et la plus longue récession de l’après-guerre : six trimestres de contraction du PIB, de la fin 2011 au début 2013. Or une récession a un coût pour les finances publiques.

Et voilà bien le cœur du problème. Les banques tentent de faire croire que leur sauvetage par l’État serait pratiquement un bienfait pour les finances publiques et qu’elles n’ont aucune responsabilité dans l’état de ces finances. Rien n’est moins vrai. En 2011, mais auparavant en 2008, et malgré leur « sauvetage », leurs erreurs ont eu des conséquences majeures sur l’économie. L’activité s’est contractée et elles ont aggravé le mouvement en réduisant le crédit.

Évolution des encours de crédits aux sociétés non financières en France. Évolution des encours de crédits aux sociétés non financières en France.

Rappelons ainsi, qu’avant 2007, les banques européennes ont pleinement participé au système financier explosif qui se mettait en place aux États-Unis. Les banques ont pu, un temps, croire qu’elles étaient les innocentes victimes d’une crise étasunienne dans laquelle elles n’étaient pas impliquées. C’est en réalité une vision erronée de la réalité. Dans un ouvrage récent, intitulé Crashed (éditions Allen Lane), l’historien Adam Tooze rétablit cette responsabilité d’un système financier « transatlantique » auquel les banques européennes et françaises ont parfaitement contribué. Il rappelle qu’en 2008, 1 000 milliards de dollars étaient investis par les banques européennes dans la dette et les billets de trésorerie aux États-Unis. Il souligne qu’alors, ces banques agissaient comme un « fonds spéculatif mondial ». Et de fait, c’est bien BNP Paribas qui a « internationalisé » la crise des subprimes en fermant ses fonds en août 2007. La crise de 2008 n’est pas qu’une crise étasunienne, c’est une crise mondiale à laquelle les banques européennes ont apporté leur écot de responsabilité.

Responsables du déclenchement de la crise, les banques ne l’ont pas moins été pendant la crise. Une fois protégées par la sphère publique de la faillite, les banques se sont assainies en réduisant leurs prêts à l’économie. Les encours de crédit aux sociétés non financières ont mis à partir de 2009 deux ans à retrouver leur niveau d’avant crise. L’activité s’est alors violemment réduite et c’est… l’État qui a dû prendre le relais pour redresser la demande et faire jouer les stabilisateurs automatiques. L’explosion du déficit français en 2009 à 7,5 % du PIB s’explique par ce double effet : perte d’activité et intervention pour freiner la chute. Qui peut alors croire que les banques ne sont pour rien dans ce phénomène ? Dire que les banques n’ont rien coûté aux finances publiques est donc un mensonge qui permet au secteur financier de se racheter à fort bon compte une conduite.


Une facture de 1 541 milliards d’euros ?

Les erreurs du secteur bancaire ont jeté le monde et la France dans une crise qui a conduit à une perte d’activité considérable et qui n’est pas encore comblé. Éric Dor, directeur de la recherche économique de l’IESEG School of Management, rattachée à l’Université catholique de Lille, a tenté de quantifier cette perte d’activité et ses conséquences. Pour cela, il a défini une tendance de croissance à long terme avant la crise. Il a utilisé une période assez longue (du premier trimestre 1995 au troisième trimestre de 2008) afin de n’être pas dépendant des aléas conjoncturels. Puis, il a comparé cette tendance avec celle qui a débuté au dernier trimestre 2008. Et la cassure est évidente.

Avant la crise, la croissance annuelle moyenne du PIB (produit intérieur brut) français en termes nominaux était de 3,89 %. Après la crise, cette croissance est passée à 2,07 %. C’est un recul de 47 % qui conduit à une perte cumulée de PIB de 1 541 milliards d’euros, selon Éric Dor. C’est là la vraie facture de la crise financière et du coût des erreurs des banques. Ce chiffre représente 67,3 % du PIB nominal français de 2017. Et il s’est traduit par du chômage, des faillites, des situations sociales dégradées, des pertes de revenus.

Évolution en tendance d’avant-crise et en réel du revenu nominal des ménages. © IESEG Évolution en tendance d’avant-crise et en réel du revenu nominal des ménages. © IESEG

Éric Dor a, d’ailleurs, réalisé le même travail sur le revenu disponible brut des ménages. L’évolution constatée est intéressante : ce revenu décroche brusquement à partir de 2012, alors qu’il avait été maintenu dans sa tendance d’avant-crise après 2008. Cela signifie que, entre 2008 et 2012, ce sont principalement les finances publiques qui ont absorbé la perte d’activité. Mais à partir de 2012, ce sont les ménages qui ont payé la facture puisque l’État a entamé sa consolidation budgétaire et que l’activité, en parallèle, restait peu dynamique. Mais le résultat est impressionnant : Éric Dor évalue à 762,5 milliards d’euros le coût de la crise pour les ménages. C’est 53% du niveau de revenu disponible brut pour 2017.

La facture est donc considérable et elle a été en grande partie payée par les Français (mais aussi par les Grecs et beaucoup d’autres Européens) et l’État. L’effet de la cassure de la tendance sur les finances publiques est donc considérable. Si la tendance d’avant-crise s’était maintenue jusqu’en 2017, le PIB nominal français aurait été de 2 508,819 milliards d’euros selon le calcul d’Éric Dor contre 2 288 milliards d’euros en réalité, soit 9,9 % de plus. En partant de l’hypothèse que le niveau de la dette publique était à fin 2017 le même qu’aujourd’hui, soit, selon l’Insee, 2 269,2 milliards d’euros, le ratio serait de 90 % du PIB contre 98,5 % établi en réalité. C’est déjà 8,5 points de moins. Avec la même hypothèse, le déficit public, lui, aurait été de 2,45 % du PIB contre 2,7 % en réalité.

Évolution en tendance d’avant-crise et en réel du PIB en France. © IESEG Évolution en tendance d’avant-crise et en réel du PIB en France. © IESEG

Mais ces chiffres sont hypothétiques et si les tendances de croissance et de revenu des ménages étaient restées les mêmes, la dette et le déficit publics n’auraient pas évolué comme ils l’ont fait. Les recettes fiscales auraient en effet été plus fortes et les dépenses, notamment sociales, beaucoup plus faibles. L’effet d’accumulation de la croissance perdue et de ses conséquences a creusé le déficit. Il est difficile d’évaluer un tel impact avec les données d’Éric Dor, mais avec une croissance moyenne supérieure de 47 %, les recettes fiscales auraient été revalorisées d’autant avec une élasticité de ces recettes sur le PIB de 1 (ce qui est une évaluation modeste).

Les banques ont donc coûté à l’État beaucoup plus cher que le simple « sauvetage » : l’impact de leurs erreurs et de leur situation a conduit à une dégradation rapide des ratios de finances publiques. Les banques continuent de faire croire que la dégradation des finances publiques n’est que le fruit d’une « mauvais gestion » alors que le budget et les ménages ont payé cher l’essentiel des conséquences de leur comportement. Ce sauvetage apparaît donc comme un piège : non seulement il permet de faire croire que les banques sont « quittes » de leurs responsabilités avec le remboursement de cette amende, mais il autorise aussi ces dernières à faire la leçon à l’État dans leur propre intérêt, celui de voir leurs créances sur l’État valorisées. Il faudra donc que les Français continuent de payer, au nom des grands équilibres et de la raison. Deux principes largement oubliés par le secteur bancaire pendant des années.

La facture est donc considérable et elle a été en grande partie payée par les Français (mais aussi par les Grecs et beaucoup d’autres Européens) et l’État

En ignorant le montant global de la facture de leurs erreurs sur le plan économique et social, les banques fuient plus que jamais la réalité de leur responsabilité. À la différence d’autres pays, la France n’a jamais engagé de réflexion ou de débat sur cette responsabilité. La tentative de loi bancaire de 2012 a été rapidement abandonnée. La conséquence, c’est que l’État doit plus que jamais assumer une garantie implicite aux monstres bancaires français. Or cette garantie implicite, une fois levé le soutien de la BCE, sera payée par l’État sous forme d’un supplément de taux d’intérêt. Les Français n’ont pas fini de payer l’imposante facture laissée par des banquiers qui leur font la leçon.



Notes

[1Le documentaire est notamment disponible à cette adresse : https://www.youtube.com/watch?v=xyhpPn8yeow

Auteur.e

 
Romaric Godin

Journaliste à Mediapart. Ancien rédacteur en chef adjoint au quotidien financier français La tribune.fr
Romaric Godin suit les effets de la crise en Europe sous ses aspects économiques, monétaires et politiques.

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Voyages numériques : Je suis extrêmement  attaché au lien entre le monde ancien et le monde futur. Je suis un voyageur compulsif et donc quand je voyageais, je devais sans cesse choisir entre voyager et lire. Grace au numérique, je peux voyager et lire. En même temps. Lire et agrandir la vie : "Développer la lecture, c'est développer l'être humain". "Pourquoi se priver de la puissance démultiplié du numérique ?SRU.jpg

Fouillez profondément votre tempérament de créatrice, larguez les amarres et enfuyez-vous vers vos planètes préférées ! Vous devez trouver une nouvelle approche de la réalité, un nouveau point de vue sur le monde... Ne pensez pas trop à demain, ni à votre plan d'action. Regardez plutôt l'état actuel de votre vie et donnez-lui en sens nouveau. Avancez sans vous souciez des détails.

Une offre pour tous, du bonheur pour chacun.1341760513778.jpg

“Fouille en dedans. C'est en dedans qu'est la source du bien et elle peut jaillir sans cesse si tu fouilles toujours.”

COMMUNICATION EVOLUTION,EXPERIENCE DIFFERENT,RACONTEZ VOTRE HISTOIRE,“Fouille en dedans. C'est en dedans qu'est la source du bien et elle peut jaillir sans cesse si tu fouilles toujours.”

La Toile favorise la réinvention des liens sociaux

La qualité contre la quantité, La qualité contre la quantité

Mutualisons nos connaissances pour imaginer, créer et innover « Donnant-donnant »

De l’Analytique et de l’IA

Tirant parti de l’apprentissage automatique (machine learning), ce phénomène oblige à une réévaluation de la vision traditionnelle du Big Data axée sur la quantité, une approche qui a longtemps dominé dans le royaume du numérique. Aujourd’hui, l’intelligence artificielle et l’analytique changent la donne. Cette puissante combinaison est parfaitement équipée pour éplucher des tonnes d’informations, et définir les relations et anomalies entre des jeux de données afin d’extraire des renseignements exploitables.

L’intelligence humaine en ressort grandie, ce qui augmente par la même occasion la valeur ajoutée pour l’entreprise. Tandis que l’IA abat le gros du travail à une vitesse et une échelle inaccessible à l’humain, l’analytique offre une approche plus accessible et intuitive pour l’examen des données. Tout ceci peut avoir des répercussions profondes et étendues pour une structure, en particulier dans l’optique de promouvoir une culture des données plus fermement établie.

Le décisionnel orienté données n’est plus réservé à quelques privilégiés et implique désormais une plus grande partie des effectifs. Loin d’être facultatif, ce mode de fonctionnement deviendra même une exigence fondamentale afin de compenser la pénurie de talents spécialisés dans l’analyse des données. Des chiffres en provenance de McKinsey & Company mettent en évidence l’ampleur du problème : les États-Unis, par exemple, doivent faire à face à une pénurie de 190 000 individus compétents dans l’analyse de données, et de 1,5 million de responsables et d’analystes capables de comprendre et de prendre des décisions basées sur l’analyse des Big Data.

De nombreux organes de presse ont aujourd’hui leur rubrique de fact checking (en français vérification des faits), mais la plupart du temps, ils ne ciblent que les personnes qui ne sont pas de leur bord dans une logique de participation active aux combats politiques ou idéologiques. Les journalistes gagneraient à être plus neutres, à ne pas être systématiquement politiquement corrects et à se servir plus de nouvelles technologies de l’information en général, de l’analyse de données en particulier, pour vérifier, filtrer, dénoncer les fausses nouvelles, quel que soit le bord politique des manipulateurs.

Alors que l’open data se développe, et au-delà des bases de données facilement accessibles via internet, il existe de nombreuses technologies d’analyse de données qui permettent de vérifier les informations, les sources, de traquer les manipulations, comme : le text mining, l’analyse des sentiments, la catégorisation automatique, la syntaxe de recherche complète (and, or, not … paragraphe, sentence), le deep Learning (bon sur les images, pas sur les concepts), …

Cependant, force est de constater que le data journaliste reste embryonnaire aujourd’hui, en France particulièrement et qu’au-delà du biais lié à l’engagement politique, le militantisme de nombreux journalistes, le monde de la presse utilise peu les nouvelles technologies pour traquer les manipulateurs et font peu œuvre de pédagogie en matière de désinformation. Finalement ce sont les réseaux sociaux, grands diffuseurs de fausses nouvelles, qui dénoncent le plus de manipulations et amènent souvent les médias traditionnels à traiter des sujets qu’ils avaient volontairement minimisés ou carrément occultés.

Pour aller plus loin sur le sujet des « fakes news », vous pouvez utilement consulter mon autre article : Fausses nouvelles vs Libre expression
 

MyNewsCenter Reader Aggregator "Extra! Extra! Read all about it!Local Newspapers Are Dying"Residents in these “news deserts” — that is, areas without newspapers — “are generally poorer, older and less educated than the average American.”

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 Les miroirs feraient bien de réfléchir avant de renvoyer les images.

Jean Cocteau

Jean Cocteau
On ferme les yeux des morts avec douceur, c'est aussi avec douceur qu'il faut ouvrir les yeux des vivants.

 The Need for Speedy Information Online

"Un pour Tous".."Tous pour Un".."Chacun pour Soi"  1N

Ing.StefanV.Raducanu»MyNewsCenterNavigator»SocSav21»FranceWebAsso»La jeunesse éternelle est à celui qui veille,et j’ai veillé pour Vous »Information,Veille et Connaissances»Connecter,Trouver,Lire»

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Sans l’analytique basée sur l’intelligence artificielle, point de salut pour l’entreprise 5.0

Selon Maurizio Canton, CTO EMEA chez TIBCO Software, le leader international de l’intégration, de l’analyse de données, et de la gestion d’API, la déferlante de données a annoncé une ère nouvelle marquée par plus de complexité mais aussi d’opportunités. Comme son nom l’indique, le Big Data est depuis toujours une question d’étendue, d’ampleur et de volume. Le volume de données était considéré comme indispensable pour la prise de décision jusqu’à ce que se pose la question de la qualité.

 

La qualité contre la quantité

Sans l’analytique basée sur l’intelligence artificielle, point de salut pour l’entreprise 5.0
Au fur et à mesure que le Big Data devenait la norme, les entreprises ont commencé à adopter une approche plus stratégique afin de tirer davantage des informations inondant les systèmes d’informations via des canaux toujours plus nombreux. Beaucoup de structures ont constaté à leurs dépens qu’en matière de décisionnel, quantité de données ne rime pas toujours avec qualité et que le pourcentage de « déchet » est conséquent. La donnée brute, tel que le pétrole auquel elle a été tant comparée, n’est rien sans être traitée. En l’état, elle peut même être préjudiciable lorsqu’il s’agit d’adopter des stratégies nécessitant un maximum de discernement et un sens de l’à-propos.

Ainsi, et peut-être sans surprise, une tendance a récemment pris de l’ampleur au sein des entreprises. Elle est le fruit d’un changement drastique d’état d’esprit qui reposait sur la simple collecte d’informations et qui a pris un tournant sans précédent en adoptant des méthodes rétrospectives d’analyse des données en profondeur pour en faire ressortir des détails pertinents. L’utilisation de l’analytique avancée permet aux entreprises d’extraire « la substantifique moelle » de la data, permettant de faire plus avec moins. Cette approche offre des marges d’exploitation toujours plus importantes et assure aujourd’hui aux entreprises la garanti de prendre l’ascendant sur la concurrence.
 
Maurizio Canton, TIBCO Software
 
En 2000, Lawrence Lessig écrivait dans son article « Code is Law » que c’est le code qui façonne le cyberespace, définit son architecture, et au-delà, nos fondamentaux de liberté. Deux choses ont changé depuis. D’une part, depuis l’essor d’Internet et l’avènement des smartphones, le cyberespace n’est plus une entité cloisonnée du monde réel. D’autre part, les systèmes d’intelligence artificielle se sont massivement généralisés pour investir peu à peu tous les pans de l’activité humaine (finance, santé, éducation…). Jusque-là, ces domaines ont toujours été régis par des lois votées par des députés. Aujourd’hui, nous sommes à un tournant : ce n’est plus tant le législateur que le technicien qui est aux commandes. Au travers des systèmes automatisés qu’il développe, c’est lui qui définit les nouvelles normes. 

 

Le pisciacais Dipl.Ing.StefanV.Raducanu,L'Humain demain,Edition spéciale,PSCVC,PSCFW,SocSav21,MyNewsCenterNavigator,La nouvelle société du savoir !Pour Vous et avec Vous. Société contributive, projet architectural majeur du 21ème siècle

La nouvelle société du savoir !

"Société pionnière"

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Pour Vous et avec Vous.

Un univers de possibilités : 1n

 

FranceWebAsso: C'est Moi, C'est Vous, C'est Nous !

 

"Un pour Tous".."Tous pour Un".."Chacun pour Soi"

 SocSav21,FranceWeb,Solidage verge d'or,  1n

Encourager le partage de savoirs, une nouvelle manière d'être au monde et de le voir.

Société contributive .

projet architectural majeur du 21ème siècle

« Nos structures doivent évoluer sinon elle seront brutalement bouleversées par la transversalité chaotique du numérique »

« La meilleure façon de prédire l’avenir, c’est de le créer »

Définir le périmètre stratégique de la performance globale de la France 

Les trois verrous à dépasser pour les territoires:

La montée des incertitudes

Les silos métiers de plus en plus fermés

Les freins à l’évolution des comportements

FranceWebAsso

prend acte du changement de contexte et aide les acteurs de la ville à répondre aux multiples enjeux que doivent relever les territoires du XXIe siècle pour être attractifs et responsables.

Encourager le partage de savoirs, une nouvelle manière d'être au monde et de le voir.

Privilégier l'esprit d'équipe, le partage des savoir-faire et la solidarité, à la fois en interne et dans nos partenariats.
Mettre chacun en situation de réussite. Contribuer par la qualité individuelle à la performance commune.

Services uniques à la pointe pour que vous soyez plus compétitif.

Préparer le capital humain dans l'économie de la connaissance est primordial pour notre pays dans l'avenir. Rénover la démocratie.

IMPLIQUER TOUS LES CITOYENS DANS LA SOCIETE DE L'INFORMATION

L'émergence rapide d'une « société de l'information et de la connaissance » mondiale modifie notre façon de vivre, d'apprendre, de travailler et de communiquer. L'explosion dans la libre circulation de l'information et des idées a apporté la connaissance et ses applications infinies à des millions de personnes, créant de nouvelles possibilités de choix et de nouvelles chances dans certains des domaines les plus fondamentaux de l'activité humaine.
Cependant, trop d'habitants de notre planète restent à l'écart de cette révolution. Un " fossé numérique " menace de creuser encore l'écart entre les riches et les pauvres, au sein de nos pays et entre eux. Les enjeux sont considérables. L'accès rapide aux données et informations peut aider à promouvoir le commerce, l'emploi, la santé et l'éducation. L'ouverture est un autre pilier de la société de l'information et un ingrédient essentiel de la démocratie, de la bonne gouvernance et de la responsabilité publique. Enfin, l'information et la connaissance sont au cœur des efforts qui visent à renforcer la tolérance, la compréhension mutuelle et le respect de la diversité.
FRANCEWEB offre une occasion unique de définir l'avenir de la société de l'information pour que tous puissent en profiter.
FRANCEWEB aide à mieux comprendre comment la révolution de l'information transforme nos sociétés.
Mais surtout,
FRANCEWEB constitue une plate-forme pour développer une vision partagée des moyens de mettre en place une véritable société de l'information sans exclusion et au service de tous les habitants de notre planète.

FRANCEWEB est spécialement pensé pour répondre aux attentes de tous les acteurs des différents secteurs de la société de l'information et de la connaissance. Ce réseau constitué de multiples branches construites, par les partenaires, de façon indépendante les unes des autres, interconnectées. Cette architecture permet des connexions de bout en bout plus rapides et plus stables, un Internet de deuxième génération.

FRANCEWEB réunit des leaders politiques et des dirigeants du secteur privé, de la société civile et des médias.
L'association se donne donc pour objectifs d'informer, encourager conseiller accompagner et de :
-promouvoir un espace d'échanges, de pensée, d'exploration des nouveaux usages et de nouvelles formes d'org
.

-partager et améliorer la compréhension des technologies les plus avancées,
-agir pour permettre leur accès au plus grand nombre,
-Créer et animer des communautés virtuelles et des forums sur Internet
-informer les membres sur l'évolution des outils, des tendances, des nouveaux modèles,
-anticiper les évolutions de l'environnement économique, susciter le goût d'entreprendre,
-sensibiliser aux enjeux stratégique et économique d'Internet,
-permettre un accès simplifié à l'information
-enrichir les compétences de chacun, favoriser l'épanouissement personnel

e-Collaboration , le travail en réseau et l’efficacité collective : modèle de développement pour la réussite

Tous, entrepreneurs de la connaissance

Le travail collaboratif n’est pas obligatoire, il est incontournable. Les méthodes et outils pour collaborer, intégrer, formaliser, organiser, représenter et disséminer ce savoir, cette expertise et ces connaissances existent.

FRANCEWEB est organisé pour vous permettre de maîtriser ces méthodes et outils et de placer ainsi la e-collaboration au coeur de la compétitivité, de la création de valeur et de l'innovation de l’entreprise. Illustré par de nombreux cas concrets et s'appuyant sur l'expérience des membres, FRANCEWEB s'attache à développer une pédagogie de partage et de formalisation pratique exemplaire qui fait le succès reconnu de ces espaces de travail collaboratif.

FRANCEWEB favorise les échanges économiques, sociaux et culturels d'entreprises et territoriaux, le travail en réseau et met à la disposition de ses membres tout le savoir, afin de les aider concrètement dans leur développement.
Repérer ces savoirs, les enrichir, les développer; organiser le partage, leur cross fertilisation, leur inter multiplication pour accroître la création de valeur au service de l'individu, entreprise ou territoire, voilà l'ambition du FRANCEWEB.

Cette grande ambition se concrétisera si chacun d'entre nous, élu, décideur, chef d'entreprise, enseignant, citoyen est capable de la prendre à bras le corps, faisant preuve d'audace sur le plan créatif et que nous engagions des actions encourageantes pour les générations futures.

Son Programme

Son programme, pragmatique et ambitieux, vaste chantier concernant les ressources humaines, s’inscrit dans le droit fil de la société de l’information, à travers les territoires, favorisé par l’approbation des usagers de l’Internet et les forces vives de la collectivité (habitants, associations, entreprises, structures, réseau de l’éducation etc.) : cette pluralité des acteurs économiques permettant la complémentarité des approches des savoir-faire et des modes d’intervention indispensables à une mise en œuvre opérationnelle du développement durable dans la nouvelle société du savoir et de la connaissance. FRANCEWEB est à la recherche de partenaires ayant une forte expérience, ainsi que des compétences gravitant autour de trois pôles : social, économique, technologique.

Le concept s’appuie sur trois axes en interactions

AGILITE, INNOVATION, EMPOWERMENT

Knowledge Sharing for a more agile, innovative and engaged organisation.

FRANCEWEB un instrument d’intelligence collective ! 

Une attitude face à Internet, aux bases de données, à l'accès à l'information.

Une attitude face au progrès et à l'avenir.

FRANCEWEB, c'est aussi l'ambition de transformer une masse de données brutes en information facilement accessible et exploitable par tous , en tout point du globe, quelle que soit la langue utilisée.

FRANCEWEB, c'est enfin la certitude de contribuer à intégrer chacun dans un  monde d'information  réellement partagée.

FRANCEWEB n'est pas seulement un portail, un annuaire, un moteur de recherche, une communauté virtuelle, un forum, un site de marques, simple interface, ou un magnifique outil de marketing personnalisé...C’est tout en un. C’est un état d’esprit…Réussir l’impossible.

FRANCEWEB est le n°1 mondial de la collaboration en ligne pour les entreprises, professions libérales, artisans, solos, commerçants, associations, collectivités et organismes publics et parapublics, personnalités, experts financiers et juridiques, des industriels, du monde du Multimédia, des institutionnels et industriels de la Société de l'information, des responsables de réseaux, des fournisseurs de contenus, des sociétés de télé services, des représentants d'usagers, de villes, de régions de différentes parties du globe.

FRANCEWEB s'inscrit dans le droit fil du développement de la Société de l'Information à travers le territoire favorisé par les collectivités locales et de l'appropriation des usages de l'Internet par les PME, particuliers et professionnels. 

Le but d’aider au développement durable par les T.I.C. au travers de la société en réseau et de l’économie de la connaissance.

Son objectif est de faciliter échanges et réflexion prospective, aux niveaux français, européen et international, dans les domaines de la science, de l’industrie et de la culture. Egalement de mettre en place une nouvelle culture entrepreneuriale et à faire de la France  un laboratoire du futur.

Le développement de la société en réseau, de l'économie du savoir et de la connaissance, au niveau local, régional, national et international, par une dynamique individuelle, nous a propulsés dans la mobilisation de l'intelligence collective. Tant à l'échelle des entreprises ou des administrations qu'à celle des régions ou même des nations, la tension vers l'intelligence collective supposant une attention nouvelle portée à l'humain en tant que tel. Lorsque l'on fait appel à toutes les ressources affectives et intellectuelles des personnes, quand on doit susciter des capacités d'écoute et d'attention à l'autre, si l'interconnexion planétaire et les rétroactions sociales suscitent des jeux où l'on gagne d'autant plus que le partenaire gagne, alors la concurrence se déplace sur le terrain éthique. Il faut organiser des programmes d'apprentissage interne pour stimuler la prise de conscience, la culture et l'enthousiasme stratégique ; infuser des valeurs organisationnelles et des principes éthiques à l'appui .

PUBLIC CONCERNÉ

Responsable RH, Responsable fonctionnel, Responsable de formation, Directeur Organisation, Directeur d'unité, Responsable Veille & Intelligence Economique, Responsable d’Equipe R&D, Chef de projet SI et KM, Responsable de la Fonction Publique et des Collectivités Territoriales, Responsable intranet et Webmestre senior, les entreprises, les organismes financiers, les consultants, les représentants des collectivités locales aux institutions diverses, les porteurs de projets, les instances régionales, nationales et européennes  , entrepreneurs, représentants d’usagers, citoyens  de villes, de régions de différents parties du globe.

Mission

Développer des réseaux de savoirs

Accroître les compétences 
Valoriser l'économie

Réinventer un monde plus collaboratif en devenant un e-citoyen.

Réseau d'innovation territoriale pour les services de proximité.

fondé sur l'importance de la démocratie, de la collectivité et de l'échange d'information.

Vecteur d'émotions, de savoirs, de rencontres et de partages, FranceWebAsso contribue à nourir le lien social, la réflexion, l'ouverture et la tolérance dans notre société. Un rôle d'autant plus essentiel dans le contexte tourmenté qui est le notre, entre marasme économique, tentation du repli sur soi et tragiques déferlements de violence. D'une qualité, d'une diversité et d'une ambition remarquable, s'adressant à tous les publics, elle fait honneur à notre statut de pôle incontournable. Un pôle qui n'entend pas se reposer sur ses lauriers et bien au contraire continuer à nourrir des ambitions de premier ordre, en mobilisant tous les partenaires...La diversité pour nous c'est la promotion de tous mais au niveau de l'excellence.

FranceWeb,e-GlobalNetWork®

c'est un espace ouvert de débats participatifs sur Internet, à l’initiative de l'Association FRANCE WEB et à destination de ses habitants pour créer une communauté en ligne dédiée à l'expression, l'échange d'idées et la proposition d'idées pour améliorer la vie locale et donner l'image d'une ville à l'écoute de ses habitants et qui organise le dialogue entre eux.

FranceWeb,e-GlobalNetWork®

  RESEAU DE PARTENAIRES PLURIDISCIPLINAIRES POUR OPTIMISER LES PERFORMANCES DES ENTREPRISES, ADMINISTRATIONS ET COLLECTIVITES EN FRANCE, EN EUROPE ET DANS LE MONDE

Les Sites FranceWeb, Portails et outils de collaboration
       Plates-formes collaboratives pour nourrir la connaissance, la productivité et l'innovation

La France ne doit pas faire un complexe d'infériorité dans le numérique.

 

Un univers de possibilités

 

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Ing.StefanV.Raducanu»MyNewsCenterNavigator»SocSav21»FranceWebAsso»La jeunesse éternelle est à celui qui veille,et j’ai veillé pour Vous »Information,Veille et Connaissances»Connecter,Trouver,Lire»Vous voilà immortel, maître du jardin.

Scénario: le maître du jardin STEFANSt.GermainToussant.jpgIMG_20181005_170046.jpgIMG_20181109_155843.jpgIMG_20181114_145935.jpg

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Il était un roi d’Arménie. Dans son jardin de fleurs et d’arbres rares poussaient un rosier chétif et pourtant précieux entre tous.

Le nom de ce rosier était Anahakan. Jamais, de mémoire de roi, il n’avait pu fleurir. Mais s’il était choyé plus qu’une femme aimée, c’était qu’on espérait une rose de lui, l’Unique dont parlaient les vieux livres.

Il était dit ceci : « Sur le rosier Anahakan, un jour viendra la rose généreuse, celle qui donnera au maître du jardin l’éternelle jeunesse. »

Tous les matins, le roi venait donc se courber dévotement devant lui. Il chaussait ses lorgnons, examinait ses branches, cherchait un espoir de bourgeon parmi ses feuilles, n’en trouvait pas le moindre, se redressait enfin, la mine terrible, prenait au col son jardinier et lui disait :

« Sais-tu ce qui t’attend, mauvais bougre, si ce rosier s’obstine à demeurer stérile ? La prison ! L’oubliette profonde ! »

C’est ainsi que le roi, tous les printemps, changeait de jardinier. On menait au cachot celui qui n’avait pas pu faire fleurir la rose. Un autre venait, qui ne savait mieux faire, et finissait sa vie comme son malheureux confrère, entre quatre murs noirs.

Douze printemps passèrent et douze jardiniers... Le treizième était un fier jeune homme. Son nom était Samuel, et il affirmait vouloir tenter sa chance.

Le roi le toisa de sa superbe et lui dit :

« Ceux qui t’ont précédé étaient de grands experts, des savants d’âge mûr. Ils ont tous échoué. Et toi, blanc-bec, tu oses !

– Je sens que quelque chose, en moi, me fera réussir, dit Samuel.

– Quoi donc, jeune fou ?

– Je ne sais pas, exactement, je ne sais pas... C’est rare d’éprouver ce sentiment, et c’est passionnant de vouloir maîtriser l’imprévisible...

J’ai peut-être peur, seigneur, de mourir en prison ! »

Samuel par les allées du jardin magnifique s’en fut à son rosier. Il lui parla lentement à voix basse. Puis il bêcha la terre autour de son pied maigre, l’arrosa, demeura près de lui nuit et jour, à le garder du vent, à caresser ses feuilles. Il enfouit ses racines dans du terreau moelleux. Aux premières gelées, il l’habilla de paille. Il se mit à l’aimer. Sous la neige, il resta comme au chevet d’un enfant, à chanter des berceuses.

Le printemps vint. Samuel ne quitta plus des yeux son rosier droit et frêle, guettant ses moindres pousses, priant et respirant pour lui. Dans le jardin, partout les fleurs étaient en abondance, mais il ne les regardaient pas. Il ne voyait que la branche sans rose.

Au premier jour de mai, comme l’aube naissait : « Rosier, mon fils, où as-tu mal ? »

À peine avait-il prononcé ces mots qu’il vit sortir de ses racines, un ver noir, long et terreux. Il voulut le saisir. Un oiseau se posa sur sa main et, les ailes battantes, lui vola sa capture. À l’instant, un serpent surgit d’un buisson proche. Il avala le ver, avala l’oiseau. Puis, soudain, un aigle descendit du ciel, tua le serpent et s’envola. Et là, pour la première fois, un bourgeon apparut sur le rosier. Samuel

le contempla, il se pencha sur lui, il l’effleura d’un souffle et lentement la rose généreuse s’ouvrit.

« Merci, dit-il, merci. »

Il s’en fut au palais, en criant la nouvelle...

« Seigneur, dit Samuel au roi, la rose Anahakan s’est ouverte. Vous voilà immortel, ô maître du jardin. »

Le roi qui s’éveillait en grognant, bondit hors de ces couvertures, ouvrit les bras et rugit :

«Merveille! »

En chemise pieds nus, il sortit en courant pour contempler, admirer l’Unique rose, qui lui accorderait la jeunesse éternelle, fait rare pour un tout puissant. Puis, il ordonna :

« Qu’on poste cent gardes armées de pied en cap autour de ce rosier !

Je ne veux voir personne à dix lieues à la ronde. Samuel, jusqu’à ta mort, tu veilleras sur lui !

– Oui, jusqu’à ma mort, Seigneur », répondit Samuel.

Le roi dans son palais régna dix ans encore puis un soir il quitta ce monde.

« Le maître du jardin meurt comme tout le monde. Tout n’était donc que mensonge, soupira le roi...

– Non, dit le jardinier, à genoux près de lui. Le maître du jardin, ce ne fut jamais vous. La jeunesse éternelle est à celui qui veille, et j’ai veillé, Seigneur, et je veille toujours, de l’aube au crépuscule, et du crépuscule au jour.

Il lui ferma les yeux, baisa son front pâle, puis sortit voir les étoiles. Il salua chacune d’entre elles. Il s’amusa à dire bonsoir à chacune d’entre elles... Elles étaient très nombreuses à illuminer le ciel de la terre...

Mais Samuel avait le temps, désormais. Tout le temps !

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Dmitry Itskov, "2045" Initiative,The future of civilization is in our hands! Address to supporters of the Movement's ideas.Make a Mark in History. Address to Members

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